Deux brigands, eux aussi condamnés à mort, étaient montés au Calvaire. Jésus, regardé comme plus coupable, fut crucifié au milieu. Ces larrons se moquaient d’abord de la douce Victime. Mais l’un d’eux, témoin de sa bonté, de sa douceur, comprit qu’il ne méritait aucune condamnation. Il fit taire son compagnon…
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Durant toute cette horrible journée, Jésus était resté presque nu, recouvert seulement d’un lambeau d’étoffe rouge. Mais puisqu’il devait être crucifié et traverser la ville, on lui rendit ses vêtements, que, sur le Calvaire, les bourreaux auraient à se partager. Jésus, alors, fut chargé d’une lourde croix qu’il devait porter…
Le combat naval
L'histoire de Ben-Hur, imaginée par un écrivain autour des scènes réelles rapportées par les Évangiles, nous ramène aux premiers temps du Christianisme. Jeune Juif, Ben-Hur a été injustement accusé d'avoir voulu tuer un chef romain. Condamné à ramer sur les galères, il a réussi à mériter l'estime de Quintus Arrius, le commandant, qui pourra sans doute le faire libérer. Mais voici que s'engage un combat naval entre les galères romaines et les bateaux pirates.
1. Le combat se rapprochait. Soudain un corps passa comme un projectile et s’abattit sur le plancher, aux pieds de Ben-Hur. Celui-ci se pencha et vit que le blessé était un Barbare demi-nu, à peau très blanche, à cheveux noirs, qui portait encore, fixé à son bras, un bouclier d’osier. Celui-là, au moins, ne connaîtrait pas le pillage !
En le regardant, Ben-Hur eut peur : « Les ennemis sent probablement en grand nombre ! se disait-il. Que va-t-il advenir de nous ? Fuir ? Hélas ! cela ne servirait à rien. Or, si je veux essayer de retrouver ma mère et ma sœur, il faut que je sois libre, légalement libre. Et cette liberté, un seul homme est assez puissant pour obtenir qu’on me la rende : Quintus Arrius. Faites, Seigneur, qu’il ne meure pas ! Sinon, je suis perdu à jamais ! »
Il leva les yeux. Les galériens avaient lâché leurs avirons. La plupart d’entre eux essayaient, en vain d’ailleurs, de rompre leurs chaînes.
2. Ben-Hur se souvint qu’il n’était pas enchaîné. Alors, sans réfléchir plus longtemps, il se dressa et gravit en courant l’échelle.
Lorsqu’il atteignit le pont, il constata, à la lueur des fanaux, qu’on se battait partout. Les légionnaires[1] continuaient à tomber l’un après l’autre, accablés sous le nombre des assaillants. La mer était couverte de débris de toutes sortes. Au large, des navires éventrés achevaient de sombrer. D’autres projetaient jusqu’au ciel la lueur de leurs incendies.
Ben-Hur crut apercevoir la haute silhouette de Quintus Arrius. À cet instant, il lui sembla que, sous ses pieds, le pont se soulevait avec une rapidité et une force prodigieuse. Il perdit l’équilibre, trébucha, fit quelques pas en titubant. Avec la même rapidité, le pont s’abaissa, puis se brisa. Le jeune homme comprit ce qui se passait : les pirates avaient éperonné la galère romaine, sans se soucier de ceux des leurs qui se trouvaient à bord !
3. Le tintamarre était assourdissant. Le mât s’abattit. Enfin, le pont s’ouvrit. Ben-Hur fut entraîné dans une chute vertigineuse et l’eau se rua sur lui avec un grondement de tonnerre.
- [1] Soldats romains embarqués sur la galère. Les pirates barbares sont leurs assaillants.↩
Tout sanglant, tout brisé par la douleur, le Rédempteur du monde fut traîné devant son juge.
Pilate, marchant devant lui hors de la salle du Prétoire, le montra à la foule en disant : « Voilà l’Homme. »
Lui-même, juge inique, eut peur de sa cruelle faiblesse. Il crut qu’en montrant au peuple ce corps ensanglanté, ce visage déchiré, ils auraient pitié de lui.
« Voilà l’Homme ! » dit Pilate.
Oui, voilà l’Homme, l’Homme saint, l’Homme-Dieu qu’ils ont méconnu, outragé, torturé. Voilà l’Homme qui veut souffrir, qui veut mourir pour sauver ceux qui le méconnaissent, qui l’outragent, qui le torturent ; voilà l’Homme-Dieu mourant, mais qui veut souffrir encore jusqu’à ce qu’il ait expié tous les péchés de tous les hommes qu’il appelle ses frères.
Et les Juifs n’ont aucune pitié de ses atroces douleurs ; ils veulent qu’il souffre encore, ils veulent l’avilir plus encore par le supplice ignominieux de la croix, et tous rugissent de plus fort en plus fort :
« Crucifiez-le ! crucifiez-le ! »
Pilate, à ces cris, rassemble son courage : « Pourquoi le crucifierai-je, demanda-t-il, puisqu’il est innocent ? Crucifierai-je votre Roi ?
— Nous n’avons pas d’autre Roi que César ! crient les Juifs. Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous ! Il s’est dit Fils de Dieu, et selon notre loi il doit mourir ! Si vous le relâchez, vous êtes ennemi de César ! »
À ces paroles, Pilate eut peur et chercha à étouffer la voix de sa conscience. Il monta donc sur son tribunal, qui, suivant l’usage des anciens, était situé en plein air et devant le palais. Il se fit apporter de l’eau, et se lavant les mains en présence de la foule :
Samedi.
En descendant du Calvaire, hier, après la mort de Jésus, j’étais tellement fatiguée et impressionnée par tout ce que j’avais vu que je me suis étendue sur ma natte pour dormir et oublier.
Mais, sans cesse, dans ma tête et devant mes yeux, les scènes terribles que j’avais vues passaient et repassaient, comme un rêve. Tous les événements de ces derniers jours défilaient, et je n’arrivais pas à comprendre comment Jésus, que la foule acclamait, était devenu l’ennemi public numéro un, que tous voulaient faire mourir et qu’on avait cloué sur une croix. On ne l’appelle plus Jésus, ici. Tout le monde dit : « Le Christ ! »
Je revoyais sa figure couverte de sang et de crachats, je revoyais sa mort… Et, comme tous les autres, je pensais « C’est bien fini, Il est mort. » Pourtant, malgré ces moments de désespoir, au milieu de mes larmes, je voyais tout de même le visage de Marie, sa maman, lorsqu’elle est redescendue du Calvaire : la paix et la lueur d’espérance que j’y avais lues et qui m’avaient tant frappée !
De temps en temps, je me levais de ma natte et je sortais sur le pas de la porte pour voir de loin la croix se dresser dans le ciel, ne pouvant croire encore que la journée d’hier n’était pas un cauchemar ! Non, la croix était bien là : Jésus, le Christ, était bien mort.
A la tombée de la nuit, il m’a semblé apercevoir des formes qui s’agitaient au sommet du Calvaire, allant et venant. J’ai eu envie de savoir ce qui se passait et, me faufilant dans les rues, je suis grimpée le plus vite possible au sommet du Calvaire, refaisant tout le chemin parcouru. J’ai compris, en arrivant en haut, ce qui se passait. Aujourd’hui, c’est ici le sabbat, c’est-à-dire le jour où personne ne doit travailler : il ne fallait pas que le Corps de Jésus restât sur la croix aujourd’hui, il fallait donc l’enterre avant la nuit, puisque les gens ne peuvent rien faire pendant le sabbat.
Alors, Joseph d’Arimathie, un ami de Jésus qui fait partie du Grand






