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30 mai 2026Sainte Jeanne d’Arc, Vierge

Jeanne naquit vrai­sem­bla­ble­ment le 6 jan­vier 1412, à Dom­re­my. Ses parents, Jacques d’Arc et Isa­belle Romée, étaient de petits culti­va­teurs. Elle gran­dit dans les jeux et les tra­vaux des champs, sans rece­voir aucune ins­truc­tion : elle ne sut jamais ni lire ni écrire. Très pieuse, elle pas­sait à l’é­glise le temps que lui lais­sait son tra­vail. À 13 ans et demi, elle enten­dit, dans le jar­din de son père, une voix, celle de saint Michel, accom­pa­gné de sainte Cathe­rine et de sainte Mar­gue­rite, lui racon­tant « la pitié qui était au royaume de France » et lui annon­çant sa voca­tion de guer­rière. Jeanne gar­da son secret jus­qu’en mai 1428, où ses voix, plus pres­santes, la som­mèrent de par­tir. On connaît sa démarche à Vau­cou­leurs, son arri­vée près du dau­phin Charles à Chi­non, son entrée en guerre avec son éten­dard por­tant l’ins­crip­tion « Jesus Maria », la prise d’Or­léans, le sacre de Charles VII à Reims, la bles­sure de Paris. Fina­le­ment cap­tu­rée à Com­piègne par les Bour­gui­gnons, la Pucelle fut livrée aux Anglais, leurs alliés, qui l’emprisonnèrent dans une tour de Rouen. La chambre où elle allait pas­ser de si tristes mois était gar­dée par cinq misé­rables sou­dards qui se firent un jeu de l’in­sul­ter jour et nuit. Les Anglais l’ac­cu­saient d’a­voir usé contre eux « d’en­chan­te­ments cri­mi­nels et de sor­cel­le­ries ». L’é­vêque de Beau­vais, Cau­chon, qui était à leur solde, consen­tit à orga­ni­ser un vaste pro­cès dont la conclu­sion fut de décla­rer les visions de Jeanne « fic­tives et dia­bo­liques » et la Pucelle elle-même « scan­da­leuse, schis­ma­tique et sus­pecte d’hé­ré­sie » pour y avoir cru obs­ti­né­ment sans consul­ter per­sonne. On lui pré­sen­ta une for­mule d’ab­ju­ra­tion qu’elle signa en fai­sant un cercle et une croix. Du coup elle fut absoute, mais condam­née à la pri­son per­pé­tuelle et on lui don­na l’ordre de ne plus por­ter désor­mais que des vête­ments de femme. Or, un jour, elle fut mise dans l’o­bli­ga­tion de reprendre ses habits d’homme : on pous­sa les hauts cris, on la décla­ra « relapse », c’est-à-dire retom­bée dans son péché, et on la condam­na au bûcher. Elle mou­rut le 30 mai 1431, répé­tant au milieu des flammes : « Jésus, Jésus ! ». — Vingt-cinq ans plus tard, le 7 juillet 1456, l’ar­che­vêque de Reims, com­mis­saire du pape, annu­lait solen­nel­le­ment à Rouen les douze articles d’ac­cu­sa­tion jadis for­gés contre Jeanne… et, le 6 juillet 1919, Jeanne d’Arc était ins­crite au cata­logue des Saints. Bien­tôt après on la décla­rait patronne de la France. Sa fête litur­gique est fixée au 30 mai ; la solen­ni­té offi­cielle, qui a rang de fête natio­nale, se célèbre le 2e dimanche de mai.


Ouvrage : Le deuxième livre d'André

Sainte Féli­ci­té était une dame romaine de haute consi­dé­ra­tion. Elle vivait au milieu du IIe siècle, sous l’empereur Anto­nin. Vers l’an 160, elle devint veuve. Elle avait sept fils, jeunes encore : Jan­vier, Félix, Phi­lippe, Sil­vain, Alexandre, Vital et Mar­tial ; sa pié­té, ses leçons, ses exemples en firent des saints. Les…

Ouvrage : Revue Bernadette

Saint Malo et la baleine Saint Malo s’é­tait embar­qué depuis peu de temps, sur un grand bateau avec son maitre et de nom­breux moines et laïcs pour un voyage de 7 ans. Il voguait vers les Îles For­tu­nées, ves­tiges, croyait-on, du para­dis ter­restre où les hommes menaient une vie angélique…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Jésus va par­tir. Son his­toire ter­restre est finie : il est né, il a tra­vaillé, il a prê­ché, il a souf­fert, il est mort. Il lui reste à remon­ter au ciel pour y jouir d’un triomphe qu’il a si glo­rieu­se­ment méri­té. Marie est là, avec elle, les apôtres et une centaine…

Ouvrage : La revue des saints

Mère de saint Augustin (332 – 387)

Fête le 4 mai


C’est dans l’A­frique chré­tienne du Nord, où l’É­glise était si pros­père, que Dieu pla­ça le ber­ceau de Monique. Elle naquit à Tha­gaste en 332. Le nom de son père nous est incon­nu ; sa mère s’ap­pe­lait Faconda.

Enfance.

Grâce aux soins de ses parents, qui étaient chré­tiens, et à la sur­veillance d’une vieille ser­vante toute dévouée sa jeune maî­tresse, Monique gran­dit dans la crainte et l’a­mour de Dieu ; c’é­tait un lis de pure­té. On put entre­voir dès son enfance le degré émi­nent de sain­te­té qu’elle attein­drait un jour. Elle était encore toute petite que déjà elle sor­tait seule de la mai­son pater­nelle, pour aller prier à l’é­glise, au risque d’être répri­man­dée au retour. Quel­que­fois elle quit­tait ses com­pagnes de jeu ; on la retrou­vait à genoux der­rière un arbre. Sou­vent même, pen­dant la nuit, elle se levait et réci­tait à Dieu les prières que sa pieuse mère lui avait apprises. 

Un jour, cepen­dant, elle suc­com­ba à une ten­ta­tion de gour­man­dise. Ses parents l’a­vaient char­gée d’al­ler, avec une ser­vante, pui­ser à la cave le vin des­ti­né aux repas. Monique éprou­vait jusque-là pour le vin une cer­taine répu­gnance ; cepen­dant, par espiè­gle­rie d’en­fant, elle pro­fi­ta de sa liber­té pour en boire une gor­gée. Elle réci­di­va. Peu à peu elle s’y habi­tua et même y prit un cer­tain goût, au point, a‑t-on dit, de pas­ser son doigt le long des réci­pients pour en recueillir quelques gouttes.

Mais Dieu veillait sur elle. Il se ser­vit pour la cor­ri­ger de la ser­vante, témoin trop com­plai­sant de sa faute. Cette ser­vante, s’é­tant un jour dis­pu­tée avec sa jeune mai­tresse, lui jeta à la face cette insulte : « Buveuse de vin pur. » Monique rou­git, recon­nut la lai­deur de sa gour­man­dise, et dès ce moment elle s’en cor­ri­gea pour toujours. 

Elle en pro­fi­ta pour être désor­mais plus humble, plus atten­tive à se mor­ti­fier et à veiller sur ses sens. 

Son coeur s’ou­vrit de bonne heure aus­si à l’a­mour des pauvres. Elle ne négli­geait rien pour les secou­rir : elle don­nait tout, jus­qu’au pain qu’on lui ser­vait à table ; elle le cachait dans les plis de sa robe et le leur dis­tri­buait. C’é­tait pour elle un bon­heur de leur laver les pieds, selon l’u­sage du temps, et de les ser­vir autant qu’elle pou­vait le faire à cet âge. Enfin, on remar­quait en elle une dou­ceur et une patience inal­té­rables, ver­tus que nous lui ver­rons pra­ti­quer jus­qu’à l’hé­roïsme une fois qu’elle sera deve­nue épouse et mère. 

Mariage et épreuves. 

Sor­tie de l’a­do­les­cence, elle fut deman­dée en mariage. Patrice, né à Magots, comme Monique, et comme elle d’une famille noble, aspi­rait à sa main ; il l’ob­tint. Il parais­sait pour­tant peu digne d’une telle alliance : un païen violent, bru­tal, débau­ché, tel était le futur époux de Monique. Qu’on ajoute à cela une grande dif­fé­rence d’âge ; Monique avait à peine vingt-deux ans, et Patrice plus du double. On serait ten­té de se deman­der com­ment les parents de Monique consen­tirent à une union qui ne pré­sa­geait que des tris­tesses, si on ne savait com­bien, mal­heu­reu­se­ment, les parents, même chré­tiens, se font faci­le­ment, illu­sion quand il s’a­git de marier leurs enfants. 

Du reste, ce fut sans doute ici un effet de la Pro­vi­dence divine, qui per­mit que Monique méri­tât par d’a­mères dou­leurs l’hon­neur d’être la mère d’un fils tel que saint Augustin. 

Les épreuves ne man­que­ront pas. Elles vien­dront de Patrice lui-même, elles vien­dront aus­si de la belle-mère, païenne comme son fils et comme lui d’une humeur vio­lente, exci­tée encore contre sa belle-fille par les calom­nies des ser­vantes. Pauvre Monique ! la voi­là iso­lée, mal­heu­reuse dès les pre­miers jours de son mariage ; mais c’est pré­ci­sé­ment ici qu’elle est admi­rable. C’est dans le creu­set de la souf­france qu’on recon­naît les grandes âmes. 

Sachant qu’elle peut tout en Celui qui la for­ti­fie, elle ne recule pas devant les dif­fi­cul­tés, elle accepte dans toute leur éten­due les devoirs de son nou­vel état. Elle com­prend que Dieu l’a unie à Patrice pour le conver­tir ; elle se fait l’a­pôtre du petit monde qui l’en­toure. Sa pré­di­ca­tion, c’est l’exemple ; ses moyens de conver­sion, la dou­ceur et la prière. Et quels exemples de ver­tu, en effet, ne don­na-t-elle pas ? Exemple de dou­ceur vis-à-vis des empor­te­ments de Patrice, exemple de patience en pré­sence de ses infi­dé­li­tés ! Jamais une plainte ne sor­tit de sa bouche contre son mari, nous apprend saint Augus­tin, et pour­tant comme elle souf­frait ! Comme elle pleu­rait — et des larmes d’au­tant plus amères qu’elles étaient ver­sées en secret ! Elle se conten­tait de deman­der à Dieu la foi pour Patrice, sachant bien que les autres ver­tus suivraient. 

Cette méthode de dou­ceur, de silence et d’ab­né­ga­tion pleine de dévoue­ment, elle la conseillait à ses amies, lorsque celles-ci venaient se plaindre à elle des vio­lences de leurs maris : « Pre­nez-vous-en à votre langue », leur disait-elle. En effet, celles qui, à son exemple, rem­pla­çaient les répliques par un silence plein de dou­ceur, n’a­vaient qu’à s’en louer. Mal­gré toute son impé­tuo­si­té, jamais Patrice n’o­sa lever la main sur cet ange de bonté.

Augustin.

Ce fut au milieu de ces tris­tesses que Dieu lui don­na les joies de la mater­ni­té, en 354. Elle mit au monde cet Augus­tin qu’elle devait enfan­ter une seconde fois à la vie spi­ri­tuelle, au prix de tant de larme ; puis Navi­gius et Per­pé­tue, dont la sain­te­té devait être dépas­sé par celle de leur frère aîné. Elle leur fit boire à tous, avec son lait, le nom et l’a­mour de Jésus-Christ. De ses trois enfants, elle fera trois saints, tant est puis­sante l’in­fluence d’une mère ! Cepen­dant, selon la cou­tume de l’é­poque, le bap­tême fut ren­voyé à plus tard. Tout semble d’a­bord conspi­rer contre elle, et un père païen et une belle-mère païenne et des ser­vantes men­teuses. Mais tous ces obs­tacles sont s’é­va­nouir devant sa dou­ceur et sa rési­gna­tion. La belle-mère se rend la pre­mière. Elle recon­naît la faus­se­té des calom­nies de ses ser­vantes. Les esclaves elles-mêmes laissent gagner leur cœur. « Alors je croyais, dit saint Augus­tin, ma mère croyait aus­si, toute la mai­son croyait avec nous ; il n’y avait que mon père qui ne croyait pas. »

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Les dis­ciples décon­cer­tés par la mort du Sau­veur, et ayant per­du tout espoir, s’en retour­naient cha­cun chez soi, décou­ra­gés. Deux d’entre eux, che­mi­nant sur la route d’Em­maüs, furent rejoints par un voya­geur qui se mit à les inter­ro­ger. Ils lui racon­tèrent l’his­toire de ce Jésus en qui ils avaient cru,…