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22 octobre 2026Le bienheureux Ladislas de Gielniow, Confesseur

Le bien­heu­reux Ladis­las, qu’il ne faut pas confondre avec saint Ladis­las, roi de Hon­grie, naquit à Giel­niow, en Pologne. Il eut le bon­heur d’être du nombre des reli­gieux fran­cis­cains que saint Jean de Capis­tran diri­geait vers la per­fec­tion par ses leçons et ses exemples. Il s’é­tait consa­cré au Sei­gneur dès sa pre­mière jeu­nesse. Le zèle de la gloire de Dieu le por­ta, lors­qu’il fut pro­fès, à entre­prendre, avec douze com­pa­gnons, une mis­sion chez les Tar­tares Kal­mouks, livrés à l’i­do­lâ­trie ou enga­gés dans l’is­la­misme. Les obs­tacles que le grand-duc de Rus­sie mit à cette sainte entre­prise en empê­chèrent le suc­cès. Reve­nu en Pologne, Ladis­las se livra tout entier à ses devoirs de reli­gieux. Son obéis­sance était admi­rable ; il mon­tra une pru­dence consom­mée comme gar­dien du couvent de Var­so­vie, puis comme pro­vin­cial de son Ordre. Sa ver­tu et son élo­quence en firent un pré­di­ca­teur de grand renom. Prê­chant la Pas­sion un jour de Ven­dre­di-Saint, il fut ravi en extase après avoir pro­non­cé le nom de Jésus, et s’é­le­va au-des­sus de la chaire, à la vue de tout le peuple. Il tom­ba bien­tôt dans une mala­die de lan­gueur, dont il mou­rut à Var­so­vie en 1505.


Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Un roi vou­lant régler ses comptes, fit appe­ler ses ser­vi­teurs. L’un d’eux lui devait envi­ron dix mille talents, somme très forte. Il obtint par ses ins­tantes sup­pli­ca­tions d’être déchar­gé de cette dette énorme. Mais, étant sor­ti, ce ser­vi­teur ren­con­tra un de ses com­pa­gnons qui lui devait cent deniers, quatre-vingt de…

Ouvrage : Bayard | Auteur : Sève, André | Illustration : Hi-Ta

Le Troubadour d’Assise

Le loup de Gubbio

Un triste jour d’hi­ver, Fran­çois s’en allait vers Gub­bio. Mais voi­ci que par­tout on lui dit de rebrous­ser che­min. Un loup ter­rible, bien plus fort et plus mau­vais que les autres, sème la ter­reur à Gub­bio et aux environs.

— On n’ose plus sortir !

— Je vais m’oc­cu­per de ça, dit François.

Et le voi­là par­ti à la recherche du loup. Pas dif­fi­cile de le trou­ver, avec ses traces dans la neige. D’ailleurs, sûr de sa force, il ne se cachait guère. Dans une clai­rière, ils se trou­vèrent subi­te­ment face à face la grande bête mau­vaise et le petit Frère aux yeux rayonnants.

Ils se regar­dèrent un moment sans bou­ger. Puis Fran­çois fit un grand signe de croix.

— Frère loup, approche !

Len­te­ment, comme à regret, mais déjà obéis­sant, il avance et paraît plus énorme encore près du ché­tif Fran­çois. Il se couche à ses pieds comme un chien fidèle qui aurait fait des bêtises.

Le loup se soumet à saint François
Ouvrage : Bayard | Auteur : Sève, André | Illustration : Hi-Ta

Le Troubadour d’Assise

Les Fioretti de saint François

Plu­sieurs, en l’é­cou­tant, ont envie de faire comme lui et le suivent. Il y aura d’a­bord Ber­nard de Quin­ta­valle, un homme riche, grave et réflé­chi ; Pierre de Cat­ta­ni, le conseiller de l’é­vê­ché ; Égide le pay­san, Ange le che­va­lier, le prêtre Syl­vestre. Et, un peu plus tard, le grand Mas­seo, le doux Léon, l’a­mu­sant Genièvre, Divi­ni, le roi des troubadours… 

Bien­tôt, des cen­taines, puis des mil­liers, sur­tout après l’ap­pro­ba­tion du Pape Inno­cent III.

Que de belles choses à racon­ter sur ces débuts de la vie fran­cis­caine des his­toires si jolies qu’on en a fait un livre qui s’ap­pelle Fio­ret­ti,

parce que la vie des saints c’est comme un bou­quet de fleurs, douces à regar­der et bonnes à sen­tir. Tenez, vous vou­lez savoir ce que fit un jour le Frère cui­si­nier, notre mali­cieux Genièvre ? Il avait remar­qué que les Frères se pré­oc­cu­paient un peu trop de leur nour­ri­ture et que lui pas­sait beau­coup de temps à pré­pa­rer les repas. 

Ouvrage : Bayard | Auteur : Sève, André | Illustration : Hi-Ta

Le Troubadour d’Assise

Saint François fait célébrer une messe dans la chapelle Notre-Dame des Anges restauré

Un an pas­sa, puis deux. Le petit maçon de Jésus avait fini de recons­truire Notre-Dame-des-Anges. Après la Chan­de­leur, le prin­temps risque un œil et les ruis­seaux recom­mencent à rire. Fran­çois avait un peu moins froid dans la petite cabane qu’il s’é­tait construit

dans le bois, près de l’é­glise. Et même, ce matin-là, le 24 février 1209, jour de Saint-Mathias, il avait tout à fait chaud au cœur et il chan­tait fort, comme juste avant qu’il vous arrive un grand bon­heur sans que vous vous en doutiez.

Le curé de Saint-Damien vint dire la messe. Il lut l’É­van­gile plus len­te­ment que d’ordinaire.

Allez et prê­chez. Dites : le royaume des cieux est proche !… N’emportez ni or, ni argent, ni sac pour la route, ni deux tuniques, ni chaus­sures, ni bâton…

Fran­çois eut comme un éblouis­se­ment. Bien des fois il avait enten­du ces paroles, mais, ce matin, il com­pre­nait qu’elles s’a­dres­saient direc­te­ment à lui. Quand Jésus lui

Saint François prêche sur les routes d'Italie
Ouvrage : Bayard | Auteur : Sève, André | Illustration : Hi-Ta

Le Troubadour d’Assise

Saint François reconstruit l'église de Saint Damien

À par­tir de ce moment, il ne se demande plus qu’une chose com­ment vais-je ser­vir Notre-Sei­gneur ? Il allait sou­vent prier dans la petite église de Saint-Damien, bâtie en pleine cam­pagne, à flanc de coteau, au milieu des oli­viers et bien en face de la plaine. Un joli coin pour pen­ser au bon Dieu.

Fran­çois aimait prier devant le grand Cru­ci­fix de bois peint qui domine l’au­tel. Et voi­là qu’un jour, la pein­ture se met à bou­ger, les yeux s’a­niment et une voix douce pro­nonce bien distinctement :

— Va, Fran­çois, recons­truis ma mai­son…, elle s’écroule.

C’est vrai, elle était bien déla­brée, la pauvre petite église de Saint-Damien. Et plus haut, dans la mon­tagne, Saint-Pierre tom­bait en ruine. Et plus bas, dans la plaine, le clo­cher de Sainte-Marie-des-Anges fai­sait pitié. Eh bien ! Fran­çois devien­dra le maçon du bon Dieu.

Oui, mais il y a quel­qu’un à qui tout cela ne plai­sait guère…

Saint François se dépouille de ses vêtements et les rend à son père, Pierre Bernardone