Une Chananéenne (païenne) suppliait Jésus de guérir sa fille tourmentée par le démon. Jésus, pour éprouver sa foi, lui répondit durement, allant jusqu’à lui dire « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants (juifs) et de le donner aux petits chiens » (païens). Mais cette femme, à genoux, pleine…
Et maintenant une histoire ! Posts
L’enfant naquit à Lisbonne, le 15 août 1195 : il reçut au baptême le nom de Fernand. Au sortir de brillantes études chez les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin, un événement solennel, la translation, en 1220, des reliques de cinq Frères Mineurs récemment martyrisés, orienta définitivement sa vie : il voulut lui aussi devenir Franciscain pour aller prêcher la foi aux infidèles. Admis dans l’Ordre sous le nom de Frère Antoine, il obtint de passer en Afrique. À peine débarqué au Maroc, il fut saisi d’une fièvre violente on décida de le ramener en Espagne. Mais la tempête le jeta sur les côtes de Sicile, d’où il se rendit à Assise. Saint François, ayant eu connaissance de ses aptitudes, lui confia la mission d’annoncer aux peuples la parole évangélique. Ainsi, à 27 ans, l’humble religieux inaugura un ministère vraiment exceptionnel. Il parcourut les villes et les campagnes au milieu d’une affluence extraordinaire et de prodiges éclatants. Il passa de la sorte en Lombardie et en Romagne, puis à Montpellier, à Toulouse, au Puy, à Bourges, Châteauroux, Arles, Limoges ; il revint ensuite en Italie, où il finit ses jours à Padoue, le 13 juin 1231, à l’âge de 36 ans. Parmi ses innombrables miracles, citons celui de Bourges et celui de Montpellier. Soutenant, à Bourges, une dispute avec un hérétique sur la présence réelle, le saint obtint qu’une mule, privée de nourriture depuis trois jours, se prosternât à deux genoux devant l’Hostie au lieu de manger l’avoine qu’on lui présentait. À Montpellier, on avait volé un manuscrit précieux dont se servait Antoine. Celui-ci se mit aussitôt en prières pour que Dieu le lui fît retrouver. Le voleur se trouva face à face avec le diable qui le menaçait de mort s’il ne restituait l’objet saisi d’épouvante, il se hâta de rapporter le manuscrit au couvent. C’est de là, croit-on, qu’est venue la coutume — légitimée par saint François de Sales lui-même — d’invoquer saint Antoine de Padoue quand on veut retrouver des objets perdus.
Avant de commencer sa vie publique, Jésus se retira dans le désert, où il pria et jeûna durant quarante jours. Après quoi, il eut faim. Le démon alors voulut le tenter. Il le tenta d’abord de gourmandise, lui proposant de changer les pierres en pain. — Il le tenta ensuite d’orgueil, l’invitant…
Nul n’est prophète en son pays. Jésus s’en aperçut. Les gens de Nazareth, qui l’avaient vu travailler comme un simple charpentier, étaient devenus jaloux de sa célébrité, surtout les grands et les notables, qui voyaient leur compatriote environné d’une gloire toute neuve. Et ils étaient irrités de voir qu’il ne…
Une foule immense avait suivi Jésus sur la montagne, fascinée par son regard et par ses paroles. La nuit allait venir, et ces gens n’avaient rien à manger. Jésus demanda aux Apôtres de voir, si, parmi ce monde réuni, ils ne trouveraient pas quelqu’un ayant un peu de nourriture. Ils…
— Quel plaisir ! quel bonheur ! encore une invitation ! Bravo, papa, qui annoncez la bonne nouvelle !
On saute au cou de son papa, on l’embrasse à grands bras comme si on était encore de petits enfants, et, rrring ! Laure et Christiane, les mains dans les mains, font un tour vertigineux. Elles ont quinze ans, elles sont charmantes. Elles aiment un peu le travail et beaucoup le plaisir, et sont expertes en cent ouvrages. Elles n’ont plus leur maman, et ont dû, bien jeunes, apprendre à mener la maison de leur papa, le bon docteur. Celui-ci trouve en elles son plus cher délassement aux rudes journées de dévouement. Leur plaisir est tout son plaisir ; on le sait bien, et les clients amis, qui sont nombreux, ne sauraient donner une fête enfantine sans y convier ses grandes filles.
— Nous comptons bien sur elles, n’est-ce pas, mon cher docteur ?
Et le cher docteur, muni de la bonne invitation, sourit d’avance de la joie qu’il apporte.
Cette fois, cela promet d’être plus amusant que jamais. Mme de Saintey donne une matinée pour le Mardi Gras, on sera costumé, et il y aura un concours de crêpes ; oui, on fera saute, les crêpes. Des prix seront distribués aux plus adroits qui enverront le plus haut la crêpe, la meilleure. Cette perspective provoque un délire de joie. Quinze jours, ce n’est pas trop pour s’entraîner aux crêpes, confectionner les costumes. Le docteur a ouvert son portefeuille :
— Voilà pour faire des merveilles, dit-il. Et dans chaque main il met un billet de cinquante francs, ce qui fait, bien compté, cent francs pour chacune. Puis d’un bon air heureux :
— Alors, tout le monde est content, et celle qui l’est le moins, ce n’est, à coup sûr, pas Marinette.
Qui, Marinette ? Mais cette vaillante enfant dont a déjà parlé papa, qui soigne sa maman malade, veille à la tripotée des petits frères, s’ingénie retenir le père dans le triste logis : elle n’y réussit pas toujours, la pauvrette. C’est une vie bien dure, bien sombre, sans joie jamais.
Papa poursuit : il explique que Mme de Saintely, cherchant une jeune fille pour tenir le vestiaire, il lui a recommandé Marinette dont la maman va mieux. Ce mardi-là, Marinette pourra sortir.
— Je viens de lui annoncer ma petite combinaison, la chère enfant n’en dormira pas de la nuit ! Cette journée lui apparait comme une féérie. Gentiment, elle pense déjà à l’emploi de l’argent qui lui en reviendra.
Le bon docteur, qui est un peu poète, s’enchante et s’émeut ; Laure, qui s’entend toujours très bien avec son papa, partage la douce impression.
— Voyez, conclut-il, elle aura une place bien humble, l’excellente enfant. Or, non seulement elle n’envie personne, mais il lui semble que personne ne sera aussi heureux qu’elle ce jour-là. « Je ne verrai rien d’aussi beau de ma vie ! » déclare-t-elle. Ce sera, on le sent, un gai rayon sur sa misérable jeunesse, ce souvenir.
— Il y a bien un hic, reprend papa. J’aurais voulu à Mariette un vêtement un peu convenable, elle ne possède qu’une pauvre robe et ne peut se rendre ainsi chez Mme de Saintely.




