Et maintenant une histoire ! Posts


10 mars 2026Les Quarante saints Martyrs de Sébaste

En l’an 320, sous l’empereur Lici­nius et le gou­ver­neur Agri­co­la, à Sébaste, en Armé­nie, qua­rante sol­dats d’une même légion mani­fes­tèrent un cou­rage inébran­lable dans leur atta­che­ment à la foi du Christ. Invi­tés à sacri­fier aux idoles confor­mé­ment aux édits impé­riaux, ils s’y refu­sèrent et furent expo­sés sans vête­ments sur un étang gla­cé : tout auprès se trou­vait un bain chaud pour ceux qui consen­ti­raient à apos­ta­sier. Les qua­rante sol­dats pas­sèrent la nuit dans cette épreuve atroce, priant pour leur com­mune per­sé­vé­rance. À la longue, l’un d’eux fit défec­tion et alla se jeter dans le bain chaud… Or, voi­ci que des anges appa­rurent, tenant qua­rante cou­ronnes. Le gar­dien consta­ta qu’il n’y avait per­sonne pour rece­voir la qua­ran­tième : il se conver­tit et, reje­tant ses vête­ments, alla rejoindre sur la glace les trente-neuf autres. Quand on vint pour recueillir les cadavres afin de les réduire en cendres, l’un de ces mar­tyrs res­pi­rait encore les bour­reaux le lais­sèrent sur place, espé­rant qu’il chan­ge­rait de réso­lu­tion ; témoin du stra­ta­gème, la mère de ce jeune homme pla­ça elle-même sur le cha­riot le corps expi­rant et l’ac­com­pa­gna jus­qu’au bûcher.


Ouvrage : Les plus beaux miracles de la Vierge | Auteur : Coincy, Gautier de

Chevalier soupirant après son amour

Il était un beau che­va­lier qui ne rêvait que tour­nois et fêtes. Une dame occu­pait sa pen­sée, ses soins, qui ne le payait pas de retour et se mon­trait d’au­tant plus rebelle qu’il la sup­pliait davan­tage et la sou­hai­tait plus ardem­ment. C’est pour­quoi, las et per­dant cou­rage, il por­ta sa peine devant un saint homme d’abbé.

« Sire, lui confia-t-il, d’au­cunes ont un cœur de plomb, mais celle que j’aime en a un de fer. Depuis que je la connais, je ne mange ni ne bois ou ne repose. Et je vais, j’en suis sûr, mou­rir de male mort, si vous ne me sauvez. »

L’homme de Dieu connut la gra­vi­té du cas. Il sut que, pour de tels maux, il n’est point de médi­ca­tion tem­po­relle. Aus­si jugea-t-il bon de ne pas com­battre de front l’ad­ver­saire et de faire appel à la grâce et à la misé­ri­corde infi­nie du Christ et de la mère du Christ. Il ordon­na au péni­tent de dire cent cin­quante fois par jour, durant une année « le doux salut de Notre-Dame ». Mais il dou­ta que le jeune homme eût la force d’ob­ser­ver un tel com­man­de­ment, il crai­gnit la séduc­tion du monde pour un cœur géné­reux et vif. Et une ardente volon­té déjoua sa vieille prudence.

Du Chevalier à qui Notre-Dame s'apparut

Ouvrage : Histoire Sainte illustrée | Auteur : Par un groupe de pères et de mères de familles

XVII

Et le len­de­main, et les jours sui­vants, Yamil est revenu.

Maria­nick n’y com­prend rien et n’est pas loin de pen­ser que Colette lui a jeté un sort, mais un bon sort, à la manière des anges gardiens.

Tou­jours est-il qu’ac­crou­pi et inva­ria­ble­ment silen­cieux, le petit Bédouin ne perd pas une parole des leçons d’His­toire Sainte. D’ailleurs Nicole et Bru­no sont tout aus­si intéressés.

Ce matin, Nicole, à peine arri­vée, questionne :

— Quand David a été tout à fait roi, il est deve­nu très puis­sant, je pense ? Et il est tou­jours res­té bon ?

Il a eu ses gran­deurs et ses fai­blesses. Ce fut d’a­bord un roi guer­rier. Il orga­ni­sa une armée de 288 000 hommes, dont 25 000 tou­jours prêts à mar­cher, et sa puis­sance s’é­ten­dit de l’Eu­phrate au Nil.

Pour épouser Bethsabée, David envoie Urie au combatC’est alors qu’il se lais­sa gri­ser par cette puis­sance même. Il oublia qu’il la devait à Dieu seul. C’est vite fait de glis­ser sur la pente du mal. David com­mit alors un péché très grave. Les com­man­de­ments de Dieu défen­daient, — dans ce temps-là comme aujourd’­hui, — d’é­pou­ser une femme déjà mariée et dont le mari vivait. Or David aimait Beth­sa­bée, la femme d’U­rie, l’un de ses meilleurs officiers.

Il don­na exprès à cet offi­cier un poste très dan­ge­reux. Urie fut tué et David, qui s’é­tait ain­si débar­ras­sé indi­gne­ment de son rival, épou­sa Beth­sa­bée. Remar­quez en pas­sant, mes petits, que ceux qui ont écrit l’An­cien Tes­ta­ment ne cachent jamais les fautes com­mises par les meilleurs per­son­nages. C’est une preuve de plus que tout est vrai dans l’His­toire Sainte. Vous devi­nez que Dieu ne lais­sa pas impu­ni le crime de David. Il lui envoya le pro­phète Nathan pour le lui repro­cher et lui annon­cer les châ­ti­ments qui en résulteraient.

— Oh ! dit Nicole, David a fait un très, très grand péché, à sa place j’au­rais eu une peur !…

— David a eu beau­coup de cha­grin, quand il com­prit com­bien sa faute avait offen­sé le Bon Dieu.

Il la pleu­ra toute sa vie et com­po­sa des prières et des chants admi­rables, qui disent son repen­tir et sa confiance en la misé­ri­corde du Bon Dieu. Il se sou­mit à toutes les péni­tences que Dieu lui impo­sa, et par là il devint très saint.

Son fils, Absa­lon, se révol­ta contre lui et mou­rut dans sa révolte. Vous devi­nez la peine incon­so­lable du roi.

Puis, trois années de famine firent périr soixante-dix mille Israé­lites. Croyez-vous que David ne souf­frit pas de pen­ser qu’il avait atti­ré de tels châ­ti­ments sur son peuple ?

Enfin, il sen­tit venir la mort et dési­gna son fils Salo­mon pour lui suc­cé­der. Il le fit sacrer roi par le grand prêtre Sadoc, et le peuple l’acclama.

David aurait bien vou­lu, avant de mou­rir, faire construire un temple magni­fique pour y mettre l’Arche d’Al­liance et ame­ner son peuple à y ado­rer Dieu ; mais il se sen­tait indigne d’une pareille tâche. Il don­na à Salo­mon tous les ordres néces­saires pour la construc­tion du temple et mou­rut pai­si­ble­ment. Le Bon Dieu, tou­ché de son repen­tir, lui avait depuis long­temps par­don­né. Il fut enter­ré à Jérusalem.

Ouvrage : Histoire Sainte illustrée | Auteur : Par un groupe de pères et de mères de familles

XVI

C’est le soir. De grands lis blancs montent jus­qu’à la baie lar­ge­ment ouverte près de laquelle Colette est encore éten­due. Leur par­fum péné­trant enva­hit l’at­mo­sphère et Colette songe, les yeux au loin vers l’ho­ri­zon. Elle a posé son livre sur ses genoux et contemple ravie le pay­sage, qu’une lueur rose, bleue, grise, enve­loppe lentement.

Dans cette paix silen­cieuse, la voix déso­lée de Maria­nick arrache Colette à sa pen­sée. Sûre­ment, les enfants font encore quelque bêtise !

Récit biblique pour les petits

La voix se rap­proche, Maria­nick appa­raît, main­te­nant d’un côté un Yamil qui cherche à lui glis­ser dans la main, et de l’autre une Nicole à figure fri­ponne, mi-colère, mi-regret.

— Beau gibier que je t’a­mène, Colette ! Nicole mange toutes les confi­tures. Il est grand temps qu’elle aille à l’é­cole trou­ver des maî­tresses qui lui en feront pas­ser le goût.

Quant à celui-là, vous pré­ten­dez qu’il sait sa reli­gion. Fau­drait qu’y nous dise laquelle. Pas la mienne, pour sûr. Ah ! ma Doué ! si c’est au caté­chisme qu’il apprend à faire « endê­ver » les gens !

Tiens, je m’en vais, j’ai trop envie de cogner des­sus. D’or­di­naire, ça n’est pas mon goût, pourtant !

Et Maria­nick tourne les talons, lais­sant les deux enfants penauds, devant Colette, qui les regarde sans l’ombre d’un sourire.

— Enfin, mes petits, com­ment se fait-il que vous ne ces­siez pas de faire des sottises ?

— Je vais te le dire, déclare impé­tueu­se­ment Nicole. C’est pas dif­fi­cile à com­prendre. Ici, la mai­son est très, très grande et maman est tout le temps occu­pée à mettre de l’ordre, et à tout espèce de choses. Alors, quand on a fini la classe, maman range dans les armoires et Bru­no et moi on est seuls, et Yamil appelle ; c’est amu­sant, tu sais. Pour­quoi que c’est tou­jours défen­du, quand c’est amusant ?

— Non, pas tou­jours… Je t’en repar­le­rai un de ces quatre matins. Pour l’ins­tant, j’ai une autre idée.

Dis-moi, Yamil, pen­dant com­bien de temps es-tu allé au catéchisme ?

— Un an.

— Tu as appris ton His­toire Sainte ?

— Un piti peu.

— Et tu serais content d’en apprendre davan­tage, avec la « petite dami­selle », comme tu dis ?

— Yamil très content.

— Alors, entends-moi bien, c’est sérieux. Chaque fois que Maria­nick me dira que tu l’as méri­té, tu vien­dras assis­ter à la leçon.

Yamil fait une gri­mace affreuse :

— Li Maria­nick jamais dire bien.

— Maria­nick dira la véri­té, Yamil, le reste te regarde.

Assieds-toi là sans bou­ger et écoute. Cela te don­ne­ra peut-être envie de reve­nir les autres jours et donc de le mériter.

— Mais, dit Nicole, on est trop loin dans l’His­toire Sainte. Il ne sau­ra pas le commencement.

— S’il est sage, je le lui appren­drai aus­si. Il peut tou­jours assis­ter à vos leçons. Tu vas voir comme celle d’au­jourd’­hui sera inté­res­sante. Seule­ment, je veux aus­si Bru­no. Appelle-le…

Les enfants ins­tal­lés, Yamil accrou­pi sur la natte, Colette commence :

— Ber­nard vous a racon­té l’His­toire des Juges, sauf celle des deux derniers.

Nicole, le nez au vent :

— Com­ment s’appelaient-ils ?

— Héli et Samuel. Héli était bon, mais très faible. Il n’o­sait pas châ­tier les pécheurs et per­met­tait à ses deux fils de mener une vie scandaleuse.

Il veillait cepen­dant avec soin sur un enfant que ses parents lui avaient confié, après l’a­voir voué au ser­vice du Seigneur.

Ce petit s’ap­pe­lait Samuel.

Bru­no ne com­prend pas.

— Qu’est-ce que ça veut dire : être voué au ser­vice du Seigneur ?

Ouvrage : Histoire Sainte illustrée | Auteur : Par un groupe de pères et de mères de familles

XV

La cha­leur devient intense, et Colette en souffre beaucoup.

Elle mai­grit, s’é­tiole. Autour d’elle on se pré­oc­cupe sans trop oser se le dire.

Un beau jour, le doc­teur arrive à l’im­pro­viste. Bour­ru, mais excellent ami, il entre comme chez lui et va direc­te­ment chez la malade.

— Ma petite dami­selle, comme dit votre Yamil, je vou­drais voir votre mère.

Colette, un peu éton­née, hèle Bru­no, qui, comme par hasard, déam­bule dans le ves­ti­bule, et l’en­voie à la recherche de maman.

Pauvre maman, elle accourt, déjà inquiète. Pour­quoi cette visite du docteur ?

Lui, l’ac­cueille en sou­riant avec malice, car il sait tout ce que pensent les mamans.

— Je n’ai pas l’air d’un por­teur de mau­vaises nou­velles, voyons, chère madame. Je crois, au contraire, vous en trans­mettre une bonne. Il est grand temps de me trans­por­ter cette petite fille hors de la zone de cha­leur qui com­mence à nous étouf­fer. Or j’ai un ami qui part avec toute sa famille pour la France et l’An­gle­terre. Six mois d’ab­sence, une grande mai­son à louer dans le Liban. Vos deux ménages peuvent y tenir. Les hommes ne seront pas loin de leurs affaires. Prix rai­son­nables et à débattre, parce qu’a­vant tout, nous vou­lons mettre là-dedans des gens sûrs.

Pré­ve­nez votre mari. Je l’at­tends ce soir pour conclure. Ça va ?

— Com­ment vou­lez-vous que ça n’aille pas, doc­teur, répond maman, dont le regard ému va du visage joyeux du méde­cin à la petite figure mince et pâlie de sa fille.

— C’est bon ! entendu !

Il fau­dra trans­por­ter le « colis » avec soin, pas de mou­ve­ments inutiles, et puis, j’i­rai vous voir là-bas.

Et le doc­teur dis­pa­raît comme il était venu. Quinze jours après, avec armes et bagages, toute la famille s’ins­talle en montagne.

Bru­no et Pierre pré­tendent imi­ter les dépla­ce­ments des Hébreux ; ils regrettent de ne pas avoir de tentes pour y cou­cher la nuit et ils essaient en vain de per­sua­der Maria­nick qu’elle doit faire la route à pied, en pous­sant ses trou­peaux devant elle, aidée de Yamil…

Les trou­peaux se com­posent d’un chat, de six poules et de cinq lapins, les­quels, bien mis en cage, par­viennent à la mai­son… hor­reur ! en automobile !

Dès le dimanche sui­vant, Ber­nard fait son appa­ri­tion, pour la jour­née. Il est enthou­sias­mé. Quel air léger,… quelle vue !

— Et tu as déjà moins pauvre figure, Colette. Attends un peu qu’on t’ins­talle bien, là, à l’ombre, avec tout cet hori­zon devant toi. Ça va jus­qu’en Pales­tine, ma parole !

— Jus­qu’en Pales­tine !… C’est un peu loin, mais tout de même c’est vaste et beau. D’i­ci, ce sera joli­ment plus facile de conti­nuer nos leçons aux petits.

— Mais cette fois, c’est moi qui racon­te­rai. Songe un peu, j’ar­rive de Jéricho.

— Pas possible !

— Très pos­sible, au contraire, et j’en ai vu des sou­ve­nirs ! Nous étions un groupe d’a­via­teurs invi­tés aux manœuvres anglaises.

— Alors appelle les petits. Tu sais, ou plu­tôt tu ne sais pas, que nous avons tout dit, jus­qu’aux Juges.

— Jus­qu’à Josué ?

— Exac­te­ment.

— Alors ça va barder !

Ce bel entrain met de la lumière dans les yeux de Colette et sub­jugue les enfants accou­rus à l’appel.

— Regar­dez un peu, de ce côté, loin, très loin dans la direc­tion du sud. Là-bas, par der­rière la ligne d’ho­ri­zon, c’est la Terre pro­mise aux Hébreux.

Nicole et Bru­no font un effort magni­fique pour réa­li­ser cette chose éton­nante. Ils ouvrent des yeux énormes et croient voir les tentes du camp.

Josué et les israélites traversent le Jourdain avec l'Arche d'Alliance

Ouvrage : Histoire Sainte illustrée | Auteur : Par un groupe de pères et de mères de familles

XIV

Il ne s’a­git pas d’ou­blier ce que tate a pro­mis. Et puis, c’est jeu­di. Les grands doivent être là ; c’est beau­coup plus amu­sant quand ils s’en mêlent. Et Nicole et Bru­no, se tenant par la main, arrivent en sau­tillant chez Colette.

Assis près du divan de sa sœur, Jean, qui en effet les voit venir, souffle :

— Que leur racontes-tu en ce moment ?

— Aujourd’­hui je m’in­quiète de ce que j’ai à leur dire. Com­ment leur faire sai­sir le gou­ver­ne­ment de Moïse ? Tu m’ai­de­ras, dis ? Soyons clairs.

Pen­dant que les enfants s’ins­tallent, Jean redresse les cous­sins afin que « le pro­fes­seur » soit aus­si confor­table que pos­sible, mal­gré son immobilité.

— Là, tu as une vraie chaire ; parle, maintenant !

Colette dis­si­mule der­rière un sou­rire la souf­france que lui cause encore le moindre mou­ve­ment et s’ap­puie gaie­ment sur la pile de coussins.

— Dis un peu, Nicole, où en étions-nous ?

— Le Bon Dieu avait par­don­né aux Hébreux.

— Moi, déclare Bru­no, je trouve que le Bon Dieu par­donne tout le temps.

— Fort heu­reu­se­ment pour les Hébreux, riposte Jean, et non moins heu­reu­se­ment pour nous. Que devien­drions-nous, mon pauvre Bru­no, si le Bon Dieu ces­sait de nous par­don­ner ! Mais tout de même, atten­tion ! Sa jus­tice égale sa bon­té. Les Hébreux s’en sont bien aper­çu, n’est-ce pas, Colette ? Tu vas nous dire com­ment. Nous t’écoutons.

Cepen­dant Colette, appuyée sur son coude, se tait et réflé­chit, puis elle semble se déci­der et pose une drôle de question :

— Dans une famille, dans une armée, dans un pays, il faut quel­qu’un pour com­man­der, n’est-ce pas ?

Moïse et les dix commandementsÉton­nés, les deux petits répondent :

— Bien sûr.

— Et si per­sonne ne commandait ?

Bru­no écar­quille les yeux.

— Tout le monde s’a­mu­se­rait, mais per­sonne ferait ce qu’est ennuyeux. Moi, j’ap­pren­drais pas ma table de mul­ti­pli­ca­tion et Maria­nick ferait pas la cui­sine. Et on man­ge­rait pas, alors on mourirait.

— À moins qu’on ne se batte pour « chi­per » les bons plats à ceux qui auraient le cou­rage d’al­lu­mer leur four­neau, dit Jean.

— Exac­te­ment, déclare Colette. Il est impos­sible de vivre plu­sieurs ensemble sans une auto­ri­té qui com­mande, et c’est jus­te­ment cela que je veux vous faire com­prendre. Or Celui qui seul pos­sède par Lui-même le droit de com­man­der aux hommes qu’il a créés, c’est Dieu. Quand Il jugea bon de leur don­ner une loi écrite par l’en­tre­mise de Moïse, Il enten­dait faire res­pec­ter cette loi et gar­der pour Lui-même le gou­ver­ne­ment de son peuple.

Aux hommes qu’Il choi­sis­sait pour être en quelque sorte ses ministres sur la terre, Il don­nait direc­te­ment ses ordres. Le seul Roi des Hébreux, c’é­tait le Bon Dieu.

Mais une expres­sion de souf­france enva­hit le visage de Colette. Elle ferme les yeux mal­gré elle, en se lais­sant aller sur ses cous­sins. Puis, essayant éner­gi­que­ment de se redres­ser, elle mur­mure à son frère :