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21 avril 2026Saint Anselme, Évêque et Docteur de l’Église

Né à Aoste, en Pié­mont, vers la fin de 1033, Anselme fut pris entre sa mère qui le for­mait avec dou­ceur et son père qui le per­sé­cu­tait. Vers l’âge de 15 ans, il connut les attraits du monde et faillit même som­brer dans le mal à la mort de sa mère. Bien­tôt, pour échap­per aux vexa­tions pater­nelles, il s’en­fuit en France, où il eut la bonne for­tune de deve­nir l’é­lève de Lan­franc, au monas­tère du Bec. À 22 ans, il se fit moine. Nom­mé prieur quelque temps après, il se mon­tra tout ensemble un maître d’une clar­té, d’une vie et d’une élé­va­tion doc­tri­nale admi­rables, et un direc­teur d’âmes sachant à mer­veille redres­ser, ouvrir, dila­ter et entraî­ner ses jeunes reli­gieux. Lan­franc, son ancien pré­cep­teur, était deve­nu arche­vêque de Can­tor­bé­ry. À sa mort, Anselme fut appe­lé à lui suc­cé­der. Sa parole, ses écrits et son exemple firent faire de grands pro­grès à la pié­té et à la dis­ci­pline dans le dio­cèse. Mais le roi Guillaume le Roux ayant ten­té d’u­sur­per les droits de l’É­glise et l’é­vêque lui oppo­sant une résis­tance invin­cible, ce saint dut subir la confis­ca­tion de ses biens et l’exil. Il se reti­ra auprès d’Ur­bain II à Rome. Au concile de Bari, il sou­tint contre les Grecs que le Saint-Esprit pro­cède aus­si du Fils. Rap­pe­lé en Angle­terre par Hen­ri Beau­clerc, suc­ces­seur de Guillaume, il y mou­rut le 21 avril 1109. Ses nom­breux et savants ouvrages lui ont valu d’être décla­ré Doc­teur de l’Église.


Ouvrage : La semaine de Suzette | Auteur : Saint-Laurens, P.-R.

ASSISE au som­met d’un tas de grosses pierres, bien abri­tée du mis­tral par deux touffes de genêts géants, Miette, la petite ber­gère du mas des Alouettes, réflé­chis­sait pro­fon­dé­ment. Autour d’elle, sur la lande, des mou­tons et quelques chèvres pais­saient les maigres ajoncs, les pauvres bruyères… Tout parais­sait calme et la fillette, ras­su­rée par la bonne conduite de son trou­peau, s’en don­nait, à cœur joie, de rêvas­ser… Elle son­geait, la pau­vrette, à la fête toute proche, aux cadeaux, géné­ra­le­ment reçus et échan­gés autour d’elle, par les guar­dians[1] et les ser­vantes de la ferme…

Petite bergère de Camargue gardant son troupeau

Elle pen­sait que tout le monde aurait, dans deux jours, son œuf de Pâques… et elle n’i­gno­rait pas que nul n’au­rait l’i­dée de lui en offrir un… même minuscule…

Jus­te­ment, la veille, en allant faire une com­mis­sion pour sa mai­tresse, elle avait aper­çu, à la devan­ture du grand confi­seur de la place des Arènes, un œuf gigan­tesque de taille et de gros­seur, ten­du d’une riche étoffe damas­sée d’or, et enru­ban­né de galons scintillants.

À ce sou­ve­nir, les pau­pières de Miette papillo­taient. Elle se croyait encore devant la bou­tique du mar­chand de bon­bons. Hélas ! elle était en Camargue, au milieu de la lande déso­lée, où chan­tait le mis­tral, auprès de ses bre­bis et de son chien…

Un bruit de paroles étouf­fées la tira de sa torpeur. 

  1. [1] NDÉ : l’or­tho­graphe ordi­naire est « gar­dian »
Ouvrage : La semaine de Suzette | Auteur : Herverie, B. de la
Villageois s'en retournant après avoir fêter Pâques à l'église - Cloches - Cierge pascal.

TOUTES les heures du jour et de la nuit ont leur fête dans l’année.

En juillet, la Fête Natio­nale, par ses feux d’ar­ti­fice, est la fête du soir. À Noël, la fête de minuit fait oublier le froid. Le jour des Rois, le gâteau, que l’on par­tage à midi, marque la fête du déjeu­ner dans la famille.

grands feux de Pâques en Allemagne

Mais Pâques, c’est la fête du matin. La lumière fleu­rit les églises comme le soleil fleu­rit le ciel. Avez-vous remar­qué qu’il fait presque tou­jours un temps magni­fique, le jour de Pâques ? Et, même s’il ne fait pas très beau, à regar­der seule­ment les gens pas­ser par les rues et par les routes, avec leurs habits neufs, on sent qu’il y a de la joie dans l’air. Dans les églises, où les cloches sont reve­nues, la semaine sainte étant finie, on a ral­lu­mé tous les cierges et même un de plus, énorme, dans lequel on a mis des grains d’en­cens, le fameux cierge pascal.

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Deux bri­gands, eux aus­si condam­nés à mort, étaient mon­tés au Cal­vaire. Jésus, regar­dé comme plus cou­pable, fut cru­ci­fié au milieu. Ces lar­rons se moquaient d’a­bord de la douce Vic­time. Mais l’un d’eux, témoin de sa bon­té, de sa dou­ceur, com­prit qu’il ne méri­tait aucune condam­na­tion. Il fit taire son compagnon…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Durant toute cette hor­rible jour­née, Jésus était res­té presque nu, recou­vert seule­ment d’un lam­beau d’é­toffe rouge. Mais puis­qu’il devait être cru­ci­fié et tra­ver­ser la ville, on lui ren­dit ses vête­ments, que, sur le Cal­vaire, les bour­reaux auraient à se par­ta­ger. Jésus, alors, fut char­gé d’une lourde croix qu’il devait porter…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Pour expier les péchés de la chair, Jésus vou­lut être fla­gel­lé. Mais il y avait nos fautes d’or­gueil, et celles-là aus­si devaient être effa­cées par les humi­lia­tions du Bon Maître. Il s’é­tait dit Roi. Aus­si les sol­dats, pour ridi­cu­li­ser sa royau­té, lui mirent en mains un sceptre de roseau. Au…