Le retour des Rois Mages
L’enchantement était terminé ; comme s'il eût voulu faire comprendre à ses adorateurs lointains que le moment était venu de retourner dans leur pays, le divin Enfant ferma les yeux, le nimbe de
L’apparition de la Sainte Face sur le Voile de Sainte Véronique
Le samedi 6 janvier 1849, se produisit dans la Basilique Saint-Pierre au Vatican un prodige qui a été relaté par le journal de la Basilique et fut confirmé
Les œufs de Pâques de Catiche
Il était une fois... Comme dans un conte... une petite princesse belle comme le jour... blonde comme les blés... bonne comme le pain... et tout... et tout...

Elle s'appelait Alinda.

Ce
Les épitres de Saint Paul
VIII. A LA CONQUÊTE DE L'EUROPE
Ce fut donc par la Macédoine que le grand Apôtre entra en Europe. La première ville où il enseigna le Christ fut Philippes. A la façon des philosophes grecs,
La Confirmation
Chapitre XI
Vacances de Pâques ! Qui dira ce que ces trois mots contiennent de joie ?

L’hiver est passé. Les petites primevères blanches ou roses étalent leurs grosses touffes dans la mousse ; les
Les pages martyrs de l'Ouganda
— Non, je ne trahirai pas le serment de mon baptême ! Non, je n'accepterai pas de revenir aux idoles, aux fétiches ! Non, non... je préfère mourir !
À quel moment de l'histoire sommes-nous
Action de Grâce et vocation
Conclusion

Cavalcades, fanfares, guirlandes, chants, que tout cela a donc été joyeux !... Mais comment dire la fête des âmes ?

Ces joies-là ne s’expriment pas.

Qui donc était le plus

Et maintenant une histoire ! Posts

Auteur : Péguy, Charles | Ouvrage : Les saints de tous les jours .

Il était une fois un homme, un homme qui s’ennuyait, mais qui s’ennuyait ! On ne pour­ra jamais dire com­bien s’ennuyait cet homme-​là. Sa vie était tel­le­ment grise, morose, mono­tone. Il s’ennuyait tout le long de la jour­née. Mais cet homme qui s’ennuyait tout le long de la jour­née, qui s’ennuyait le matin, cet homme qui s’ennuyait le soir, savait que pour sor­tir de son ennui il n’avait qu’à com­mettre un gros péché. Un gros péché, là. Pec­ca­tum enorme, ingens. Un gros péché qui le désen­nuie­rait une fois pour toutes. Un péché énorme. Une faute, une faute énorme, une trans­gres­sion abominable.

Et cette faute était ain­si faite que pour la com­mettre une fois pour toutes, cet homme n’avait qu’à écrire une lettre. Rien qu’une lettre. Une lettre de rien du tout. Prendre là une feuille de papier, la mettre sur son bureau, bien devant soi, trem­per la plume dans l’encre, écrire. Et ça y était. Ça lui aurait don­né de l’occupation pour toute sa vie. Plu­sieurs fois il avait dit : Non, c’est trop bête, je m’ennuie trop, mais il s’était tou­jours arrê­té à temps.

Saint Louis - 25 août
Saint Louis

Or, un jour que la vie de ce pauvre homme était encore plus grise, plus terne qu’à l’ordinaire, il n’y tint plus du tout : Allons, dit-​il, et il prit une feuille de papier à lettre. Mais il faut que je vous apprenne que cet homme qui s’ennuyait avait une manie. Une manie quand il écri­vait. Il ne pou­vait regar­der la date sans regar­der en même temps le saint du jour. Allons, dit-​il, et il décro­cha le calen­drier, same­di 21, dimanche 22, lun­di 23, mar­di 24, mer­cre­di 25… Saint Louis !

Saint Louis ! Ça n’allait pas tout seul. Saint Louis. Il se mâchon­nait la mous­tache. Non, vrai­ment, jamais il n’aurait le cou­rage de com­mettre un aus­si gros péché que le sien le jour de saint Louis. Ça n’était pas pos­sible. Il ne fal­lait pas même y son­ger. Pen­sez donc ! Saint Louis et tout ce que ça repré­sen­tait. Blanche de Cas­tille. Saint Louis ren­dant la jus­tice. Saint Louis et les Croi­sades. Saint Louis à Car­thage et cette épée et ce sceptre et ce lit de cendre. Saint Louis, roi de France, modèle et exem­plaire et patron des rois de France. Toute cette ancienne France. Pro­tec­teur de la France et des Fran­çais. De tous les Fran­çais. Avec son beau vête­ment bleu à fleurs de lys, la main de la jus­tice à la main comme dans le tableau du père Lau­rens. Pas moyen de pas­ser outre. Jamais saint Louis ne lais­se­rait com­mettre une chose pareille.

Vous voyez la finesse. La seule idée, la seule repré­sen­ta­tion de saint Louis suf­fit à l’arrêter ins­tan­ta­né­ment. Parce que les saints fran­çais et saint Louis en par­ti­cu­lier sont des saints qui enfoncent les autres saints. Saint Louis ! Mais ça ne pou­vait pas durer tou­jours comme ça. Il remit le calen­drier des postes à sa place en se disant que ça ne serait que par­tie remise. Il était déci­dé. Plus ça allait, plus il s’ennuyait. La pluie, le vent, le soleil, les gens qu’il ren­con­trait, sa femme, ses amis, le jour, le soir, ce qu’il fai­sait, ce qu’il ne fai­sait pas. Tout l’ennuyait. Le len­de­main il rou­vrit sa boîte à papier à lettres, éten­dit soi­gneu­se­ment sur la table la feuille de papier, trem­pa sa plume dans l’encre : Ah ! la date. Mer­cre­di, jeu­di 26. Saint Zéphy­rin. Ah ! Saint Zéphy­rin. Bien. Bien. Et il se mit à écrire.

Auteur : Bourron, Edmée | Ouvrage : Et maintenant une histoire I, Les commandements à observer, les vertus à pratiquer .

Suzon, Suzon, cria Claude, je viens d’entendre du bruit à l’étable !

— En es-​tu sûr, deman­da la sœur aînée qui tri­co­tait au coin de l’âtre ? C’est la bise peut-​être qui fait grin­cer la porte ou la fenêtre. La mai­son bouge toute. Quelle tem­pête dehors ! »

Suzon était une robuste fillette de douze ans au visage calme et éner­gique. Elle se leva de sa chaise pour voir l’heure que mar­quait l’horloge et ajouta :

« Comme Papa et Maman rentrent tard ce soir !

— Je parie que le train est en panne au tun­nel du Val-​Noir comme lun­di der­nier », sou­pi­ra Riquou, l’un des cadets.

Histoire chrétienne pour les enfants« Ça se peut bien, fit-​elle, la bise a souf­flé toute la jour­née. Il a dû s’amasser de for­mi­dables couches de neige sur la voie et dans les che­mins… Allons, mes petits, il est tard, il faut aller se mettre au lit. »

Ses quatre frères et sœurs l’entourèrent avec des cris de pro­tes­ta­tion et Jean­nette, la petite der­nière, se mit à pleurnicher :

« Atten­dons un peu. J’aurai peur toute seule dans ma chambre.

— Pol­tronne va, peur de quoi ? Des rats ? De la bise qui chante dans la che­mi­née ? Je t’ai sou­vent répé­té que…

— Suzon, inter­rom­pit Claude, en la tirant par la manche de son tablier, je viens encore d’entendre du bruit dans l’étable.

— Allons voir, lança-​t-​elle. C’est peut-​être la génisse qui s’est déta­chée. Si elle s’amuse à cor­ner le mulet, elle rece­vra une bonne ruade. Elle pour­rait avoir une patte cas­sée. Riquou, toi le plus cou­ra­geux, viens avec moi. Les autres res­tez ici. »

Sui­vie de son frère, elle s’en fut pous­ser la porte de bois qui fai­sait com­mu­ni­quer la cui­sine avec l’étable, comme dans beau­coup de fermes de la montagne.

| Ouvrage : Autres textes .

1570… Une situation de crise

Les pays d’Europe, prin­ci­pa­le­ment à cause des suites de la révolte de Luther et des débuts du pro­tes­tan­tisme, se dis­putent et se jalousent. Les « Otto­mans », c’est à dire les Turcs (musul­mans), en pro­fitent pour deve­nir de plus en plus agres­sifs. Ils prennent ville après ville et port après port. Cela devient très inquiétant.

Seul le pape de ce temps-​là, le pape saint Pie V, voit vrai­ment le dan­ger. Il sonne l’alarme : tout l’Occident risque d’être enva­hi par l’Islam, enne­mi de la Croix et des chrétiens.

Les musulmans envahissent ChypreSeptembre 1570… L’île de Chypre presque conquise

Le sul­tan Sélim écrase la ville de Nico­sie, capi­tale de Chypre et assiège Fama­gouste, l’autre grande ville de l’île.

Pen­dant ce temps là, les ami­raux de la flotte chré­tienne se dis­putent… et cer­tains font marche arrière. Ils n’ont pas du tout le moral… et ont peur de la puis­sance meur­trière des Ottomans…

S’unir et s’organiser

Le pape réagit. Avec beau­coup de cou­rage et d’énergie, il mul­ti­plie les démarches auprès des gou­ver­nants. D’abord pour que, en tant que princes chré­tiens, ils se décident à faire face.

Seules l’Espagne et la Répu­blique de Venise répon­dront à l’appel du pape.

Ensuite, il faut que ces deux pays acceptent de se ran­ger sous une auto­ri­té unique, sinon ce serait la pagaille dans les com­bats : fina­le­ment, avec l’accord de tous, le pape nomme le fils de Charles-​Quint, Don Juan, seul et unique géné­ral des armées de terre et de mer.

Décembre 1570… « Au nom du Christ, vous vaincrez »

Etendard donné par Saint Pie V à la Ligue - LépanteLa guerre est décla­rée aux Turcs pour leur reprendre « toutes les places qu’ils ont usur­pées aux chrétiens ».
Don Juan se voit remettre un magni­fique éten­dard pour l’armée confédérée :

  • d’un côté, Notre-​Seigneur en croix ;
  • de l’autre, les armes de l’Église entre les armes du roi d’Espagne et celles de Venise.

« Allez, lui dit le pape, allez, au nom du Christ, com­battre son enne­mi, vous vain­crez  ».

| Ouvrage : Autres textes .

Par­mi les mis­sion­naires fran­çais qui  se ren­dirent au Cana­da (Nou­velle France), se trouvent les Pères Jésuites Isaac Jogues (1607−1646), René Gou­pil (1608−1642) et Jean de la Lande (1620−1646), tous trois, prêtres, mas­sa­crés par les Iro­quois pour avoir conver­ti ces indiens sau­vages à la foi catho­lique. Ils feront par­tie des huit prêtres cano­ni­sés en 1930 par Pie XI. On dit que le sang des mar­tyrs devient une semence de chré­tiens. On ver­ra que cela fut vrai aus­si en terre américaine.

La petite sainte indienne du Canada Kateri TEKAKWITHADix ans plus tard, un lys de pure­té appar­te­nant à la nation iro­quoise, Kate­ri, deve­nue la « Pro­tec­trice du Cana­da », nais­sait à Osser­ne­non (aujourd’hui Auries­ville) dans l’état de New York en 1656. Son père est un Mohawk (Iro­quois païen), chef de son Clan. Sa mère (Kahen­ta, Fleur de la Prai­rie), est une Algon­quine, bap­ti­sée et éle­vée par des Fran­çais à Trois-​Rivières. Prise par une attaque d’Agniers, elle devien­dra la femme du chef (Ken­hon­won­kha, du Clan des Tor­tues). Elle trans­met­tra à ses deux enfants, Kate­ri et son petit frère, l’exemple d’une mère chré­tienne. Kate­ri ver­ra sa maman prier tous les jours, suivre les pré­ceptes d’une vie chré­tienne et cer­tai­ne­ment, ces pre­mières années seront très impor­tantes pour la vie future de Kateri.

À l’âge de quatre ans, Kate­ri perd sa famille (ses parents et son frère) à cause d’une épi­dé­mie de petite vérole. Elle échappe à la mort, mais gar­de­ra le visage avec des tâches de rou­geur vio­lette . C’est un oncle (Grand-​Loup) et une tante qui la recueillent et vont habi­ter à Kah­na­wa­ké. Kate­ri fut bien soi­gnée. À ce moment, on lui don­na le nom de « Tekak­wi­ta » qui signi­fie en iro­quois, celle qui avance en hésitant.

Auteur : Ardent, Luc | Ouvrage : Et maintenant une histoire I, Les commandements à observer, les vertus à pratiquer .

On ne sait pas très bien com­ment ça a com­men­cé, mais actuel­le­ment ça y est.

Pour­tant, elle mar­chait bien, l’équipe Saint-​Jacques. Ses membres avaient du cran ; je ne sais pas si tu fais six kilo­mètres à pied pour aller à ta réunion d’équipe ; en tout cas, eux les fai­saient. D’ailleurs, quand on connaît Paul, le chef, ça se com­prend : un petit gars de 12 ans, avec un sou­rire qui lui fait le tour de la figure, des mol­lets bien plan­tés qui ne savent que cou­rir, des yeux qui voient tout ; et quand il com­mande, eh bien ! il ne bégaie pas. Comme ce n’est jamais à lui qu’il pense, ses équi­piers l’aiment bien. Et puis, ce qu’on peut avoir du plai­sir avec lui ! À chaque réunion, c’est un nou­veau jeu ; et tou­jours de bonnes idées pour le coin, pour la route, pour faire lire le jour­nal, pour… on n’en fini­rait pas de le dire ; c’est à se deman­der où il les cherche.

jeux de patronnage - sacrifice pour l'équipeDonc, l’équipe Saint-​Jacques mar­chait à bloc, à toute allure. La meilleure preuve, c’est qu’à cause d’elle deux gar­çons de la paroisse avaient été bap­ti­sés et qu’un vieux de 85 ans qui n’était plus entré dans une église depuis sa Com­mu­nion solen­nelle avait vou­lu faire ses Pâques.

Un jour, à la réunion, André qui habite aux Trois Tilleuls arrive avec un vilain regard. Brus­que­ment, en pleine par­tie de « cercle empoi­son­né », il s’étale et se retourne furieux vers Louis : « Tu l’as fait exprès ! », et pan ! sur l’oreille droite de l’autre qui vrai­ment ne sait pas ce qui se passe. Après avoir cra­ché par terre et lan­cé un juron, André s’en va. La réunion conti­nue, mais l’entrain est tombé.

La fois sui­vante, André est absent, mais aus­si Mar­cel qui habite tout près de chez lui. Déci­dé­ment, ça ne va pas.

Dans la semaine qui suit, voi­là que Paul, en ren­trant de l’école, tombe sur une grosse pierre et se heurte très fort le genou. Ça enfle. « Trois mois de lit », dit le doc­teur. Pauvre équipe Saint-​Jacques ! Vrai­ment, c’était de la mal­chance. Que pouvait-​il donc bien y avoir ?