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27 avril 2026Saint Pierre Canisius, Confesseur et Docteur

Pierre Cani­sius naquit à Nimègue, en Hol­lande, le 8 mai 1521, l’an­née même où Luther apos­ta­siait. Alors qu’il était étu­diant à Cologne, il fit le vœu de chas­te­té, et entra peu après dans la Com­pa­gnie de Jésus. C’est à juste titre que ce saint hol­lan­dais est sur­nom­mé le second apôtre de l’Al­le­magne, le mar­teau des héré­tiques, le Jérôme et l’Au­gus­tin de son siècle, le défen­seur de l’É­glise contre les puis­sances de l’en­fer. Par ses pré­di­ca­tions élo­quentes, par ses livres de contro­verse et de pié­té, par la fon­da­tion de plu­sieurs col­lèges, par les mis­sions dont quatre papes le char­gèrent auprès des princes et des évêques alle­mands, il enraya le pro­grès du pro­tes­tan­tisme et fit refleu­rir la vie catho­lique. Il assis­ta en qua­li­té de théo­lo­gien au Concile de Trente et sou­tint les inté­rêts de l’É­glise à la diète d’Aug­sbourg et au col­loque de Worms. Pro­fon­dé­ment humble, il refu­sa les évê­chés de Vienne et de Cologne. Nous lui devons le pre­mier Caté­chisme, ce qui suf­fi­rait à lui méri­ter la recon­nais­sance des catho­liques. Après quatre mois de grandes souf­frances, le bien­heu­reux mou­rut à Fri­bourg, en Suisse, le 21 décembre 1597. Sa cause de béa­ti­fi­ca­tion, inter­rom­pue par la sup­pres­sion de la Com­pa­gnie de Jésus, ne se ter­mi­na que sous Pie IX. C’est Pie XI qui a cano­ni­sé Pierre Cani­sius, le décla­rant en même temps Doc­teur de l’Église.


Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Les dis­ciples décon­cer­tés par la mort du Sau­veur, et ayant per­du tout espoir, s’en retour­naient cha­cun chez soi, décou­ra­gés. Deux d’entre eux, che­mi­nant sur la route d’Em­maüs, furent rejoints par un voya­geur qui se mit à les inter­ro­ger. Ils lui racon­tèrent l’his­toire de ce Jésus en qui ils avaient cru,…

Ouvrage : La semaine de Suzette | Auteur : Saint-Laurens, P.-R.

ASSISE au som­met d’un tas de grosses pierres, bien abri­tée du mis­tral par deux touffes de genêts géants, Miette, la petite ber­gère du mas des Alouettes, réflé­chis­sait pro­fon­dé­ment. Autour d’elle, sur la lande, des mou­tons et quelques chèvres pais­saient les maigres ajoncs, les pauvres bruyères… Tout parais­sait calme et la fillette, ras­su­rée par la bonne conduite de son trou­peau, s’en don­nait, à cœur joie, de rêvas­ser… Elle son­geait, la pau­vrette, à la fête toute proche, aux cadeaux, géné­ra­le­ment reçus et échan­gés autour d’elle, par les guar­dians[1] et les ser­vantes de la ferme…

Petite bergère de Camargue gardant son troupeau

Elle pen­sait que tout le monde aurait, dans deux jours, son œuf de Pâques… et elle n’i­gno­rait pas que nul n’au­rait l’i­dée de lui en offrir un… même minuscule…

Jus­te­ment, la veille, en allant faire une com­mis­sion pour sa mai­tresse, elle avait aper­çu, à la devan­ture du grand confi­seur de la place des Arènes, un œuf gigan­tesque de taille et de gros­seur, ten­du d’une riche étoffe damas­sée d’or, et enru­ban­né de galons scintillants.

À ce sou­ve­nir, les pau­pières de Miette papillo­taient. Elle se croyait encore devant la bou­tique du mar­chand de bon­bons. Hélas ! elle était en Camargue, au milieu de la lande déso­lée, où chan­tait le mis­tral, auprès de ses bre­bis et de son chien…

Un bruit de paroles étouf­fées la tira de sa torpeur. 

  1. [1] NDÉ : l’or­tho­graphe ordi­naire est « gar­dian »
Ouvrage : La semaine de Suzette | Auteur : Herverie, B. de la
Villageois s'en retournant après avoir fêter Pâques à l'église - Cloches - Cierge pascal.

TOUTES les heures du jour et de la nuit ont leur fête dans l’année.

En juillet, la Fête Natio­nale, par ses feux d’ar­ti­fice, est la fête du soir. À Noël, la fête de minuit fait oublier le froid. Le jour des Rois, le gâteau, que l’on par­tage à midi, marque la fête du déjeu­ner dans la famille.

grands feux de Pâques en Allemagne

Mais Pâques, c’est la fête du matin. La lumière fleu­rit les églises comme le soleil fleu­rit le ciel. Avez-vous remar­qué qu’il fait presque tou­jours un temps magni­fique, le jour de Pâques ? Et, même s’il ne fait pas très beau, à regar­der seule­ment les gens pas­ser par les rues et par les routes, avec leurs habits neufs, on sent qu’il y a de la joie dans l’air. Dans les églises, où les cloches sont reve­nues, la semaine sainte étant finie, on a ral­lu­mé tous les cierges et même un de plus, énorme, dans lequel on a mis des grains d’en­cens, le fameux cierge pascal.

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Deux bri­gands, eux aus­si condam­nés à mort, étaient mon­tés au Cal­vaire. Jésus, regar­dé comme plus cou­pable, fut cru­ci­fié au milieu. Ces lar­rons se moquaient d’a­bord de la douce Vic­time. Mais l’un d’eux, témoin de sa bon­té, de sa dou­ceur, com­prit qu’il ne méri­tait aucune condam­na­tion. Il fit taire son compagnon…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Durant toute cette hor­rible jour­née, Jésus était res­té presque nu, recou­vert seule­ment d’un lam­beau d’é­toffe rouge. Mais puis­qu’il devait être cru­ci­fié et tra­ver­ser la ville, on lui ren­dit ses vête­ments, que, sur le Cal­vaire, les bour­reaux auraient à se par­ta­ger. Jésus, alors, fut char­gé d’une lourde croix qu’il devait porter…