Et maintenant une histoire ! Posts


21 octobre 2026Saint Hilarion, Abbé

Après l’ère des mar­tyrs aux­quels l’É­glise avait exclu­si­ve­ment réser­vé les hon­neurs d’un culte public, on se mit à pla­cer sur les autels les ser­vi­teurs de Dieu qui, sans avoir eu la gloire de ver­ser leur sang pour Jésus-Christ, s’é­taient illus­trés par leurs hautes ver­tus, Saint Hila­rion en Orient, et saint Mar­tin en Occi­dent, ouvrent la série de ces saints que l’on désigne sous le nom de Confes­seurs » 1. Hila­rion, né de parents ido­lâtres, à Tagathe, en Pales­tine, fut envoyé à Alexan­drie pour ses études et s’y dis­tin­gua par sa ver­tu et ses talents. Ayant reçu le bap­tême, il fit de mer­veilleux pro­grès vers la per­fec­tion. Comme, en Égypte, on par­lait beau­coup de saint Antoine, il par­tit au désert pour le voir et, pen­dant les deux mois qu’il pas­sa près de lui, il étu­dia tout son genre de vie. Ren­tré en Pales­tine, il n’y retrou­va plus ses parents, morts pen­dant son absence : il aban­don­na tous ses biens et s’en vint habi­ter le désert de Maju­ma, où il pra­ti­qua de dures aus­té­ri­tés jus­qu’à l’âge de 80 ans. Il fon­da pour ses dis­ciples plu­sieurs monas­tères en Pales­tine, visi­ta l’É­gypte, la Sicile, la Dal­ma­tie, et alla mou­rir dans l’île de Chypre, en 372. La vie de saint Hila­rion a été écrite par saint Jérôme.

  1. Mis­sel de Dom Lefebvre. ↩︎


Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Un roi vou­lant régler ses comptes, fit appe­ler ses ser­vi­teurs. L’un d’eux lui devait envi­ron dix mille talents, somme très forte. Il obtint par ses ins­tantes sup­pli­ca­tions d’être déchar­gé de cette dette énorme. Mais, étant sor­ti, ce ser­vi­teur ren­con­tra un de ses com­pa­gnons qui lui devait cent deniers, quatre-vingt de…

Ouvrage : Bayard | Auteur : Sève, André | Illustration : Hi-Ta

Le Troubadour d’Assise

Le loup de Gubbio

Un triste jour d’hi­ver, Fran­çois s’en allait vers Gub­bio. Mais voi­ci que par­tout on lui dit de rebrous­ser che­min. Un loup ter­rible, bien plus fort et plus mau­vais que les autres, sème la ter­reur à Gub­bio et aux environs.

— On n’ose plus sortir !

— Je vais m’oc­cu­per de ça, dit François.

Et le voi­là par­ti à la recherche du loup. Pas dif­fi­cile de le trou­ver, avec ses traces dans la neige. D’ailleurs, sûr de sa force, il ne se cachait guère. Dans une clai­rière, ils se trou­vèrent subi­te­ment face à face la grande bête mau­vaise et le petit Frère aux yeux rayonnants.

Ils se regar­dèrent un moment sans bou­ger. Puis Fran­çois fit un grand signe de croix.

— Frère loup, approche !

Len­te­ment, comme à regret, mais déjà obéis­sant, il avance et paraît plus énorme encore près du ché­tif Fran­çois. Il se couche à ses pieds comme un chien fidèle qui aurait fait des bêtises.

Le loup se soumet à saint François
Ouvrage : Bayard | Auteur : Sève, André | Illustration : Hi-Ta

Le Troubadour d’Assise

Les Fioretti de saint François

Plu­sieurs, en l’é­cou­tant, ont envie de faire comme lui et le suivent. Il y aura d’a­bord Ber­nard de Quin­ta­valle, un homme riche, grave et réflé­chi ; Pierre de Cat­ta­ni, le conseiller de l’é­vê­ché ; Égide le pay­san, Ange le che­va­lier, le prêtre Syl­vestre. Et, un peu plus tard, le grand Mas­seo, le doux Léon, l’a­mu­sant Genièvre, Divi­ni, le roi des troubadours… 

Bien­tôt, des cen­taines, puis des mil­liers, sur­tout après l’ap­pro­ba­tion du Pape Inno­cent III.

Que de belles choses à racon­ter sur ces débuts de la vie fran­cis­caine des his­toires si jolies qu’on en a fait un livre qui s’ap­pelle Fio­ret­ti,

parce que la vie des saints c’est comme un bou­quet de fleurs, douces à regar­der et bonnes à sen­tir. Tenez, vous vou­lez savoir ce que fit un jour le Frère cui­si­nier, notre mali­cieux Genièvre ? Il avait remar­qué que les Frères se pré­oc­cu­paient un peu trop de leur nour­ri­ture et que lui pas­sait beau­coup de temps à pré­pa­rer les repas. 

Ouvrage : Bayard | Auteur : Sève, André | Illustration : Hi-Ta

Le Troubadour d’Assise

Saint François fait célébrer une messe dans la chapelle Notre-Dame des Anges restauré

Un an pas­sa, puis deux. Le petit maçon de Jésus avait fini de recons­truire Notre-Dame-des-Anges. Après la Chan­de­leur, le prin­temps risque un œil et les ruis­seaux recom­mencent à rire. Fran­çois avait un peu moins froid dans la petite cabane qu’il s’é­tait construit

dans le bois, près de l’é­glise. Et même, ce matin-là, le 24 février 1209, jour de Saint-Mathias, il avait tout à fait chaud au cœur et il chan­tait fort, comme juste avant qu’il vous arrive un grand bon­heur sans que vous vous en doutiez.

Le curé de Saint-Damien vint dire la messe. Il lut l’É­van­gile plus len­te­ment que d’ordinaire.

Allez et prê­chez. Dites : le royaume des cieux est proche !… N’emportez ni or, ni argent, ni sac pour la route, ni deux tuniques, ni chaus­sures, ni bâton…

Fran­çois eut comme un éblouis­se­ment. Bien des fois il avait enten­du ces paroles, mais, ce matin, il com­pre­nait qu’elles s’a­dres­saient direc­te­ment à lui. Quand Jésus lui

Saint François prêche sur les routes d'Italie
Ouvrage : Bayard | Auteur : Sève, André | Illustration : Hi-Ta

Le Troubadour d’Assise

Saint François reconstruit l'église de Saint Damien

À par­tir de ce moment, il ne se demande plus qu’une chose com­ment vais-je ser­vir Notre-Sei­gneur ? Il allait sou­vent prier dans la petite église de Saint-Damien, bâtie en pleine cam­pagne, à flanc de coteau, au milieu des oli­viers et bien en face de la plaine. Un joli coin pour pen­ser au bon Dieu.

Fran­çois aimait prier devant le grand Cru­ci­fix de bois peint qui domine l’au­tel. Et voi­là qu’un jour, la pein­ture se met à bou­ger, les yeux s’a­niment et une voix douce pro­nonce bien distinctement :

— Va, Fran­çois, recons­truis ma mai­son…, elle s’écroule.

C’est vrai, elle était bien déla­brée, la pauvre petite église de Saint-Damien. Et plus haut, dans la mon­tagne, Saint-Pierre tom­bait en ruine. Et plus bas, dans la plaine, le clo­cher de Sainte-Marie-des-Anges fai­sait pitié. Eh bien ! Fran­çois devien­dra le maçon du bon Dieu.

Oui, mais il y a quel­qu’un à qui tout cela ne plai­sait guère…

Saint François se dépouille de ses vêtements et les rend à son père, Pierre Bernardone