Né en 1205, de parents manichéens, à Vérone, en Italie, il se détacha des hérétiques dès l’âge de 7 ans, le jour où il eut appris à l’école le symbole de la foi chrétienne ; les caresses de son père et de son oncle ne purent ébranler sa constance. Venu à Bologne pour faire ses études, il entra bientôt dans l’Ordre naissant des Dominicains. D’un zèle admirable pour la pénitence et la contemplation, il s’appliqua de même assidûment à procurer le salut des âmes. Il possédait un don particulier pour réfuter les hérétiques et sa prédication avait une telle influence que des foules entières accouraient pour l’entendre et se convertissaient en masse à sa voix. Il avait demandé la grâce de mourir martyr : elle lui fut accordée. Comme il exerçait la charge d’inquisiteur et revenait de Côme à Milan, un impie sectaire lui asséna sur la tête deux coups d’épée. Avec le sang qui coulait de sa plaie, Pierre eut le courage de tracer sur le sol le mot Credo, mais un autre coup lui perça le cœur. C’était en 1252.
Isaac ayant béni Jacob lui dit : « Allez eu Mésopotamie qui est en Syrie et épousez une des filles de Laban, votre oncle. Jacob partit. Il allait à Haran, mais arrivé en un certain lieu qu’il appela Béthel il s’y reposa.
Ayant mis une pierre sous sa tête, il s’endormit et vit en songe une échelle qui, posée sur la terre, touchait au ciel. Les anges montaient et descendaient le long de cette échelle. Le Seigneur, appuyé sur le haut, lui dit : « Je suis le Dieu d’Abraham et d’Isaac, et toutes les nations de la terre seront bénies en vous ». Jacob s’éveilla, se leva et dressa la pierre sur laquelle il répandit de l’huile, comme un monument au Seigneur.
Pour apaiser Esaü furieux de ce que son frère lui avait enlevé la bénédiction d’Isaac, Jacob divisa ses troupeaux et en envoya une partie en avant. Lui resta dans son camp ; soudain, il vit venir à lui un homme qui lutta contre lui jusqu’au matin. Cet homme voyant qu’il ne pouvait le vaincre lui toucha le nerf de la cuisse qui se sécha aussitôt, et il ajouta : « On ne vous nommera plus Jacob à l’avenir, mais Israël ». Et il le bénit. Jacob se leva, mais se trouva boiteux d’une jambe. C’est pour cette raison que les enfants d’Israël ne mangent pas du nerf de la cuisse des bêtes se souvenant de celui qui fut touché en la cuisse de Jacob.
Rébecca, femme d’Isaac mit au monde deux fils jumeaux : Esaü, qui était roux et tout velu, et Jacob, ainsi nommé parce qu’il tenait de sa main le pied de son frère. Esaü devint un habile chasseur. Jacob, homme simple, demeurait à la maison. Un jour, Jacob ayant fait cuire de quoi manger, Esaü revint des champs fort fatigué et dit à son frère : « Donnez-moi de ces mets roux ». Jacob répondit « Vendez-moi votre droit d’aînesse ». Esaü accepta et, ayant pris du vin et le plat de lentilles, mangea et but, puis s’en alla, se mettant peu en peine d’avoir vendu son droit d’aînesse.
Isaac, devenu vieux et presque aveugle, envoie Esaü à la chasse pour lui rapporter le gibier qu’il aime. Pendant ce temps, Rébecca commande à Jacob, qu’elle préfère à son frère, d’aller au troupeau et de lui rapporter deux des meilleurs chevreaux. Elle prépare à Isaac un plat comme il l’aime, recouvre les mains et le cou de Jacob de la peau du chevreau pour qu’il paraisse à Isaac poilu comme Esaü et ainsi Jacob reçoit la bénédiction de son père.
Abraham, sentant sa mort prochaine, envoie en Mésopotamie son serviteur Eliézer pour trouver une épouse à son fils Isaac.
Eliézer arrive aux portes de Haran avec de nombreux présents, fait plier les genoux à ses dix chameaux près d’un puits.
À ce moment, il adresse à Dieu cette prière : « Que la jeune fille à laquelle je dirai : donnez-moi à boire, et qui en donnera aussi à mes chameaux, soit l’épouse de mon maître ».
Une belle jeune fille de la famille d’Abraham, Rébecca, vient puiser de l’eau, en offre à Eliézer et à ses chameaux et devient l’épouse d’Isaac.
Toutes les espérances d’Abraham reposaient sur son fils Isaac, lorsqu’une nuit, pour éprouver sa foi, le Seigneur demanda à l’heureux père, de lui sacrifier son fils chéri. Fidèle jusqu’à l’héroïsme, le vieux patriarche emmena le jeune homme au lieu désigné. Après trois jours de marche, il laissa en arrière les deux serviteurs et l’âne et s’avança seul avec Isaac vers la montagne du sacrifice. Isaac se laissa lier sur le bûcher et offrir au Seigneur.
Au moment où Abraham allait frapper son fils, un ange arrêta son bras. Se retournant, il aperçut un bélier embarrassé par ses cornes dans un buisson ; il le prit et l’offrit à la place d” Isaac. — « Puisque vous m’avez obéi, dit le Seigneur, toutes les nations de la terre seront bénies par Celui qui sortira de vous ».
Le Seigneur dit à Abraham : « Le péché de Sodome et de Gomorrhe est monté à son comble, je les détruirai ».
— « Mais, dit Abraham, perdrez-vous le juste avec l’impie ? S’il y a cinquante justes, ne pardonnerez-vous pas ? » Il descendit ainsi jusqu’à dix. — « S’il y a seulement dix justes, dit le Seigneur, je ne les perdrai pas ».
Mais les dix justes ne s’y trouvèrent pas et Dieu fit descendre sur ces villes, une pluie de cendre et de feu qui détruisit tout : habitants, animaux et même l’herbe des champs. Cependant, Dieu voulant sauver la famille d’Abraham, commanda à Loth (frère d’Abraham) de fuir avec sa femme et tous les siens, sans se retourner. Mais sa femme se retourna et fut changée en statue de sel.