Étiquette : 13 juin

| Ouvrage : Autres textes .

Saint Antoine de Padoue était com­pa­gnon de saint Fran­çois d’Assise. Il allait comme lui par les che­mins, prê­chant aux hommes la bon­té de Dieu et les invi­tant à être bons comme Lui. Mais les hommes ne l’écoutaient guère.

Saint Antoine lutte contre les vices

Le saint leur disait :

« Ne soyez pas gour­mands ! »

Mais eux conti­nuaient à se rendre malades à force de trop man­ger.

« Ne soyez pas pares­seux ! »

Mais les hommes pré­fé­raient dor­mir ou bavar­der plu­tôt que de tra­vailler.

« Soyez cha­ri­tables. Don­nez aux pauvres ! »

Mais les hommes pré­fé­raient tout gar­der pour eux-mêmes, en égoïstes.

Et saint Antoine deve­nait très triste.

Il s’approcha un jour de la mer, à l’embouchure d’un fleuve, et, sur un banc de sable, entre le fleuve et la mer, il se mit à par­ler aux pois­sons :

« Écou­tez la parole de Dieu, pois­sons de la mer et vous, pois­sons du fleuve, puisque les hommes méchants ne veulent pas l’entendre. »

Vie de Saint Antoine pour les enfants du Caté

Alors on vit accou­rir des extré­mi­tés du monde tous les pois­sons des mers, des océans et des fleuves, venus pour écou­ter saint Antoine.

| Ouvrage : Petites Vies Illustrées pour enfants .

Au Para­dis ter­restre, Adam et Ève ne se nour­ris­saient que de fruits et de légumes. Ils n’avaient donc pas à tuer les ani­maux qui, de ce fait, ne les crai­gnaient pas et qui vivaient tous en par­faite intel­li­gence avec nos pre­miers parents ; cette inti­mi­té était, pour Adam et Ève, un charme de plus. Le péché ori­gi­nel a détruit cet ordre par­fait que Dieu avait éta­bli. Les bêtes sont deve­nues crain­tives, féroces par­fois, non par méchan­ce­té mais par ins­tinct de conser­va­tion. Elles se méfient de l’homme, et, avouons-le, elles ont le plus sou­vent rai­son.

Le bon Dieu per­met aux saints, très sou­vent, de revivre l’âge d’or du Para­dis ter­restre, dans leurs rela­tions avec les ani­maux. C’est ain­si que, dans la vie d’un très grand nombre de saints, nous voyons ces der­niers expo­sés à des bêtes féroces, affa­mées à des­sein, et les ani­maux féroces, au lieu de dévo­rer la proie qui leur est expo­sée, venir se cou­cher aux pieds des mar­tyrs et, loin de leur faire aucun mal, leur lécher les mains et les pieds.

Il faut apprendre aux enfants à res­pec­ter toute créa­ture de Dieu. En cha­cune, même les plus petites, appa­raît un reflet de la puis­sance, de la sagesse et de la misé­ri­cor­dieuse bon­té de Dieu, qu’ils apprennent à ne jamais leur faire aucun mal, à moins qu’ils n’y soient obli­gés par la néces­si­té ou le besoin de se défendre. Il faut bien tuer des bêtes, pour nour­rir les hommes ; Dieu le veut ain­si. Mais il ne per­met pas qu’on les mar­ty­rise. Les enfants, inno­cents, ont géné­ra­le­ment de la sym­pa­thie pour les ani­maux et c’est réci­proque. J’ai sou­vent vu un chien, de l’espèce des chiens-loups, féroce pour les mal­fai­teurs, pro­té­ger avec vigi­lance et presque ten­dresse, le ber­ceau d’un nou­veau-né, et cou­rir après des enfants de sa taille, affo­lés, les pauvres, pour leur lécher affec­tueu­se­ment la figure, puis se mêler à leurs jeux, attra­per les balles au vol, retrou­ver des objets, ou même des enfants, cachés dans les bois. Il faut encou­ra­ger l’affection des enfants pour les ani­maux, les enfants qui sont bons pour les bêtes ont toutes chances, en gran­dis­sant, d’être bons pour les gens. Et le contraire a lieu ; on raconte que Néron, enfant, s’amusait à arra­cher les ailes des mouches. Il devint plus tard le tyran que l’on sait.

Dieu, dans sa bon­té, fait béné­fi­cier les saints d’une par­tie des pri­vi­lèges de l’âge d’or du Para­dis ter­restre qui explique com­ment les ani­maux obéis­saient à la voix de beau­coup d’entre les saints.

Histoire pour les enfants de Saint Roch et son chien - coloriage

Saint Roch et son chien

Roch naquit au XIIIe siècle de parents riches. A la mort de ceux-ci il ven­dit tous ses biens et en don­na le prix aux pauvres. Puis il se ren­dit à Rome. Che­min fai­sant, la peste régnant dans une ville du Nord de l’Italie, il s’y arrête, se fait admettre comme infir­mier à l’hôpital de cette ville et y lave les plaies des pes­ti­fé­rés, les gué­ris­sant tous en tra­çant sur eux un simple signe de croix. Arri­vé à Rome où la peste régnait éga­le­ment, il y par­cou­rut la ville et ses envi­rons, y fai­sant preuve du même dévoue­ment et y opé­rant les mêmes miracles. Il visite ensuite suc­ces­si­ve­ment les contrées d’Italie atteintes par la peste. Mais en se réveillant un matin il est sai­si d’une fièvre ardente. Il se sent atteint lui-même par la peste et on le mène à l’hôpital   l’intensité de sa dou­leur lui fait pous­ser des cris mal­gré lui. Pour ne point incom­mo­der ses com­pa­gnons, il se traîne jusqu’à la porte de l’hôpital. Les pas­sants, crai­gnant de contrac­ter le ter­rible mal, le pressent de ren­trer. Alors, pour n’inquiéter et n’incommoder per­sonne, il se traîne péni­ble­ment hors de la ville où une cabane lui sert d’asile. « O Dieu de misé­ri­corde, s’écrie-t-il, je vous remer­cie de me faire souf­frir pour vous, mais ne m’abandonnez pas. »

| Ouvrage : 90 Histoires pour les catéchistes I, II. Les sept sacrements .

Mariage

On raconte qu’il y avait à Rome une noble veuve, plus riche de ver­tus que for­tu­née, et gran­de­ment dési­reuse de marier sa fille avant de mou­rir. Hélas, ce n’est pas chose aisée lorsqu’on n’a qu’une maigre dot à offrir aux pré­ten­dants ! Cepen­dant, cette pieuse chré­tienne se sen­tait vieillir et chaque jour elle s’inquiétait davan­tage de l’avenir de son unique enfant. Comme cette der­nière était encore jeune et, dit-on, fort jolie, elle déci­da de ten­ter un grand coup en met­tant saint Antoine de Padoue dans l’affaire. Bartolomé Esteban Murillo (Pérez) - La Vision de Saint Antoine de PadoueNe trouve-t-on pas la sta­tue de l’illustre pré­di­ca­teur dans toutes les églises du monde ? C’est, à n’en pas dou­ter, parce qu’il jouit d’un cré­dit tout par­ti­cu­lier au ciel ! On pré­tend même qu’en Ita­lie les fidèles ont en lui une confiance telle que beau­coup n’hésitent pas à le faire pas­ser avant le Bon Dieu ! L’in­téresser à ce mariage si dési­ré était donc, pour la noble famille romaine, miser sur le suc­cès. Aus­si la mère et la fille com­men­cèrent-elles leur neu­vaine avec une foi à trans­por­ter les mon­tagnes ! Et tan­dis que leur prière mon­tait vers le Saint elles se disaient l’une et l’autre : « Il va nous exau­cer ! Dans huit jours, neuf au plus, le can­di­dat que nous atten­dons sera là ! »

Cepen­dant les jours de la neu­vaine passent, la semaine se ter­mine et per­sonne ne se pré­sente… Saint Antoine serait-il deve­nu dur d’oreille avec les années, ou son cœur se serait-il endur­ci ? Le désap­poin­te­ment de ses deux dévotes est d’autant plus vif que leur confiance en lui avait été plus entière…

Au soir du neu­vième jour, la fille, déses­pé­rée, prend la sta­tue de l’humble fils de saint Fran­çois et com­mence à se plaindre amè­re­ment à lui, un peu à la manière des Napo­li­tains lorsqu’ils s’adressent à saint Jan­vier le jour de sa fête !

Il faut savoir que ce jour-là, l’archevêque de Naples approche la tête du mar­tyr d’un petit fla­con rem­pli de son sang et qu’après un moment d’attente et de prière le liquide se met à bouillon­ner comme s’il était frais. Par­fois cepen­dant le Saint tarde à opé­rer le miracle… Alors les Napo­li­tains, dont le sang bout natu­rel­le­ment toute l’année… se