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3 septembre 2026Saint Ayou, Martyr

Aigulphe, vul­gai­re­ment nom­mé Ayou, naquit à Blois vers l’an 630. Il se fit admettre à l’ab­baye béné­dic­tine de Fleu­ry, au dio­cèse d’Or­léans. Son supé­rieur lui confia la mis­sion de faire enle­ver les reliques de saint Benoît, ense­ve­lies sous les ruines de l’ab­baye du Mont-Cas­sin, au royaume de Naples. Ayou par­tit, accom­pa­gné de quelques per­sonnes du Mans il eut la chance de décou­vrir le tom­beau de saint Benoît et celui de sainte Scho­las­tique, sa sœur. Il en tira les osse­ments et les trans­por­ta en France : on mit ceux de saint Benoît dans l’ab­baye de Fleu­ry, et ceux de sainte Scho­las­tique furent envoyés au Mans. Appe­lé ensuite à gou­ver­ner le monas­tère de Lérins, en Pro­vence, Ayou ten­ta d’y réta­blir la dis­ci­pline ; mais des hommes per­vers, encou­ra­gés par le sei­gneur de Nice, our­dirent un com­plot contre le saint Abbé et l’as­sas­si­nèrent. L’É­glise, et en par­ti­cu­lier le dio­cèse de Blois, l’ho­nore comme martyr.


Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Après la mort d’Hé­rode, la Sainte Famille revint en Gali­lée et s’ins­tal­la à Naza­reth où Joseph reprit son tra­vail de char­pen­tier — Un jour que tous les trois étaient allés à Jéru­sa­lem pour une fête, Jésus y res­ta, à l’in­su de ses parents qui, durant trois jours, le cher­chèrent par­tout, inuti­le­ment. Ils…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Conduits par une étoile, les rois Mages vinrent d’O­rient, de très loin, pour voir ce que cet astre nou­veau leur annon­çait — Arri­vés à Jéru­sa­lem, l’é­toile dis­pa­rut. Mais quand ils sor­tirent de la ville, elle appa­rut de nou­veau, et les gui­da exac­te­ment là où se trou­vait Jésus. Se pros­ter­nant alors ils ado­rèrent l’En­fant…

Ouvrage : L'Étoile noëliste | Auteur : Valdor

DANS un vil­lage d’O­rient où ils étaient nés et où ils avaient tou­jours vécu, per­sonne cer­tai­ne­ment ne connais­sait, mieux les étoiles que le petit ber­ger Rhaël et sa sœur Noé­mie. Ils les avaient si sou­vent contem­plées pen­dant les belles nuits chaudes, alors qu’ils cou­chaient en plein air, à côté de leurs troupeaux.

Rhaël et Noé­mie étaient pauvres et orphe­lins, mais ils n’é­taient pas mal­heu­reux, car ils s’ai­maient ten­dre­ment, et savaient se conten­ter de leur très humble position. 

Ils avaient de petites âmes très poé­tiques et un vif sen­ti­ment du beau et de l’i­déal ; c’est pour­quoi les étoiles du ciel les atti­raient par leur clar­té et leur mystère.

Ils les appe­laient par leurs noms, savaient l’heure d’a­près leur posi­tion sur l’ho­ri­zon, et s’en ser­vaient très bien pour se guider. 

Aus­si, quel ne fut, pas leur éton­ne­ment, une nuit, d’en aper­ce­voir une nou­velle qu’ils n’a­vaient encore jamais vue !

Elle était petite, mais très brillante et parais­sait lointaine.

Le len­de­main, l’é­toile était un peu plus grosse et parais­sait plus près, et il en fut de même les nuits sui­vantes : l’astre gran­dis­sait, et se rap­pro­chait visiblement. 

Nuit étoilé - Noël, l'étoile des mages

Les petits ber­gers étaient ravis d’é­ton­ne­ment et d’ad­mi­ra­tion et for­maient mille conjec­tures concer­nant ce phé­no­mène ; mais ils n’en par­laient à per­sonne ; d’a­bord, ils vivaient presque tou­jours dans la soli­tude, éloi­gnés de toute habi­ta­tion, et puis ils étaient peu com­mu­ni­ca­tifs, se suf­fi­sant par­fai­te­ment l’un à l’autre.

Main­te­nant, l’é­toile occu­pait toutes leurs pen­sées ; ils, atten­daient la nuit avec impa­tience pour voir. Elle brillait d’un éclat, incom­pa­rable, jetant mille feux comme une escar­boucle et mon­tant chaque soir un peu plus haut dans le ciel.

Ouvrage : La semaine de Suzette | Auteur : Giraud, Mad H.

C’EST incroyable ! s’é­cria Cadiche, voi­ci encore la vieille Sophie qui fait un nou­veau gâteau ! C’est au moins le qua­trième depuis deux jours et elle n’a pas l’air dis­po­sée à s’arrêter !

Ata­lante, la jolie jument ale­zane, regar­da l’âne avec pitié : 

— Toi qui es tou­jours si bien infor­mé, dit-elle, je suis sur­prise que tu ne saches pas que c’est demain Noël, un grand jour de fête !

— D’au­tant plus, rumi­na Colombe, une grosse vache blonde, que tu devrais te rap­pe­ler l’his­toire que l’on t’a contée comme à moi, quand tu étais petit, et dans laquelle l’un de tes ancêtres, comme l’une des miennes, réchauf­fait le petit Jésus qui venait de naître…

— Beuhhh… dit le bœuf, vous vous trom­pez ma com­mère ! C’é­tait l’un de mes ancêtres, à moi !

Ouvrage : Autres textes

Par une nuit froide de décembre, le mis­tral souffle. Je des­cends de ma chambre et que vois-je ? La crèche illu­mi­née par une douce lumière éma­nant des san­tons. Je me tiens coite et j’at­tends, fixant les yeux sur cette crèche pour­tant fami­lière que je ne recon­nais plus. Qu’a-t-elle chan­gé ? Rien, seule­ment cette lumière. Tiens, on dirait qu’elle trans­forme les per­son­nages. Ils sou­rient et semblent vivants. Je m’en­har­dis à leur par­ler. Voyant l’ange jouf­flu qui bat des ailes, je lui demande :

— « D’où viens-tu petit ange ? »

Petit ange de Noel - santon de la crèche

Mais que se passe-t-il ? Il me répond :

— « Je viens du ciel et j’ai pour nom Bouf­fa­reo. On m’a appe­lé ain­si parce que j’ai de grosses joues à force de souf­fler dans ma trom­pette. Dieu m’a envoyé sur terre pour son­ner de mon ins­tru­ment à la nais­sance de son Fils. Mais je n’ai pas bien chaud avec mes seules ailes pour me couvrir.

— Je peux te don­ner ma polaire. »

L’ange, recou­vert, sou­pi­ra d’aise. Pour me remer­cier, il m’emmène voir la Sainte Vierge. Oh ! Quel émo­tion ! Pen­sez donc, entrer dans la crèche, dis­cu­ter avec un ange, l’ai­der et, pour cou­ron­ner le tout, ren­con­trer Notre-Dame, c’est quelque peu excep­tion­nel. Mais la bonne Dame du ciel me met tout à fait à l’aise :

— « Entre donc ! Tu m’as l’air frigorifiée

— Mais Notre-Dame…

— Je ne suis pas plus Notre-Dame que tu es Esther. Appelle-moi Marie, comme tout le monde.

— Si vous me le deman­dez, je suis bien for­cé de vous obéir.

Marie accueille la fillette à la crèche de Noël

— Pour­quoi me vou­voies-tu ? Suis-je une per­sonne si respectable ?

— Bien sûr puisque tous les catho­liques vous prient.

— Ah ! Je com­prends. Tu est l’é­lue du siècle.

— L’é­lue du siècle ?

— Oui, chaque siècle, une âme pure à le pri­vi­lège d’en­trer dans la crèche pour une nuit. Tu as choi­si la nuit de Noël par chance. Tu ver­ras la nais­sance de mon Fils. Mais puis-je te deman­der un service ?

— Oui, assurément.

— Alors va cher­cher le bœuf et l’âne que requiert la tradition. »

Je pars cher­cher les deux ani­maux et les trouve facilement.