Et maintenant une histoire ! Posts


3 juin 2026Sainte Clotilde, Reine, Veuve

Clo­tilde, fille du roi bur­gonde Chil­pé­ric et de la chré­tienne Caré­tène, naquit vers 474, pro­ba­ble­ment à Lyon. Elle fut éle­vée dans la pra­tique de la ver­tu et dans la véné­ra­tion des mar­tyrs lyon­nais, spé­cia­le­ment de l’es­clave Blan­dine. Deman­dée en mariage par le roi des Francs, Clo­vis, encore païen, elle accep­ta sous cette condi­tion que leurs enfants seraient éle­vés dans la foi catho­lique. Mais son pre­mier enfant, qu’elle avait fait bap­ti­ser, mou­rut ; d’où le reproche du roi : « C’est votre Dieu, dit-il à Clo­tilde, qui est cause de la mort de l’en­fant ; si je l’a­vais consa­cré à mes dieux à moi, il vivrait encore. » La digne épouse accep­ta cette épreuve avec rési­gna­tion, et ses prières humbles et ardentes obtinrent la gué­ri­son de son second fils, tom­bé malade lui aus­si après avoir été bap­ti­sé. Clo­vis avait pro­mis de rece­voir le bap­tême et d’a­do­rer le Dieu de Clo­tilde s’il réus­sis­sait à battre les Ala­mans. La vic­toire de Tol­biac vint rem­plir de joie le cœur de la reine : elle fit pré­ve­nir Rémi, l’é­vêque de Reims, qui vint ins­truire le prince, puis le bap­ti­sa le jour de Noël 496. Cette mis­sion pro­vi­den­tielle accom­plie, Clo­tilde ren­tra dans l’ombre et s’oc­cu­pa prin­ci­pa­le­ment de l’é­du­ca­tion de ses quatre enfants. Deve­nue veuve après vingt ans de mariage, elle connut des années de mor­telles angoisses : elle dut don­ner sa fille au cruel roi des Wisi­goths ; son fils Clo­do­mir périt à la guerre ; les deux autres, Chil­de­bert et Clo­taire, se bat­tirent entre eux. Rési­gnée sous le coup de tant d’é­preuves, Clo­tilde mul­ti­plia ses pieuses fon­da­tions et pas­sa ses der­nières années à Tours, près du tom­beau de saint Mar­tin. C’est là qu’elle mou­rut le 3 juin 545.


Ouvrage : La semaine de Suzette | Auteur : Saint-Laurens, P.-R.

ASSISE au som­met d’un tas de grosses pierres, bien abri­tée du mis­tral par deux touffes de genêts géants, Miette, la petite ber­gère du mas des Alouettes, réflé­chis­sait pro­fon­dé­ment. Autour d’elle, sur la lande, des mou­tons et quelques chèvres pais­saient les maigres ajoncs, les pauvres bruyères… Tout parais­sait calme et la fillette, ras­su­rée par la bonne conduite de son trou­peau, s’en don­nait, à cœur joie, de rêvas­ser… Elle son­geait, la pau­vrette, à la fête toute proche, aux cadeaux, géné­ra­le­ment reçus et échan­gés autour d’elle, par les guar­dians[1] et les ser­vantes de la ferme…

Petite bergère de Camargue gardant son troupeau

Elle pen­sait que tout le monde aurait, dans deux jours, son œuf de Pâques… et elle n’i­gno­rait pas que nul n’au­rait l’i­dée de lui en offrir un… même minuscule…

Jus­te­ment, la veille, en allant faire une com­mis­sion pour sa mai­tresse, elle avait aper­çu, à la devan­ture du grand confi­seur de la place des Arènes, un œuf gigan­tesque de taille et de gros­seur, ten­du d’une riche étoffe damas­sée d’or, et enru­ban­né de galons scintillants.

À ce sou­ve­nir, les pau­pières de Miette papillo­taient. Elle se croyait encore devant la bou­tique du mar­chand de bon­bons. Hélas ! elle était en Camargue, au milieu de la lande déso­lée, où chan­tait le mis­tral, auprès de ses bre­bis et de son chien…

Un bruit de paroles étouf­fées la tira de sa torpeur. 

  1. [1] NDÉ : l’or­tho­graphe ordi­naire est « gar­dian »
Ouvrage : La semaine de Suzette | Auteur : Herverie, B. de la
Villageois s'en retournant après avoir fêter Pâques à l'église - Cloches - Cierge pascal.

TOUTES les heures du jour et de la nuit ont leur fête dans l’année.

En juillet, la Fête Natio­nale, par ses feux d’ar­ti­fice, est la fête du soir. À Noël, la fête de minuit fait oublier le froid. Le jour des Rois, le gâteau, que l’on par­tage à midi, marque la fête du déjeu­ner dans la famille.

grands feux de Pâques en Allemagne

Mais Pâques, c’est la fête du matin. La lumière fleu­rit les églises comme le soleil fleu­rit le ciel. Avez-vous remar­qué qu’il fait presque tou­jours un temps magni­fique, le jour de Pâques ? Et, même s’il ne fait pas très beau, à regar­der seule­ment les gens pas­ser par les rues et par les routes, avec leurs habits neufs, on sent qu’il y a de la joie dans l’air. Dans les églises, où les cloches sont reve­nues, la semaine sainte étant finie, on a ral­lu­mé tous les cierges et même un de plus, énorme, dans lequel on a mis des grains d’en­cens, le fameux cierge pascal.

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Deux bri­gands, eux aus­si condam­nés à mort, étaient mon­tés au Cal­vaire. Jésus, regar­dé comme plus cou­pable, fut cru­ci­fié au milieu. Ces lar­rons se moquaient d’a­bord de la douce Vic­time. Mais l’un d’eux, témoin de sa bon­té, de sa dou­ceur, com­prit qu’il ne méri­tait aucune condam­na­tion. Il fit taire son compagnon…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Durant toute cette hor­rible jour­née, Jésus était res­té presque nu, recou­vert seule­ment d’un lam­beau d’é­toffe rouge. Mais puis­qu’il devait être cru­ci­fié et tra­ver­ser la ville, on lui ren­dit ses vête­ments, que, sur le Cal­vaire, les bour­reaux auraient à se par­ta­ger. Jésus, alors, fut char­gé d’une lourde croix qu’il devait porter…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Pour expier les péchés de la chair, Jésus vou­lut être fla­gel­lé. Mais il y avait nos fautes d’or­gueil, et celles-là aus­si devaient être effa­cées par les humi­lia­tions du Bon Maître. Il s’é­tait dit Roi. Aus­si les sol­dats, pour ridi­cu­li­ser sa royau­té, lui mirent en mains un sceptre de roseau. Au…