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30 juillet 2026Les saints Abdon et Sennen, Martyrs

Ces deux nobles per­sans furent accu­sés d’en­ter­rer dans leurs pro­prié­tés les corps des chré­tiens qu’on lais­sait sans sépul­ture. L’empereur les fit arrê­ter. Sur leur refus de sacri­fier aux idoles, ils furent condam­nés à une étroite déten­tion, et, lorsque Dèce revint à Rome, il les fit mar­cher, char­gés de chaînes, devant son char de triomphe. Frap­pés avec des fouets gar­nis de plomb, ils furent ensuite expo­sés aux bêtes. Mais les ours et les lions vinrent se cou­cher aux pieds des mar­tyrs. Ce que voyant, on don­na l’ordre à des gla­dia­teurs d’é­gor­ger Abdon et Sen­nen. C’é­tait vers l’an 250. Un diacre, nom­mé Qui­rin, recueillit leurs corps pour les enter­rer dans sa demeure. Leurs reliques sont main­te­nant sous le maître-autel de l’é­glise Saint-Marc, à Rome. Cepen­dant, au Xᵉ siècle, on en céda une par­tie impor­tante à Arnulphe, Abbé béné­dic­tin d’Arles-sur-Tech, au dio­cèse de Per­pi­gnan : des aveugles furent gué­ris pen­dant le trans­fert clan­des­tin des reliques. Les ton­ne­liers ont pris nos saints mar­tyrs comme pro­tec­teurs, parce que leurs reliques avaient été appor­tées dans des barils. Les saints Abdon et Sen­nen sont les patrons du dio­cèse de Perpignan.


Ouvrage : Cœurs Vaillants
Ouvrage : L'Étoile noëliste | Auteur : Dourliac, H.-A.

(Légende lorraine)

C’é­tait un simple agne­let, tout blanc, tout mignon, tout fri­sé, que l’on appe­lait Blan­chet et qui tétait encore sa mère : « Ne t’é­loigne pas du trou­peau, tu serais man­gé par le loup ! » Et, docile, il mar­chait sur les talons de la ber­gère, qui s’ar­rê­tait par­fois de filer pour cares­ser sa toi­son. Il la sui­vait par­tout, et quand elle s’é­car­tait un peu

pour prier, il l’é­cou­tait conver­ser avec les Saintes et l’Ar­change, qui la pres­saient de par­tir pour déli­vrer le royaume d’un loup très méchant qu’on appe­lait l’Anglais.

Et quand elle s’en reve­nait pen­sive, Blan­chet, trot­ti­nant à côté d’elle, bêlait tout doux, tout doux, comme sa maman-bre­bis quand elle vou­lait le rete­nir ; et il sem­blait dire : « Ne t’é­loigne pas du trou­peau, tu serais man­gée par le loup ! » Et Jeanne sou­pi­rait, hési­tante… Fal­lait-il écou­ter Mon­sieur saint Michel ou l’agnelet ?

Une pre­mière fois, le sire de Bau­dri­court, consul­té, la ren­voya à ses mou­tons, qui furent bien contents, l’a­gne­let sur­tout ! Mais une seconde fois il dit : « Va, Jeanne ! Fais ce que doit ! » Et un triste jour, Blan­chet la vit toute prête à 

par­tir, casque en tête, épée au côté. Elle disait adieu en pleu­rant à son père, à sa mère, à ses frères, à son troupeau…

Et comme le pauvre agne­let bêlait lamentablement,

Ouvrage : Bayard | Auteur : Bressange, Pierre

1 — L’appel des âmes

Le 10 juin 1637, nais­sait à Laon, d’une des meilleures familles de la ville, un petit enfant auquel en don­na le nom de Jacques.

Me Nico­las Mar­quette, le père, annon­ça la nou­velle à Mgr de Bri­chan­teau, ancien mis­sion­naire au Cana­da, lequel le féli­ci­ta chaleureusement.

Dès son tout jeune âge, Jacques mon­tra une fer­vente pié­té. Sa joie était d’al­ler à Notre-Dame de Liesse, célèbre sanc­tuaire situé à trois lieues de Laon.

Un autre fait mar­quait son esprit d’ab­né­ga­tion. À l’âge de 9 ans, il prit la réso­lu­tion de jeû­ner tous les same­dis, mal­gré les reproches de son père.

Le 8 octobre 1654, Jacques, qui avait 17 ans, entrait dans la Com­pa­gnie de Jésus, n’i­gno­rant pas les fortes études que cette Socié­té impo­sait à ses novices.

Pen­dant ce temps, au Cana­da, des reli­gieux allaient de tri­bu en tri­bu prê­cher l’É­van­gile, Haras­sés de fatigue, tor­tu­rés, ils offraient leur vie au bon Dieu.

On lisait avec émo­tion, en France, les récits dou­lou­reux qui venaient des cam­pe­ments indiens et qui deman­daient de grands cœurs pour por­ter la parole de Dieu.

Ces récits rela­taient l’ou­ver­ture de nou­velles mis­sions. Jacques déci­da de par­tir et deman­da l’au­to­ri­sa­tion au Père géné­ral de la Compagnie.

Il débar­qua à Qué­bec, le 20 sep­tembre 1666, prit quelques jours de repos et fut envoyé à la rési­dence des Trois-Rivières pour s’i­ni­tier aux langues du pays.

Le P. Mar­quette prit contact avec les mœurs des diverses tri­bus sau­vages, les­quelles vivaient dans de petites cabanes en bois.

Ces sau­vages ne son­geaient qu’au com­merce des peaux qu’ils échan­geaient contre des armes à feu, de la poudre et du plomb.

Las­sés des armes à feu, ils vou­lurent obte­nir de l’eau-de-vie. Dès lors, ils se livrèrent à de fré­quentes orgies, les­quelles leur ame­nèrent les pires maladies.

Lorsque la chasse avait été fruc­tueuse, ils s’a­ban­don­naient à de grands fes­tins, qui duraient près de quatre heures, ne conser­vant rien pour le lendemain.

Le P. Mar­quette, qui était à table avec eux, fut déchaus­sé. On lui grais­sa les jambes et les pieds, et pen­dant qu’il man­geait, tous les chefs du vil­lage lui ren­dirent visite.

Mais à ces fes­tins suc­cé­daient sou­vent trois ou quatre jours de jeûne. Le P. Mar­quette dut alors se conten­ter de peaux d’an­guille ou de jeunes pousses d’arbre.

À force de souf­frir, à force de tra­vail et de sup­plices, il avait réus­si à gagner déjà de nom­breuses âmes à la cause de Dieu.


2 — En canot sur les Lacs

Ouvrage : Le Croisé
Sainte Marie-Made­leine

Dans ce pays par­fu­mé de la Pro­vence, au milieu des sen­teurs de lavande se dresse une muraille de pierre. Accro­chée à celle-ci, une vaste grotte, où l’on accède par un sen­tier pédestre, semble veiller de toute éter­ni­té sur la val­lée. Au début de la chré­tien­té, une péni­tente est venue pleu­rer ses péchés dans la soli­tude, accom­pa­gnée dans ses larmes par les chants des grillons, et sou­te­nue dans sa prière par son frère, saint Lazare, pre­mier évêque de Mar­seille. À la Sainte-Baume, les fidèles sont aujourd’­hui nom­breux à se pres­ser pour implo­rer l’in­ter­ces­sion de sainte Marie-Madeleine.

Dans la petite ville de saint Maxi­min, non loin du sanc­tuaire, l’é­té touche à sa fin. Sur la place du vil­lage, les hommes, jeunes et vieux, jouent à la pétanque ou sirotent un pas­tis. L’ac­cent mélo­dieux des vil­la­geois ajoute une petite note de cou­leur à la soi­rée d’é­té qui, comme les autres, a reçu les fortes caresses d’un soleil de plomb. Sou­dain, un son stri­dent déchire l’air. En quelques secondes, la place où réson­nèrent les rires et les chants, s’est cou­verte d’un silence de mort. Tous ont recon­nu le signal fati­dique, celui de la sirène qui annonce ce que tous appré­hendent le feu ! Le feu est à la forêt… Au détour d’une ruelle, un enfant de douze ans, au teint bru­ni par le soleil, arrive en cou­rant. Son père, de per­ma­nence à la gen­dar­me­rie, a reçu le pre­mier la nou­velle. Yvon vient main­te­nant don­ner à tous des détails : le feu a pris au pied du sanc­tuaire, la forêt qui abrite le pas sinueux des pèle­rins est deve­nu, en quelques minutes un bra­sier que vient atti­ser avec fré­né­sie les souffles vio­lents du mistral.

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

La mer agi­tée, c’est la nuit. Dans les ténèbres, un fan­tôme passe. C’est Jésus. Les apôtres, apeu­rés, se mettent à crier. Jésus s’é­tant fait connaître, St-Pierre lui dit « Sei­gneur, si c’est vous, ordon­nez que je vienne vers vous en mar­chant sur les eaux ». Sur l’ordre de Jésus, il s’a­vance. Mais…