Puissance du Scapulaire

| Ouvrage : 90 Histoires pour les catéchistes II, III. Dévotion à la Sainte Vierge .

Temps de lec­ture : 5 minutes

Vous avez tous plus ou moins enten­du par­ler de ce petit habit, rem­pla­cé aujourd’hui par une médaille, que l’on impose aux enfants le len­de­main de leur Com­mu­nion Solen­nelle.

Peut-être connais­sez-vous moins bien son his­toire ?

La voi­ci, en quelques mots…

scapulaire carmel - sainte Therese de Lisieux - Histoire pour les veillées scoutes.Le sca­pu­laire était, tout d’abord, une sorte de tablier que les Moines met­taient par-des­sus leurs vête­ments pour évi­ter de les salir lorsqu’ils allaient tra­vailler aux champs. Par la suite cette sorte de blouse devint une simple pièce d’étoffe, beau­coup plus longue que large qui, munie d’une ouver­ture ronde pour pas­ser la tête, des­cen­dait dans le dos et sur la poi­trine. La plu­part des moines la por­taient, entre autres les Pères Carmes. Vous n’avez peut-être jamais enten­du par­ler de ces reli­gieux ? Cepen­dant, vous avez tous vu des images repré­sen­tant sainte Thé­rèse de l’Enfant-Jésus ! La petite Sainte appar­te­nait à cet Ordre du Car­mel, et c’est pour cela que l’on dit qu’elle était Car­mé­lite.

Or, vers le milieu du XIIe siècle, la Sainte Vierge appa­rut à un Père Carme, du nom de Simon Stock. C’était un Anglais. On dit qu’avant d’entrer au Car­mel il se serait reti­ré, vers l’âge de 12 ans, dans une épaisse forêt où il aurait vécu pen­dant vingt ans, logeant dans le tronc d’un vieux chêne ! D’où son sur­nom de « Stock » qui, en anglais, veut dire « tronc ». Quand la Vierge se pré­sen­ta à lui Elle tenait en main le sca­pu­laire du Car­mel. Le lui mon­trant Elle lui dit : « Voi­ci le pri­vi­lège que je te donne, à toi et à tous les enfants du Car­mel. Qui­conque mour­ra revê­tu de cet habit sera sau­vé ! »

Récit édifiant pour les enfants de la Croisade Eucharistique - imposition du scapulaireC’était là une faveur inouïe ! Aus­si les moines ne se conten­tèrent pas d’en faire pro­fi­ter leurs reli­gieux et leurs reli­gieuses mais, avec la per­mis­sion du Pape, ils l’étendirent à tous les chré­tiens qui la dési­re­raient. C’est ain­si qu’aujourd’hui, sans être Carme, on peut, en rece­vant offi­ciel­le­ment le sca­pu­laire, béné­fi­cier de cette for­mi­dable pro­messe d’être reçu au ciel si on porte l’habit de la Sainte Vierge et si on se conduit comme un de ses enfants. La pro­messe va même plus loin et l’on pense que la Reine du Ciel délivre les âmes des flammes du Pur­ga­toire le same­di après leur mort, ce jour étant par­ti­cu­liè­re­ment consa­cré à hono­rer la Mère de Dieu.

Il est donc très utile d’être reçu membre de la confré­rie du sca­pu­laire et de por­ter fidè­le­ment sur soi la médaille qui le rem­place. A l’heure de la ten­ta­tion, sa vue nous rap­pel­le­ra que nous sommes consa­crés à la Sainte Vierge et, au cours de la lutte, notre « Maman du Ciel » ne man­que­ra pas de venir à notre aide.

* * *

Si la Vierge se plaît à pré­ser­ver ain­si ses enfants du péché qui souille l’âme, son sca­pu­laire les aide aus­si par­fois à retrou­ver la san­té du corps… En voi­ci un gra­cieux exemple pui­sé dans la vie de saint Domi­nique Savio, le jeune élève de Don Bos­co, mort à l’âge de 15 ans et grand ser­vi­teur de Marie.

C’était pen­dant les der­nières grandes vacances que le saint ado­les­cent avait à pas­ser sur la terre ; exac­te­ment le 12 sep­tembre 1856. Il était encore auprès de Don Bos­co à Turin, disant gen­ti­ment à son maître que « les petits oiseaux sont tou­jours plus en sécu­ri­té dans la cage que dehors… » ce qui le por­tait à rac­cour­cir volon­tai­re­ment son séjour en famille où il avait cepen­dant six petits frères et sœurs pour s’amuser !

Ce jour-là cepen­dant, Domi­nique, aver­ti mys­té­rieu­se­ment par la Sainte Vierge, alla trou­ver Don Bos­co dans son bureau et lui dit :

Histoire miraculeuse pour le catéchisme - Dominique Savio et Don Bosco— Pour­riez-vous me don­ner un jour de congé ?

— Où veux-tu aller ? répon­dit le Saint tout sur­pris.

— A la mai­son, Père.

— Et pour­quoi faire ?

— Voir maman qui est malade… La Sainte Vierge veut la gué­rir.

— Qui t’a dit que ta maman est malade ? On t’a écrit ?

— Non, mais je le sais, répon­dit Domi­nique.

Don Bos­co, qui connais­sait les faveurs que son petit élève rece­vait par­fois du ciel, n’insista pas davan­tage.

— Eh bien ! va, lui dit-il. Voi­là de l’argent pour ton voyage.

Et Domi­nique par­tit pour Mon­do­nio. En arri­vant au vil­lage, il ren­con­tra son papa qui allait en hâte cher­cher le doc­teur.

— Où vas-tu ? deman­da-t-il à son fils.

— Voir maman qui est malade.

— Qui te l’a dit ? Va chez grand-père… Maman ne peut pas te rece­voir main­te­nant, elle est trop fati­guée.

Et sans plus attendre, le père le quit­ta.

Domi­nique, pous­sé par une force mys­té­rieuse, alla droit à la mai­son de ses parents Quand sa mère l’aperçut elle s’écria : « Mon pauvre petit, te voi­là ! II ne fal­lait pas venir ! Va vite chez nos voi­sins. Je t’appellerai plus tard, je suis trop fati­guée ! »

Le jeune Saint fit comme s’il n’avait rien enten­du… Il s’approcha du lit, embras­sa sa mère en la ser­rant très fort dans ses bras puis lui dit « Au revoir, maman, je m’en vais… Je vou­lais seule­ment t’embrasser ! »

Et Domi­nique quit­ta la chambre, non pas pour aller chez les voi­sins, mais pour ren­trer à Turin !

Histoire pour le Croisé - Scapulaire vertDès que son enfant fut par­ti, la maman Savio se trou­va mieux et au bout de quelques ins­tants toutes ses dou­leurs avaient dis­pa­ru !

Peu après le doc­teur arri­vait. Il aus­cul­ta la malade et ne trou­vant pas la moindre trace de mala­die, faillit se fâcher tout rouge parce qu’on l’avait déran­gé pour rien !

Le père Savio était aus­si éton­né que lui et ne savait que dire. Ce fut la mère qui expli­qua la visite de Domi­nique et le mieux qu’elle avait res­sen­ti dès son départ. Elle remar­qua alors, sur sa poi­trine, un petit ruban vert auquel était sus­pen­du un sca­pu­laire de la Vierge. C’était sans doute son fils qui le lui avait mis en l’embrassant et avait prié pour elle ! Et la Madone avait fait le miracle.

C’était bien, en effet, ce qui s’était pas­sé… car, lorsque Domi­nique arri­va à Turin et que Don Bos­co lui deman­da des nou­velles de sa maman ; il répon­dit tout joyeux : « Elle est gué­rie ! Je lui ai pen­du la Sainte Vierge au cou ! »

Six mois plus tard, alors que Domi­nique, très malade, avait été trans­por­té à la mai­son, l’enfant dit à sa mère : « Tu te sou­viens, maman, de la Vierge que je t’ai mise au cou quand tu allais si mal ? S’il y a d’autres mamans malades, il fau­dra la leur prê­ter ; elle les gué­ri­ra aus­si… »

Et, après la mort du jeune Saint, le petit sca­pu­laire cir­cu­la de malade en malade, opé­rant par­tout des mer­veilles. Une des sœurs de Domi­nique, de qui l’on tient ces détails, fut gué­rie mira­cu­leu­se­ment.

Hélas, la pré­cieuse relique cir­cu­la tel­le­ment qu’un beau jour elle ne revint plus !

Saint Dominique Savio, patron de la jeunesse et des petits chanteurs

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