Et maintenant une histoire ! Posts


19 avril 2026Saint Tryphon, Évêque de Constantinople

Il n’est pas de siège épis­co­pal au monde qui ait eu de plus mau­vais évêques que Constan­ti­nople. Est-il besoin de rap­pe­ler Nes­to­rius, Euty­chès, Macé­do­nius — autant d’hé­ré­siarques — Eusèbe de Nico­mé­die, Pho­tius, Céru­laire ? Ceux qui ont été des saints, Chry­so­stome, Fla­vien, ont été inévi­ta­ble­ment per­sé­cu­tés. Saint Try­phon, dont nous célé­brons aujourd’­hui la mémoire, était un humble moine que l’on arra­cha de son monas­tère pour l’é­le­ver sur ce « cap des tem­pêtes ». Étant ver­tueux, il devait déplaire à la cour. Mais on n’a­vait rien de sérieux à mettre en avant contre lui. Voi­ci la manière dont on s’y prit pour l’é­car­ter. Un évêque cour­ti­san, Théo­phane de Césa­rée, vint le trou­ver et lui tint ce pro­pos : « L’empereur cherche votre ruine, mais ne sait de quoi vous accu­ser. On lui a fait entendre que vous étiez d’une igno­rance à ne pas même savoir écrire. Venez demain au conseil et prou­vez le contraire à tous vos détrac­teurs. » Try­phon se ren­dit le len­de­main au palais : « Tra­cez-nous, lui dit-on, vos nom et qua­li­té sur cette feuille de papier. » Il le fit de sa plus belle main. La feuille fut immé­dia­te­ment remise à l’empereur, qui écri­vit à son tour : « Moi, sous­si­gné, me recon­nais indigne d’oc­cu­per le siège de Constan­ti­nople ». Le tour était joué. Ceci se pas­sait en 945. On pré­sen­ta un suc­ces­seur, mais Rome refu­sa de le recon­naître tant que saint Try­phon serait vivant. Saint Try­phon ter­mi­na ses jours dans un monas­tère [1].

  1. [1] Les Petits Bol­lan­distes.

Ouvrage : Je me confesse | Auteur : Goldie, Agnès | Illustration : Hebbelynck, Jeanne

I
L’enfant fait sa prière

Sept heures !

Vite enfant, lève-toi ! Donne ton cœur au bon Dieu !

— Petit Jésus, c’est pour vous ma jour­née ! …ma prière et mes jeux, ma leçon de lec­ture, mes joies, mes petites peines…

Quand vous aviez mon âge, Jésus, mon petit frère, vous don­niez tout ain­si à votre Père des cieux ! Oh ! don­nez-lui encore tout ce que je vous donne : il faut tou­jours ! tou­jours ! faire plai­sir au bon Dieu !

Avec vous, mon Jésus, je serai bon et sage !

— C’est bien, petit enfant :

Dieu t’a mis sur la terre pour le louer, l’ai­mer, le ser­vir. C’est lui qui a choi­si ta mai­son, ton pays ; c’est lui qui t’a confié à papa, à maman ; tu es à lui ; Il est ton Père.

Tout est à vous, mon Dieu les oiseaux et les fleurs, les mai­sons, le soleil, même les jouets de mon éta­gère : mon ours et mon che­val, mes pou­pées et mes livres… Et moi je suis à vous ! Et vous vou­lez que je vous aime ! C’est là ce que je veux faire toute la jour­née !

— Oh ! maman, pen­dant que je m’ha­bille, dites-moi ce que veut le bon Dieu !

— Ne sais-tu pas la belle his­toire de Moïse ? Il était dans le désert avec le peuple hébreu, se ren­dant à la Terre-Pro­mise. Et le Dieu Tout-Puis­sant l’ap­pe­la sur le Mont Sinaï. Il mon­ta et se mit en prière. Alors la voix de Dieu se fit entendre et Moïse reçut les tables de la loi deux grandes pierres sur les­quelles étaient gra­vés dix commandements.

— C’é­tait pour les Hébreux ?

— C’é­tait pour tous les hommes : c’é­tait pour toi, enfant !

— Avant Moïse, l’on pou­vait donc être méchant ?

— Ces com­man­de­ments écrits sur les tables de pierre étaient écrits déjà.

— Où donc, maman ?

— Mais dans le cœur, dans la conscience. Cha­cun avait son ange pour l’ai­der à les lire.

— Ces com­man­de­ments, je vou­drais les savoir ! Ils disaient la même chose ?

— Oui, mon enfant ; écoute bien :

Il n’y a qu’un seul Dieu et tu l’a­do­re­ras.
Res­pecte et bénis son saint nom.
Sanc­ti­fie le jour du Sei­gneur.
Sois bon pour ton père et ta mère.
Ne tue pas ; ne fais de mal à per­sonne.
Garde ton âme et ton corps purs.
Ne prends pas ce qui est aux autres.
Dis tou­jours la véri­té.
Ne sois ni envieux, ni jaloux.

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Jésus avait pas­sé en fai­sant le bien. Il avait gué­ri tous les malades qui lui étaient pré­sen­tés, ren­du la vue aux aveugles, res­sus­ci­té les morts. Il vou­lait ain­si prou­ver sa divi­ni­té. Mais les Juifs orgueilleux et ter­restres atten­dant un Mes­sie guer­rier qui les eût mis à la tête des nations,…

Ouvrage : La semaine de Suzette | Auteur : Maindron, Marie

Ce matin-là, — un matin du mois de mai de l’an­née 1610 — le petit roi Louis XIII jouait, dans ses appar­te­ments du palais du Louvre, à pro­me­ner son petit car­rosse vert. Il y avait mis Cupi­don, qui était la pou­pée de sa sœur Éli­sa­beth. Il aurait aimé pro­me­ner aus­si les pou­pées de Madame Chré­tienne et de Madame Hen­riette, ses autres petites sœurs : elles n’a­vaient pas vou­lu s’en sépa­rer. Il les eût, en d’autres temps, exi­gées avec vio­lence, mais il était en trop grand trouble et cha­grin pour agir à sa manière accou­tu­mée, laquelle était impé­rieuse et péremptoire. 

Le bon roi Hen­ri IV, en effet, venait de mou­rir assas­si­né, et l’en­fant, de cette mort tra­gique, demeu­rait tout bou­le­ver­sé. Pro­me­nant Cupi­don dans le car­rosse vert, il n’y trou­vait point de réconfort. 

Il avait essayé d’at­te­ler à la voi­ture son chien Cava­lon, mais le chien ne s’é­tait pas prê­té au jeu. Cava­lon vou­lait bien aller der­rière le car­rosse, mais point devant. Louis XIII com­men­çait d’é­prou­ver qu’un roi ne fait pas tou­jours faire aux gens ce qu’il veut. Ceci le por­ta à réflé­chir. Il lais­sa là son jeu et il se prit à son­ger sérieu­se­ment à sa nou­velle situation. 

Il était en grande per­plexi­té à cause de trop de choses qui, dans sa vie, avaient changé.

Il avait, le matin, l’ha­bi­tude d’al­ler en la chambre du roi, où étaient sus­pen­dus les deux grands por­traits d’Hen­ri IV et de Marie de Médi­cis, et il disait aux por­traits : « Bon­jour, papa ! Bon­jour, maman ! » Il pou­vait encore dire « bon­jour, maman », mais que fal­lait-il dire au roi et com­ment ferait-il com­prendre au por­trait qu’il avait tant de chagrin ? 

Et que de choses encore qu’il ne savait com­ment accor­der à sa vie nouvelle !

Ain­si, il aime beau­coup sa sœur Éli­sa­beth, c’est la « Madame » qu’il pré­fère — sur­tout ce matin où elle lui a prê­té Cupi­don. Il joue sou­vent à la ser­vir à table, il se tient der­rière son siège, la ser­viette sur l’é­paule, fait « l’es­sai » des viandes, mange, selon l’u­sage, la mie de pain qui les a tou­chées, — c’est pour s’as­su­rer qu’on n’y a point mis de poi­son, — va qué­rir à boire, fait avec céré­mo­nie les fonc­tions de cava­lier ser­vant. Cela l’a­muse énor­mé­ment. Mais on lui a dit que ce n’é­tait plus per­mis parce qu’un roi est un trop grand per­son­nage pour ser­vir à table per­sonne. Mais ce qu’il en fai­sait, ce n’é­tait pas pour ser­vir sa sœur, c’é­tait pour s’a­mu­ser ; alors, un roi ne peut donc jamais s’amuser ? 

Ces réflexions sur la gran­deur royale l’en­traînent aux pen­sées graves. C’est une grosse charge que d’être roi à neuf ans. Il va fal­loir qu’il s’oc­cupe de marier ses sœurs. Quelle affaire ! Madame Hen­riette, qui a un an, va être très dif­fi­cile à marier. 

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Jésus aima les petits enfants. Ils sont simples, can­dides, purs, confiants, ver­tus qui plaisent tant au Sau­veur. Les Apôtres, gens rudes, chas­saient les petits qui, se glis­sant dans la foule, sans même être aper­çus, vou­laient, eux aus­si, voir le Bon Maître. Mais Jésus, dans sa douce bon­té, disait : « Lais­sez venir…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Vou­lant éprou­ver la foi de ses dis­ciples, Jésus leur deman­da : « Qui dit-on que je suis ? » Les apôtres avan­cèrent que, mal­gré tous les miracles qu’il avait accom­plis, on ne le recon­nais­sait pas encore pour le Mes­sie, mais pour un simple pro­phète. Notre-Sei­­gneur, alors s’a­dres­sant aux Apôtres : « Et vous, qui dites-vous que…