Étiquette : Catéchisme

Auteur : Diethelm, P. Walther | Ouvrage : Le plus beau cadeau .

Un bébé était arri­vé pen­dant la nuit chez les voi­sins Dupré. Le matin, il était là, tout sim­ple­ment cou­ché dans le ber­ceau. Il avait un mignon petit nez et des doigts si minus­cules qu’il pou­vait en por­ter plu­sieurs à la fois à la bouche.

Enfant qui regarde sa petite soeur au berceau 1931 - récit pour se préparer à la première communionLe bébé dor­mait et ne s’occupait nul­le­ment des gens qui l’entouraient. Ce n’était au fond pas bien poli ; et, les six enfants Dupré avaient l’air bien déçus. Ils auraient tant vou­lu saluer leur petit frère.

Papa leur expli­qua qu’il ne fal­lait pas prendre cela comme une offense, que le petit enfant, ayant eu un long che­min à par­cou­rir pour leur arri­ver, était fati­gué, et que main­te­nant il vou­lait dor­mir.

Cha­cun fut satis­fait de cette expli­ca­tion ; même, les enfants se mirent à par­ler tout bas pour ne pas empê­cher le nou­veau frère de dor­mir. Quand la nurse arri­va et com­man­da à toute la petite com­pa­gnie de sor­tir, elle obéit sage­ment et se reti­ra aus­si­tôt, dans la chambre de famille, où, natu­rel­le­ment, la conver­sa­tion conti­nua à voix basse. Il s’agissait avant tout de savoir quel nom on don­ne­rait au petit frère. Les uns vou­laient l’appeler Fran­cis, car ils avaient déjà eu un Fran­cis, mais le Bon Dieu était venu le cher­cher. Les autres vou­laient lui don­ner le nom de Robert ; le grand-père s’appelait ain­si. Fina­le­ment, papa mit fin à ces dis­cus­sions en disant : « Claude sera son nom : son oncle et par­rain s’appelle ain­si ».

* * *

Quelqu’un frap­pa à la porte. C’était Mariette, la petite voi­sine, qui pas­sait la tête par l’entrebâillement de la porte et deman­dait si elle osait aus­si entrer. Elle avait enten­du par­ler d’un nou­veau petit frère et elle aime­rait tel­le­ment le voir.

Natu­rel­le­ment, elle put entrer ; comme elle n’avait pas de frères et sœurs pour jouer avec elle, les enfants Dupré la consi­dé­raient comme

Auteur : Diethelm, P. Walther | Ouvrage : Le plus beau cadeau .

Par­mi les plus belles pro­ces­sions du Saint-Sacre­ment, je place celle que j’ai faite un jour comme vicaire d’une paroisse. Elle ne comp­tait pas beau­coup de monde : Jésus, le petit Pier­rot et moi. Je vais vous la racon­ter.

Enfant accompagnant le prêtre portant le Saint SacrementJ’étais arri­vé depuis quelques jours dans la paroisse. Un soir, M. le Curé me dit : « Demain, il fau­dra por­ter la sainte com­mu­nion aux malades. » Il y avait cinq ma­lades à voir, et cha­cun habi­tait dans une autre rue. Pour m’indiquer le che­min et les mai­sons, M. le Curé me don­na Pier­rot, car les enfants de chœur étaient déjà à l’école à cette heure, et le sacris­tain ne pou­vait pas venir.

Pier­rot était un petit bout d’homme ; cinq ans, à peine, mais il avait de l’esprit. Je vis cela tout de suite quand il se pré­sen­ta à la sacris­tie le matin. Poli­ment il me don­na la main et salua : « Bon­jour, M. l’Abbé ». Il me sem­blait l’avoir déjà vu à l’église, pro­ba­ble­ment, par­mi les élèves de la petite classe.

Dans cette paroisse de ville, le prêtre porte la com­munion aux malades sans que cela se remarque, c’est pour­quoi, en che­min, je ques­tion­nai mon petit com­pagnon.

« Eh bien, Pier­rot, sais-tu qui j’ai avec moi ? »

— Oh, oui, c’est Jésus, répon­dit-il.
— Mais où donc est-il, on n’en voit rien du tout ?
— Il est là, dans l’hostie, dit-il en mon­trant ma poi­trine sur laquelle je por­tais le saint Sacre­ment.
— Que penses-tu, que je vais faire de Jésus main­te­nant ?
— Vous le por­tez aux malades ; à ma grand-maman aus­si. »

C’était juste, en effet. Je devais aus­si aller chez la grand’maman de Pier­rot ! Curieux, je conti­nuai à ques­tionner :

— Pour­quoi