Mois de Marie

Des histoires pour le mois de Marie, le mois de mai

Ayant pour thèmes : Vierge Marie, Sainte Vierge, Notre-Dame, Marie, Mois de Marie, Muguet

Le Seigneur vient…

Le Seigneur vient...
Un matin d’hi­ver, le crieur public par­court les ruelles du vil­lage, en son­nant dans sa corne. Au nom d’Hé­rode, il pro­mulgue, en ara­méen, l’é­dit d’Au­guste ordon­nant le recen­se­ment. Ici comme en Égypte, l’ins­crip­tion se fera dans la ville d’o­ri­gine. C’est là qu’a­vec grand soin sont conser­vées les généa­lo­gies. Le char­pen­tier et Marie devront donc gagner Beth­léem, patrie de David leur ancêtre. Joseph, comme chef de famille, Marie comme fille unique et héri­tière de Joa­chim. Long et pénible dépla­ce­ment (quatre à cinq jours de marche) pour de pauvres arti­sans ! Mais tous deux savent que Dieu se sert des hommes, de leurs folies et de leurs crimes pour réa­li­ser ses des­seins. Or le pro­phète Michée (v. 2) n’a‑t-il pas annon­cé que le Mes­sie naî­trait à Beth­léem ? L’âme meur­trie mais calme, Joseph pré­pare tout. Dans la double besace de l’âne — le petit âne gris, sobre et vaillant, de tous les foyers popu­laires — il range d’un côté ses outils, de l’autre les langes, les pro­vi­sions. Marie prendra …
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Du moine qui voulut voir Notre-Dame

Du moine qui voulut voir Notre-Dame
Tous ceux qui pré­tendent que rien ne vaut la joie de voir, chaque jour, en leur place, les belles choses que Dieu a créées, je répli­que­rai par le cas d’un jeune clerc qui eût don­né sans regret tout ce que les yeux peuvent voir et tout ce que la main peut sai­sir, pour le bon­heur de contem­pler, ne fût-ce qu’un ins­tant, Celle dont on dit à bon escient qu’elle est la gemme, l’églantine, la gloire de la terre et des cieux, Notre-Dame Sainte Marie. Un jour que pros­ter­né devant son image bénie, il lui disait, une fois après tant d’autres, qu’il ne sou­hai­tait rien tant que la voir, non plus sous la forme impar­faite d’une sta­tue de pierre ou de bois, mais telle qu’elle était en véri­té : – Mon fils, lui répon­dit l’image, je n’annonce l’heure de mou­rir à per­sonne, car tes jours ne sont pas à moi : ils appar­tiennent à mon Fils. Mais si tu tiens tant à me voir, sache …
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Le cierge de Rocamadour

Le cierge de Rocamadour
Dans l’église de Roca­ma­dour, la Mère de Dieu a fait tant de miracles qu’on en a écrit tout un livre. Je l’ai lu bien sou­vent, et par­mi les plus beaux, en voi­ci un que je veux racon­ter parce qu’il montre jusqu’où peut aller la cour­toi­sie de Notre-Dame. Il y avait, en ce temps, un jon­gleur très fameux, nom­mé Pierre de Syglar, qui, d’un bout de l’année à l’autre, allait de mou­tier en mou­tier, chan­tant la gloire de la Vierge Marie. Se pou­­vait-il qu’au moins une fois en sa vie, il ne pas­sât par le sanc­tuaire où, depuis les jours les plus loin­tains, une image de la Mère de Dieu, la plus belle que vous puis­siez voir, attire de tous les coins du monde un peuple immense à ses pieds ?… Il y pas­sa donc une fois. C’était au soir d’une chaude jour­née. Il avait fait un long voyage, il avait faim, il avait soif, et ce n’était pas sans envie d’entrer se …
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Les trois ducats

Les trois ducats
C’é­tait un homme comme vous et moi, un homme ni meilleur ni pire, un pauvre diable de pécheur. Qu’avait-il fait ? Je n’en sais rien. Une faute plus grave que les autres, un péché plus gros que les autres, un jour où Dieu, sans doute, l’avait aban­don­né trop long­temps à lui-même. Et on le menait au gibet de la bonne ville de Tou­louse entre le bour­reau et les Consuls, au milieu d’une foule de curieux et de méchants gar­çons, accou­rus sans doute pour voir ce qui les atten­dait demain. Or, ce jour-là, le roi René fai­sait son entrée à Tou­louse, avec sa femme, la belle Aude, qu’il venait d’épouser dans un pays voi­sin. En pas­sant devant le gibet, la Reine vit le condam­né déjà juché sur l’escabeau, la tête enga­gée dans la corde. Elle ne put rete­nir un cri et se cacha la tête dans les mains. Le Roi arrê­ta tout son monde, fit signe au bour­reau de sur­seoir, et se tour­nant vers les Consuls : – Messieurs …
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La Vierge sarrasine

La Vierge sarrasine
Notre-Dame Pen­dant des siècles et des siècles, jus­qu’à ce qu’une main pro­fa­na­trice la détrui­sit en 1793, sous la Ter­reur, on véné­rait dans une très vieille cha­pelle, à La Saul­ne­rie, en Tar­de­nois, non loin de Reims, en Cham­pagne, une sin­gu­lière sta­tue de la Vierge. Cette sta­tue por­tait, pro­fon­dé­ment enfon­cé dans le genou gauche, un bizarre trait de fer, long d’une ving­taine de pouces. On l’ap­pe­lait « la Sar­ra­sine », mais nul ne savait trop pour­quoi. La toute récente décou­verte d’une ancienne légende cham­pe­noise vient enfin de don­ner le fin mot de cette his­toire bien mal connue. Elle mérite d’être contée. Je vais donc, ici, vous la dire. * * * C’é­tait en l’an 1249. A cette époque, sous la ban­nière aux fleurs de lys de France, à la suite du très saint roi Louis IX, comtes et barons d’An­jou, de Cham­pagne ou de Poi­tou, ducs, vidames ou simples sires d’Au­vergne et de Nor­man­die, des Flandres, d’Ar­tois ou de Lor­raine, tous grands sei­gneurs ou petit princes par­tirent pour le lointain …
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Le manteau de la Vierge

Le manteau de la Vierge
Dès que le convoi des Rois fut par­ti, saint Joseph, qu’un ange avait aver­ti, pre­nant avec lui l’Enfant et sa mère, et l’âne, équi­pé de façon som­maire, quit­ta Beth­léem. Le tyran mau­dit n’avait pas encor por­té son édit, qu’eux fuyaient déjà, trom­pant sa colère, et gagnaient au loin l’exil tuté­laire. Au cours du voyage, il advint ceci que je vais nar­rer dans un bref récit. Ayant tra­ver­sé la Judée entière, ils ont pu fran­chir, enfin, la fron­tière, et sont, désor­mais, en sécu­ri­té. De là, pour atteindre un sol habi­té, c’est un long tra­jet qu’il leur fau­dra faire. Main­te­nant, Joseph ne s’en trouble guère ; il leur reste assez de pain ; et voi­ci de l’huile, du miel, des dattes aus­si… L’outre a conser­vé son eau fraîche et claire. Le bau­det, gaillard plus qu’âne sur terre, va son petit train, comme à l’ordinaire. Et, s’il n’avait pas, au cœur, le sou­ci des enfants qu’Hérode abat sans mer­ci, saint Joseph, d’avoir si bien réus­si, rirait, dans sa barbe et dans sa prière. C’est tou­jours, pourtant, …
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D’un chevalier à qui Notre-Dame s’apparut

D'un chevalier à qui Notre-Dame s'apparut
Il était un beau che­va­lier qui ne rêvait que tour­nois et fêtes. Une dame occu­pait sa pen­sée, ses soins, qui ne le payait pas de retour et se mon­trait d’au­tant plus rebelle qu’il la sup­pliait davan­tage et la sou­hai­tait plus ardem­ment. C’est pour­quoi, las et per­dant cou­rage, il por­ta sa peine devant un saint homme d’abbé. « Sire, lui confia-t-il, d’au­cunes ont un cœur de plomb, mais celle que j’aime en a un de fer. Depuis que je la connais, je ne mange ni ne bois ou ne repose. Et je vais, j’en suis sûr, mou­rir de male mort, si vous ne me sau­vez. » L’homme de Dieu connut la gra­vi­té du cas. Il sut que, pour de tels maux, il n’est point de médi­ca­tion tem­po­relle. Aus­si jugea-t-il bon de ne pas com­battre de front l’ad­ver­saire et de faire appel à la grâce et à la misé­ri­corde infi­nie du Christ et de la mère du Christ. Il ordon­na au péni­tent de dire cent cinquante …
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L’imagier

L’imagier
Écou­ter cette his­toire C’était un beau couvent bâti sur un haut pla­teau. Au-des­­sus la mon­tagne cou­verte de sapins. Les toits poin­tus et les tou­relles de la sainte mai­son se décou­paient sur ce fond sombre. Au-des­­sous une large val­lée, des vignes, des champs de blé, des prai­ries bor­dées de peu­pliers, et un vil­lage le long d’une molle rivière. Les moines de ce couvent étaient à la fois de bons ser­vi­teurs de Dieu, de grands savants et d’excellents labou­reurs. Le jour, leurs robes blanches appa­rais­saient çà et là dans la cam­pagne, pen­chées sur les tra­vaux de la terre ; et, le soir, on les voyait pas­ser de pilier en pilier, sous les arceaux du large cloître, avec un mur­mure de conver­sa­tions ou de prières. Il y avait par­mi eux un jeune reli­gieux, du nom de frère Nor­bert, qui était un très bon ima­gier. Dans le bois ou dans la pierre, ou bien avec l’argile qu’il pei­gnait de vives cou­leurs, il savait façon­ner de si belles statues …
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Deux Moinillons

Deux Moinillons
Ding-Dong… Deux petits moines, — des moi­nillons, — disent leur Ange­lus, leur béné­di­ci­té ; puis, tan­dis que les Pères prennent leur repas au réfec­toire, ils déballent leurs petites pro­vi­sions au pied d’une belle sta­tue de Notre-Dame. Demi-pen­­sion­­naires au Couvent des Frères Prê­cheurs (Domi­ni­cains), ils arrivent tôt, servent la messe, puis reçoivent les leçons du Père Ber­nard et l’aident dans son office de sacris­tain. Le soir seule­ment ils dévalent la col­line pour ren­trer chez eux, au vil­lage d’Alfange. Cette his­toire se passe au Por­tu­gal, au XIIIe siècle. Voi­là cent ans, ce pays était encore aux mains des Maures, venus d’A­frique, et qu’ils avaient conquis cinq siècles plus tôt. Vers le XIe siècle, Alphonse VI, roi de Cas­tille, reprit par­tiel­le­ment ce ter­ri­toire et don­na ce qui était com­pris entre le Min­ho et le Dou­ro à Hen­ri de Bour­gogne, lequel prit le nom de Comte de Por­to ou de Por­tu­gal. Le fils d’Hen­ri, Alphonse-Hen­­ri­­quez, gagna sur les Maures une vic­toire déci­sive. Pour des Fran­çais, il est inté­res­sant de savoir …
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L’âme de la maison

L'âme de la maison
VOILÀ près de deux mois que, four­bu de fatigue, les yeux encore pleins de visions de guerre, de spec­tacles affreux, il a débar­qué dans la grande ville de Lyon. Ce départ dans la nuit, ce wagon à bes­tiaux, où les Boches les avaient par­qués, lui et tant d’autres de Grand­pré, les coups de crosse, les injures en alle­mand, et cette angoisse : « Par­­ti­­ra-t-on ? Ne par­­ti­­ra-t-on pas ? » Quel cau­che­mar ! De la grande famille dont il fai­sait par­tie : le père, la mère, les six enfants, ils ne res­taient que deux, lui, le petit, et la maman. Ah ! les ban­dits, tous les autres, ils les avaient tués !… Tué le père, Louis Aubray, pris comme otage et qui, Fran­çais avant tout, avait refu­sé de décla­rer la cachette où se trou­vait l’or du vil­lage ; tués les deux aînés là-bas sur le front, petits fan­tas­sins ano­nymes tom­bés on ne sait où ; tuées ses deux sœurs, égor­gées par les rustres parce qu’elles ne vou­laient pas tra­vailler pour eux ; tuée la benjamine, …
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Notre-Dame du Sacré-Cœur à Issoudun

Notre-Dame du Sacré-Cœur à Issoudun
Au cœur de la France, en Ber­ry, la ville d’Is­sou­dun est domi­née par une blanche et légère église que sur­monte la sta­tue dorée du Sacré-Cœur. Les pèle­rins qui pénètrent dans cette basi­lique sont sai­sis par le rayon­ne­ment des mil­liers de lampes rouges qui brûlent devant la sta­tue de la Vierge, et par les innom­brables plaques de marbre blanc qui tapissent les murailles et disent les grâces mer­veilleuses obte­nues par l’in­ter­ces­sion de Marie. Ces « ex-voto », il y en a par­tout, depuis les cryptes et les par­vis jus­qu’aux voûtes. Pas un coin, si petit soit-il, où la recon­nais­sance n’ait trou­vé le moyen de se glis­ser pour crier la bon­té, la puis­sance de Notre-Dame du Sacré-Cœur, que l’on invoque dans ce sanc­tuaire sous le beau nom « d’Es­pé­rance des déses­pé­rés ». Issou­dun, capi­tale du Bas-Ber­­ry, avait eu à tra­vers les siècles et les guerres, une his­toire tour­men­tée. Sans cesse pillée, dévas­tée, brû­lée, cette ville s’é­tait pour­tant tou­jours signa­lée par sa dévo­tion envers Marie. Long­temps, la Vierge y …
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L’Annonciation

L'Annonciation
O divin Créa­teur, des­cen­dez, voi­ci l’heure De venir habi­ter votre sainte demeure, De venir annon­cer son des­tin glo­rieux A la Reine à venir de la terre et des cieux. Dans son humble demeure, elle est seule, elle prie, La Vierge d’Israël, Quand l’ange Gabriel Entrant tout lumi­neux, lui dit : « Salut Marie, Le Sei­gneur est en vous ; Vos grâces sont la joie et le par­fum des âmes, Vous vous trou­vez bénie entre toutes les femmes, Vierge au cœur humble et doux ; L’Es­prit-Saint répan­dra sa semence féconde En votre jeune fleur, Et sans nulle dou­leur Vous conce­vrez, met­trez un homme dans le monde ; Et l’a­do­rable Enfant Sor­ti de votre sein, ce fruit du doux Mys­tère, Sera le Fils de Dieu, le Sau­veur de la terre, Jésus, Dieu triom­phant ; Et l’ange pré­cur­seur de sa ter­restre voie, Vierge de Naza­reth, Naî­tra d’Élisabeth Dont le sein mater­nel est déjà plein de joie. » Ah ! Sei­gneur, le grand jour est enfin arri­vé Où tout le genre humain, grâce à vous, est sau­vé, Où vous allez choi­sir pour nou­velle patrie Le sein imma­cu­lé de la Vierge Marie, Où vous rou­vrez pour …
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Notre-Dame de la Médaille-miraculeuse

Notre-Dame de la Médaille-miraculeuse
Nous voi­ci donc à la veille du pre­mier dimanche de l’Avent, à la cha­pelle de la rue du Bac. Il est 18 h 30. Les bataillons du Père Vincent défilent en ordre, prennent place. Per­due dans leur nombre, notre petite Novice. C’est le grand silence, le cœur à cœur avec Dieu. Per­sonne, sauf les anges, n’est dans le secret de sœur Cathe­rine. Les yeux grands ouverts, elle regarde, elle voit … Mais lais­­sons-lui donc la parole ! « Il m’a sem­blé entendre du bruit du côté de la tri­bune. J’ai aper­çu la Sainte Vierge à la hau­teur du tableau de Saint Joseph. Elle était debout, habillée de blanc, une robe en soie blanche aurore, manches plates, un voile blanc qui lui des­cen­dait jus­qu’en bas ; par-des­­sous son voile, j’ai aper­çu ses che­veux en ban­deaux ; par-des­­sus une den­telle à peu près de trois cen­ti­mètres de hau­teur, sans fronces, c’est-à-dire légè­re­ment appuyée sur les che­veux… (Fille d’Ève, comme elle campe bien le moindre détail de la toi­lette céleste !) « La …
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Légende de la montagne Saint-Eynard

Légende de la montagne Saint-Eynard
Dans les pages d’un vieux livre Hen­ri. — Comme c’est amu­sant, toutes ces petites mai­sons, per­chées sur la pente de la mon­tagne ! — Cette mon­tagne, c’est la mon­tagne amie de Gre­noble, celle qu’on voit au bout de chaque rue : le Saint-Eynard. Je sais à son sujet une bien jolie légende, cueillie dans un vieux livre qui garde encore le par­fum des œillets roses conser­vés entre ses pages jau­nies. « Sachez d’a­bord que jadis, Dieu, la Vierge et les saints fai­saient sur la voûte céleste de longues pro­me­nades. Quand ils arri­vaient au-des­­sus de cette val­lée, c’é­tait pour leurs yeux un émer­veille­ment. « Ils aper­ce­vaient les Sept-Laux, les crêtes du Bel­le­donne toutes blanches de neige… Au soleil levant, le mas­sif de la Char­treuse et le gla­cier lilial du Mont-Blanc. « A leurs pieds, l’Isère cou­lait avec ses flots argen­tés à tra­vers des clai­rières bor­dées de chênes, de châ­tai­gniers et de peu­pliers… Saint Pierre s’as­seyait pour mieux voir ; la Vierge Marie joi­gnait les mains d’ad­mi­ra­tion… Dieu sou­riait… « Mon Dieu ! dit un jour la …
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Le petit oiseau de l’Ave Maria

Le petit oiseau de l’Ave Maria
Notre-Dame Lorsque Tony, le vieux ber­ger, par­tait pour la sai­son d’é­té vers l’al­page où il menait paître toutes les chèvres du hameau, il emme­nait avec lui son chien « Patou » et « Can­zo­net », le petit san­son­net qu’il avait appri­voi­sé. Tony l’a­vait recueilli avec ses frères, alors qu’ils n’é­taient que de pauvres oise­lets, que des gamins avaient jetés hors du nid mater­nel. Can­zo­net, le plus robuste, avait vécu, grâce aux bons soins du ber­ger et aux miettes de pain trem­pées dans du lait dont celui-ci le gavait à l’aide d’un petit bâton. Il était deve­nu un joli san­son­net appri­voi­sé, très atta­ché à son maître et très doué pour le chant. Durant ses longues heures de liber­té, Tony, avec une patience inlas­sable, lui avait appris, à l’aide de son pipeau, toutes sortes d’airs mon­ta­gnards et de can­tiques. Mais celui que Can­zo­net sif­flait le mieux et avec le plus de plai­sir, tout comme son maître d’ailleurs, c’é­tait : Ave, ave, ave Maria… Tout le monde, dans ce coin de la mon­tagne, connaissait …
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Notre-Dame des Sept Douleurs

L’É­glise célèbre la mémoire non seule­ment de ses joies, mais aus­si de ses peines. Il s’a­git aujourd’­hui des Sept, c’est-à-dire des innom­brables dou­leurs de Marie. Pour nous mettre à l’u­nis­son d’une fête si émou­vante, aimons à redire dou­ce­ment les strophes du Sta­bat. « Debout, la Mère de dou­leur se tenait en larmes près de la Croix de Jésus. Son âme gémis­sante et déso­lée fut per­cée du glaive pré­dit par Siméon. Quelle n’é­tait pas la tris­tesse et l’af­flic­tion de cette mère bénie ! Elle gémis­sait et pleu­rait, en face des cruau­tés endu­rées par son Divin Fils. Quel serait donc l’homme assez insen­sible pour ne pas pleu­rer en contem­plant la Mère du Christ dans un tel sup­plice ? Pour les péchés de son peuple, elle voyait son Fils livré aux tour­ments et déchi­ré par les fouets. Elle le voyait mou­rant là, tout seul, aban­don­né de tous. O Mère très aimante, faites-moi sen­tir la vio­lence de vos dou­leurs pour que je pleure avec vous. O sainte …
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Le message de Fatima

Le message de Fatima
1. Les visites de l’ange LUCIA DOS SANTOS, âgée de 9 ans, et ses deux cou­sins, Fran­cis­co et Jacin­ta Mar­to, âgés de 8 et 6 ans, com­pa­gnons insé­pa­rables, se diri­gèrent, un jour de prin­temps 1916, vers la grotte d’une col­line voi­sine. Ils venaient d’y par­ve­nir lorsque Dieu leur envoya son ange. Un seul coup de vent en fut le signe pré­cur­seur, et aus­si­tôt, au milieu d’un groupe de quelques oli­viers, les enfants remar­quèrent un jeune homme parais­sant 15 ans envi­ron, très beau et tout res­plen­dis­sant. — Ne crai­gnez point, leur dit-il, je suis l’ange de la paix. Puis il s’a­ge­nouilla et, se pros­ter­nant, incli­na son visage vers la terre. Les enfants l’i­mi­tèrent. L’ange fit, par trois fois, cette prière que les petits répé­tèrent : — Mon Dieu, je crois, j’a­dore, j’es­père et je vous aime. Je demande par­don pour ceux qui ne croient pas, n’a­dorent pas, n’es­pèrent pas et ne vous aiment pas. Il ajou­ta : — Priez ain­si. Les Cœurs de Jésus et de Marie sont atten­tifs à …
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Pellevoisin

Pellevoisin
Écou­ter cette his­toire Estelle Faguette Estelle Faguette naquit en Cham­pagne, dans une famille pauvre et chré­tienne. Ses parents culti­vaient la terre et gagnaient péni­ble­ment le pain de leurs enfants. Estelle allait à l’é­cole tenue par les Sœurs. C’é­tait une petite fille simple, sérieuse, douée d’un bon juge­ment. Elle aimait la Sainte Vierge et mon­trait une grande pitié pour les mal­heu­reux. Volon­tiers, elle eût don­né tout ce qu’elle avait sous la main. Estelle, bonne d’enfants Après sa pre­mière com­mu­nion, faite pieu­se­ment dans l’é­glise Notre-Dame de Châ­­lons-sur-Marne, Estelle par­tit avec ses parents pour Paris. Là, elle est reçue « enfant de Marie », à Saint-Tho­mas‑d’A­quin. Puis, à 18 ans, dési­rant se don­ner au Sei­gneur et aux pauvres, elle entre chez les reli­gieuses de l’Hô­tel-Dieu. La novice se met de tout son cœur au ser­vice des malades, mais la fai­blesse de sa san­té l’o­blige, à son grand cha­grin, à quit­ter l’hôpital. Estelle à peu près réta­blie entre­prend, pour vivre, des jour­nées de cou­ture, puis se place comme bonne d’en­fants chez la Com­tesse de la …
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Le don d’intelligence

Le don d'intelligence
Le don d’Intel­li­gence nous est don­né par l’Esprit-Saint pour que notre foi soit plus vive, puisque, déjà, d’une cer­taine façon, ce don d’Intel­li­gence nous fait voir, ou au moins « devi­ner Dieu ». Le don de Science aus­si va nous aider à mieux croire, parce qu’il nous donne de com­prendre la parole de Dieu : la Bible, l’Évangile, le caté­chisme… Il y a dans les psaumes une jolie phrase qui dit ceci : « Votre parole, ô Sei­gneur, est une lumière, et elle donne l’intelligence aux tout petits. » Ber­na­dette a qua­torze ans : elle ne sait ni lire ni écrire. Petite, mai­gri­chonne – elle a des crises d’asthme qui la font bien souf­frir et l’empêchent de se déve­lop­per – elle aide comme elle peut sa maman à soi­gner ses petits frères et sœurs dans la misé­rable mai­son de Lourdes, si pauvre, si noire qu’on l’appelle « le cachot ». Par­fois, elle passe quelques semaines, quelques mois, dans un petit vil­lage voi­sin, chez sa nour­rice, et elle garde les mou­tons dans …
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La prière d’une protestante

La prière d'une protestante
Sor­tant de l’u­sine où elle a tra­vaillé tout le jour, une femme aux traits amai­gris s’en­gage dans l’é­troit che­min qui mène hors de la ville jus­qu’à une « grotte de Lourdes ». Voi­là huit jours qu’elle fait ce tra­jet. L’in­quié­tude et la peine courbent ses épaules lasses. Au logis, son mari est cou­ché depuis six mois, souf­frant cruel­le­ment. De son tra­vail à elle dépend l’exis­tence de tous. Mais la mal­heu­reuse, épui­sée de sur­me­nage et de pri­va­tions, voit venir l’heure où la misère fera suite à la gêne au foyer déso­lé. À peu de dis­tance se dresse le rocher où rayonne la blanche sta­tue de la Sainte Vierge. Celle qui monte vers ce but s’ar­rête dans le sen­tier, indé­cise, l’âme angois­sée. — Qu’est-ce que je fais !… Moi, pro­tes­tante, venir la prier ! Qu’est-ce que j’es­père ! De quel droit récla­mer sa pitié ?… Mais une voix s’é­lève au fond de l’âme trou­blée, une voix qui ras­sure et invite à l’es­poir « Ton mari et tes enfants sont catho­liques et c’est …
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