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4 septembre 2026Sainte Rose de Viterbe, Vierge

C’est à Viterbe, en Ita­lie, que Rose vit le jour en 1235, à l’é­poque où l’empereur Fré­dé­ric II, en lutte avec le Sou­ve­rain Pon­tife, oppri­mait l’É­glise. Elle sem­bla dès l’en­fance rem­plie des grâces du ciel : à peine âgée de trois ans, on la voyait diri­ger ses petits pas vers le taber­nacle et s’a­ge­nouiller devant les saintes images. Revê­tue d’une robe gros­sière, elle fai­sait ses délices du jeûne et de la péni­tence. Entrée dans le Tiers-Ordre de saint Fran­çois, elle reçut de la Vierge Marie l’ordre de prê­cher. On la vit donc, sur la place publique de Viterbe, exhor­ter les habi­tants à demeu­rer fidèles au Sou­ve­rain Pon­tife et blâ­mer éner­gi­que­ment les enne­mis du Saint-Siège. Telle était la puis­sance de sa parole et des miracles qui la confir­maient, que les par­ti­sans de l’empereur, par crainte et par colère, la chas­sèrent de la ville. L’exil ne fit qu’ou­vrir un plus vaste champ au zèle de Rose : elle s’en alla prê­chant de ville en ville, jus­qu’à ce que le pape Inno­cent IV revînt en triomphe à Rome et que la cause de Dieu fût enfin gagnée. Alors Rose se reti­ra dans une pauvre cel­lule aux envi­rons de Viterbe. Elle mou­rut en 1252, à l’âge de 17 ans.


Ouvrage : Revue Bernadette


Un lièvre qui, à l’ex­tré­mi­té de l’im­mense Asie, semble dres­ser ses oreilles et regar­der vers nous, telle nous appa­raît la Corée, sur­nom­mée par les Chi­nois « le pays du matin calme ». 

Sépa­rée de la Mand­chou­rie, au Nord, par le fleuve Yalou ou du « canard vert », elle s’é­tend sur 1 700 kilo­mètres de long et 700 de large, entre la mer Jaune et la mer du Japon. 

Tour à tour annexée par les Chi­nois et les Japo­nais, la Corée devint soi-disant indé­pen­dante en 1945. Son ter­ri­toire fut alors divi­sé en deux par­ties par cette fameuse ligne de démar­ca­tion qui s’ap­pelle le 38° paral­lèle : soit 10 mil­lions d’ha­bi­tants au Nord et 20 au Sud. 

Et, depuis plus de deux ans 1, une guerre à la fois fra­tri­cide et inter­na­tio­nale ravage le pays.

Voi­là ce qu’est deve­nu « le pays du matin calme » !

Ber­na­dettes2, cette situa­tion tra­gique ne peut vous lais­ser indif­fé­rentes. Pour­quoi ? Mais parce que les Coréens sont des hommes comme nous ! Mais parce qu’ils souffrent ! Mais parce qu’ils ont une âme comme vous !

Et quels hommes ! Un mis­sion­naire qui les connaît bien a dit que dès le pre­mier contact on est en sym­pa­thie avec eux !

Ils sont tra­vailleurs, patients, géné­reux dans l’hos­pi­ta­li­té. Et pour­tant, la mai­son coréenne n’est qu’une chau­mière sans fenêtre : toit de paille sur quatre poteaux de bois et cloi­sons de terre pétrie, deux com­par­ti­ments : l’un pour les femmes, l’autre pour les hommes. 

La Corée, conti­nue le mis­sion­naire, est le pays du cou­rage simple et quo­ti­dien. Les enfants mêmes ne pleurent pas quand ils sont malades ou quand on les punit, et sur les joues des petites filles, les larmes coulent rarement.

Il est vrai que pour eux l’ap­pren­tis­sage du cou­rage com­mence très tôt. 

Tan­dis que les filles aident leur maman en por­tant le petit frère sur le dos, en tra­vaillant dans les champs, en fai­sant la les­sive, même en hiver dans l’eau gla­cée, les gar­çons rap­portent sur leur dos de lourdes charges. 

La Corée est le pays de la sim­pli­ci­té. Comme dans tous les pays du monde, les enfants jouent aux billes et au cerf-volant, et les jeunes gens tirent à l’arc. Mais le jeu natio­nal est la balan­çoire. Une planche posée sur une grosse pierre ou sur un rocher, et voi­ci grands et petits ravis de plai­sir. La fête de la balan­çoire, chaque année, ras­semble jeunes et vieux dans la joie.

Ouvrage : Petites Vies Illustrées pour enfants | Auteur : Goldie, Agnès

[1]Petite Jeanne n’y com­prend plus rien : dans le jar­din mys­té­rieux, plein d’ombre et de bos­quets, tout, depuis quelque temps devient encore plus mys­té­rieux… Un vieil homme se pro­mène dans les allées, vêtu de la livrée. Il se fait nom­mer Pierre. S’il est domes­tique, pour­quoi ne va-t-il pas plu­tôt frot­ter les par­quets ?… Et puis, ces pay­sans qui vont et viennent panier au bras… puis dis­pa­raissent, à moins que maman ne les fasse entrer sans bruit à la mai­son… maman ne fait plus toi­lette ; elle ne reçoit plus voi­sins et amis comme autre­fois… si Jeanne la ques­tionne, elle se tait… Tout cela aiguise la curio­si­té de la petite fille. Elle veut savoir et elle sau­ra !… Le pré­texte d’une course au papillon lui per­met­tra de prendre cette allée que suit le ser­vi­teur. Elle lui demande : « Vous avez déjà fini votre tra­vail, Pierre ? Qu’est-ce que maman vous a fait faire ? »

Pierre ne répond pas ; il se penche vers la petite fille et la regarde avec une grande bon­té… Un autre jour, Jeanne s’a­per­çoit que les lèvres de Pierre remuent comme s’il priait tout bas… Puis, c’est le comble !… se réveillant, une nuit, la petite Jeanne voit Pierre habillé comme mon­sieur le Curé quand il disait la messe… et il dit la messe, en effet, an fond de la chambre d’en­fants, sur une table gar­nie de nappes… Au fait, puis­qu’elle a sept ans, pour­quoi maman, si chré­tienne, si pieuse, ne l’emmène-t-elle plus à l’é­glise ? L’en­fant s’y perd de plus en plus ; elle est entou­rée de mys­tères et de points d’in­ter­ro­ga­tion, comme son lit de rideaux… mais la lumière des chan­delles a tra­ver­sé ceux-ci, tan­dis que son esprit reste dans l’obs­cu­ri­té la plus com­plète. Ce qui la bou­le­verse, c’est d’être trom­pé par sa mère… Pour­quoi maman ne lui dit-elle pas tout sim­ple­ment la véri­té ? Si Pierre est prêtre, pour­quoi ce dégui­se­ment de serviteur ?

Jeanne finit par se ren­dor­mir Le len­de­main, après sa leçon, elle va jouer au jar­din avec ses petites sœurs Antoi­nette et Clau­dine — Fran­çoise est encore au berceau —.

Un papillon ! Vite, le filet ! Une fois encore, Jeanne se heurte à Pierre… elle en est toute sai­sie… mais Clau­dine la rap­pelle : « Jeanne, Jeanne ! Antoi­nette a pris ma poupée ! »

  1. [1] D’a­près L’a­pôtre du quar­tier Mouf­fe­tard : Sœur Rosa­lie, par Cécile Lhotte et Eli­sa­beth Dupey­rat.
Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

La Sainte Famille ren­tra donc à Naza­reth où, jus­qu’à l’âge de trente ans, Jésus fut sou­mis et obéit à Joseph et à Marie, comme un enfant docile. Joseph tra­vaillait le bois. Marie s’oc­cu­pait du ménage, fai­sant la cui­sine, rac­com­mo­dant le linge, allant pui­ser de l’eau à la fon­taine. Jésus vivait…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Jésus, invi­té à des noces, s’y ren­dit, ain­si que sa Mère, et ses Apôtres. Vers la fin du repas, le vin man­qua. Marie, ayant pitié des jeunes époux que cela devait humi­lier, dit à Jésus ces simples mots : « Ils n’ont plus de vin ! » Jésus, après avoir répon­du : « Mon heure…

Ouvrage : L'Étoile noëliste | Auteur : Belcayre, Jean de

Conte pour l’Épiphanie

DE son palais aux mul­tiples colonnes de por­phyre, aux vastes toits plats qui for­maient des ter­rasses, aux salles à fresques ornées de per­son­nages, Gas­pard, le Roi Mage, venait de partir. 

Mon­té sur un cha­meau riche­ment capa­ra­çon­né, escor­té des esclaves aux torses de bronze, Gas­pard s’en allait, de com­pa­gnie avec Mel­chior et Bal­tha­sar [1], offrir ses hom­mages au nou­veau Roi dont une mer­veilleuse étoile leur avait révé­lé la venue… 

Mais voi­ci que, à quelque dis­tance de l’im­po­sant cor­tège, une forme gra­cile se glisse… C’est Ninus, le fils de Gas­pard ; il vient d’é­chap­per à la sur­veillance de la reine Maké­ri, sa mère, toute trou­blée par les récents adieux de son époux. 

Il marche, l’en­fant royal, bien déci­dé à suivre son père, car il a sur­pris le motif du voyage des trois Mages et il a fer­me­ment réso­lu d’al­ler ado­rer, lui aus­si, ce nou­veau prince… ce prince pour lequel une étoile vient de s’al­lu­mer au ciel !… 

Mais, avant de se mettre en route, Ninus s’é­tait deman­dé quel pré­sent il pour­rait appor­ter au futur Maître du monde… Ses jouets de terre cuite ou d’i­voire eussent été trop lourds… son arc et ses flèches trop encom­brants… puis, de tout ceci, il pos­sé­dait une abon­dance et, par suite, n’y tenait guère… Par contre, il aimait tant la mignonne hiron­delle qu’il avait éle­vée : or, à se pri­ver de ce que l’on aime, le mérite est grand ; Ninus le com­pre­nait déjà, aus­si empor­tait-il son hiron­delle pour l’of­frir au Roi Jésus. Une hiron­delle, quel léger far­deau ! Son petit maître ne sen­tait pas même son poids lors­qu’elle se posait sur son épaule. 

Il mar­chait tou­jours, le roi­te­let ; le soir était venu ; il mar­chait main­te­nant à tra­vers la nuit lim­pide, accro­chant par­fois sa longue tunique aux buis­sons de nopals et de juju­biers, frô­lant au pas­sage les tiges des­sé­chées des aspho­dèles ; il mar­chait, ses yeux fixés vers le sable pour y cher­cher là trace des pas de la cara­vane, et ses petits pieds, déjà bien las, s’en­fon­çaient dans ce sable que les rayons de la lune ren­daient rose. 

Au jour, la cara­vane fit halte, et lorsque l’en­fant la rejoi­gnit, il se ter­ra, se dis­si­mu­la afin de pas­ser inaperçu. 

— Encore, pen­sait-il, je ne puis me mon­trer. Nous ne sommes pas assez éloi­gnés du palais : mon père m’y ferait reconduire. 

Et Ninus, après avoir offert à son hiron­delle des grains de séne­vé dont il avait eu le soin d’emporter une petite pro­vi­sion, se conten­ta pour lui de quelques figues sèches. 

L'enfant se met à la suite des rois mages avec son cadeau pour Jésus.
Le roi­te­let s’a­van­çait der­rière la caravane.

Cepen­dant, après plu­sieurs heures de repos, les cha­meaux se remirent en marche ; l’en­fant dut repar­tir aus­si, mais, exté­nué, il lais­sait gran­dir la dis­tance entre lui et la cara­vane ; il se traî­nait, le roi­te­let, entre les troncs rugueux des pal­miers dont les feuilles, secouées par un simoun aigre, s’a­gi­taient, tels de gigan­tesques éven­tails. Mal­gré cela, un brillant soleil jetait des flèches d’or sur l’herbe rase de l’oa­sis que les rois et leur suite venaient de quitter… 

Puis, plus loin encore, les jambes rom­pues, le gosier des­sé­ché, l’en­fant pleu­ra en pen­sant que ses forces ne lui per­met­traient pas d’at­teindre le lieu de la deuxième étape. 

Cette étape, Ninus l’at­tei­gnit cepen­dant, mais bien des heures après la cara­vane, et il était si épui­sé qu’il n’eut pas la force de faire les cinq cents pas qui le sépa­raient de son père ; il avi­sa près de lui une source, il s’y désal­té­ra avec son hiron­delle et man­gea quelques fruits. 

— Je vais dor­mir une heure, pen­sa-t-il, en s’é­ten­dant avec délices sur l’herbe fraiche qui entou­rait la source et lorsque je serai repo­sé, j’o­se­rai me pré­sen­ter devant mon père. 

  1. [1] Noms des deux autres Rois Mages.