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28 avril 2026Saint Paul de la Croix, Confesseur

Paul de la Croix naquit à Uva­da, en Ligu­rie, le 3 jan­vier 1694. Dès l’en­fance, il eut une par­ti­cu­lière dévo­tion aux dou­leurs de Jésus cru­ci­fié. Enflam­mé du désir du mar­tyre, il se joi­gnit à l’ar­mée qui s’as­sem­blait à Venise pour com­battre les Turcs. Mais, s’é­tant ren­du compte que la volon­té de Dieu l’ap­pe­lait ailleurs, il lais­sa les armes, refu­sa un mariage très hono­rable et, revê­tu d’une tunique gros­sière, se mit à prê­cher. Benoît XIII vou­lut l’or­don­ner prêtre. Paul de la Croix se reti­ra ensuite dans la soli­tude du mont Argen­ta­ro, que la Bien­heu­reuse Vierge lui avait dési­gnée depuis long­temps déjà. C’est là qu’il jeta les fon­de­ments de la Congré­ga­tion des Pas­sion­nistes, dont les membres sont astreints par vœu à pro­pa­ger le sou­ve­nir de la Pas­sion du Christ. La flamme d’a­mour qui le consu­mait était telle que la par­tie de son vête­ment la plus voi­sine du cœur parut sou­vent comme brû­lée par le feu et que deux de ses côtes se sou­le­vèrent. Il fut favo­ri­sé du don de pro­phé­tie, du don des langues, du don de lire dans les cœurs. La puis­sance de sa parole était mer­veilleuse, sur­tout lors­qu’il prê­chait sur la Pas­sion. Saint Paul de la Croix mou­rut à Rome en 1775.


Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

La vie s’é­cou­lait, calme, tran­quille, au milieu du labeur quo­ti­dien. Jésus, deve­nu grand, tra­vaillait avec son père nour­ri­cier, et allait en ville por­ter le tra­vail ache­vé. Un Dieu qui tra­vaille ! Lui qui, d’un mot, a semé des mil­lions d’arbres, rabote des planches, construit des char­rues, gagne son pain à la…

Ouvrage : Revue Bernadette


Un lièvre qui, à l’ex­tré­mi­té de l’im­mense Asie, semble dres­ser ses oreilles et regar­der vers nous, telle nous appa­raît la Corée, sur­nom­mée par les Chi­nois « le pays du matin calme ». 

Sépa­rée de la Mand­chou­rie, au Nord, par le fleuve Yalou ou du « canard vert », elle s’é­tend sur 1 700 kilo­mètres de long et 700 de large, entre la mer Jaune et la mer du Japon. 

Tour à tour annexée par les Chi­nois et les Japo­nais, la Corée devint soi-disant indé­pen­dante en 1945. Son ter­ri­toire fut alors divi­sé en deux par­ties par cette fameuse ligne de démar­ca­tion qui s’ap­pelle le 38° paral­lèle : soit 10 mil­lions d’ha­bi­tants au Nord et 20 au Sud. 

Et, depuis plus de deux ans 1, une guerre à la fois fra­tri­cide et inter­na­tio­nale ravage le pays.

Voi­là ce qu’est deve­nu « le pays du matin calme » !

Ber­na­dettes2, cette situa­tion tra­gique ne peut vous lais­ser indif­fé­rentes. Pour­quoi ? Mais parce que les Coréens sont des hommes comme nous ! Mais parce qu’ils souffrent ! Mais parce qu’ils ont une âme comme vous !

Et quels hommes ! Un mis­sion­naire qui les connaît bien a dit que dès le pre­mier contact on est en sym­pa­thie avec eux !

Ils sont tra­vailleurs, patients, géné­reux dans l’hos­pi­ta­li­té. Et pour­tant, la mai­son coréenne n’est qu’une chau­mière sans fenêtre : toit de paille sur quatre poteaux de bois et cloi­sons de terre pétrie, deux com­par­ti­ments : l’un pour les femmes, l’autre pour les hommes. 

La Corée, conti­nue le mis­sion­naire, est le pays du cou­rage simple et quo­ti­dien. Les enfants mêmes ne pleurent pas quand ils sont malades ou quand on les punit, et sur les joues des petites filles, les larmes coulent rarement.

Il est vrai que pour eux l’ap­pren­tis­sage du cou­rage com­mence très tôt. 

Tan­dis que les filles aident leur maman en por­tant le petit frère sur le dos, en tra­vaillant dans les champs, en fai­sant la les­sive, même en hiver dans l’eau gla­cée, les gar­çons rap­portent sur leur dos de lourdes charges. 

La Corée est le pays de la sim­pli­ci­té. Comme dans tous les pays du monde, les enfants jouent aux billes et au cerf-volant, et les jeunes gens tirent à l’arc. Mais le jeu natio­nal est la balan­çoire. Une planche posée sur une grosse pierre ou sur un rocher, et voi­ci grands et petits ravis de plai­sir. La fête de la balan­çoire, chaque année, ras­semble jeunes et vieux dans la joie.

Ouvrage : Petites Vies Illustrées pour enfants | Auteur : Goldie, Agnès

[1]Petite Jeanne n’y com­prend plus rien : dans le jar­din mys­té­rieux, plein d’ombre et de bos­quets, tout, depuis quelque temps devient encore plus mys­té­rieux… Un vieil homme se pro­mène dans les allées, vêtu de la livrée. Il se fait nom­mer Pierre. S’il est domes­tique, pour­quoi ne va-t-il pas plu­tôt frot­ter les par­quets ?… Et puis, ces pay­sans qui vont et viennent panier au bras… puis dis­pa­raissent, à moins que maman ne les fasse entrer sans bruit à la mai­son… maman ne fait plus toi­lette ; elle ne reçoit plus voi­sins et amis comme autre­fois… si Jeanne la ques­tionne, elle se tait… Tout cela aiguise la curio­si­té de la petite fille. Elle veut savoir et elle sau­ra !… Le pré­texte d’une course au papillon lui per­met­tra de prendre cette allée que suit le ser­vi­teur. Elle lui demande : « Vous avez déjà fini votre tra­vail, Pierre ? Qu’est-ce que maman vous a fait faire ? »

Pierre ne répond pas ; il se penche vers la petite fille et la regarde avec une grande bon­té… Un autre jour, Jeanne s’a­per­çoit que les lèvres de Pierre remuent comme s’il priait tout bas… Puis, c’est le comble !… se réveillant, une nuit, la petite Jeanne voit Pierre habillé comme mon­sieur le Curé quand il disait la messe… et il dit la messe, en effet, an fond de la chambre d’en­fants, sur une table gar­nie de nappes… Au fait, puis­qu’elle a sept ans, pour­quoi maman, si chré­tienne, si pieuse, ne l’emmène-t-elle plus à l’é­glise ? L’en­fant s’y perd de plus en plus ; elle est entou­rée de mys­tères et de points d’in­ter­ro­ga­tion, comme son lit de rideaux… mais la lumière des chan­delles a tra­ver­sé ceux-ci, tan­dis que son esprit reste dans l’obs­cu­ri­té la plus com­plète. Ce qui la bou­le­verse, c’est d’être trom­pé par sa mère… Pour­quoi maman ne lui dit-elle pas tout sim­ple­ment la véri­té ? Si Pierre est prêtre, pour­quoi ce dégui­se­ment de serviteur ?

Jeanne finit par se ren­dor­mir Le len­de­main, après sa leçon, elle va jouer au jar­din avec ses petites sœurs Antoi­nette et Clau­dine — Fran­çoise est encore au berceau —.

Un papillon ! Vite, le filet ! Une fois encore, Jeanne se heurte à Pierre… elle en est toute sai­sie… mais Clau­dine la rap­pelle : « Jeanne, Jeanne ! Antoi­nette a pris ma poupée ! »

  1. [1] D’a­près L’a­pôtre du quar­tier Mouf­fe­tard : Sœur Rosa­lie, par Cécile Lhotte et Eli­sa­beth Dupey­rat.
Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

La Sainte Famille ren­tra donc à Naza­reth où, jus­qu’à l’âge de trente ans, Jésus fut sou­mis et obéit à Joseph et à Marie, comme un enfant docile. Joseph tra­vaillait le bois. Marie s’oc­cu­pait du ménage, fai­sant la cui­sine, rac­com­mo­dant le linge, allant pui­ser de l’eau à la fon­taine. Jésus vivait…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Jésus, invi­té à des noces, s’y ren­dit, ain­si que sa Mère, et ses Apôtres. Vers la fin du repas, le vin man­qua. Marie, ayant pitié des jeunes époux que cela devait humi­lier, dit à Jésus ces simples mots : « Ils n’ont plus de vin ! » Jésus, après avoir répon­du : « Mon heure…