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2 mai 2026Saint Athanase, Évêque et Docteur de l’Église

Atha­nase naquit à la fin du IIIe siècle. Deve­nu évêque d’A­lexan­drie, il fut un intré­pide défen­seur de la reli­gion catho­lique. Étant encore diacre, il avait contri­bué à faire condam­ner Arius au concile de Nicée. Les Ariens lui en gar­dèrent une telle ran­cune qu’ils ne ces­sèrent jamais de lui tendre des embûches. En agis­sant auprès des empe­reurs par d’i­gnobles calom­nies, ils réus­sirent par cinq fois à le faire exi­ler : tan­tôt à Trèves, tan­tôt à Rome, tan­tôt dans les soli­tudes de l’É­gypte. On dit même que, pour se sous­traire à la fureur de ses enne­mis, il demeu­ra caché pen­dant cinq ans dans une citerne des­sé­chée, sans que per­sonne connût sa retraite, sauf un de ses amis qui lui appor­tait en secret sa nour­ri­ture. Une autre fois, pour­sui­vi par les satel­lites de Julien l’A­po­stat, il fit tout à coup retour­ner le bateau sur lequel il s’en­fuyait et vint tran­quille­ment à la ren­contre des émis­saires lan­cés à sa pour­suite. Quand il les croi­sa, ils lui deman­dèrent à quelle dis­tance se trou­vait Atha­nase : « Il n’est pas loin », leur répon­dit-il. Il échap­pa de la sorte à ses enne­mis, qui conti­nuèrent leur route… Après cha­cun de ses exils, Atha­nase trou­vait tou­jours un moment de paix pour ren­trer dans son dio­cèse, où il repre­nait immé­dia­te­ment et avec la même éner­gie ses labeurs apos­to­liques. Il écri­vit, pour expli­quer la foi catho­lique, de nom­breux ouvrages très clairs et très pieux. Et lui, le per­pé­tuel exi­lé, mou­rut dans son lit, à Alexan­drie, le 2 mai 373.


Ouvrage : Autres textes

Daniel Brot­tier naquit le 7 sep­tembre 1876 dans un petit vil­lage de Sologne : La Fer­té-Saint-Cyr, dans le dio­cèse de Blois. Ses parents habi­taient une dépen­dance du châ­teau de Dur­fort où son père était cocher et sa mère s’ap­pli­quait comme toutes les mamans du monde, à éle­ver Daniel et son frère Gaston.

Son carac­tère fou­gueux, bagar­reur même, appa­raît dès son plus jeune âge. Il n’a rien d’un petit saint…

Un jour pour­tant, lors­qu’il a 5 ans, sa maman l’in­ter­roge : « Daniel, que feras-tu plus tard ? » Sans hési­ter, il répond : « Moi, je serai pape ! » Et quand sa maman lui fait remar­quer qu’a­vant d’être pape il faut être sémi­na­riste, prêtre, évêque…il répond : « Eh bien, je serai tout cela ! » Voi­là déjà dans ce pro­pos d’en­fant un tem­pé­ra­ment hors du com­mun, en quête d’ab­so­lu ! Dès l’âge de rai­son, Daniel mani­feste un grand amour de Dieu et le désir du sacerdoce.

En 1886, à l’âge de 10 ans il fait sa pre­mière com­mu­nion. Il se sou­vien­dra toute sa vie de ce jour béni qui mar­qua une ren­contre dans le plus intime de son cœur avec le Sei­gneur qui lui fait signe…et avec la Vierge Marie qui lui garan­tit sa mater­nelle protection.

Vie du Bienheureux Daniel Brottier pour les enfants

Un an plus tard, il rentre au petit sémi­naire de Blois. C’est un enfant débor­dant de vie, espiègle, un peu tur­bu­lent mais d’une grande géné­ro­si­té. C’est là au petit sémi­naire, qu’à l’âge de 12 ans, il entend le pre­mier appel à la vie missionnaire.

À 16 ans, il entre au grand sémi­naire : il tra­vaille bien et déve­loppe ses talents d’or­ga­niste, de des­si­na­teur, de peintre, d’ac­teur de théâtre.

Il souffre déjà de ter­ribles maux de tête, véri­table « cou­ronne d’é­pines », qu’il endu­re­ra jus­qu’à sa mort.

Il est nom­mé sur­veillant au col­lège de Pont­le­voy, il fait preuve de qua­li­tés excep­tion­nelles d’é­du­ca­teur et lais­se­ra un sou­ve­nir inef­fa­çable dans le cœur de ses anciens élèves.

Il est ordon­né prêtre à 23 ans, le 22 octobre 1899 et devient pro­fes­seur dans le même collège.

Père Brottier vélo - Histoire à lire en ligne gratuite

Le reprend alors cet irré­sis­tible appel vers les mis­sions loin­taines : il écrit alors le 15 sep­tembre 1901 à son futur maître du novi­ciat : « J’ai l’in­ten­tion d’al­ler faire une retraite sous votre direc­tion pour étu­dier la volon­té de Dieu sur moi… Je suis prêtre depuis 2 ans et actuel­le­ment pro­fes­seur et je vous ferai part de mes pro­jets d’a­ve­nir et de mon désir d’être missionnaire »

Ouvrage : Autres textes

Conte chrétien

Ce soir-là, lorsque Jésus pas­sa par­mi les élus, tout heu­reux de saluer leur Sau­veur, il sem­blait quelque peu pré­oc­cu­pé ; il répon­dait aux saluts avec son sou­rire radieux, mais demeu­rait pen­sif, car il avait aper­çu, au milieu des bien­heu­reux, quelques per­sonnes — et même un bon nombre — qui le frap­paient par leur com­por­te­ment. Ils parais­saient com­plexés, on aurait dit qu’ils dési­raient pas­ser inaper­çus, et leur regard était inquiet, presque fuyant, ce qui est contraire à l’am­biance de confiance qui règne au Paradis.

Conte Chrétien - Les saints du paradis

De toute manière, après deux ou trois jours, grâce à la grande fra­ter­ni­té qui existe dans la Mai­son du Père, ils chan­geaient com­plè­te­ment, se sen­taient à leur aise, à l’u­nis­son avec les autres, avec la même joie et la grande paix qui se reflé­taient sur leur visage. Com­ment expli­quer ce phé­no­mène ? Y aurait-il une négli­gence de Saint Pierre ? Son âge avan­cé, la rou­tine, et en par­ti­cu­lier sa grande confiance a peut-être per­mis que son contrôle se relâche. Il était donc néces­saire d’exi­ger du Por­tier du Ciel une meilleure vigilance.

Avec la rapi­di­té de l’é­clair, le Sei­gneur alla voir saint Pierre, qui était tran­quille­ment assis dans son fau­teuil, à côté de la porte. Jésus, lui adres­sa ces paroles, presque de reproche :

« Mon bon Saint Pierre, je ne mets pas en doute ta bonne volon­té et ta conscience pro­fes­sion­nelle, mais il me semble qu’a­vec le temps, bien qu’au Para­dis mille ans sont comme un jour, ta vigi­lance a pu s’af­fai­blir ; et que, pro­fi­tant d’un ins­tant d’i­nat­ten­tion lorsque tu révises le Livre de Vie, « on te fait pas­ser du lard pour du cochon », comme on dit à Marseille »

Réagis­sant avec sa spon­ta­néi­té habi­tuelle, et cepen­dant avec un très grand res­pect, Pierre répondit :

Conte pour les enfants du caté : Saint Pierre et les clées du paradis

« Par­don Sei­gneur, mais je ne com­prends pas ; cela est impos­sible, car je passe ma vie à la porte du Ciel, comme une sen­ti­nelle, tou­jours en éveil, et mal­gré mon âge avan­cé, rien n’é­chappe à mon regard de pêcheur. Croyez-moi, mon bon Sei­gneur, je ne suis pas cou­pable, car je suis, à mon poste, inexo­rable, et per­sonne n’ar­rive à Bon Port, sans son requis pas­se­port. Mais, oh ! Divin Sei­gneur, si vous pen­sez que je ne suis pas apte à ce poste de haute confiance, je remets entre vos mains ma démission ».

Il est vrai qu’à une cer­taine occa­sion, il ne s’é­tait pas mon­tré très cou­ra­geux, mais pour­quoi le rap­pe­ler ?… C’est bien connu, cepen­dant, à la fin de sa vie, il a vou­lu être cru­ci­fié la tête en bas, mon­trant un héroïsme qui com­pen­sa mille fois sa lâcheté.

Ouvrage : Petites Vies Illustrées pour enfants | Auteur : Goldie, Agnès

Un vieil ermite priait dans sa cabane, quand entra un petit gar­çon. Gêné d’a­voir déran­gé le vieillard dans sa prière, l’en­fant lui ten­dit une cor­beille de fruits et par­tit en cou­rant, non sans lui avoir trans­mis les salu­ta­tions de sa mère.

« Hé, petit ! pour­quoi pars-tu si vite ? Com­ment t’appelles-tu ?

— Joao (Jean en français).

— Et com­ment s’ap­pelle ta maman ?

— Thé­ré­sa.

— Où habitez-vous ?

— Dans la rue Verte, vous savez, la bou­tique de fruits… c’est à nous.

— Ah ! Oui, fit l’er­mite, subi­te­ment pen­sif… » Il demeu­ra silen­cieux quelques ins­tants et reprit : « Tu as huit ans main­te­nant, n’est-ce pas ?… Quand tu es né, le 8 mars 1495, toutes les cloches de l’é­glise Notre-Dame se sont mises à son­ner. Au même moment, une lumière s’est mon­trée au-des­sus de votre mai­son, à la rue Verte… Oui, petit, fais bien tout ce que le bon Dieu deman­de­ra de toi, car Il te réserve de grandes choses.

— Maman le dit aus­si, M. l’Er­mite ; elle vous demande de prier pour nous. À bien­tôt, Père ! Je vous appor­te­rai encore des fruits un autre jour !

— À bien­tôt petit ! Et n’ou­blie jamais ce que je t’ai dit ! »

Joao des­cend gaî­ment de l’er­mi­tage. Un moment il s’ar­rête sur le pont de bois qui enjambe la rivière Can­ha et s’in­té­resse aux navires en papier que quelques gamins lancent sur l’eau : Chan­ceux petits bateaux qui vont jus­qu’au grand Tage et peut-être ensuite jus­qu’aux Indes ! « Moi aus­si, j’i­rai aux Indes sur un bateau plus grand et j’en revien­drai avec un grand baril plein d’or comme Manel le rémouleur. »

Joao arrive chez lui juste à temps pour aider son père à déchar­ger son mulet des lourds paniers d’o­lives qu’il trans­por­tait. Ce fai­sant, il raconte son entre­vue avec l’er­mite et ses pro­jets d’avenir :

« J’i­rai loin, loin… L’oncle Alfon­so m’a dit un jour que toi aus­si, tu vou­lais par­tir loin, loin, avec Vas­co de Gama.

— Ça se peut, Joao, mais en atten­dant je suis tou­jours là à trans­por­ter fruits et olives.

Vamos que a sopa ma mesa ! (la soupe est ser­vie !) cria la mère. Allons, vite ! »

Le repas fut inter­rom­pu par l’en­trée d’un grand jeune homme vêtu de noir, qui deman­dait l’hos­pi­ta­li­té. Une nou­velle assiette fut mise sur la table et l’é­tran­ger s’empressa de faire hon­neur à la soupe au lard et au bon vin rouge de Montemor-o-Novo.

Histoire pour les enfants scouts de saint Jean de Dieu
Il s’ar­rête sur le pont de bois

Ce soir-là, Joao se cou­cha tard. Lon­gue­ment l’é­tran­ger avait par­lé du long voyage qu’il avait fait ; du par­cours plus long encore qu’il lui res­tait à faire pour gagner Sala­manque en Espagne. Il avait décrit les belles églises du pays, les hôpi­taux. Quel mirage pour le petit rêveur de Por­tu­gais. Une cin­quan­taine d’an­nées plus tard, la petite Thé­rèse d’A­vi­la par­ti­ra avec son frère Rodrigue pour le pays des Maures, dans l’es­poir d’y subir le mar­tyre ; le petit Jean Ciu­dad décide de suivre l’é­tran­ger pour voir les églises de Madrid. Ensuite, il revien­dra à la mai­son ! Plus ten­dre­ment que de cou­tume, il embrasse sa mère avant de se cou­cher, et de grand matin il rejoint l’in­con­nu sur la route.

Rude voyage ! L’homme et l’en­fant couchent sur la dure, mangent rare­ment à leur faim. À chaque étape, ils tâchent de gagner quelques cen­ta­vos. Ain­si font les rou­tiers, chan­tant leurs bal­lades en s’ac­com­pa­gnant sur la guitare.

Ils marchent long­temps, long­temps… Ils passent la fron­tière espa­gnole et arrivent à la petite ville d’O­ro­pe­sa. Joao ne peut aller plus loin. Ses soixante lieues de marche (249 kilo­mètres) l’ont épui­sé. Il est si las, si las, qu’il en a oublié jus­qu’au nom de sa petite ville. Un chef de ber­gers le recueille, tan­dis que l’é­tran­ger pour­suit sa route…

Ouvrage : Les Tables de Moïse | Auteur : Hunermann, Père Guillaume

« S’il te plaît, grand-mère, vou­drais-tu me faire réci­ter l’His­toire Sainte ? » deman­da le petit Joseph à la vieille pay­sanne de la ferme des Tilleuls, assise près de la che­mi­née et qui fai­sait glis­ser les grains de son cha­pe­let entre ses doigts.

« Attends que j’aie fini », répon­dit-elle, en com­men­çant la der­nière dizaine des mys­tères glorieux.

Tour de Babel, Dieu punit les orgueilleux - Histoire chrétiennes pour le catéchisme

« Mais tu n’au­ras qu’à conti­nuer de prier après », dit le petit avec une moue de mécon­ten­te­ment. Mais grand-mère ne répon­dit point. Ses pen­sées sui­vaient la Vierge au ciel, où le Père Éter­nel la parait de la cou­ronne de toute magnificence.

« Je peux te faire réci­ter, moi », pro­po­sa Louis, qua­torze ans, qui fré­quen­tait le lycée de la ville. « Viens, donne-moi ton His­toire Sainte. »

« Soit ! » répli­qua Joseph, et il ten­dit le livre à son frère. Et il com­men­ça à réci­ter sa leçon.

« La construc­tion de Babel. L’hu­ma­ni­té entière par­lait la même langue. Mais s’a­ven­tu­rant vers l’est, les hommes décou­vrirent une plaine dans le pays de Senaar et y plan­tèrent leurs tentes. Et ils se dirent : Fai­sons des tuiles et cui­sons-les. Et la tuile leur ser­vit de pierre de construc­tion et l’as­phalte de béton. Et ils dirent : Construi­sons-nous une ville et une tour dont la pointe atteigne le ciel. Ain­si, nous nous crée­rons un nom avant de nous dis­per­ser par toute la terre. »

« Eh bien ! ils auraient mieux fait de res­ter tran­quilles », gro­gna Louis en jetant un regard furi­bond sur son livre de latin posé sur la table.

« Mais laisse-moi donc réci­ter et ne me fais pas perdre le fil », gro­gna Joseph et il conti­nua à réciter :

« Et le Sei­gneur des­cen­dit voir la ville et la tour que les enfants d’A­dam construi­saient. Et il dit : « C’est un seul peuple et il parle une même langue. Nous allons embrouiller leur langue, afin qu’ils ne se com­prennent plus les uns les autres. »

« C’est ce qui fit notre mal­heur », gro­gna Louis en frap­pant vio­lem­ment sur le livre de latin. « Si les maçons, à ce moment-là, avaient fait grève, je ne serais pas obli­gé, main­te­nant, de me bour­rer le crâne de tous ces mots étranges. Ils auraient bien pu trou­ver autre chose pour se faire un nom. »

« Qu’est-ce que cela signi­fie, au juste, se faire un nom ? » deman­da Joseph.

« Allons donc ! Tout le monde com­prend cela », expli­qua l’aî­né. « Der­niè­re­ment il y avait une troupe de sal­tim­banques dans notre vil­lage, tu t’en sou­viens ? Et ils avaient col­lé des affiches, sur les­quelles se trou­vaient les noms de tous les artistes ; les uns étaient ins­crits en petits carac­tères, d’autres en grands, le nom de l’homme qui fai­sait des acro­ba­ties sur un mât de qua­rante mètres de haut, eh bien ! celui-là avait son nom en lettres géantes sur la pan­carte. Te voi­là renseigné. »

« J’ai­me­rais bien que mon nom figure un jour sur une affiche comme ça », sou­pi­ra Joseph. « Mais je ne sau­rais pas me tenir sur la tête au bout d’un si grand mât. »

Ouvrage : Évangile d’une grand’mère | Auteur : Ségur, Comtesse de

Qua­torze fois dans le temps de ses pré­di­ca­tions Notre-Sei­gneur avait annon­cé qu’après sa Pas­sion et sa mort, il res­sus­ci­te­rait le troi­sième jour, et il pré­sen­tait d’avance cette résur­rec­tion comme le signe évident et défi­ni­tif auquel, non-seule­ment les Apôtres, mais les Juifs infi­dèles eux-mêmes, pour­raient recon­naître qu’il était le Fils de Dieu, égal à Dieu son Père.

Les enne­mis du Sau­veur connais­saient si bien cette pro­phé­tie et en com­pre­naient tel­le­ment l’importance, que leur pre­mier soin, aus­si­tôt que Jésus eut été enle­vé de la croix et dépo­sé au Saint Sépulcre, fut d’y mettre des gardes, et de fer­mer la porte du tom­beau avec les grands sceaux publics.

Mise au tombeau Rembrandt - Récit de la Résurrection pour les petits

Par cette méfiance des vues des Apôtres, par ces pré­cau­tions exces­sives, ils ren­dirent eux-mêmes plus cer­taine la résur­rec­tion de Notre-Sei­gneur dont tous les gardes du tom­beau furent témoins.

Valen­tine. Com­ment ! C’est devant eux tous que Jésus sor­tit vivant du tombeau ?

Grand’mère. Oui, devant tous, à leur grande frayeur, comme je vais vous le racon­ter tout à l’heure.