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20 juin 2026Saint Silvère, Pape et Martyr

Fils du pape Hor­mis­das qui était marié avant d’en­trer dans les ordres, Sil­vère n’é­tait que sous-diacre lorsque, en 536, on l’é­le­va sur le trône pon­ti­fi­cal pour suc­cé­der à saint Aga­pit. L’im­pé­ra­trice de Constan­ti­nople, Théo­do­ra, lui deman­da de réta­blir comme évêque de sa capi­tale un héré­siarque que saint Aga­pit avait dépo­sé. Sil­vère s’y étant refu­sé, Théo­do­ra pres­cri­vit à Béli­saire de l’en­voyer en exil. L’île de Pon­za fut le lieu de son ban­nis­se­ment. On rap­porte qu’il écri­vit de là, en ces termes, à l’é­vêque Ama­tor : « Je n’ai point aban­don­né, je n’a­ban­don­ne­rai point ma charge, quoique je vive du pain de la tri­bu­la­tion et de l’eau de l’an­goisse. » De son île, il conti­nuait à lut­ter contre l’an­ti­pape Vigile qu’on venait de nom­mer. Mais il mou­rut bien­tôt, miné par le cha­grin et la souf­france. L’É­glise le consi­dère comme martyr.


Ouvrage : Bayard | Auteur : Pergame

CETTE his­toire, c’est un vieux curé qui me l’a contée, le vieux curé d’un petit vil­lage des Cha­rentes. Je revois encore son aimable et bon visage et son joli jar­din plein de soleil. 

Nous par­lions du plai­sir de donner :

— Moi, me dit le vieux prêtre, ce que j’ai jamais don­né de meilleur cœur, c’est une petite sta­tue de la Sainte Vierge, en plâtre peint.

— À qui l’a­vez-vous don­née, Mon­sieur le curé ? 

— À un petit enfant, Mon­sieur ; mais c’est toute une histoire.

Mon hôte se recueillit un ins­tant, puis commença : 

— Ils étaient trois qui venaient me voir chaque matin José, Julien et Vincent, trois frères ; l’aî­né mar­chait sur ses 7 ans, le troi­sième, Vincent, comp­tait à peine quatre printemps.

Tous les jours, régu­liè­re­ment, ils arri­vaient vers les 8 heures, tenant à la main la tar­tine de leur déjeu­ner ; nous allions d’a­bord saluer la bonne Sainte Vierge, dont j’a­vais mis une sta­tue dans le creux du mur, tout au fond du jar­din ; leurs petits bérets à la main, ils disaient sage­ment un Ave Maria, puis nous retour­nions tous quatre à la cui­sine, et Mar­thon, ma vieille ser­vante, éta­lait sur les tar­tines une couche abon­dante de confi­tures ou de miel. Sou­vent nous par­lions de la Sainte Vierge ; je venais de gagner cette sta­tue dans une tom­bo­la de cha­ri­té ; elle était toute neuve, avec des cou­leurs tendres, une cou­ronne dorée et des étoiles sur son man­teau ; elle sou­le­vait une grande admi­ra­tion chez les trois frères.

Un jour, José me dit :

— Alors, Mon­sieur le curé, quand nous la don­ne­rez-vous votre Sainte Vierge ?

— Mais, mon petit José, je ne t’ai jamais dit que je vou­lais te la donner !

— Vous ne l’a­vez pas dit, reprit le bam­bin avec assu­rance, mais vous en avez des tas de Saintes Vierges il y en a une grande dans votre salon, une au-des­sus de la porte, une dans votre chambre, sans comp­ter celle de l’é­glise… et nous, nous n’en avons pas une seule ! Vous croyez que c’est juste ? 

Évi­dem­ment, en toute logique, ce n’é­tait pas juste ; je cher­chai une expli­ca­tion, ne la trou­vai pas, et brus­que­ment, pre­nant mon parti :

— Eh bien, je vous la don­ne­rai un jour où vous aurez été bien sages.

— À qui vous la don­ne­rez ? À moi « que » je suis le plus grand ?

— Non, implo­ra Vincent, à moi, « que » je suis le plus petit ?

— À moi ! à moi ! cria Julien, « pasque » je ne suis pas le plus grand et pas le plus petit ?

— Ce sera pour celui qui l’au­ra méri­tée, dis-je d’une voix ferme.

Et depuis, chaque matin, dès l’ar­ri­vée, on me posa inva­ria­ble­ment la même question :

— Quand nous la ferez-vous méri­ter, votre Sainte Vierge, Mon­sieur le curé ?

Ils disaient d’a­bord « votre » Sainte Vierge, puis, très vite, ce fut « notre » Sainte Vierge.

Enfin, le jour où José me dit d’un ton amer « Je vois bien que vous vou­lez la gar­der notre Sainte Vierge ! Alors, Mon­sieur le curé, vous n’a­viez qu’à ne pas nous la pro­mettre ! » je vis qu’il n’y avait plus à reculer.

— Ce sera pour aujourd’­hui, répon­dis-je réso­lu­ment ; vous avez toute la mati­née devant vous : met­tez-vous en cam­pagne et rap­por­tez-moi quelque chose pour la Sainte Vierge ; je don­ne­rai la sta­tue à celui qui lui offri­ra le plus beau cadeau. 

José réflé­chit un instant :

— Je vais prendre mon fusil et mes flèches ! s’é­crie-t-il, frap­pé d’une ins­pi­ra­tion sou­daine, et je vais lui don­ner une per­drix à la Sainte Vierge ; je pense que cela lui fera plai­sir, Mon­sieur le curé ?

— La chasse n’est pas ouverte, observai-je. 

Mais, sans m’é­cou­ter, il était parti.

Ouvrage : Autres textes

Un de nos lec­teurs de Bel­gique, M. Édouard van Spey­brouck, vient de publier, au pro­fit d’une bonne œuvre, un ouvrage très cap­ti­vant sur le Père Paul, le célèbre thau­ma­turge belge [1]. En France, on ignore géné­ra­le­ment ce qu’était le Père Paul. Aus­si, sommes-nous heu­reux de pou­voir aujourd’hui, grâce à M. Edouard van Spey­brouck, le faire connaître à nos lecteurs.

Voi­ci d’abord l’histoire de sa vie à grands traits :

Père Paul naquit à Moll, com­mune de la pro­vince d’Anvers, le 15 jan­vier 1824, et reçut au bap­tême le nom de Fran­çois. Il était fils de Vincent Luy­ckx et d’Anne-Catherine van Balen.

Le jeune Fran­çois Luy­ckx fré­quen­ta d’abord l’école pri­maire de Mil­le­ghem-Moll, et voi­ci à ce sujet ce qu’on raconte : la plu­part des élèves habi­taient assez loin de la demeure où l’instituteur tenait école ; or, quand il fai­sait beau, celui-ci ne trou­vait sou­vent rien de plus natu­rel que de venir à la ren­contre des enfants, jusqu’à l’endroit nom­mé de Rei-Boo­men, où l’on voit encore une ran­gée d’arbres, et là, tous s’asseyaient à l’ombre des grands chênes, pour entendre la leçon du maître.

Fran­çois fut envoyé ensuite au col­lège de Gheel, pour y faire ses huma­ni­tés. Cette célèbre ins­ti­tu­tion était située à six kilo­mètres de la mai­son pater­nelle ; il lui fal­lait donc faire tous les jours douze kilo­mètres pour suivre les cours !

Dès son jeune âge, Fran­çois s’était sen­ti appe­lé à l’état reli­gieux, et fut heu­reux lorsque, le 25 juin 1848, il vit s’ouvrir devant lui les portes du monas­tère des Béné­dic­tins, à Termonde.

Le 24 août sui­vant, il reçut l’habit de Saint-Benoît. Dès lors, il se pré­pa­ra de loin au grand jour où il pour­rait à jamais renon­cer aux folles espé­rances du monde, et s’unir défi­ni­ti­ve­ment à la grande famille du Patriarche des moines d’Occident. Après une année d’épreuves, il fut admis, le 30 sep­tembre 1849, à la Pro­fes­sion, et à se lier au Sau­veur par les veaux de pau­vre­té, de chas­te­té et d’obéissance.

En 1856, il se ren­dit en Ita­lie pour conti­nuer ses études théo­lo­giques au célèbre col­lège des Béné­dic­tins de Parme, et ce fut dans cette ville que, pour la pre­mière fois, il mon­ta trem­blant les degrés de l’autel, afin de sacri­fier pour les vivants et les morts.

Il revint dans sa patrie en 1859, rési­da à Ter­monde jusqu’en 1869, année où il fut char­gé du réta­blis­se­ment de l’abbaye d’Afflighem, et fon­da, en 1879, le monas­tère de Steen­brugge dont il fut supé­rieur jusqu’en 1886, et qu’il quit­ta en 1887, pour ren­trer à Termonde.

Dès sa pre­mière rési­dence à Ter­monde, le bon peuple fla­mand com­prit que la Pro­vi­dence avait sus­ci­té au monas­tère un homme d’une ver­tu extra­or­di­naire, et la renom­mée du Père Paul s’étendit rapidement.

On peut éva­luer à plus d’un mil­lion le nombre de per­sonnes qui eurent recours aux bons offices et aux conseils de Père Paul. Du carac­tère le plus doux et le plus bénin, il accueillait à bras ouverts tous ceux qui s’adressaient à lui ; mais il fut sur­tout le pro­tec­teur et l’ami des pauvres et des éprou­vés, un mot le démontre : une dame des envi­rons du monas­tère étant dan­ge­reu­se­ment malade, on deman­da au bon reli­gieux si déjà il était allé la voir.

— Non, répon­dit le Père, je ne vais chez les riches que s’ils le demandent ; pour les pauvres, c’est différent.

Il sem­blait que ce fût un besoin inné de sa nature cha­ri­table, de venir en aide au pro­chain. À son gré, on ne lui deman­dait jamais assez, et sou­vent, sur le point de quit­ter ses visi­teurs, il s’enquérait avec une insis­tance tou­chante s’ils n’avaient plus rien à lui demander…

Un jour, ayant reçu, par l’obligeante entre­mise d’un ami, une lettre d’un savant de ses connais­sances, lec­ture faite, Père Paul dépo­sa le pli avec un geste de désap­poin­te­ment, disant :

  1. [1] Titre : Quelques traits de la vie du Très Révé­rend Père Paul de Moll, béné­dic­tin, 1824 – 1896. Le volume : 2 francs. Fran­co : 2 fr. 50. Écrire à l’auteur à Bruges.
Ouvrage : Le deuxième livre d'André

Sainte Féli­ci­té était une dame romaine de haute consi­dé­ra­tion. Elle vivait au milieu du IIe siècle, sous l’empereur Anto­nin. Vers l’an 160, elle devint veuve. Elle avait sept fils, jeunes encore : Jan­vier, Félix, Phi­lippe, Sil­vain, Alexandre, Vital et Mar­tial ; sa pié­té, ses leçons, ses exemples en firent des saints. Les…

Ouvrage : Revue Bernadette

Saint Malo et la baleine Saint Malo s’é­tait embar­qué depuis peu de temps, sur un grand bateau avec son maitre et de nom­breux moines et laïcs pour un voyage de 7 ans. Il voguait vers les Îles For­tu­nées, ves­tiges, croyait-on, du para­dis ter­restre où les hommes menaient une vie angélique…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Jésus va par­tir. Son his­toire ter­restre est finie : il est né, il a tra­vaillé, il a prê­ché, il a souf­fert, il est mort. Il lui reste à remon­ter au ciel pour y jouir d’un triomphe qu’il a si glo­rieu­se­ment méri­té. Marie est là, avec elle, les apôtres et une centaine…