Sainte Marguerite-Marie
Sainte Marguerite-Marie vint au monde le 22 juillet 1647, dans le village de Vérosvres, au hameau de Lhautecour, diocèse d'Autun. Elle fut baptisée en l'église de Vérosvres dont son oncle Antoine
La nuit de Noël et le maître de sainte Zite
Lucques, la cité guerrière du Moyen Âge, tour à tour déchirée par les factions, opprimée par les tyrans, attaquée par des républiques voisines, Lucques, la puissante rivale
Le Christ au delà du Rhin
VI

Saint Boniface
Il est rare que les grands saints qui ont converti des régions entières soient nés dans ces régions : saint Martin vint des bords du Danube pour amener les Gaules à la foi
Conversion de Saint Paul
I. LA PISTE DU DÉSERT.
C'était un jour d'été, aux abords de midi. Sur la piste sablonneuse qui menait à Damas, une petite caravane se hâtait : quelques gardes, deux ou trois secrétaires, accompagnant
La belle histoire de Saint Benoît (480 - 545)
Saint Benoît, né en l'an 480 à Nursia (ville de la Sabine au nord de l'Italie, aux pieds des Apennins), mort au Mont Cassin (sud de Rome) le 21 mars 543, fondateur de l'Ordre

Et maintenant une histoire ! Posts

Auteur : Par un groupe de pères et de mères de familles | Ouvrage : Histoire Sainte illustrée .

Temps de lec­ture : 6 minutes

PROLOGUE

Regarde, tante Colette, regarde ! Il des­cend ! le voi­là ! Papa est dedans, l’oncle Ber­nard aus­si ! Sûr, sûr… je te dis, c’est l’Oi­seau-Bleu !

Histoire Sainte illustrée pour les enfants - Bernard et Colette en Avion
Il des­cend ! le voi­là !

Devant un petit homme soli­de­ment bâti, qui peut avoir cinq ans et demi et s’é­trangle d’é­mo­tion, un bel avion bleu pâle, der­nier modèle, évo­lue en effet à cin­quante mètres de là, cher­chant sa place pour atter­rir.

« Tante Colette » accourt et, der­rière elle, petit Pierre, qui entraîne de toutes ses forces une fillette brune et menue : sa nièce.

Faut-il encore dire petit Pierre ? Il en serait cer­tai­ne­ment furieux. Quand on est revê­tu de la digni­té d’oncle, il semble bien qu’on soit un homme ! Mon­sieur Pierre — mal­gré ses dix ans — en est très per­sua­dé.

Mais enfin, d’où lui viennent ces neveux jusque-là incon­nus ? Vous sou­vient-il d’une pre­mière ren­contre déjà loin­taine avec Ber­nard, Colette et Cie ? 1 En ce temps-là, ces impor­tants per­son­nages n’é­taient que des bébés, appre­nant leur caté­chisme.

Notes :

  1. Voir : Caté­chisme illus­tré. Récits évan­gé­liques illus­trés. Petite His­toire de l’É­glise illus­trée. À la Décou­verte de la Litur­gie. — Col­lec­tion Ber­nard et Colette. – MAME.
Auteur : Bay, Francine | Ouvrage : Autres textes .

Temps de lec­ture : 10 minutes

« Moi aussi aussi, je veux aller au Tonkin ! »

Missionnaire au Vietnam - Saint Thephane Venard

« Avance, che­vrette, avance !… » De son petit bâton, Théo­phane, 9 ans, pousse le long de la rivière la petite chèvre de la famille qui n’a­vance pas aus­si vite qu’il vou­drait. Arri­vé enfin au bord des rochers qui dominent le pré, dans cette jolie cam­pagne du Poi­tou, il s’as­soit par terre. Comme il est heu­reux ! Il ouvre aus­si­tôt un livre qu’il por­tait pré­cieu­se­ment sous son bras et que vient de lui prê­ter M. le Curé : Vie et mort de Charles Cor­nay, prêtre du dio­cèse de Poi­tiers, déca­pi­té pour la foi au Ton­kin.

Comme les jeunes enfants, il lit tout haut, de sa voix appli­quée de bon éco­lier. Et comme dans un champ voi­sin se trouve Julie Bon­net, une jeune fille beau­coup plus grande que Théo­phane mais pas­sion­née comme lui par les his­toires de mis­sion­naires, la voi­ci qui accourt, avec les bêtes qu’elle garde elle aus­si, pour écou­ter, tout en tri­co­tant, la lec­ture de Théo­phane.

Quelle his­toire pas­sion­nante ! Il y a à peine deux ans, en 1837, que ce prêtre est mort mar­tyr au Tong-King – on dit main­te­nant Ton­kin –, en Extrême-Orient, dans la région de Hong Kong.

Théo­phane est très impres­sion­né par ce qu’il lit ; tout-à-coup, il s’ar­rête comme ins­pi­ré. Julie le regarde et laisse son tri­cot… « Moi aus­si, dit-il, je veux aller au Ton­kin ! Et moi aus­si, je veux être mar­tyr ! »

Comme un poisson dans l’eau

Il n’au­ra pas beau­coup de mal, ce bon élève, second d’une famille de quatre enfants, à convaincre ses parents, pro­fon­dé­ment chré­tiens, de le lais­ser faire ses études pour deve­nir prêtre. Ain­si entre-t-il, à 12 ans, en 1841, au col­lège de Doué-la Fon­taine, en Anjou, puis au grand sémi­naire de Poi­tiers. À sa sœur Méla­nie, il écrit des lettres enthou­siastes : « Le sémi­naire, c’est le para­dis sur terre… Que l’on est heu­reux dans la mai­son du Sei­gneur ! J’y suis comme un pois­son dans l’eau ! »

Il prie, il tra­vaille, il réflé­chit, et sent gran­dir son inti­mi­té avec le Sei­gneur ; il reste très dis­cret et modeste et ne parle pas beau­coup, bien qu’il soit très gai. « On voit bien, comme dira plus tard un de ses cama­rades de sémi­naire, qu’il garde soi­gneu­se­ment pour lui-même ce qui fait l’ob­jet de ses plus chers dési­rs ». On ne se doute guère, sinon par son sou­rire, de la pas­sion qui habite ce futur mis­sion­naire, le « petit abbé Vénard » comme on l’ap­pelle, à cause de sa taille un peu en-des­sous de la moyenne.

L’École Polytechnique… du martyre

Ses études au grand sémi­naire se ter­minent. Ordon­né sous-diacre et réso­lu plus que jamais à deve­nir mis­sion­naire, il demande son admis­sion au sémi­naire des Mis­sions Étran­gères de Paris. La plu­part de ceux qui l’en­tourent sont stu­pé­faits, car il a bien gar­dé son secret.

Il revient dans son vil­lage natal de Saint-Loup pour dire adieu à sa famille : sa maman est morte quelques années plus tôt, quand il avait 14 ans, mais son père, lui, est là. Très ému, il lui donne sa béné­dic­tion avant ce grand départ. « Adieu, adieu, s’é­crie Théo­phane d’une voix forte à tra­vers la por­tière, nous nous rever­rons au Ciel ! »

Le voi­ci donc qui arrive, à 22 ans, appren­ti mis­sion­naire, dans ce grand sémi­naire qu’un car­di­nal a appe­lé « l’É­cole Poly­tech­nique du mar­tyre »…

| Ouvrage : 90 Histoires pour les catéchistes I, I. Les vertus théologales .

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Charité

Je me suis enga­gé à ne faire connaître ni le nom ni le pays de la petite héroïne de ce récit. Je puis tou­te­fois cer­ti­fier qu’il est abso­lu­ment vrai. C’é­tait en sep­tembre 1899. Étant bran­car­dier à l’hô­pi­tal des Sept-Dou­leurs, à Lourdes, je venais de lever de sa voi­tu­rette une pauvre enfant de 14 ans para­ly­sée des deux jambes et du bras droit. Elle avait assis­té à la pro­ces­sion du Saint-Sacre­ment et, avec toutes les pré­cau­tions pos­sibles, je l’a­vais trans­por­tée à nou­veau sur son lit. J’al­lais m’é­loi­gner pour m’oc­cu­per d’autres malades lorsque, de sa main encore valide, Louise, c’é­tait le nom de la jeune infirme, me fit signe de m’as­seoir près d’elle.

— « Pas main­te­nant, répon­dis-je ; je n’ai pas le temps ! »

L’en­fant renou­ve­la son geste :

— « Si, asseyez-vous là, je veux ! »

La pauvre petite m’a­vait dit cela d’un ton à la fois si éner­gique et si sup­pliant qu’il ne me res­tait plus qu’à obéir ! C’est ce que je fis…

« Voyons, lui dis-je, par­lez vite. Je suis très pres­sé !

— Oui, mais tout bas. Je ne vou­drais pas que les autres m’en­tendent ! »

Je m’ap­pro­chai plus près du lit et Louise me mur­mu­ra à l’o­reille :

— « J’ai fait une pro­messe à la Sainte Vierge si elle m’ac­cor­dait une grande faveur.

— Ah ! Et alors ?

— Eh ! bien, elle m’a exau­cée !

— Vous vous sen­tez mieux ? repris-je éton­né.

Histoire d'une petite fille malade - Lourdes - brancardiers et malades

— Oh ! non… Je n’ai rien deman­dé pour moi, répon­dit l’in­firme.

— Alors, quelle grâce avez-vous obte­nue ?

| Ouvrage : Autres textes .

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Il y avait une fois, dans un pays très loin­tain, un roi cruel dont les caprices ne connais­saient pas de limites ; il était sans pitié et abu­sait de sa force quand il était de mau­vaise humeur.

Cer­tain jour, par­ti à la chasse, un de ses passe-temps favo­ris, le sou­ve­rain s’é­ga­ra dans la forêt. Ce fut seule­ment vers le soir qu’il arri­va, four­bu, devant la porte d’un couvent où, sans le recon­naître, on le fit entrer et on lui don­na à man­ger.

Il ne dit même pas mer­ci… Or, il arri­va qu’un des frères du couvent recon­nut le roi. Il se dépê­cha de pré­ve­nir les autres, qui se pré­ci­pi­tèrent pour saluer Sa Majes­té. Mais le roi, au lieu d’ac­cueillir aima­ble­ment les reli­gieux, se mit en colère et s’a­dres­sant au père prieur lui dit :

« Vous m’a­vez l’air bien gras, mon Révé­rend. L’é­tude ne paraît pas trop vous affai­blir. Je sup­pose qu’on vous dit plus savant que vous êtes…

— Sire, répon­dit en trem­blant le mal­heu­reux prieur, je m’ef­force de faire mon devoir. J’é­tu­die et prie Dieu chaque jour pour Votre Majes­té… Si j’en­graisse un peu, cela doit être dû à la vie calme que je mène. »

Le roi res­ta un ins­tant en silence puis reprit :

« De toute façon, j’ai enten­du dire que vous êtes un grand savant. Je veux en être sûr. Donc, venez au palais, je vous donne dix jours pour réflé­chir à ces trois ques­tions :

quelle dis­tance y a‑t-il de la terre au soleil ?
quelle est ma valeur en argent ?
et, enfin, quelle est la pen­sée que j’ai et qui me trompe ?

Si vous ne répon­dez pas bien, vous serez pen­du, mon Révé­rend. »

Cela dit, il s’en alla.

Inutile de décrire la frayeur du reli­gieux. Nuit et jour, il cher­chait sans les trou­ver les bonnes réponses… Et il n’y avait pas à attendre la pitié du sou­ve­rain ! Son igno­rance ou son erreur le condui­raient tout droit à la potence. Dis­tance de la terre au soleil ? Aucun livre ne la don­nait à l’é­poque. Quant aux deux autres ques­tions, mieux valait main­te­nant n’y plus réflé­chir.

L'heure du conte pour les enfants : Moines et les trois questions

| Ouvrage : Les amis des Saints .

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Le 21 jan­vier 1793, Louis XVI mou­rait assas­si­né par les révo­lu­tion­naires, guillo­ti­né sur la place de la Concorde, à Paris.

Martyres de la Revolution - Dans les campagnes les tocsins retentissent

Le Roi ! Hélas ! On s’é­tait atten­du à bien des mal­heurs, mais on avait espé­ré sau­ver le Roi ! Hélas ! Le Roi est mort ! Dans les cam­pagnes, les toc­sins reten­tissent comme une seule voix vers le Ciel, et la nou­velle tombe dans les cœurs comme un coup de ton­nerre. Nou­velle épou­van­table de ce crime inouï ! Le monde tout entier reste stu­pé­fait : La France a tué son Roi !

Sei­gneur Jésus, main­te­nant qui aura pitié de la France ? Sei­gneur Jésus, ayez pitié des Fran­çais mal­heu­reux !

Dans la petite cha­pelle d’un couvent de cam­pagne, seize reli­gieuses sup­plient Dieu et lui offrent leur vie. Voi­ci quelques mois déjà, Mère Thé­rèse de St Augus­tin, leur prieure, leur avait pro­po­sé de faire cet acte de consé­cra­tion par lequel la com­mu­nau­té s’of­fri­rait en holo­causte pour apai­ser la Colère de Dieu et obte­nir le retour de la paix dans l’Église et la Nation. Toutes avaient accep­té, et depuis, elles renou­ve­laient chaque jour cette offrande de leur vie, cet holo­causte de répa­ra­tion et d’ex­pia­tion. Mais aujourd’­hui le Roi est mort. Alors avec quel cœur, plus implo­rant que jamais, les reli­gieuses offrent-elles cette vie ! Mon Dieu, nous vou­lons comme vous mou­rir mar­tyres pour le salut des âmes !

Sou­ve­nez-vous que nous sommes vos épouses et vos coré­demp­trices ! Pour le Salut de l’Église et de la France, sou­ve­nez-vous que nous vous aimons.

* * *

Le 21 juin 1794, le Comi­té révo­lu­tion­naire et de Salut Public de Com­piègne déci­dait de per­qui­si­tion­ner chez les reli­gieuses. On y trou­va des lettres pieuses, une relique de Ste Thé­rèse d’A­vi­la, un por­trait du Roi Louis XVI, une copie de son tes­ta­ment, des images et un can­tique en l’hon­neur du Sacré-Cœur. Alors le diable exci­ta la haine des révo­lu­tion­naires, toutes les reli­gieuses furent arrê­tées, et écrouées dans une mai­son de la ville. Durant trois semaines envi­ron elles y demeu­rèrent enfer­mées, souf­frant des pri­va­tions de tout genre, en butte à la méchan­ce­té de leurs geô­liers. Le 12 juillet, on les trans­fé­ra à Paris, on les enfer­ma à la Concier­ge­rie. Mais on ne les y gar­da que cinq jours. Le 17 juillet, len­de­main de la Fête de Notre-Dame du Mont Car­mel, on les fit com­pa­raître devant le Tri­bu­nal de la Révo­lu­tion.