Persan de naissance et d’une famille illustre, Aphraate s’était fait chrétien. Il quitta bientôt son pays pour aller s’enfermer dans une cabane près d’Édesse, en Mésopotamie. Persuadé de la nécessité de la mortification, il ne prenait comme nourriture qu’un morceau de pain mangé le soir au coucher du soleil ; pour dormir, il s’étendait sur une natte de jonc posée sur la terre nue, et il ne possédait qu’une seule tunique, très grossière. L’arianisme faisant alors de terribles ravages sous la protection de l’empereur Valens, Aphraate crut de son devoir de le combattre de toutes ses forces. Il sortit de sa retraite à l’âge de 80 ans pour prémunir les fidèles contre le venin de l’erreur et les animer à souffrir la persécution. L’empereur lui dit qu’il aurait mieux fait de rester dans sa cellule : « La charité m’ordonne de secourir mes frères, répondit Aphraate. Si, me trouvant hors de la maison de mon père, je voyais quelqu’un y mettre le feu, devrais-je le laisser faire tranquillement ? On a mis le feu à la maison du Seigneur : j’ai donc quitté ma cellule pour venir l’éteindre. » La mort de Valens ayant rendu la paix à l’Église, Aphraate rentra dans sa cabane, où il mourut au début du Ve siècle.
TOUTES les heures du jour et de la nuit ont leur fête dans l’année.
En juillet, la Fête Nationale, par ses feux d’artifice, est la fête du soir. À Noël, la fête de minuit fait oublier le froid. Le jour des Rois, le gâteau, que l’on partage à midi, marque la fête du déjeuner dans la famille.
Mais Pâques, c’est la fête du matin. La lumière fleurit les églises comme le soleil fleurit le ciel. Avez-vous remarqué qu’il fait presque toujours un temps magnifique, le jour de Pâques ? Et, même s’il ne fait pas très beau, à regarder seulement les gens passer par les rues et par les routes, avec leurs habits neufs, on sent qu’il y a de la joie dans l’air. Dans les églises, où les cloches sont revenues, la semaine sainte étant finie, on a rallumé tous les cierges et même un de plus, énorme, dans lequel on a mis des grains d’encens, le fameux cierge pascal.
Deux brigands, eux aussi condamnés à mort, étaient montés au Calvaire. Jésus, regardé comme plus coupable, fut crucifié au milieu. Ces larrons se moquaient d’abord de la douce Victime. Mais l’un d’eux, témoin de sa bonté, de sa douceur, comprit qu’il ne méritait aucune condamnation. Il fit taire son compagnon…
Durant toute cette horrible journée, Jésus était resté presque nu, recouvert seulement d’un lambeau d’étoffe rouge. Mais puisqu’il devait être crucifié et traverser la ville, on lui rendit ses vêtements, que, sur le Calvaire, les bourreaux auraient à se partager. Jésus, alors, fut chargé d’une lourde croix qu’il devait porter…
Pour expier les péchés de la chair, Jésus voulut être flagellé. Mais il y avait nos fautes d’orgueil, et celles-là aussi devaient être effacées par les humiliations du Bon Maître. Il s’était dit Roi. Aussi les soldats, pour ridiculiser sa royauté, lui mirent en mains un sceptre de roseau. Au…
Bientôt on aperçut une troupe d’hommes portant des torches et armés de lances et de bâtons. Celui qui les conduit, c’est Judas. Le traître s’avance vers Jésus et le baise. S’adressant alors à cette bande, le Sauveur leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils répondirent « Jésus de Nazareth ! ». « C’est moi, fit-il, et,…