L'anniversaire de Patricia
Charité envers le prochain.
Toutes les fleurs sont écloses, l'atmosphère est tiède, le soleil dans un ciel sans nuage, et les oiseaux s'égosillent à qui mieux-mieux, lançant sous les ombrages
Saint Joseph
« Marie, êtes-vous prête ?

— Me voici ! »

Et la jeune femme s'assied sur l'âne entre deux ballots. Il fait encore nuit... Marie et Joseph partent pour Bethléem.

L’Empereur Auguste a ordonné de recenser
Père Jacques de Jésus : Au revoir, les enfants !
Au secours des persécutés
Pendant l'occupation allemande, la police traque non seulement les patriotes, mais aussi les Juifs, simplement parce qu'ils sont juifs et que
Pour gagner le souterrain
Toc, toc...
Gaëtan, Yves et Louis se regardent ; qui donc peut venir à cette heure ? Ce n'est pas leur mère encore : elle ne doit rentrer que demain matin ; ce n'est pas leur père non plus,
Le 7 octobre 1571 : la victoire de Lépante
1570... Une situation de crise
Les pays d'Europe, principalement à cause des suites de la révolte de Luther et des débuts du protestantisme, se disputent et se jalousent. Les
La fin de l'Empire romain d'Occident
∼∼ IX ∼∼
Jean et Bernard sont mélancoliques.

Bernard lit, mais l'oreille au guet.

Si ce bienheureux visiteur, qui, depuis une heure, est avec son oncle, pouvait donc s'en aller !...

Jean,
Préparatifs mystérieux dans la nuit
Mariage.
Suzy regarda le cadran lumineux de son réveil. Elle distinguait mal l'emplacement exact des aiguilles proches l'une de l'autre.

Quelle heure pouvait-il bien être ?... Une

Et maintenant une histoire ! Posts

Auteur : Dominique | Ouvrage : Et maintenant une histoire I, Les commandements à observer, les vertus à pratiquer .

Toc, toc…

Gaë­tan, Yves et Louis se regar­dent ; qui donc peut venir à cette heure ? Ce n’est pas leur mère encore : elle ne doit ren­tr­er que demain matin ; ce n’est pas leur père non plus, amenant à la ferme quelques Chouans pour un bout de nuit ou une tasse de cidre : il se garderait de faire tant de bruit.

Mais ils n’ont guère le temps de se con­sul­ter : de vio­lents coups de crosse ébran­lent la porte, et une bor­dée d’imprécations fait frémir leur cœur chré­tien.

« Oui ou non, ouvrirez-vous, chiens ? »

Plus de doute, ce sont les Bleus ! Les trois gamins sen­tent leur cœur se ser­rer d’une indi­ci­ble angoisse, car la vis­ite des Bleus est trop sou­vent néfaste à des fils de Chouans.

Cepen­dant, brave et décidé, Gaë­tan s’est levé :

Courage des enfants vendéens - Les bleus : soldats de la révolution« Voilà, voilà, citoyens. »

Puis — gavroche un peu — il esquisse une gri­mace à l’adresse des sol­dats avant de tir­er le ver­rou… et cela rend du cœur aux deux autres !

« Il s’agit de nous fournir une place pour la nuit !… Et en vitesse, hein ! », clame celui qui sem­ble être le chef.

« Volon­tiers, citoyens… Ce n’est pas tous les jours que la ferme a l’honneur d’abriter des sol­dats de la République ! Suiv­ez-moi, je vais vous con­duire à la grange. »

Dix min­utes après, Gaë­tan rejoint ses frères à la cui­sine :

« S’ils ne veu­lent que ça, ça va encore… Ils ont l’air four­bus : il y en a déjà qui ron­flent sur la paille.

— Hum… Qu’est-ce qu’ils vien­nent encore rôder par ici ?

— D’après ce que j’ai com­pris, ils sont à la recherche de quelque fugi­tif de mar­que… et il ‘y aurait des patrouilles comme ça dans toute la région. »

Yves fait la gri­mace.

« Tant pis pour le mal­heureux qu’ils traque­nt !

— Pourvu que père ne tombe pas entre leurs mains…

— Et M. le Recteur, donc !

— Il fau­dra les aver­tir dès demain matin… »

Dix coups vien­nent de son­ner à la vieille hor­loge, dans la bois­erie de chêne fine­ment sculp­tée. Soudain, Louis tres­saille.

« N’avez-vous rien enten­du ? »

| Ouvrage : Et maintenant une histoire I, Les commandements à observer, les vertus à pratiquer .

T’as envie de pommes, Nanette ?

— Pour ça oui, Colas ; mais à présent, des pommes, il n’y en a plus.

— Moi, je sais bien où il y en a… et de fameuses ! C’est dans le gre­nier du père Heurteau, le voisin ; l’autre jour, Ernest, le com­mis, m’en a jeté une de la fenêtre, celle qui donne der­rière la mai­son. Et fig­ure-toi que ce matin une échelle est dressée con­tre le mur, juste au-dessous de la fenêtre du gre­nier ! Nanette, tu vas venir avec moi. Tu feras le guet pen­dant que j’irai chercher des pommes pour nous deux. Et si l’on vient, tu crieras : Miaou. »

Tu ne voleras pas - 7e commandement - Grenier aux pommesUn peu inquiète, mais fière d’aider son frère, Nanette suit Colas.

Les voici tous les deux au pied de l’échelle. Le garçon a vite fait l’escalade et il dis­paraît dans le trou noir de la fenêtre. Nanette trou­ve le temps long : sûre­ment, Colas doit goûter les pommes. Mais soudain un bruit de voix se fait enten­dre ; des pas se rap­prochent… On vient. « Miaou » crie Nanette, et vite elle court se cacher dans la cabane aux out­ils.

Le père Heurteau appa­raît accom­pa­g­né de Rivou­et, le cou­vreur. Ils par­lent du toit de l’étable qui est à répar­er. Lorsqu’ils se sont éloignés, Nanette, sor­tant de sa cachette, s’aperçoit avec hor­reur qu’ils ont emporté l’échelle. Pour com­bi­en de temps ? Dieu seul le sait. Debout dans l’embrasure de la fenêtre, Colas mesure la dis­tance qui le sépare du sol… Il a beau être fort en gym­nas­tique, c’est vrai­ment trop haut pour se lancer. « Attends, dit-il à Nanette, qui se lamente en bas, je vais voir si je ne peux pas sor­tir par un autre endroit. »

Colas fait le tour du gre­nier. Il est vaste et con­tient bien des choses : des chapelets d’oignons et d’échalotes sus­pendus aux poutres, des prunes séchées, des sacs de grains et, dans un coin obscur, la pro­vi­sion de hari­cots secs. Tiens, mais on dirait qu’ils sont trem­pés les sacs de hari­cots ; une grande tache d’humidité s’arrondit alen­tour. Colas lève la tête et aperçoit du jour qui fil­tre par les tuiles dis­jointes. Bien sûr, la pluie passe par là. Il ne s’agit pas de cela, mais de s’en aller. Il y a bien une porte qui donne vers la ferme, mais elle est fer­mée à l’extérieur. Le seul moyen d’évasion, c’est la fenêtre. Colas y revient.

Auteur : Targis, Edmond | Ouvrage : Et maintenant une histoire I, Les sacrements à recevoir .

La dernière char­rette de foin venait d’être mise en lieu sûr.

Et puis ce fut l’orage, vio­lent, bru­tal. Les éclairs suc­cé­daient aux éclairs. Déjà, l’énorme sapin de la cour du château avait été dérac­iné. Plus loin, la petite ferme du père Jan­i­cout flam­bait comme fétu de paille. Soudain, on enten­dit un fra­cas épou­vantable, réper­cuté d’écho en écho : la foudre venait d’atteindre le clocher, le clocher de tuiles vernissées autour duquel se ser­raient les maisons. Une épaisse fumée, toute noire, mon­tait dans le ciel encore plus noir, le tout tra­ver­sé de lueurs rouges : les flammes. Le feu avait pris de partout à la fois.

Église du village en feu - première communion et eucharistieIls étaient deux qui avaient vu la foudre s’abattre sur l’église : Mon­sieur le Curé dans son pres­bytère, et Jean le jaciste dans sa maison­nette de la rue Haute. Deux qui avaient bon­di ensem­ble dans la rue, l’un tout cour­bé sous le poids des ans et d’une exis­tence mise au ser­vice des autres, l’autre, jeune, le vis­age tourné vers l’avenir. Deux, avec une seule pen­sée au fond du cœur : là-bas, dans « leur » église, le taber­na­cle… et le ciboire aux hosties con­sacrées.

Ils se sont retrou­vés sur la place, avec la même angoisse dans le cœur, la même farouche volon­té dans le regard. Autour d’eux, avec bruit, les sec­ours s’organisent.

« Mon­sieur le Curé, je sais… mais je vous en prie, n’allez pas plus loin. Je suis jeune et n’ai pas peur. Je Le rap­porterai. »

Et, sans atten­dre la réponse, Jean s’élance. Un cri par­mi la foule : le grand por­tail d’entrée s’écroule, dans un jail­lisse­ment d’étincelles. Par où donc Jean va-t-il pénétr­er dans l’église ? Il reste la petite porte basse. Elle est fer­mée, mais d’un grand coup d’épaule, et han ! il l’enfonce. La four­naise ! Une hor­ri­ble fumée âcre qui étouffe, piquant atro­ce­ment et les yeux et la gorge. Un ron­fle­ment entre­coupé de crépite­ments. De grands éclairs rouges. L’incendie dans toute son hor­reur. Déjà Jean regarde plus loin. Dans cet enfer qui l’entoure, ses deux yeux très clairs se por­tent là-bas, vers le Christ de pierre qui domine la four­naise, le Christ aux deux bras éten­dus. Il sem­ble pro­téger, dans la par­tie du chœur encore intacte, l’autel et le taber­na­cle. Le petit jaciste rampe sur le sol : c’est le seul moyen de ne pas être trop brûlé.

| Ouvrage : Et maintenant une histoire I, Les sacrements à recevoir .

Il y a de la joie dans l’air ce matin. Le soleil, levé bien avant le plus mati­nal des Cœurs Vail­lants, étin­celle dans le ciel bleu, et les oiseaux, cachés dans les grands mar­ronniers, s’égosillent à qui mieux mieux.

Aus­si, bien avant l’heure fixée pour la réu­nion des chefs et des sec­onds, le vieux pavé résonne sous les talons impa­tients des gars.

« Tout le monde est là ? »

Sur le seuil de son pres­bytère, Mon­sieur le Curé vient d’apparaître. Mais que se passe-t-il ? Pourquoi donc a-t-il cet air joyeux ! Tiens, il a une let­tre à la main.

« On n’a presque pas atten­du ce matin, fait remar­quer Jacques. Extra­or­di­naire ! »

D’habitude, Mon­sieur le Curé, tou­jours très occupé, ne vient pas si vite.

« T’as vu, Jean, mur­mure Claude, il a un drôle d’air, Mon­sieur le Curé ; sûr qu’il arrive quelque chose… »

C’est vrai, Mon­sieur le Curé n’a pas son air habituel ; le pli qui sou­vent barre son front a dis­paru, et dans ses yeux il y a comme de la joie ; et puis on dirait qu’il veut vite faire partager à tous le bon­heur qui sem­ble con­tenu dans le petit rec­tan­gle qu’il tient à la main…

Flairant un mys­tère, les gars en un clin d’œil se sont rassem­blés et posent sur le prêtre des yeux inter­ro­ga­teurs.

« Mes petits enfants, com­mence Mon­sieur le Curé, mes petits enfants, une grande joie nous arrive, une grande joie pour le patro… »

Alors, quinze voix vibrantes ont lancé le même cri :

« Mon­sieur l’Abbé revient ?

— Oui, mes petits, Mon­sieur l’Abbé ren­tre du sana… »

Ain­si, ça y était ; ce jour tant désiré depuis celui où, la tristesse au cœur, les gars avaient appris que leur abbé malade avait dû par­tir, ce jour allait arriv­er… il était arrivé.

« Mon­sieur l’Abbé sera là dans trois jours. »

Les ques­tions main­tenant s’entrecroisent, pêle-mêle, joyeuses ; tout le monde veut savoir.

« En tout cas, clame Jacques, il faut lui faire une récep­tion mon­stre ; on n’a que trois jours, mais on va met­tre les bouchées dou­bles. »

| Ouvrage : Petites Vies Illustrées pour enfants .

En 1166 nais­sait un petit Anglais : Simon Stock.

Chez ses par­ents, de très noble famille, on menait grand train, surtout à l’époque de la chas­se, mais aux récep­tions, Simon préférait la soli­tude des bois.

Enfants d’aujourd’hui, nour­ris de ciné­mas et d’illustrés, vous rêvez d’extraordinaires aven­tures ; mais les petits d’alors, entendaient plutôt par­ler des grands moines aux­quels l’Angleterre, l’Irlande, la France et la Ger­manie devaient non seule­ment leur Foi, mais l’instruction et la Sci­ence ; cela les ouvrait au recueille­ment et les atti­rait au désert. Autre­fois, Mar­tin-écol­i­er, voulait être ermite ; à douze ans, Simon Stock s’évade et se cache dans les bois. Près d’une petite fontaine il trou­ve un chêne creux dont il fait sa cabane. Il vit là trente-trois ans, et ce n’est pas banal, vu son nom ou surnom : « Stock » : tronc, tas de bois. Nous dis­ons nous aus­si un stock de bois.

Saint Simon Stock dans un chêne creux
Il trou­ve un chêne creux dont il fit sa cabane.

Dans son désert, notre ermite a pour­tant des « vis­ites »… des vis­ites du ciel… Un jour, la Sainte Vierge, pour laque­lle il a une extrême dévo­tion, lui annonce que les Carmes mem­bres d’un ordre religieuse con­sacré à Marie vien­nent de débar­quer en Angleterre, et ajoute qu’elle serait heureuse de le voir entr­er dans son ordre : L’ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel.

Aus­sitôt, Simon quitte son tronc d’arbre, sa claire fontaine, et s’en va rejoin­dre les religieux incon­nus, arrivés d’Orient.

 

Le Mont-Carmel

À peine est-il Carme que Simon demande à par­tir en Terre-Sainte… Il vis­ite Beth­léem, Jérusalem, Nazareth et gagne le Mont-Carmel qui n’en est pas très éloigné. Une mer­veille que cette mon­tagne cou­verte de fleurs, sur­volée par des mil­liers d’oiseaux, du roitelet au grand aigle. Ici, ce n’est pas Blanche-Neige qui est reine, mais celle qui est plus blanche que la Neige : la Reine immac­ulée du ciel et de la terre ; et les habi­tants des bois ne sont pas d’affreux petits nains (si bon soient-ils), mais des moines innom­brables à man­teaux blancs.

L’histoire de Blanche-Neige n’est qu’un con­te, inven­té pour le plaisir des petits et des grands. Ici, c’est du vrai, et que l’histoire est belle ! Simon ne se lasse pas de l’entendre, de se la redire à lui-même. Autre­fois… neuf cents ans avant le pre­mier Noël, le prophète Élie habitait la mon­tagne du Carmel, et les jeunes accouraient vers lui pour qu’il leur apprenne à aimer Dieu. Du côté de la Méditer­ranée, plus de mille grottes, qui ser­vaient d’abri aux ermites, sont creusées dans le rocher. Était-ce plus con­fort­able que le tronc d’arbre ?