Étiquette : <span>Pauvre</span>

Ouvrage : Bayard | Auteur : Sève, André | Illustration : Hi-Ta

Le Troubadour d’Assise

Saint François reconstruit l'église de Saint Damien

À par­tir de ce moment, il ne se demande plus qu’une chose com­ment vais-je ser­vir Notre-Sei­gneur ? Il allait sou­vent prier dans la petite église de Saint-Damien, bâtie en pleine cam­pagne, à flanc de coteau, au milieu des oli­viers et bien en face de la plaine. Un joli coin pour pen­ser au bon Dieu.

Fran­çois aimait prier devant le grand Cru­ci­fix de bois peint qui domine l’au­tel. Et voi­là qu’un jour, la pein­ture se met à bou­ger, les yeux s’a­niment et une voix douce pro­nonce bien distinctement :

— Va, Fran­çois, recons­truis ma mai­son…, elle s’écroule.

C’est vrai, elle était bien déla­brée, la pauvre petite église de Saint-Damien. Et plus haut, dans la mon­tagne, Saint-Pierre tom­bait en ruine. Et plus bas, dans la plaine, le clo­cher de Sainte-Marie-des-Anges fai­sait pitié. Eh bien ! Fran­çois devien­dra le maçon du bon Dieu.

Oui, mais il y a quel­qu’un à qui tout cela ne plai­sait guère…

Saint François se dépouille de ses vêtements et les rend à son père, Pierre Bernardone
Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Dès que Jésus fut né, les Anges chan­tèrent dans le ciel, illu­mi­nant la nuit de leurs clar­tés. Ils s’a­dres­sèrent alors à des ber­gers qui gar­daient leurs trou­peaux, et leur dirent : « Allez à Beth­léem. Il vous est né un Sau­veur, que vous trou­ve­rez enve­lop­pé de langes et posé dans une crèche !…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Il y avait un riche et un pauvre. Le riche fai­sait bonne chère ; le pauvre, nom­mé Lazare, était cou­ché à sa porte, cou­vert d’ul­cères que les chiens venaient lécher ; mais le riche ne lui don­nait rien à man­ger. Ce der­nier mou­rut et fut envoyé en enfer. Lazare aus­si mou­rut, et…

Ouvrage : Le deuxième livre d'André

I

Près du por­tail de la cathé­drale de Saint-Jean, de Lyon, on remar­quait un vieux pauvre qui venait, depuis vingt-cinq ans, s’as­seoir régu­liè­re­ment tous les jours à la même place. Sous les haillons et les lam­beaux de la misère qui le cou­vraient, per­çait une appa­rence de digni­té qui annon­çait que ce n’é­tait pas un pauvre ordi­naire. Il avait reçu une édu­ca­tion supé­rieure à celle qui accom­pagne géné­ra­le­ment la misère. Aus­si jouis­sait-il par­mi les autres pauvres d’une cer­taine considération. 

Le pauvre vieux mendiant près du portail de la cathédrale
Près du por­tail de la cathé­drale de Saint-Jean…

C’é­tait lui qui apai­sait les que­relles, et on le char­geait sou­vent de dis­tri­buer les aumônes. Sa vie et ses mal­heurs étaient un mys­tère pour tout le monde. Jean-Louis (c’é­tait son nom) ne met­tait jamais le pied dans l’é­glise, et Jean-Louis était catholique. 

Au moment des offices, le vieux pauvre se sen­tait entraî­né à confondre sa prière avec celle des fidèles. Le chant sacré, la lumière, des cierges, l’ap­pa­reil de l’au­tel[1], l’har­mo­nie de l’orgue, le recueille­ment de la foule, tout le frap­pait d’admiration.

Des ruis­seaux de larmes cou­laient à tra­vers les rides de son visage. Un grand mal­heur ou un pro­fond remords sem­blaient agi­ter son âme. Un prêtre, l’ab­bé Sorel, se ren­dait chaque matin à Saint-Jean pour célé­brer la messe, il était fort cha­ri­table ; Jean-Louis, son pauvre pri­vi­lé­gié, rece­vait chaque jour sa petite aumône.

II

Un jour, Jean-Louis n’é­tait pas à sa place accou­tu­mée. L’ab­bé Sorel, jaloux de ne pas perdre le fruit de son aumône, s’in­forme du pauvre, cherche sa demeure, la trouve enfin, et quelle est sa sur­prise de voir, au lieu d’un misé­rable réduit, un riche appar­te­ment, et dans un coin, au milieu de la richesse, un misé­rable gra­bat sur lequel gisait le vieux mendiant. 

La pré­sence du prêtre rani­ma le vieillard dans ses dou­leurs ; et d’une voix pleine de recon­nais­sance, il s’écria : 

« Mon­sieur l’ab­bé, vous dai­gnez vous sou­ve­nir d’un mal­heu­reux tel que moi ! 

  1. [1] L’ap­pa­reil de l’au­tel : la solen­ni­té et la pompe qui s’y déploient.↩
Ouvrage : Histoire Sainte Illustrée - bd
Job, homme juste et bon

Dans la terre de Hus, vivait un homme très riche, Job, simple, droit et crai­gnant Dieu. Il avait dix enfants, sept filles et trois fils, pos­sé­dait 7.000 mou­tons et 3.000 cha­meaux et des bœufs et des ânes en grande quan­ti­té. 11 était dans la joie lorsque Satan deman­da à Dieu de l’é­prou­ver pour savoir si, dans la misère, il conti­nue­rait de bénir le Sei­gneur. Sou­dain, ses enfants mou­rurent tous. Ses biens

Job sur son tas de fumier, recouvert d'ulcères

furent tous per­dus et lui-même dévo­ré d’ul­cères, s’as­sit sur un tas de fumier, il enle­vait avec des débris de pot le pus qui cou­lait de ses plaies. Mal­gré son immense misère, il pro­non­ça cette parole sublime : « Le Sei­gneur m’a­vait tout don­né, Il m’a tout enle­vé, que son Saint Nom soit béni ».