Quand l’Ange avait annoncé à Zacharie qu’il allait avoir un enfant, il avait douté, parce que sa femme était déjà très vieille. Pour l’en punir, Dieu le rendit muet. L’enfant étant né, tout le monde voulait lui donner le nom de son père, selon l’habitude des juifs mais Zacharie, demandant…
Et maintenant une histoire ! Posts
Saint Georges, né d’une famille illustre de Cappadoce, fut promu par Dioclétien aux premiers grades de l’armée. Lorsque l’empereur eut publié à Nicomédie son premier édit contre les chrétiens, saint Georges lui reprocha sa cruauté. Aussitôt mis en prison, il eut à subir de si atroces tourments que l’Église d’Orient l’appelle « le grand martyr ». Il mourut décapité vers l’an 303, La légende ajoute à son sujet le récit de la destruction du dragon. Près de Silène, ville de Libye, vivait, dans un vaste étang, un dragon effroyable, auquel les habitants offraient chaque jour deux brebis ; les brebis ne suffisant plus, il fallut livrer une créature humaine. Le jour où Georges parut dans la ville, le sort avait désigné pour victime la fille unique du roi. Pour la délivrer, Georges, monté sur son cheval, blessa le monstre de sa lance, il ordonna ensuite à la jeune fille d’entourer le cou du dragon avec sa ceinture et de l’emmener à la ville : là il fit promettre aux habitants qu’ils se feraient baptiser et il tua le monstre. Alors le roi et son peuple, témoins du prodige, reçurent le baptême. Les croisades rendirent particulièrement populaire le culte de saint Georges dans les armées de France et d’Angleterre. Avec saint Sébastien et saint Maurice, il est le patron des guerriers. Benoît XIV l’a déclaré tout particulièrement patron de l’Angleterre.
II
IL y a eu de nombreux conciliabules entre les enfants, puis avec M. le Curé et moi. Les débordements d’imagination de Madeleine recevaient quelques douches de Marcel et de Sabine plus prosaïques, et nous corrigions petit à petit le projet qui prenait forme.
André s’occupait seul de son côté. Allongé sur une chaise-longue dans la prairie qui entoure sa gentille maison rose il a appelé un jour sa cousine Madeleine.
ANDRÉ
Écoute, Madeleine. J’ai une idée pour la fête du Christ-Roi. Un Roi a une armée et des sujets « civils ». Je vais m’occuper de l’armée du Roi, de ses soldats, de ceux qui se battent pour Lui. De ceux qui se font tuer pour Lui. Toi tu t’occuperas des civils.

MADELEINE
Oui, je veux bien. Qu’est-ce que tu feras ?
ANDRÉ
Je prépare un ou deux petits actes que nous jouerons.
MADELEINE
Très bien. Je t’aiderai pour les costumes.
ANDRÉ
Il n’y en aura pas. La scène se passe de nos jours. La fête du Christ-Roi date de 1925.
Un homme amena près de Jésus son enfant possédé par le démon. Les disciples n’avaient pu chasser l’esprit mauvais. Le père, à genoux, dit au Sauveur : « Si vous pouvez quelque chose, ayez pitié de nous et secourez-nous ! » Jésus lui répondit : « Si tu peux croire, tout est possible à celui…
Jésus continue ses miracles. Comme il était dans une maison, prêchant l’Évangile, des gens arrivèrent portant un pauvre paralytique. Mais la foule était si grande, qu’ils ne purent entrer. Montant alors sur le toit plat de la maison, ils y firent une ouverture et, par là, descendirent le malade. Touché…
I
MONSIEUR le Curé est venu me voir il y a quelques jours ; il voudrait que je l’aide à préparer une belle fête du Christ-Roi pour les enfants.
— C’est une fête nouvelle, il faut l’expliquer. Voulez-vous collaborer avec moi ?
— Volontiers, M. le Curé, et je suis fière de votre confiance. Que désirez-vous exactement ?
— Je voudrais que cette fête serve un double but : 1° faire comprendre l’intention de l’Église, et 2° être un hommage au Christ-Roi. Il faut qu’Il règne, il faut faire rendre, non pas aux âmes individuelles seulement, mais à la famille et enfin aux sociétés, l’hommage de la sujétion au Roi des rois.
Je repris.
— Et vous voulez en même temps que ce soit une fête d’enfants ?
— Oui, il faut commencer par eux. Avoir l’air de s’adresser à eux. Mais les fêtes de l’Église sont le catéchisme des grands enfants que sont tous les hommes [1].
— Eh bien, M. le Curé, je vais essayer de réaliser votre désir. Je ferai de mon mieux !
Après réflexion, j’ai décidé d’appeler autour de moi des enfants ; avec eux je travaillerai plus efficacement. J’ai choisi d’abord Madeleine, le boute-en-train ; elle a aujourd’hui onze ans, elle est grande, épanouie, la joie de vivre continue à déborder en elle, et sa ferveur est rayonnante.
Puis j’ai appelé aussi sa sœur Sabine ; elle a grandi, minci, dans ses yeux on lit la bonté mais aussi la malice ; elle voit tout et ne passe rien aux autres.
Et surtout j’ai voulu l’aide d’André, leur cousin. C’est un grand garçon de douze ans, trop grand, trop précoce en tout. Il a dû interrompre ses études sur l’ordre du docteur, il est en vacances forcées, ce qu’envient ses cousines mais ne l’enchante pas lui-même. M. le Curé a deviné chez André une âme toute frémissante, et avec soin il la cultive.
J’ai convoqué aussi son frère Marcel, un gosse de dix ans, farceur, gai, adroit, un cœur d’or.
Enfin Bruno s’est ajouté de lui-même à notre groupe ; c’est un autre cousin de six ans, petit, menu, étonnamment éveillé. Madeleine, très maternelle l’adore et lui fait ses confidences.
J’ai expliqué à mon petit état-major le désir de M. le Curé : trouver une manière à eux de fêter le Christ-Roi. Je leur ai raconté l’origine de la fête, les pétitions parties de Paray-le-Monial, puis du monde entier pour la demander au Pape. Je leur ai parlé du Mexique, des martyrs mourant au cri de Vive le Christ-Roi.

Enfin je les ai groupés dans mon jardin et j’ai prié M. le Curé de venir leur expliquer lui-même la place du Christ dans la Création.
- [1] G. de Noaillat.↩




