Les disciples déconcertés par la mort du Sauveur, et ayant perdu tout espoir, s’en retournaient chacun chez soi, découragés. Deux d’entre eux, cheminant sur la route d’Emmaüs, furent rejoints par un voyageur qui se mit à les interroger. Ils lui racontèrent l’histoire de ce Jésus en qui ils avaient cru,…
Et maintenant une histoire ! Posts
Athanase naquit à la fin du IIIe siècle. Devenu évêque d’Alexandrie, il fut un intrépide défenseur de la religion catholique. Étant encore diacre, il avait contribué à faire condamner Arius au concile de Nicée. Les Ariens lui en gardèrent une telle rancune qu’ils ne cessèrent jamais de lui tendre des embûches. En agissant auprès des empereurs par d’ignobles calomnies, ils réussirent par cinq fois à le faire exiler : tantôt à Trèves, tantôt à Rome, tantôt dans les solitudes de l’Égypte. On dit même que, pour se soustraire à la fureur de ses ennemis, il demeura caché pendant cinq ans dans une citerne desséchée, sans que personne connût sa retraite, sauf un de ses amis qui lui apportait en secret sa nourriture. Une autre fois, poursuivi par les satellites de Julien l’Apostat, il fit tout à coup retourner le bateau sur lequel il s’enfuyait et vint tranquillement à la rencontre des émissaires lancés à sa poursuite. Quand il les croisa, ils lui demandèrent à quelle distance se trouvait Athanase : « Il n’est pas loin », leur répondit-il. Il échappa de la sorte à ses ennemis, qui continuèrent leur route… Après chacun de ses exils, Athanase trouvait toujours un moment de paix pour rentrer dans son diocèse, où il reprenait immédiatement et avec la même énergie ses labeurs apostoliques. Il écrivit, pour expliquer la foi catholique, de nombreux ouvrages très clairs et très pieux. Et lui, le perpétuel exilé, mourut dans son lit, à Alexandrie, le 2 mai 373.
ASSISE au sommet d’un tas de grosses pierres, bien abritée du mistral par deux touffes de genêts géants, Miette, la petite bergère du mas des Alouettes, réfléchissait profondément. Autour d’elle, sur la lande, des moutons et quelques chèvres paissaient les maigres ajoncs, les pauvres bruyères… Tout paraissait calme et la fillette, rassurée par la bonne conduite de son troupeau, s’en donnait, à cœur joie, de rêvasser… Elle songeait, la pauvrette, à la fête toute proche, aux cadeaux, généralement reçus et échangés autour d’elle, par les guardians[1] et les servantes de la ferme…
Elle pensait que tout le monde aurait, dans deux jours, son œuf de Pâques… et elle n’ignorait pas que nul n’aurait l’idée de lui en offrir un… même minuscule…
Justement, la veille, en allant faire une commission pour sa maitresse, elle avait aperçu, à la devanture du grand confiseur de la place des Arènes, un œuf gigantesque de taille et de grosseur, tendu d’une riche étoffe damassée d’or, et enrubanné de galons scintillants.
À ce souvenir, les paupières de Miette papillotaient. Elle se croyait encore devant la boutique du marchand de bonbons. Hélas ! elle était en Camargue, au milieu de la lande désolée, où chantait le mistral, auprès de ses brebis et de son chien…
Un bruit de paroles étouffées la tira de sa torpeur.
- [1] NDÉ : l’orthographe ordinaire est « gardian »↩

TOUTES les heures du jour et de la nuit ont leur fête dans l’année.
En juillet, la Fête Nationale, par ses feux d’artifice, est la fête du soir. À Noël, la fête de minuit fait oublier le froid. Le jour des Rois, le gâteau, que l’on partage à midi, marque la fête du déjeuner dans la famille.

Mais Pâques, c’est la fête du matin. La lumière fleurit les églises comme le soleil fleurit le ciel. Avez-vous remarqué qu’il fait presque toujours un temps magnifique, le jour de Pâques ? Et, même s’il ne fait pas très beau, à regarder seulement les gens passer par les rues et par les routes, avec leurs habits neufs, on sent qu’il y a de la joie dans l’air. Dans les églises, où les cloches sont revenues, la semaine sainte étant finie, on a rallumé tous les cierges et même un de plus, énorme, dans lequel on a mis des grains d’encens, le fameux cierge pascal.
Deux brigands, eux aussi condamnés à mort, étaient montés au Calvaire. Jésus, regardé comme plus coupable, fut crucifié au milieu. Ces larrons se moquaient d’abord de la douce Victime. Mais l’un d’eux, témoin de sa bonté, de sa douceur, comprit qu’il ne méritait aucune condamnation. Il fit taire son compagnon…
Durant toute cette horrible journée, Jésus était resté presque nu, recouvert seulement d’un lambeau d’étoffe rouge. Mais puisqu’il devait être crucifié et traverser la ville, on lui rendit ses vêtements, que, sur le Calvaire, les bourreaux auraient à se partager. Jésus, alors, fut chargé d’une lourde croix qu’il devait porter…





