L’Office divin
Chapitre III

Jeudi ! Jour de congé !

Voilà qui mettrait en liesse l’humeur nonchalante de Pierrot, s’il ne contemplait, le nez collé à la fenêtre, les feuilles mortes qui tourbillonnent.

À les
Le mariage de Catherine
Dans Alexandrie, sur les bords de la Méditerranée orientale, grandit la princesse Catherine, douée d’une vive intelligence et d’une merveilleuse beauté, mais dont le cœur est rempli d’orgueil.

À
L'anniversaire de Patricia
Charité envers le prochain.
Toutes les fleurs sont écloses, l'atmosphère est tiède, le soleil dans un ciel sans nuage, et les oiseaux s'égosillent à qui mieux-mieux, lançant sous les ombrages
Les débuts des pères du Saint-Esprit dans l'Afrique Noire
XVI
Il y a une centaine d'années, les villageois de Minerve, petite commune de l'Hérault, étaient fort intrigués des allures de l'abbé Bessieux, leur curé. Il
Il était seul au monde
Pénitence
« Tes références, garçon ? »

Pour la dixième fois, Paul se heurte à cette demande. Pour la dixième fois, il répond sourdement :

« Je n'en ai pas.

— Quoi ! Tu n'as jamais travaillé,
La voix des cloches
Bing ! Bang ! Ding ! Dong ! Alléluia !

Aube de Pâques, matin joyeux ! Françoise s'éveille vite, vite. Elle est en vacances chez grand-mère, et n'a nulle envie de traîner au lit comme les jours où
Le mur de sucre
La petite Thérèse était une charmante enfant, aux yeux bleus rayonnants, aux joues roses et aux longues tresses ! Vraiment, on ne pouvait s’empêcher de l’aimer. Disons plutôt : on n’aurait pu s'empêcher

Et maintenant une histoire ! Posts

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CONTE

Une après-midi, il y a de cela quelque cinq cent ans, le podes­tat de Fie­sole pre­nait le frais autour de sa cité.

Comme il lon­geait en sa pro­me­nade le jar­din des Frères-Prê­cheurs, qui n’était pas encore sévè­re­ment enclos, il s’avisa que les Fils de Saint Domi­nique avaient des roses sans pareilles.

Ces mer­veilles de la végé­ta­tion étaient dues aux bons soins de Frère Sim­plice, qui, d’après l’ordre de son Prieur, consa­crait son temps à l’arrosage. Sim­plice n’était pas doc­teur en droit canon : c’était un humble croyant, qui fai­sait son salut en pui­sant de l’eau dans une fon­taine ; c’était une âme can­dide et sans reproche, qui comp­tait les Ave Maria du Rosaire avec les arro­soirs vidés et rem­plis sans inter­rup­tion. Si un péché avait effleu­ré jamais sa robe d’innocence, ç’avait été le péché d’orgueil, en contem­plant l’éclat embau­mé de ses fleurs, pré­pa­rées avec amour pour l’ornement du sanc­tuaire. À l’office, quand il voyait ses roses déco­rer le taber­nacle, ou s’effeuiller en tapis de pourpre sous les pas du rayon­nant osten­soir, il avait peine à se défendre contre une vani­té d’auteur, et il lui sem­blait que la Madone du cloître sou­riait à ses guir­landes avec une com­plai­sance amie. Sans doute, il par­ta­geait sans réserve l’enthousiasme de toute la Tos­cane pour les fresques déli­cieuses qu’un jeune moine, tout nou­veau, Fra Gio­van­ni, jetait avec pro­fu­sion sur les voûtes et les lam­bris du monas­tère com­men­cé ; mais Sim­plice était ten­té de croire que l’hommage de ses roses était plus pur, plus suave encore, plus dou­ce­ment agréé par le Roi de la nature. Pauvre Sim­plice ! Quel trouble en son âme lim­pide comme un cris­tal, s’il eût pu se dou­ter que le suc­cès de son hor­ti­cul­ture allait don­ner aux médi­ta­tions du podes­tat en pro­me­nade une direc­tion si fâcheuse !

Celui-ci en effet, s’était arrê­té dans le che­min admi­rant les roses à tra­vers le grillage :

— Comme ce coteau s’est amé­lio­ré ! mur­mu­rait-il. Je n’y connais­sais, autre­fois, que des ronces et des cailloux ! La ville n’a point su en tirer par­ti, c’est même pour cela que j’ai lais­sé sans crier gare, les Révé­rends Pères s’installer en ce lieu aban­don­né et s’y tailler un domaine. Si j’avais pré­vu qu’ils y feraient un si joli jar­din je leur aurais deman­dé une cen­taine d’écus d’or. Ils seraient bien utiles en ce moment dans notre caisse, car, on nous réclame, à Foli­gno, soixante écus romains pour nous peindre la Madone qui manque à l’autel majeur de notre cathé­drale ! .…

Au fait, est-il vrai­ment trop tard ? Aucun acte régu­lier n’a consa­cré l’abandon de la pro­prié­té muni­ci­pale ; il serait d’une bonne admi­nis­tra­tion d’exiger au moins quelque somme, avant de recon­naître comme légi­time, par devant le pro-notaire com­mu­nal, l’établissement des Frères-Prê­cheurs en ce lieu !

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Saint Jean-Marie Vianney patron des curésPrêtre, rien que prêtre, pour offrir à Dieu le Saint Sacri­fice de la Messe, admi­nis­trer les sacre­ments et prê­cher la parole de Dieu : ce fut toute la vie du saint Curé d’Ars. Il exer­ce­ra si par­fai­te­ment son minis­tère que le XIXe siècle ver­ra les foules accou­rir vers ce petit vil­lage des Dombes, pour « voir un saint ». Éle­vé à la gloire des autels, il sera don­né comme patron aux prêtres. Pen­dant qua­rante-quatre ans il fut curé du vil­lage d’Ars, mais très vite, dix ans après son ins­tal­la­tion, déjà son minis­tère de conver­tis­seur d’âmes com­men­ça. Il ren­dra ain­si la paix aux consciences tour­men­tées, conso­le­ra les affli­gés, diri­ge­ra vers la per­fec­tion de nom­breuses âmes.

Com­ment cet humble prêtre de cam­pagne, peu doué intel­lec­tuel­le­ment, mais pos­sé­dant la sagesse natu­relle, y est-il arri­vé ?

La trame de toute sa vie était l’Eucharistie : il en avait la pas­sion. Il célé­brait la Sainte Messe avec une telle fer­veur, que l’opinion de ceux qui le voyaient à l’autel était qu’ils recon­nais­saient Notre Sei­gneur « à la frac­tion du pain ». Une nuit de Noël, en célé­brant la Messe, comme il atten­dait la fin des chants pour enta­mer le Pater, ceux qui étaient près de l’autel le virent, regar­dant la Sainte Hos­tie qu’il tenait entre ses doigts au-des­sus du Calice, en pleu­rant et sou­riant en même temps. Son vicaire lui deman­dait, de retour à la sacris­tie : À quoi pen­siez-vous à ce moment, Mon­sieur le Curé ? Mon ami, répon­dit-il, je disais à Notre Sei­gneur : Mon Dieu, si je savais devoir être dam­né main­te­nant que je vous tiens, je ne vous lâche­rais plus.

Dès sa plus tendre enfance, cet amour de l’Eucharistie va se mani­fes­ter ; il disait que c’était de sa mère qu’il en avait reçu l’exemple. J’ai appris à prier à la Messe rien qu’en la contem­plant si recueillie et comme trans­fi­gu­rée.

Il fera sa Pre­mière Com­mu­nion à douze ans. Sa joie était si grande après avoir reçu le Bon Dieu qu’il ne vou­lait plus quit­ter la chambre où il avait com­mu­nié pour la pre­mière fois. À par­tir de ce moment, Dieu prit pos­ses­sion de son cœur et nul autre amour n’y péné­tra. Éle­vé dans une famille pro­fon­dé­ment chré­tienne, il pas­sa sa jeu­nesse à l’abri du monde et dans l’ignorance du mal. Il recon­nut qu’il n’en apprit l’existence qu’au confes­sion­nal par la bouche des pécheurs.

L’éclosion de sa voca­tion au sacer­doce a cer­tai­ne­ment été influen­cée par les cir­cons­tances de son enfance. Né en 1786, il a quatre ans lorsque la per­sé­cu­tion san­glante contre les prêtres fidèles com­mence. Ses parents vont très vite refu­ser d’assister à la Messe des prêtres jureurs et, au péril de leur vie, ils auront recours au minis­tère des prêtres pros­crits pour rece­voir les sacre­ments.

Com­bien l’âme si pieuse du jeune enfant sera impres­sion­née par ces Messes des Cata­combes célé­brées la nuit, dans des lieux secrets, par des prêtres pour­chas­sés qui s’exposaient à la mort, à la dépor­ta­tion, par amour des âmes. Quand Jean-Marie confie­ra à sa mère son secret, il lui dira que c’est par amour des âmes qu’il veut se faire prêtre. L’époque était peu pro­pice pour son­ger à la prê­trise et il fal­lut la téna­ci­té du jeune homme aidé par sa mère très ani­mée pour qu’il arrive à faire ses études en vue du sacer­doce.

C’est auprès de M. Bal­ley, curé d’Ecully, qu’il sera envoyé ; en effet ce saint prêtre avait réuni autour de lui quelques jeunes gens pour les pré­pa­rer à deve­nir prêtres. Il s’attachera très vite au jeune Vian­ney, car il s’était ren­du compte de sa ver­tu peu com­mune. M. Bal­ley sut ins­pi­rer à Jean-Marie une très grande véné­ra­tion et Jean-Marie appren­dra de ce curé aus­tère et pieux ce que devait être le prêtre.

Jean-Marie ne sera ordon­né qu’à vingt-neuf ans. Ces longues années d’études inter­rom­pues par des cir­cons­tances pénibles, ne feront qu’enraciner dans son âme le désir de mon­ter un jour à l’autel.

Si cer­tains de ses maîtres prê­tèrent peu d’attention à sa ver­tu, d’autres ne se lais­sèrent pas trom­per par sa rus­ti­ci­té appa­rente et com­prirent qu’ils avaient affaire à un sémi­na­riste d’une pié­té exem­plaire. M. Cour­bon, qui lui déli­vra ses lettres tes­ti­mo­niales à l’archevêché de Lyon, disait : L’Église n’a pas besoin seule­ment de prêtres savants, mais encore et sur­tout de prêtres pieux.

Il fut ordon­né par Mgr Simon, évêque de Gre­noble, le 13 août 1815. Il était seul et on fit la remarque à Mon­sei­gneur qu’on le déran­geait pour peu. Le vieil évêque contem­pla ce diacre au visage ascé­tique et dit : Ce n’est pas trop de peine pour ordon­ner un bon prêtre.

À par­tir du moment où Jean-Marie-Bap­tiste Vian­ney aura reçu le sacer­doce, on peut dire que l’homme va dis­pa­raître pour ne plus lais­ser paraître que le prêtre, cet autre Christ. Sans s’en rendre compte, tant son humi­li­té était grande, le curé d’Ars s’est dépeint lui-même quand il par­le­ra de l’éminente digni­té du prêtre : Le prêtre ne se com­pren­dra bien que dans le Ciel… Si on avait la foi, on ver­rait Dieu caché dans le prêtre comme une lumière der­rière un verre comme du vin mêlé avec de l’eau.

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Notre-Sei­gneur Dieu le Père, un jour, en Para­dis, était tout sou­cieux. L’Enfant-Jésus lui dit :

« Qu’avez-vous, père ?

— J’ai, répon­dit Dieu, un sou­ci qui me tara­buste… Tiens, regarde là-bas.

— Où ? dit Jésus.

— Par là-bas, dans le Limou­sin, droit de mon doigt : tu vois bien, dans ce vil­lage, vers le fau­bourg, une bou­tique de maré­chal-fer­rant, une belle et grande bou­tique ?

— Je vois, je vois.

Éloi maître sur tous les maîtres— Eh ! bien, mon Fils, là est un homme que j’aurais vou­lu sau­ver : on l’appelle maître Éloi. C’est un gaillard solide, obser­va­teur fidèle de mes com­man­de­ments, cha­ri­table au pauvre monde, ser­viable à n’importe qui, d’un bon compte avec la pra­tique, et mar­te­lant du matin au soir sans mal par­ler ni blas­phé­mer… Oui, il me semble digne de deve­nir un grand saint.

— Et qui empêche ? dit Jésus.

— Son orgueil, mon enfant. Parce qu’il est bon ouvrier, ouvrier de pre­mier ordre, Éloi croit que sur terre nul n’est au-des­sus de lui, et pré­somp­tion est per­di­tion.

— Sei­gneur Père, fit Jésus, si vous me vou­liez per­mettre de des­cendre sur la terre, j’essaierais de le conver­tir.

— Va, mon cher Fils.

Et le bon Jésus des­cen­dit. Vêtu en appren­ti, son balu­chon der­rière le dos, le divin ouvrier arrive droit dans la nie où demeu­rait Éloi. Sur la porte d’Éloi, selon l’usage, était l’enseigne, et l’enseigne por­tait : Éloi le maré­chal, maître sur tous les maîtres, en deux chaudes forge un fer.

Le petit appren­ti met donc le pied sur le seuil et, ôtant son cha­peau :

« Dieu vous donne le bon­jour, maître, et à la com­pa­gnie : si vous aviez besoin d’un peu d’aide ?

— Pas pour le moment, répond Éloi.

— Adieu donc, maître : ce sera pour une autre fois. »

Et Jésus, le bon Jésus, conti­nue son che­min. Il y avait, dans la rue, un groupe d’hommes qui cau­saient et Jésus dit en pas­sant :

« Je n’aurais pas cru que dans une bou­tique telle, où il doit y avoir, ce semble, tant d’ouvrage, on me refu­sât le tra­vail.

— Attends un peu, mignon, lui fait un des voi­sins. Com­ment as-tu salué, en entrant chez maître Éloi ?

— J’ai dit comme l’on dit : « Dieu vous donne le bon­jour, maître, et à la com­pa­gnie ! »

— Ha ! ce n’est pas ain­si qu’il fal­lait dire… Il fal­lait l’appeler maître sur tous les maîtres… Tiens, regarde l’écriteau.

— C’est vrai, dit Jésus, je vais essayer de nou­veau. Et de ce pas il retourne à la bou­tique.

— Dieu vous le donne bon, maître sur tous les maîtres ! N’auriez-vous pas besoin d’ouvrier ?

— Entre, entre, répond Éloi, j’ai pen­sé depuis tan­tôt que nous t’occuperions aus­si… Mais écoute ceci pour une bonne fois : quand tu me salue­ras, tu dois m’appeler maître, vois-tu ? sur tous les maître, car, ce n’est pas pour me van­ter, mais d’hommes comme moi, qui forgent un fer en deux chaudes, le Limou­sin n’en a pas deux !

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Saint François de Sale n'arrive pas à convertir les calvinistes

On était au début du prin­temps et la nature se réveillait après ces longs mois d’hiver. Le soleil chauf­fait avec une ardeur nou­velle et l’air reten­tis­sait des joyeux pépie­ments des oiseaux, tan­dis que d’humbles et déli­cats perce-neige poin­taient, dans les champs encore recou­verts de neige, leur fine corolle blanche.

Sur la route qui des­cen­dait de la for­te­resse des Allinges à la ville de Tho­non-en-Cha­blais était assise une fillette d’environ 5 ans. Elle était occu­pée à ras­sem­bler en bou­quet les quelques fleurs épar­pillées autour d’elle lorsqu’un bruit de pas se fit entendre. Elle se retour­na et, ramas­sant pré­ci­pi­tam­ment ses fleurs, s’enfuit en cou­rant.

Et pour­tant… Qu’avait donc cet homme qui mar­chait à grands pas vers la ville ? C’était un jeune prêtre de 27 ans, grand de taille, à la démarche souple et aisée. Son visage res­plen­dis­sait de paix et de bon­té. Tou­te­fois, mal­gré cette paix qui l’habitait, on le sen­tait sou­cieux. Il s’avançait en contem­plant les beau­tés prin­ta­nières qui s’offraient à son regard quand il aper­çut la fillette qui dis­pa­rais­sait au tour­nant du che­min. Son visage s’assombrit : « Mon Dieu, mur­mu­ra-t-il, ayez pitié de ces pauvres gens aveu­glés par l’hérésie. Faites fondre leur résis­tance devant la vraie foi comme cette neige devant votre soleil ».

Il arri­va bien­tôt aux portes de Tho­non.

Cette ville d’ordinaire si ani­mée se cal­ma comme par enchan­te­ment à son approche. Les portes se fer­mèrent à son pas­sage et quelques enfants pos­tés aux fenêtres inju­rièrent le « papiste ». Celui-ci, sans se trou­bler aucu­ne­ment, conti­nua son che­min et s’arrêta enfin devant une vieille église bien déla­brée. Il pas­sa la porte et alla s’agenouiller dans le chœur. Après avoir prié quelques ins­tants, le jeune prêtre s’inclina devant le cru­ci­fix et mon­ta en chaire : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Ain­si soit-il. Mes bien chers frères… »

Auteur : Fleury Marduel | Ouvrage : Petites Vies Illustrées pour enfants .

Saint Jean l’Évangéliste est un des douze Apôtres aux­quels Jésus a confié son Église. On l’a appe­lé « l’Évangéliste », parce qu’il a écrit l’un des quatre Évan­giles, livres où nous pou­vons lire la vie de Jésus.

Le papa de Jean s’appelait Zébé­dée ; il était pêcheur et lan­çait ses filets sur les bords du lac de Tibé­riade, un lac si grand qu’on l’appelait quel­que­fois « la mer de Gali­lée » 1 ; il avait des ouvriers pour l’aider et aus­si ses deux fils, Jacques et Jean. Il y avait beau­coup de pois­sons dans ce lac et on les ven­dait bien : c’était donc un tra­vail impor­tant.

Nous savons qu’une autre famille de pêcheurs y tra­vaillait éga­le­ment ; il s’agissait d’un autre Jean qui avait aus­si deux fils : Simon et André. Ces deux familles vivaient en grande ami­tié et s’entraidaient sou­vent dans leurs pêches.

Tout petits, ces gar­çons ont dû jouer sou­vent ensemble ; Simon aimait beau­coup son petit ami Jean qui était le plus jeune de la bande et celui-ci le lui ren­dait bien.

Quand ils furent plus grands, ils enten­dirent par­ler de Jean-Bap­tiste qui appre­nait à ceux qui venaient l’écouter à deve­nir meilleurs et à aimer Dieu de tout leur cœur. Il annon­çait aus­si une belle et grande nou­velle : la venue pro­chaine du Mes­sie, Sau­veur pro­mis dans la Bible et que tous les Juifs atten­daient, d’autant plus que leur pays avait été pris et occu­pé par les Romains et qu’ils espé­raient que le Mes­sie les déli­vre­rait.

Saint Jean, Le premier apôtre à suivre Jésus - Histoire du Nouveau Testament pour les enfants

 

Jean fait la connaissance de Jésus

Les quatre amis devinrent les dis­ciples de Jean-Bap­tiste, tout en conti­nuant à tra­vailler avec leur père. Or, un jour, Jean-Bap­tiste mon­tra à ceux qui l’entouraient un Juif qui s’était joint à eux et il décla­ra : « Voi­ci l’Agneau de Dieu, celui qui ôte les péchés du monde » ; il vou­lait faire com­prendre que le Mes­sie était celui-là.

Jean et son ami André l’entendirent et sui­virent Jésus qui se retour­na et leur deman­da : « Que vou­lez-vous ? »

Embar­ras­sés, ils dirent seule­ment : « Maître, où demeures-tu ? »

— Venez et voyez, répon­dit Jésus.

Alors tous deux l’accompagnèrent et pas­sèrent avec lui la fin de la jour­née ; ils en étaient si contents que, tout de suite, André alla dire à son frère Simon : « Nous avons trou­vé le Mes­sie. » On peut pen­ser que, de son côté, Jean alla trou­ver son frère Jacques car, depuis ce moment, tous les quatre sui­virent Jésus ; Jean et André furent donc les pre­miers Apôtres.

Jean est appe­lé dans l’Évangile : « le dis­ciple que Jésus aimait », sans doute parce qu’il était, plus que les autres dis­ciples très aimant et ardent, peut-être aus­si parce que, très jeune encore, il ne vou­lut dès lors jamais prendre femme afin de réser­ver son cœur entiè­re­ment au Sei­gneur. C’est lui qui nous a racon­té le pre­mier des miracles de Jésus ; c’était à Cana, en Gali­lée, lors d’un repas de noces.

Notes :

  1. La Gali­lée est une par­tie de la Pales­tine.