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18 octobre 2026Saint Luc, Évangéliste

Saint Luc, d’a­près l’his­to­rien Eusèbe, naquit à Antioche. Il était d’o­ri­gine païenne et exer­çait la pro­fes­sion de méde­cin (une tra­di­tion tar­dive a même fait de lui un peintre). On ne sait pas au juste à quelle époque il se conver­tit, mais il est cer­tain qu’il appar­te­nait à la seconde géné­ra­tion chré­tienne et qu’il ne connut pas Notre-Sei­gneur. Au cours du deuxième voyage mis­sion­naire de saint Paul, il ren­con­tra l’A­pôtre à Troas et s’embarqua avec lui pour la Macé­doine. Il res­ta long­temps dans la ville de Phi­lippes pour orga­ni­ser et déve­lop­per la jeune com­mu­nau­té chré­tienne. Cinq ou six ans plus tard, il accom­pa­gna saint Paul à Jéru­sa­lem. Témoin de l’ar­res­ta­tion et de l’emprisonnement de son maître à Césa­rée, il le sui­vit à Rome, où, mal­gré ses chaînes, l’A­pôtre pou­vait rece­voir ses amis et prê­cher le royaume de Dieu. Il fut encore près de Paul au moment de la seconde cap­ti­vi­té. Grâce à ses rela­tions avec lui et avec les autres Apôtres, Luc put écrire le Troi­sième Évan­gile, où, à l’exemple du Doc­teur des Gen­tils, il s’at­ta­chait à prou­ver que Jésus avait appor­té le salut, non pas seule­ment aux Juifs, mais à tous les hommes. Par­mi les évan­gé­listes, on désigne saint Luc sous le sym­bole du bœuf, parce qu’il com­mence son récit en par­lant du sacer­doce de Zacha­rie, prêtre et sacri­fi­ca­teur, et que le bœuf était la vic­time la plus ordi­naire des sacri­fices de l’An­cienne Loì. Saint Luc écri­vit aus­si les « Actes des Apôtres » pour racon­ter les pre­miers évé­ne­ments de la vie de l’É­glise. Nous n’a­vons sur la fin de sa vie que des don­nées incer­taines. Il est hono­ré comme martyr.


Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Saint Jean-Bap­­tiste avait été mis en pri­son par le roi Hérode, fils de celui qui fit mas­sa­crer les Inno­cents. Héro­diade détes­tait saint Jean. Sa fille, ayant dan­sé durant un fes­tin, elle plût tel­le­ment à Hérode, qu’il lui dit : « Demande-moi tout ce que tu vou­dras, je te le don­ne­rai. » Celle-ci, ayant…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Diverses fois, dans l’É­van­gile, on voit le Sau­veur, lais­sant les Apôtres sur leur barque ou dans un vil­lage, se reti­rer sur une mon­tagne où il prie durant toute la nuit. Il veut ain­si nous apprendre la néces­si­té de la prière et la façon de la faire. Il agit ain­si pour…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Deux hommes montent au Temple pour prier. L’un d’eux, le Pha­ri­sien, rem­pli d’or­gueil, se met à se van­ter, à racon­ter ses actes de ver­tu, à remer­cier Dieu de ce qu’il n’est pas comme les autres hommes, se jugeant bien supé­rieur au publi­cain qui se frappe la poi­trine, près de lui.…

Ouvrage : Le Christ-Roi | Auteur : Danemarie, Jeanne

DEUXIÈME ACTE

Le rideau se relève sur le même décor, le même bureau à Paray-le-Monial. Il y a beau­coup de monde sur la scène, un évêque (c’est Mar­cel qui a un peu chan­gé de cos­tume, mais a gar­dé toute sa digni­té), des prêtres, des Sœurs, des hommes, des femmes. 

M. LE CURÉ 

Cette foule que vous voyez, arrive de Rome. Elle a assis­té le 31 décembre 1925 à la pre­mière fête du Christ-Roi célé­brée par S. S. Pie XI. M. et Mme de Noaillat sont res­tés à Rome. Main­te­nant écoutez. 

L’ÉVÊQUE

Quelle jour­née ! quelle fête ! 

UN PRÊTRE

Je crois que Rome n’en a jamais vu de pareille. Pour­tant j’ai assis­té à la cano­ni­sa­tion du Curé d’Ars, et à celle de sainte Thé­rèse de l’En­fant Jésus. C’é­tait splen­dide, mais ce n’é­tait pas la même chose.

UNE DAME

Non, parce que c’est plus beau de pen­ser au Christ qu’à ses Saints. 

L’ÉVÊQUE

Non, ce n’é­tait pas la même chose. Cette fête-là, c’est le mer­ci de la terre au ciel.

UNE DAME DE PARAY-LE-MONIAL 

Dans le défi­lé que de beaux cos­tumes ! Ces Che­va­liers du Saint Sépulcre et de Malte, tout en blanc et or étaient magnifiques.

UNE AUTRE

Et la Garde Pala­tine ! et la Garde Suisse ! et la Garde noble ! ces habits jaunes, rouges, blancs, dorés. J’ai vu un offi­cier en culotte blanche, habit rouge et or et casque doré. On aurait dit un Ange. Ah ! qu’il était beau !

UNE SŒUR

Avez-vous remar­qué la figure du Pape ? Il jubi­lait. Il paraît qu’il a été très ému en voyant les mil­liers de signatures. 

LE PRÊTRE

Les chants étaient par­faits, forts, puissants. 

UNE DAME

J’au­rais vou­lu com­prendre les paroles, suivre la Messe de la nou­velle fête. On ne nous a point don­né de livres.

UNE SŒUR

Mon­sei­gneur, vou­lez-vous nous dire un peu ces paroles ?

L’ÉVÊQUE

Oh ! oui. L’in­troït est tiré de l’A­po­ca­lypse de saint Jean : « Il est digne, l’A­gneau qui a été immo­lé, de rece­voir la Ver­tu, la Divi­ni­té, la Sagesse, la Force et l’Hon­neur. À lui soient la Gloire et l’Em­pire dans les siècles des siècles. » 

LE PRÊTRE

Et la Col­lecte : « O Dieu Tout-Puis­sant et éter­nel, qui dans ton Fils bien-aimé, Roi de tous les êtres, as vou­lu renou­ve­ler toutes choses, accorde-nous que toutes les nations, désa­gré­gées par la plaie du péché, se sou­mettent désor­mais à ton très suave empire. » 

L’ÉVÊQUE

Et l’Of­fer­toire : « Demande-moi et je te don­ne­rai toutes les nations en héri­tage et tu pos­sé­de­ras les confins de la terre[1]. »

UN HOMME

Moi je suis chantre dans ma paroisse et j’ai com­pris l’É­van­gile : « Le Christ répon­dant à Pilate : « Tu l’as dit. Je suis Roi. » 

LE PRÊTRE

Et dans l’É­pître que de force ! « Mes frères, grâces à Dieu le Père, qui nous a ren­dus dignes d’a­voir part à l’hé­ri­tage des Saints dans la lumière, qui nous a arra­chés à la puis­sance des ténèbres et nous a fait pas­ser dans le Royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemp­tion, par son sang et la rémis­sion des péchés. C’est Lui qui est l’i­mage du Dieu invi­sible, le pre­mier-né de toute créa­ture ; car en Lui toutes choses ont été créées dans le ciel et sur la terre, les visibles et les invi­sibles… tout a été créé par Lui et pour Lui, et Il est avant tout, et toutes choses sub­sistent en Lui…[2] »

UN HOMME

La Pré­face était une splendeur. 

  1. [1] Ps. 2, 8.↩
  2. [2] Épître aux Colos­siens, 1 – 12 à 20.↩
Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Jésus avait un cœur rem­pli de ten­dresse. Il aima ses parents, ses amis, ses enne­mis, les traîtres, les bour­reaux. Juif d’o­ri­gine, il aimait aus­si sa petite patrie. Aus­si, peu avant sa mort, il s’ar­rê­ta sur la mon­tagne qui domine Jéru­sa­lem, et, sachant que, trente ans après, de cette ville superbe,…