Et maintenant une histoire ! Posts


23 avril 2026Saint Georges, Martyr

Saint Georges, né d’une famille illustre de Cap­pa­doce, fut pro­mu par Dio­clé­tien aux pre­miers grades de l’ar­mée. Lorsque l’empereur eut publié à Nico­mé­die son pre­mier édit contre les chré­tiens, saint Georges lui repro­cha sa cruau­té. Aus­si­tôt mis en pri­son, il eut à subir de si atroces tour­ments que l’É­glise d’O­rient l’ap­pelle « le grand mar­tyr ». Il mou­rut déca­pi­té vers l’an 303, La légende ajoute à son sujet le récit de la des­truc­tion du dra­gon. Près de Silène, ville de Libye, vivait, dans un vaste étang, un dra­gon effroyable, auquel les habi­tants offraient chaque jour deux bre­bis ; les bre­bis ne suf­fi­sant plus, il fal­lut livrer une créa­ture humaine. Le jour où Georges parut dans la ville, le sort avait dési­gné pour vic­time la fille unique du roi. Pour la déli­vrer, Georges, mon­té sur son che­val, bles­sa le monstre de sa lance, il ordon­na ensuite à la jeune fille d’en­tou­rer le cou du dra­gon avec sa cein­ture et de l’emmener à la ville : là il fit pro­mettre aux habi­tants qu’ils se feraient bap­ti­ser et il tua le monstre. Alors le roi et son peuple, témoins du pro­dige, reçurent le bap­tême. Les croi­sades ren­dirent par­ti­cu­liè­re­ment popu­laire le culte de saint Georges dans les armées de France et d’An­gle­terre. Avec saint Sébas­tien et saint Mau­rice, il est le patron des guer­riers. Benoît XIV l’a décla­ré tout par­ti­cu­liè­re­ment patron de l’Angleterre.


Ouvrage : Marchands de courage | Auteur : Marion, François

(Champagne, 1855.)

C’est le soir. La maman vient de cou­cher Mimi, cinq ans. Gas­ton, qui en a sept, se débrouille seul. Elle embrasse les deux petits, tire leurs rideaux (vers 1850 tous les lits sont à rideaux) et sort rejoindre son mari.

Un bon magis­trat, M. Dous­sot, très esti­mé dans la ville d’É­per­nay. Un bon dis­ciple de Jean-Jacques Rous­seau aus­si : « Pas de reli­gion pour mes enfants. À vingt ans, ils choi­si­ront. Jean-Jacques l’a dit. »

(Mais à vingt ans, quand on a « choi­si » pour vous depuis vingt ans… où irait-on cher­cher la vérité ?)

Sa femme n’a pas fait d’ob­jec­tion. Si son mari est vol­tai­rien elle est, elle, très scep­tique. Si bien que les deux petits n’ont jamais fait ni vu faire aucune prière. Tout de même, Gas­ton est entré une fois pour un mariage à l’é­glise Notre-Dame ; les mol­lets du suisse et le ton­nerre des orgues l’ont vive­ment impressionné. 

Le juge Dous­sot lève les yeux de des­sus sa gazette. Gas­ton a‑t-il bien tra­vaillé à sa pre­mière leçon ? Son maître était-il content ?

— Très content.

— Ces Frères sont d’ex­cel­lents gram­mai­riens. Je l’ai tou­jours dit.

Et là-des­sus le juge se replonge dans le « Moni­teur ». Chose curieuse et pas logique : il estime gran­de­ment les Frères des Écoles chré­tiennes. Il a invi­té l’un d’eux, ce jour-là, à don­ner des leçons à son fils.

Oui, mais…

Un Frère des Écoles chré­tiennes ne fait pas la classe sans faire la prière, Mon­sieur le Juge. Il ne sau­rait la faire sans par­ler de Dieu. Pas plus qu’un pois­son dans l’eau ne peut s’empêcher de nager…

C’est pour­quoi là-haut, vous ne l’en­ten­dez pas Gas­ton court pieds nus vers le lit de sa petite sœur, entr’ouvre les rideaux, appelle tout bas :

— Mimi, dors-tu ?

— Non, pas encore.

— Mimi, tu ne sais pas ? Eh bien ! il y a un bon Dieu.

— Ah ! — Qu’est-ce que c’est ?

Le frère aîné répète les choses éton­nantes qu’il a apprises le matin. Dans le ciel il y a un Père qui nous aime et qui est Dieu. Il a fait le monde et tout, et nous aus­si. Il nous attend pour nous rendre heu­reux avec lui…

Les cinq ans de Mimi sont déjà pru­dents. La petite fille s’en­dort, n’ou­blie rien, et garde pour elle ce qu’elle a appris.

Le len­de­main, même appel.

— Mimi, dors-tu ?

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Ayant appris que sa cou­sine sainte Éli­sa­beth allait être maman, Marie, après un long voyage, arrive chez elle, pour la voir, l’ai­der et lui don­ner ses soins. Quand les deux mères se ren­contrent, saint Jean sen­tant venir vers lui le Mes­sie que Marie por­tait en elle, exal­ta de joie dans…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Pour nous mon­trer la force de la prière, Notre-Sei­­gneur nous dit cette para­bole. Un homme, ayant reçu un ami et n’ayant rien à lui offrir, va trou­ver son voi­sin, de nuit, pour lui deman­der quelques pains. Celui-ci résiste : Je suis cou­ché ; mes enfants aus­si sont au lit ! Mais l’autre, insistant…

Ouvrage : L'Étoile noëliste | Auteur : Vachon

VOILÀ près de deux mois que, four­bu de fatigue, les yeux encore pleins de visions de guerre, de spec­tacles affreux, il a débar­qué dans la grande ville de Lyon. 

Ce départ dans la nuit, ce wagon à bes­tiaux, où les Boches les avaient par­qués, lui et tant d’autres de Grand­pré, les coups de crosse, les injures en alle­mand, et cette angoisse : « Par­ti­ra-t-on ? Ne par­ti­ra-t-on pas ? » Quel cauchemar !

De la grande famille dont il fai­sait par­tie : le père, la mère, les six enfants, ils ne res­taient que deux, lui, le petit, et la maman. Ah ! les ban­dits, tous les autres, ils les avaient tués !… 

Tué le père, Louis Aubray, pris comme otage et qui, Fran­çais avant tout, avait refu­sé de décla­rer la cachette où se trou­vait l’or du vil­lage ; tués les deux aînés là-bas sur le front, petits fan­tas­sins ano­nymes tom­bés on ne sait où ; tuées ses deux sœurs, égor­gées par les rustres parce qu’elles ne vou­laient pas tra­vailler pour eux ; tuée la ben­ja­mine, sa jumelle, pauvre petite déjà bien frêle qui n’a­vait pu résis­ter au régime de ter­reur et de res­tric­tion ; tuée enfin la grande vieille mai­son, sa mai­son. Glo­rieu­se­ment bles­sée de tous côtés, elle résis­tait encore, mais, un jour, un obus assas­sin était venu l’at­teindre en plein cœur, et tout avait croulé.

Maison détruite par la guerre

Et puis, un soir d’au­tomne, la seule qui lui res­tait de toute la famille, celle qui disait avec une pro­fonde aver­sion en par­lant des Alle­mands, en voyant pas­ser des prisonniers :

— Jean, sou­viens-toi. Ce sont ceux-là qui ont égor­gé ceux de chez nous ; ce sont ceux-là qui ont brû­lé nos récoltes, abat­tu nos grands arbres… Ah ! plus tard, quand tu seras grand, sou­viens-toi !… Sou­viens-toi !… Tu dois être le ven­geur de notre mai­son assas­si­née ; cette mère que la dou­leur avait ren­due avide de ven­geance, celle-là aus­si était morte. La lame avait usé le four­reau ; les cha­grins, loin de l’a­battre, avaient exas­pé­ré sa flamme patrio­tique, elle était cer­taine de la défaite des Boches, et ardem­ment elle sou­hai­tait voir le jour de la victoire. 

Hélas ! les pri­va­tions endu­rées avaient ache­vé cette consti­tu­tion déli­cate, et, un beau jour, elle était allée rejoindre les autres là-haut, le lais­sant seul sur­vi­vant des Aubray. 

Seul, il était donc seul, à qua­torze ans, sans sou­tien, sans amis, dans un pays qui n’é­tait pas le sien, per­du dans la grande cité. Il n’a­vait donc per­sonne à qui confier sa peine… Mais si, il a encore quel­qu’un, quel­qu’un de chez lui, quel­qu’un qui per­son­ni­fie la vieille mai­son écrou­lée, et de sa poche, avec véné­ra­tion, il sort une sta­tuette de la Vierge. 

Il revoit l’emplacement de cette sta­tue. Pla­cée dans une niche au-des­sus de la porte d’en­trée, elle sem­blait dire au passant :

Ouvrage : Revue Bernadette | Auteur : Neuville, E. de | Illustration : Iessel, Manon

Résu­mé. — Faites éta­blir dans le monde la dévo­tion à mon Cœur imma­cu­lé a deman­dé la Vierge aux trois petits voyants.

6. Troisième apparition (13 juillet 1917).

Fatima : 3è apparition le 13 juillet 1917

LES reproches encou­rus avaient convain­cu Lucia qu’elle était vic­time d’illu­sion et que le diable la trom­pait. Par contre, la confiance de Jacin­ta et de Fran­cis­co ne fut jamais ébran­lée. Lorsque le 12 juillet Lucia leur dit qu’il valait mieux recon­naître que

« tout était men­songe », leur riposte fut véhé­mente :
— Ne dis pas cela ! Ne vois-tu pas que tu mens et ce men­songe est un péché ? 

Elle leur conseilla d’al­ler seuls à la Cova, mais les petits furent effrayés et Jacin­ta se mit à pleurer. 

Cepen­dant, le matin du 13,

pous­sée par une force irré­sis­tible, Lucia se ren­dit elle aus­si à la Cova, où quelque cinq mille curieux se trou­vaient déjà. La Dame parut à la même heure et de la même manière. Elle recom­man­da de nou­veau la fré­quente réci­ta­tion du cha­pe­let, mais cette fois comme moyen de hâter la fin de la guerre, « Seule, l’inter-

BD en ligne : les enfants de Fatima voient l'enfer

ces­sion de Notre-Dame, dit-elle, peut obte­nir cette grâce pour l’humanité. » 

Lorsque Lucia lui deman­da son nom et un miracle, elle répon­dit :
— Conti­nuez à venir ici le 13 de chaque mois. En octobre, je vous dirai qui je suis, ce que je désire et j’o­pé­re­rai un miracle éton­nant afin que le monde entier puisse vous croire,

La Dame confia aux enfants ce jour-là un secret que Lucia ne fut auto­ri­sée à révé­ler en par­tie qu’à l’ap­proche de la Seconde Guerre mon­diale.
— Notre-Sei­gneur nous mon­tra, dit-elle, une grande mer de feu qui nous parut se trou­ver sous la terre. Au milieu de ses flammes se trou­vaient les démons et les dam­nés. Ils étaient comme des

four­naises trans­pa­rentes, flot­tant dans ce feu et bal­lot­tés par les flammes qui éma­naient d’eux. Cette vue ne dura qu’un ins­tant, mais sans le secours de notre Mère du ciel, qui dans la pre­mière appa­ri­tion nous avait pro­mis de nous emme­ner au para­dis, je crois que nous serions morts d’horreur.

7. Troisième apparition (suite).