Célestin, Romain de naissance, fut élu en 422 pour succéder au pape saint Boniface Ier. Il dut intervenir en Afrique, en Gaule, en Calabre, pour que les élections des évêques se fissent régulièrement. Il envoya des missionnaires, Palladius, puis Patrice, pour l’évangélisation de l’Irlande, chargea les évêques Germain d’Auxerre et Loup de Troyes d’aller réprimer le pélagianisme en Grande-Bretagne. Le principal acte de son pontificat fut la condamnation du nestorianisme au concile d’Éphèse, en 431. Contre Nestorius qui niait la maternité divine de Marie, on définit ce qu’on n’avait jamais contesté jusque-là : à savoir, qu’il y a en Jésus-Christ une seule personne et deux natures et que Marie, étant la mère de l’unique personne de Jésus-Christ est réellement la Mère de Dieu, de la même manière que nos mères, bien qu’elles n’aient pas formé notre âme, mais notre corps seulement, sont appelées mères de l’homme tout entier. Les transports d’enthousiasme avec lesquels le peuple d’Éphèse accueillit la sentence condamnant Nestorius, l’ennemi de Marie, eurent un écho dans tout l’univers chrétien, et spécialement à Rome, où, pour la première fois, on prononça cette belle prière : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs ». Saint Célestin mourut le 6 avril 432.
TOUTES les heures du jour et de la nuit ont leur fête dans l’année.
En juillet, la Fête Nationale, par ses feux d’artifice, est la fête du soir. À Noël, la fête de minuit fait oublier le froid. Le jour des Rois, le gâteau, que l’on partage à midi, marque la fête du déjeuner dans la famille.
Mais Pâques, c’est la fête du matin. La lumière fleurit les églises comme le soleil fleurit le ciel. Avez-vous remarqué qu’il fait presque toujours un temps magnifique, le jour de Pâques ? Et, même s’il ne fait pas très beau, à regarder seulement les gens passer par les rues et par les routes, avec leurs habits neufs, on sent qu’il y a de la joie dans l’air. Dans les églises, où les cloches sont revenues, la semaine sainte étant finie, on a rallumé tous les cierges et même un de plus, énorme, dans lequel on a mis des grains d’encens, le fameux cierge pascal.
Deux brigands, eux aussi condamnés à mort, étaient montés au Calvaire. Jésus, regardé comme plus coupable, fut crucifié au milieu. Ces larrons se moquaient d’abord de la douce Victime. Mais l’un d’eux, témoin de sa bonté, de sa douceur, comprit qu’il ne méritait aucune condamnation. Il fit taire son compagnon…
Durant toute cette horrible journée, Jésus était resté presque nu, recouvert seulement d’un lambeau d’étoffe rouge. Mais puisqu’il devait être crucifié et traverser la ville, on lui rendit ses vêtements, que, sur le Calvaire, les bourreaux auraient à se partager. Jésus, alors, fut chargé d’une lourde croix qu’il devait porter…
Pour expier les péchés de la chair, Jésus voulut être flagellé. Mais il y avait nos fautes d’orgueil, et celles-là aussi devaient être effacées par les humiliations du Bon Maître. Il s’était dit Roi. Aussi les soldats, pour ridiculiser sa royauté, lui mirent en mains un sceptre de roseau. Au…
Bientôt on aperçut une troupe d’hommes portant des torches et armés de lances et de bâtons. Celui qui les conduit, c’est Judas. Le traître s’avance vers Jésus et le baise. S’adressant alors à cette bande, le Sauveur leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils répondirent « Jésus de Nazareth ! ». « C’est moi, fit-il, et,…