Né en 1205, de parents manichéens, à Vérone, en Italie, il se détacha des hérétiques dès l’âge de 7 ans, le jour où il eut appris à l’école le symbole de la foi chrétienne ; les caresses de son père et de son oncle ne purent ébranler sa constance. Venu à Bologne pour faire ses études, il entra bientôt dans l’Ordre naissant des Dominicains. D’un zèle admirable pour la pénitence et la contemplation, il s’appliqua de même assidûment à procurer le salut des âmes. Il possédait un don particulier pour réfuter les hérétiques et sa prédication avait une telle influence que des foules entières accouraient pour l’entendre et se convertissaient en masse à sa voix. Il avait demandé la grâce de mourir martyr : elle lui fut accordée. Comme il exerçait la charge d’inquisiteur et revenait de Côme à Milan, un impie sectaire lui asséna sur la tête deux coups d’épée. Avec le sang qui coulait de sa plaie, Pierre eut le courage de tracer sur le sol le mot Credo, mais un autre coup lui perça le cœur. C’était en 1252.
La famine annoncée arriva et Jacob ayant entendu dire que l’on vendait du blé en Égypte y envoya ses dix enfants pour en acheter. Joseph reconnut ses frères mais eux ne le reconnurent pas.
Il les traita durement et exigea qu’ils amènent à leur prochain voyage leur plus jeune frère Benjamin. Ils lui amenèrent. Quand tous furent réunis Joseph
fondit en larmes et dit à ses frères : « Je suis Joseph, mon père vit-il encore ? Oui, je suis Joseph que vous avez vendu. Hâtez-vous d’aller trouver mon père et venez tous ici avec lui. »
Ils vinrent donc avec leurs familles et leurs troupeaux et Pharaon leur donna la terre de Gessen, la plus fertile de l’Égypte.
Deux ans après, Pharaon eut un songe : Il était sur les bords du Nil, il vit alors sept vaches grasses qui paissaient, puis sept vaches maigres sortirent du Nil, dévorèrent les premières sans devenir plus grasses.
Pharaon s’étant éveillé se rendormit. Il vit alors sept épis pleins de grains sortant d’une même tige, puis sept autres fort maigres et desséchés, les derniers dévorèrent les premiers.
Saisi de frayeur, Pharaon cherche quelqu’un pour lui expliquer ces songes, c’est alors que le grand échanson se souvint de Joseph. Ce dernier dit au Roi : « Les sept vaches grasses et les sept épis pleins signifient sept années d’abondance suivies de sept années de famine représentées par les vaches maigres et les épis secs.
Voyant la sagesse de Joseph, Pharaon l’établit pour commander à toute l’Égypte.
Bientôt Joseph par sa bonne conduite et la bénédiction de Dieu, gagna la confiance de Putiphar qui l’établit sur tous ses biens. Or, un jour la femme de l’officier essaya vainement de le porter au mal. Joseph s’enfuit laissant son manteau dans les mains de cette mauvaise femme qui ensuite le calomnia odieusement auprès de son mari. Putiphar trop crédule fit jeter Joseph en prison.
Là, il vit arriver le grand panetier et le grand échanson du roi. Ces deux officiers eurent chacun un songe : « Je voyais devant moi un cep de vigne, dit le grand échanson, avec trois rejetons auxquels poussaient des boutons, des fleurs
et raisins mûrs, je pressais ces raisins dans la coupe de Pharaon qui en buvait le vin ». — Dans trois jours dit Joseph, vous serez rétabli dans votre charge… Souvenez-vous de moi auprès du roi ».
Le grand panetier à son tour raconta : « Je portais sur la tête trois corbeilles de farine et les oiseaux du ciel venaient manger ». — « Dans trois jours dit Joseph. Pharaon vous fera couper la tête, vous fera ensuite attacher à une croix où les oiseaux du Ciel déchireront votre chair ».
Or, un jour, les frères de Joseph s’arrêtèrent à Sichem où ils faisaient paître les troupeaux de leur père. Israël dit à Joseph : « Allez voir si vos frères se portent bien et si les troupeaux sont en bon état ». Joseph partit, il ne trouva pas ses frères à Sichem mais à Dothaïn. En l’apercevant, ses frères dirent : « Voilà notre songeur, tuons-le et jetons-le dans cette vieille citerne sans eau ». Mais Juda s’opposa à sa mort et le fit vendre vingt pièces d’argent à des Ismaélites qui allaient en Égypte.
Puis, ils envoyèrent au père la robe de Joseph teintée dans le sang d’un chevreau tué à cet effet.
Jacob l’ayant reconnue, déchira ses vêtements, se couvrit d’un sac, pleurant son fils fort longtemps. Les Ismaélites vendirent Joseph à Putiphar, officier de Pharaon.
Les Fils de Jacob haïssaient leur frère Joseph parce que leur père l’aimait plus que tous ses autres enfants et ce qui mit le comble à leur jalousie ce fut le récit que Joseph leur fit de deux songes qui marquaient sa grandeur future :
« Je liais avec vous, dit-il, des gerbes dans le champ : la mienne se tenait debout et les vôtres se prosternaient devant elle ».
Puis encore : « Le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi ».
Son père l’en réprimanda, disant : « Que veulent dire ces songes ? Est-ce que votre mère, vos frères et moi vous adorerons sur la terre ? »