Étiquette : 8 août

| Ouvrage : Patapon .

Saint Jean-Marie Vian­ney, appe­lé aus­si le Curé d’Ars, a vécu en France au XIXe siècle. Aux nom­breux fidèles qui viennent l’écouter, il veut mon­trer que Dieu est amour, par­don, misé­ri­corde, bon­té. Ce seront d’ailleurs ses der­niers mots : « Comme Dieu est bon… »

Dans la petite église d’Ars, la messe va com­men­cer. L’assemblée est très nom­breuse. Par­mi les fidèles se trouve un homme appe­lé Mais­siat. Venu de Lyon, c’est un grand intel­lec­tuel. Il est de pas­sage dans la région pour la chasse aux canards. Ayant enten­du par­ler du célèbre Curé d’Ars, il décide d’entrer dans l’église pour se moquer du vieux prêtre. Mais­siat a étu­dié la phi­lo­so­phie, il veut se mesu­rer à mon­sieur Vian­ney ; il cherche à com­prendre pour­quoi ce prêtre igno­rant, qui a eu tant de mal dans ses études, fait accou­rir des per­sonnes, même de très loin. Elles sont sou­vent prêtes à patien­ter des heures, par­fois des jours, afin de se confes­ser à lui.

Histoire du saint Curé d'Ars, saint Jean-Marie Vianney

Après le ser­mon, du haut de la chaire où il se trouve pour prê­cher, le Curé d’Ars inter­pelle l’homme devant tout le monde :

— Mon ami, j’espère que votre âme est plus propre que les chiens que vous avez atta­chés à la porte de l’église.

Tout le monde le regarde, cer­tains sou­rient en voyant que le riche Mais­siat est sou­dain très mal à l’aise, lui qui est entré dans l’église en rica­nant d’un air supé­rieur.

— Vous vien­drez me voir à la sacris­tie après la messe, ajoute mon­sieur Vian­ney.

Quand la messe est ter­mi­née, Mais­siat, sûr de lui, rejoint le Curé d’Ars :

— Quelle est donc cette comé­die que vous avez jouée là, mon­sieur le curé ? lui demande-t-il.

— Mon ami, répond le prêtre, vous allez vous confes­ser.

— Me confes­ser ? Vous n’y pen­sez pas ! Je ne crois pas en Dieu !