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2 avril 2026Saint François de Paule, Confesseur

Fran­çois naquit vers 1416 à Paule, dans le royaume de Naples. Il vint au monde contre toute espé­rance grâce à l’in­ter­ces­sion de saint Fran­çois d’As­sise. À 13 ans, il fut mis chez les Cor­de­liers, mais Dieu ne per­mit point qu’il y res­tât. Fran­çois, ren­tré dans sa famille, eut bien­tôt l’i­dée de vivre en ermite dans des rochers escar­pés sur le bord de la mer. Sa répu­ta­tion de sain­te­té lui atti­ra des dis­ciples, par­mi les­quels son père deve­nu veuf. Avec eux, il fon­da l’ordre des Minimes, dont la règle impose les pieds nus, le cou­cher sur la dure, une nour­ri­ture res­treinte et uni­forme com­por­tant pour l’or­di­naire du pain et de l’eau. Nom­breux furent les miracles accom­plis par saint Fran­çois de Paule, qui jouis­sait en même temps du don de pro­phé­tie. Le roi de France Louis XI, infor­mé de tant de pro­diges, vou­lut abso­lu­ment que le saint homme vînt en son châ­teau de Ples­sis-lez-Tours ; Fran­çois finit par céder à ses ins­tances : il ne gué­rit pas le roi, mais lui obtint une bonne mort. Les vingt-cinq der­nières années du saint se pas­sèrent en France, où il réus­sit à répandre son ordre des Minimes mal­gré la sévé­ri­té des règles. Il mou­rut au couvent de Ples­sis-lez-Tours, le 2 avril 1507.


Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Bien­tôt on aper­çut une troupe d’hommes por­tant des torches et armés de lances et de bâtons. Celui qui les conduit, c’est Judas. Le traître s’a­vance vers Jésus et le baise. S’a­dres­sant alors à cette bande, le Sau­veur leur dit : « Qui cher­­chez-vous ? » Ils répon­dirent « Jésus de Naza­reth ! ». « C’est moi, fit-il, et,…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Cette der­nière Cène fut, hélas, trou­blée par le crime. Jésus avait dit à tous : « Vous êtes purs, mais vous ne l’êtes pas tous. L’un de vous me tra­hi­ra ! ». Les Apôtres, alors, de s’é­crier tour à tour : « Est-ce moi, Sei­gneur ? » Pen­dant que saint Jean repo­sait sa tête sur le…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Jésus, qui devait remon­ter vers son Père, ne vou­lait pour­tant pas nous lais­ser orphe­lins. Il savait bien que, s’il ne res­tait pas par­mi nous, nous l’au­rions vite oublié. Aus­si, la veille de sa mort, durant son der­nier repas avec les Apôtres, il prit du pain, le bénit et leur dit :…

Ouvrage : Les joies du pardon

Sous Louis-Phi­lippe, écrit Armand de Pont­mar­tin, l’es­prit d’ir­ré­li­gion régnait dans les col­lèges de Paris. Il y avait pour­tant des excep­tions… la plus ori­gi­nale et la plus tou­chante m’é­tait appa­rue sous les traits de Paul Save­nay, natif de Guérande. 

Doué, ou plu­tôt armé d’une pié­té angé­lique et robuste tout ensemble, il bra­vait le res­pect humain, défiait la raille­rie, et il aurait mis au besoin tout l’en­tê­te­ment de sa race pour affron­ter la per­sé­cu­tion et le mar­tyre. Cette pié­té se révé­lait jusque sur son visage, qui pre­nait une expres­sion céleste au moment de la prière. 

Ain­si, lorsque, sur un signe de notre pro­fes­seur indo­lent, je réci­tais, au début et à la fin de la classe, le Veni Sancte Spi­ri­tus et le Sub tuum prae­si­dium, c’é­tait pour presque tous les élèves, le signal d’un concert cha­ri­va­rique d’é­ter­nue­ments, de quintes de toux, de pupitres dis­lo­qués, et de dic­tion­naires tom­bant à grand bruit. Paul Save­nay s’i­so­lait de ce tapage, et l’on pou­vait suivre sur sa figure le sou­rire de la sainte Vierge dont il implo­rait la pro­tec­tion, et le contact de l’Es­prit-Saint qui l’ef­fleu­rait de ses ailes.

Cette pié­té fer­vente l’a­vait fait prendre en grippe par le plus mau­vais sujet de la classe, fan­fa­ron d’im­pié­té et de liber­ti­nage, liseur et col­por­teur des livres de Par­ny et de Vol­taire, et pour­tant Bre­ton comme Paul ; mais enten­dons-nous, ce Bre­ton-là, nom­mé Jacques Faël, était un Bre­ton de contre­bande. On disait que son père, Nan­tais d’o­ri­gine, avait pris part à quelques-unes des plus san­glantes scènes de la Révo­lu­tion, s’é­tait enri­chi en ache­tant des terres de Ven­déens, puis rui­né dans des spé­cu­la­tions équi­voques. Tout irri­tait Jacques contre Paul Save­nay ; un héri­tage de haine, le retour des Bour­bons, l’a­ni­mo­si­té ins­tinc­tive du vice contre la ver­tu, du mal contre le bien, de l’a­théisme contre la foi, du diable contre le bon Dieu ; mais ce qui l’exas­pé­rait le plus, c’é­tait la dou­ceur de Paul, sa patience inal­té­rable que, natu­rel­le­ment, Jacques taxait de lâche­té et d’hypocrisie.

— Tu es donc un lâche ? lui disait-il en lui mon­trant le poing.

— Je ne le crois pas, répon­dait Paul avec un accent de rési­gna­tion qui aurait désar­mé un tigre.

Son per­sé­cu­teur ne lui lais­sait pas un moment de trêve, et le har­ce­lait de la façon qui devait le plus cruel­le­ment bles­ser cette âme tendre, chaste, exquise et pieuse. Non content de le trai­ter de cagot, de Basile, de tar­tufe et de cafard, Jacques joi­gnait le blas­phème à l’in­sulte, le sacri­lège à l’ou­trage. Il glis­sait de mau­vais livres dans le pupitre de Paul et lui jouait les plus vilains tours. Nous sûmes plus tard que ses bru­ta­li­tés s’é­taient par­fois enve­ni­mées jus­qu’aux voies de fait : bour­rades, bri­mades, coups de poing, coups de règle : un jour même, un coup de canif qui fit cou­ler le sang. La plu­part des élèves fei­gnaient de ne pas s’a­per­ce­voir de ces abo­mi­nables vio­lences. Quelques-uns avaient l’in­fa­mie d’ap­plau­dir avec des rica­ne­ments stu­pides. Jacques n’a­vait pas, en somme, l’air bien féroce ; mais était grand, bien décou­plé, taillé en ath­lète. On le redou­tait et il avait sa petite cour de com­plai­sants et de flatteurs. 

Lors­qu’in­di­gné de sa méchan­ce­té et atti­ré vers Paul Save­nay par d’ir­ré­sis­tibles sym­pa­thies, je ris­quais, moi ché­tif, quelques reproches : « Tais-toi ou je t’as­somme ! me disait cet enra­gé ; tais-toi, mau­vaise graine d’é­mi­gré ! » J’au­rais cer­tai­ne­ment eu ma part de ses injures et de ses coups, si je n’a­vais trou­vé un admi­rable défen­seur en la per­sonne de Gas­ton de Raincy.

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Jésus voyant une foule qui le sui­vait, joyeuse, sans se dou­ter des sacri­fices qu’il demande à ceux qui veulent aller avec lui, s’é­cria : « Qui­conque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut pas être mon dis­ciple ! ». Parole qui fait trem­bler la nature. Jésus, inno­cent, est venu…