Vincent naquit à Valence, en Espagne, vers 1350. À 17 ans, il entra chez les Dominicains, où il obtint bientôt brillamment son doctorat en théologie. Commençant alors à prêcher, il convertit un grand nombre de Juifs et de Sarrasins. Son zèle ne se limita point à l’Espagne : il parcourut l’Italie et la France, passa de Belgique en Bretagne, allant d’une ville à l’autre et entraînant à sa suite des foules considérables. D’une humilité et d’une austérité étonnantes, il prêchait sur le jugement dernier avec une telle éloquence que les âmes terrifiées s’arrachaient aussitôt à leurs habitudes de péché pour se livrer à toutes les rigueurs de la pénitence. Dieu d’ailleurs appuyait la prédication de son ministre par une multitude de miracles : guérisons de malades, d’aveugles, de sourds, de muets, de possédés, de lépreux, résurrections de morts… Saisi par la fièvre, il mourut le 5 avril 1419 à Vannes, en Bretagne, où se trouvent encore ses reliques. Au moment de son procès de canonisation, parmi les miracles dus à son intercession, la cour romaine en retint jusqu’à huit cent soixante-treize comme authentiques.
TOUTES les heures du jour et de la nuit ont leur fête dans l’année.
En juillet, la Fête Nationale, par ses feux d’artifice, est la fête du soir. À Noël, la fête de minuit fait oublier le froid. Le jour des Rois, le gâteau, que l’on partage à midi, marque la fête du déjeuner dans la famille.
Mais Pâques, c’est la fête du matin. La lumière fleurit les églises comme le soleil fleurit le ciel. Avez-vous remarqué qu’il fait presque toujours un temps magnifique, le jour de Pâques ? Et, même s’il ne fait pas très beau, à regarder seulement les gens passer par les rues et par les routes, avec leurs habits neufs, on sent qu’il y a de la joie dans l’air. Dans les églises, où les cloches sont revenues, la semaine sainte étant finie, on a rallumé tous les cierges et même un de plus, énorme, dans lequel on a mis des grains d’encens, le fameux cierge pascal.
Deux brigands, eux aussi condamnés à mort, étaient montés au Calvaire. Jésus, regardé comme plus coupable, fut crucifié au milieu. Ces larrons se moquaient d’abord de la douce Victime. Mais l’un d’eux, témoin de sa bonté, de sa douceur, comprit qu’il ne méritait aucune condamnation. Il fit taire son compagnon…
Durant toute cette horrible journée, Jésus était resté presque nu, recouvert seulement d’un lambeau d’étoffe rouge. Mais puisqu’il devait être crucifié et traverser la ville, on lui rendit ses vêtements, que, sur le Calvaire, les bourreaux auraient à se partager. Jésus, alors, fut chargé d’une lourde croix qu’il devait porter…
Pour expier les péchés de la chair, Jésus voulut être flagellé. Mais il y avait nos fautes d’orgueil, et celles-là aussi devaient être effacées par les humiliations du Bon Maître. Il s’était dit Roi. Aussi les soldats, pour ridiculiser sa royauté, lui mirent en mains un sceptre de roseau. Au…
Bientôt on aperçut une troupe d’hommes portant des torches et armés de lances et de bâtons. Celui qui les conduit, c’est Judas. Le traître s’avance vers Jésus et le baise. S’adressant alors à cette bande, le Sauveur leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils répondirent « Jésus de Nazareth ! ». « C’est moi, fit-il, et,…