Et maintenant une histoire ! Posts


3 mai 2026L’Invention (ou Découverte) de la Sainte Croix

À la suite d’une appa­ri­tion de la Croix, Constan­tin venait de rem­por­ter, en 312, une insigne vic­toire. Par recon­nais­sance, Hélène, sa mère, par­tit pour Jéru­sa­lem dans le des­sein d’y recher­cher la vraie Croix du Christ. Après avoir fait abattre une sta­tue de Vénus que les païens avaient éta­blie sur le Cal­vaire, elle com­man­da de fouiller le sol. En creu­sant, on décou­vrit non pas une, mais trois croix. Pour recon­naître celle de Jésus, Macaire, l’é­vêque de Jéru­sa­lem, mit tout le monde en prières, puis appli­qua l’une après l’autre les trois croix à une femme gra­ve­ment malade : les deux pre­mières ne lui firent rien, la troi­sième la gué­rit ins­tan­ta­né­ment. Ayant ain­si retrou­vé la vraie Croix, Hélène éle­va sur l’emplacement même une magni­fique église, où elle lais­sa une par­tie de la pré­cieuse relique, enfer­mée dans une châsse d’argent ; elle en appor­ta une autre par­tie à son fils Constan­tin, qui la fit dépo­ser dans ce qu’on appelle main­te­nant l’é­glise Sainte-Croix-de-Jéru­sa­lem. C’est alors que l’empereur, par res­pect pour l’ins­tru­ment de la mort de Jésus, por­ta un décret abo­lis­sant défi­ni­ti­ve­ment le sup­plice de la croix pour les condamnés.


Ouvrage : Et maintenant une histoire I

« Alors vrai, tu crois que ce pour­rait être bientôt ? »

Le jeune ser­gent a fait de la tête un signe affir­ma­tif, et, fou de joie, un éclair dans ses yeux noirs, Has­san s’est enfui en cou­rant pour ne pas être en retard en classe.

Il y a plu­sieurs semaines que le ser­gent Gaillard est arri­vé à Bey­routh, impa­tient de mettre sa jeune ardeur au ser­vice du pays. Mais, mal­gré tous ses dési­rs, il lui a fal­lu accep­ter ce poste trop tran­quille où il ronge son frein en rêvant de gloire et de combats.

Petite histoire chrétienne - Baptême de sangTout près, heu­reu­se­ment, il y a le col­lège des Frères, l’im­mense col­lège des Frères dont les petits gars lui rap­pellent ceux du groupe Cœurs Vaillants où il aimait à ser­vir avant la guerre.

Et c’est d’un regard plein de fier­té que le ser­gent suit Has­san, le petit indi­gène qui depuis de longs mois attend avec fer­veur le moment où il pour­ra rece­voir le bap­tême, et qui, pour méri­ter cette grâce, a pro­mis de faire « quelque chose de grand, qui coûte, pour le Bon Dieu ».

Une semaine a pas­sé et brus­que­ment tout a chan­gé. Depuis deux jours la guerre fait rage dans le Liban Sud. Les armées ramas­sées en Pales­tine ont fran­chi la fron­tière et s’a­vancent en trois colonnes sur Bey­routh et sur Damas. Dès les pre­mières heures, le ser­gent Gaillard a quit­té son poste habi­tuel. Il a pris posi­tion aux portes de la ville, avec la mis­sion d’empêcher l’a­vance des blin­dés légers sur la route qui longe la mer. Il a à sa dis­po­si­tion un groupe de mitrailleuses et déjà ses hommes sont aux empla­ce­ments de com­bat der­rière les chi­canes et les bar­ri­cades éle­vées rapidement.

Ouvrage : Autres textes | Auteur : Allègre, Auguste-Apollinaire

Lucques, la cité guer­rière du Moyen Âge, tour à tour déchi­rée par les fac­tions, oppri­mée par les tyrans, atta­quée par des répu­bliques voi­sines, Lucques, la puis­sante rivale de Pise, était, à cette heure, calme et paci­fique. Les armes avaient été dépo­sées pour quelques jours ; les portes de la cité res­taient ouvertes ; les tours qui la défendent demeu­raient silen­cieuses. C’était la nuit de Noël ; Noël, nuit mer­veilleuse, où l’Enfant-Dieu est né dans une étable, où les anges du ciel sont venus annon­cer la paix à la terre et la rédemp­tion à l’humanité.

Toscane - récit de Noël - Sainte Zite

La neige était tom­bée tout le jour. Elle avait blan­chi les col­lines ondu­leuses qui cou­ronnent la cité ; elle avait jeté ses flo­cons épais sur les toits des vieux palais ; elle s’était amon­ce­lée dans les rues étroites. Enve­lop­pée comme d’un voile blanc, la ville res­sem­blait à une vierge inno­cente et pure qui s’approche de l’autel. Mal­gré le vent gla­cé qui mugis­sait, la foule, pro­té­gée par d’épais man­teaux, s’en allait à l’église par bandes joyeuses ; elle sem­blait répondre à l’invitation des pro­phètes : « Réjouis-toi, fille de Sion ; tres­saille d’allégresse, fille de Jérusalem…Voilà le Sei­gneur qui va venir avec tout le cor­tège des saints. » Valeu­reux guer­riers, riches bour­geois, indus­trieux mar­chands, tous avaient fait trêve, pour quelques heures, à leurs luttes, à leurs affaires, à leurs plaisirs.

Zite, une pauvre ser­vante, a enten­du, du fond du palais où elle sert, les joyeux échos de ces bruits paci­fiques. Fleur des mon­tagnes trans­plan­tée dans la cité, elle a appor­té dans la demeure de ses maîtres le doux par­fum du lieu natal. Elle est si pure que sa modeste chambre est, dit-on, illu­mi­née de clar­tés célestes : si cha­ri­table que, pour répa­rer les impru­dences de sa géné­ro­si­té, Dieu, plus d’une fois, a dû venir à son secours. Son angé­lique pié­té l’a ren­due chère à ses maîtres pieux. Ils en ont fait la dis­pen­sa­trice de leurs aumônes : les pauvres se sont suc­cé­dé au seuil du palais, pour rece­voir de ses mains vir­gi­nales le pain qui nour­rit et le vête­ment qui réchauffe. Aux lar­gesses de ses maîtres, elle a vou­lu ajou­ter les siennes et faire l’aumône de sa pau­vre­té. Zite a tout dis­tri­bué, jusqu’à ses propres vête­ments d’hiver.

Ouvrage : Monsieur Vincent | Auteur : Saint-Pierre, Michel de

Et pour­tant, que de bel et bon tra­vail il fait ! Voyons d’a­bord la fameuse Mis­sion dont il se dit « le prêtre indigne ». C’est une sin­gu­lière orga­ni­sa­tion, à la véri­té. Les mis­sion­naires de M. Vincent arrivent dans un dio­cèse, dans une Pro­vince ; ils demandent à l’é­vêque ses ordres, puis ils débarquent dans…

Ouvrage : Monsieur Vincent | Auteur : Saint-Pierre, Michel de

Un peu plus tard, ayant quit­té les Gon­di, et deve­nu curé de Châ­­tillon-les-Dombes, M. Vincent pour­sui­vit sa lutte ardente et sans répit contre le désordre des mœurs et l’in­dif­fé­rence reli­gieuse. Il put aus­si com­men­cer la réforme du cler­gé. Son apos­to­lat, qui tou­chait si vite et si bien le peuple, s’é­ten­dit…

Ouvrage : Monsieur Vincent | Auteur : Saint-Pierre, Michel de

Histoires à raconter le soir - Saint Vincent de Paul

De Rome, Vincent par­tit pour Paris — et il y alla avec une mis­sion. Le pape Paul V, en effet, lui avait confié, à lui, jeune prêtre encore incon­nu, un mes­sage oral et secret pour le roi de France Hen­ri IV lui-même. Nous ne savons pas exac­te­ment quelle était cette mis­sion. Cer­tains his­to­riens croient qu’il s’a­gis­sait de pré­pa­rer la Cour de France à un mariage espa­gnol, dans le but de rap­pro­cher les nations catho­liques. Quoi qu’il en fût, Vincent de Paul et Hen­ri IV se plurent : le roi appré­cia l’é­qui­libre et la vigueur de ce prêtre, fils de pay­san — et Vincent était tout dis­po­sé à aimer, dans Hen­ri, le Béar­nais ami du peuple qui vou­lait que les petites gens de son royaume eussent, le dimanche, la poule au pot.

* * *

Peu après cette ambas­sade — sur laquelle Vincent devait gar­der le secret — le jeune prêtre fut nom­mé aumô­nier de la reine Margot…

Cette sou­ve­raine avait connu un curieux des­tin. C’é­tait la fille d’Hen­ri II et de Cathe­rine de Médi­cis. Et sa mère l’a­vait mariée contre son gré à Hen­ri de Navarre, deve­nu depuis lors, nous l’a­vons vu, Hen­ri IV. Or, le roi de France avait obte­nu l’an­nu­la­tion de son mariage — en sorte que Mar­got était deve­nue « reine sans couronne ».