Un roi voulant régler ses comptes, fit appeler ses serviteurs. L’un d’eux lui devait environ dix mille talents, somme très forte. Il obtint par ses instantes supplications d’être déchargé de cette dette énorme. Mais, étant sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers, quatre-vingt de nos francs plus ou moins. Le saisissant à la gorge, il le maltraitait en disant : « Paie ce que tu me dois ». Mais l’autre, se jetant à ses pieds, le supplie d’avoir pitié de lui ; cruel, le serviteur le fit jeter en prison. Le roi l’ayant appris, le fit venir et lui dit : « Méchant serviteur, ne devais-tu pas avoir pitié de ton compagnon comme moi j’ai eu pitié de toi ? » Et il le fit jeter en prison à son tour.
Image frappante de la miséricorde de Dieu, qui nous pardonne même nos plus graves fautes, mais qui veut, qu’en retour, nous pardonnions à nos frères. Si nous refusons de pardonner les offenses, Dieu ne nous fera pas grâce des nôtres.

QUESTIONNAIRE : 1. Que fit le roi envers son serviteur ? — 2. Que fit celui-ci envers son compagnon ? — 3. Comment fut-il puni de sa méchanceté ? — 4. Que devons-nous faire, si nous voulons que Dieu nous pardonne ?



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