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26 avril 2026Les saints Clet et Marcellin, Papes et Martyrs

Clet, d’une famille pré­to­rienne de Rome, fut dis­ciple de saint Pierre. Il suc­cé­da à saint Lin sur le siège pon­ti­fi­cal, vers l’an 76, et s’oc­cu­pa de l’or­ga­ni­sa­tion du cler­gé dans les diverses par­ties de Rome. Il mou­rut mar­tyr sous Domi­tien et fut enter­ré près de saint Lin au Vati­can. Son nom se lit au canon de la messe.

Mar­cel­lin, né à Rome, gou­ver­na l’É­glise de l’an 296 à l’an 304, pen­dant la ter­rible per­sé­cu­tion de l’empereur Dio­clé­tien. Il eut à souf­frir de nom­breuses vexa­tions de la part de gens qui lui repro­chaient sa grande indul­gence envers les fidèles tom­bés dans l’i­do­lâ­trie : on alla même jus­qu’à dire qu’il avait offert de l’en­cens aux idoles. Ce Pon­tife subit la peine capi­tale pour la confes­sion de la foi. Son corps, d’a­bord lais­sé sans sépul­ture, fut ensuite inhu­mé dans le cime­tière de Priscille.


Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Une Cha­na­néenne (païenne) sup­pliait Jésus de gué­rir sa fille tour­men­tée par le démon. Jésus, pour éprou­ver sa foi, lui répon­dit dure­ment, allant jus­qu’à lui dire « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants (juifs) et de le don­ner aux petits chiens » (païens). Mais cette femme, à genoux, pleine…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Avant de com­men­cer sa vie publique, Jésus se reti­ra dans le désert, où il pria et jeû­na durant qua­rante jours. Après quoi, il eut faim. Le démon alors vou­lut le ten­ter. Il le ten­ta d’a­bord de gour­man­dise, lui pro­po­sant de chan­ger les pierres en pain. — Il le ten­ta ensuite d’or­gueil, l’in­vi­tant…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Nul n’est pro­phète en son pays. Jésus s’en aper­çut. Les gens de Naza­reth, qui l’a­vaient vu tra­vailler comme un simple char­pen­tier, étaient deve­nus jaloux de sa célé­bri­té, sur­tout les grands et les notables, qui voyaient leur com­pa­triote envi­ron­né d’une gloire toute neuve. Et ils étaient irri­tés de voir qu’il ne…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Une foule immense avait sui­vi Jésus sur la mon­tagne, fas­ci­née par son regard et par ses paroles. La nuit allait venir, et ces gens n’a­vaient rien à man­ger. Jésus deman­da aux Apôtres de voir, si, par­mi ce monde réuni, ils ne trou­ve­raient pas quel­qu’un ayant un peu de nour­ri­ture. Ils…

Ouvrage : La semaine de Suzette

— Quel plai­sir ! quel bon­heur ! encore une invi­ta­tion ! Bra­vo, papa, qui annon­cez la bonne nouvelle !

On saute au cou de son papa, on l’embrasse à grands bras comme si on était encore de petits enfants, et, rrring ! Laure et Chris­tiane, les mains dans les mains, font un tour ver­ti­gi­neux. Elles ont quinze ans, elles sont char­mantes. Elles aiment un peu le tra­vail et beau­coup le plai­sir, et sont expertes en cent ouvrages. Elles n’ont plus leur maman, et ont dû, bien jeunes, apprendre à mener la mai­son de leur papa, le bon doc­teur. Celui-ci trouve en elles son plus cher délas­se­ment aux rudes jour­nées de dévoue­ment. Leur plai­sir est tout son plai­sir ; on le sait bien, et les clients amis, qui sont nom­breux, ne sau­raient don­ner une fête enfan­tine sans y convier ses grandes filles.

— Nous comp­tons bien sur elles, n’est-ce pas, mon cher docteur ? 

Et le cher doc­teur, muni de la bonne invi­ta­tion, sou­rit d’a­vance de la joie qu’il apporte. 

Cette fois, cela pro­met d’être plus amu­sant que jamais. Mme de Sain­tey donne une mati­née pour le Mar­di Gras, on sera cos­tu­mé, et il y aura un concours de crêpes ; oui, on fera saute, les crêpes. Des prix seront dis­tri­bués aux plus adroits qui enver­ront le plus haut la crêpe, la meilleure. Cette pers­pec­tive pro­voque un délire de joie. Quinze jours, ce n’est pas trop pour s’en­traî­ner aux crêpes, confec­tion­ner les cos­tumes. Le doc­teur a ouvert son portefeuille : 

— Voi­là pour faire des mer­veilles, dit-il. Et dans chaque main il met un billet de cin­quante francs, ce qui fait, bien comp­té, cent francs pour cha­cune. Puis d’un bon air heureux : 

— Alors, tout le monde est content, et celle qui l’est le moins, ce n’est, à coup sûr, pas Marinette. 

Qui, Mari­nette ? Mais cette vaillante enfant dont a déjà par­lé papa, qui soigne sa maman malade, veille à la tri­po­tée des petits frères, s’in­gé­nie rete­nir le père dans le triste logis : elle n’y réus­sit pas tou­jours, la pau­vrette. C’est une vie bien dure, bien sombre, sans joie jamais. 

Papa pour­suit : il explique que Mme de Sain­te­ly, cher­chant une jeune fille pour tenir le ves­tiaire, il lui a recom­man­dé Mari­nette dont la maman va mieux. Ce mar­di-là, Mari­nette pour­ra sortir.

— Je viens de lui annon­cer ma petite com­bi­nai­son, la chère enfant n’en dor­mi­ra pas de la nuit ! Cette jour­née lui appa­rait comme une féé­rie. Gen­ti­ment, elle pense déjà à l’emploi de l’argent qui lui en reviendra. 

Le bon doc­teur, qui est un peu poète, s’en­chante et s’é­meut ; Laure, qui s’en­tend tou­jours très bien avec son papa, par­tage la douce impression. 

— Voyez, conclut-il, elle aura une place bien humble, l’ex­cel­lente enfant. Or, non seule­ment elle n’en­vie per­sonne, mais il lui semble que per­sonne ne sera aus­si heu­reux qu’elle ce jour-là. « Je ne ver­rai rien d’aus­si beau de ma vie ! » déclare-t-elle. Ce sera, on le sent, un gai rayon sur sa misé­rable jeu­nesse, ce souvenir. 

— Il y a bien un hic, reprend papa. J’au­rais vou­lu à Mariette un vête­ment un peu conve­nable, elle ne pos­sède qu’une pauvre robe et ne peut se rendre ain­si chez Mme de Saintely.