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« Hé ! Gamin, d’où viens-​tu ? demande un chef de la police à un gar­çon de 11 ans qui sort de la mai­son des Sœurs.

— Je viens d’aller apprendre mon catéchisme.

II y aura encore l’Église Catholique en Chine !

« II y aura encore l’Église Catho­lique en Chine ! »

— Ton caté­chisme ! Pas la peine ! Bien­tôt il n’y aura plus en Chine ni Sœurs, ni Pères, ni Église Catholique.

Et le petit chré­tien de répondre magnifiquement :

— Mais moi, je suis chez moi en Chine ! Je res­te­rai en Chine ! Et comme je suis chré­tien, bap­tisé, catho­lique, il y aura encore l’Église Catho­lique en Chine ! ! »

Bravo petit Chinois !

Les fillettes ne sont pas moins intré­pides. Celle-​ci, dix ans, fait par­tie de la Légion de Marie.

« Tu vas signer contre la Légion de Marie.

— Jamais !

— Tu signeras !

— Mettez-​moi en pri­son si vous vou­lez ; je ne signe­rai pas !

— Si tu vas en pri­son, on te cou­pera la tête.

— Coupez-​moi la tête ; je ne signe­rai pas ! »

Cette fois, c’est une maman de six enfants, dont le mari, méde­cin, est depuis plus d’un an en pri­son comme chef de l’Action Catholique :

« Une bonne nou­velle. Nous allons relâ­cher votre mari ; il a enfin signé… une petite for­ma­lité toute simple… Signez vous aussi et dès que vous aurez signé, votre mari sera relâ­ché. » (Signa­ture qui équi­va­lait à une renon­cia­tion à la foi chrétienne.)

La femme se lève, regarde les hommes et fer­me­ment leur dit :

« Vous men­tez ! Je connais mon mari ; il n’a cer­tai­ne­ment pas signé. S’il le fai­sait et était libéré, j’irais prendre sa place ! »

Ce n’était qu’une ruse. Il n’avait pas du tout signé.

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Sainte Made­leine Sophie Barat, née le 12 décembre 1779 à Joi­gny, morte le 25 mai 1865 à Paris (jeudi de l’Ascension).

Vie de sainte Barat - Maison natale de Madeleine Sophie à Joigny (Yonne)

Mai­son natale de Made­leine Sophie à Joi­gny (Yonne)

La petite Sophie naquit pré­ma­tu­ré­ment, car un incen­die dans le voi­si­nage de la mai­son des Barat fit une telle peur à sa mère que celle-​ci mit au monde son enfant avant terme. Ses parents, de milieu modeste, avaient une cer­taine aisance, son père exer­çait la pro­fes­sion de ton­ne­lier et vigneron.

L’enfant était ché­tive, mais extrê­me­ment intel­li­gente. Son frère aîné, Louis, qui se des­ti­nait à la prê­trise, prit en mains sa for­ma­tion intel­lec­tuelle et morale. Il fut pour l’enfant un pré­cep­teur doué, bien que d’une très grande sévé­rité. Il orga­nisa pour Sophie (et ceci dès l’âge de dix ans) un plan d’études où les grands clas­siques de l’Antiquité avaient une place de pré­di­lec­tion. Elle apprit ainsi le latin, le grec, et sut réci­ter des tirades de Vir­gile et d’Homère avec faci­lité.
Mai­son natale de Made­leine Sophie à Joi­gny (Yonne)

L’Abbé fut jeté en pri­son pen­dant la révo­lu­tion ; aus­si­tôt libéré, il reprit sa tâche et ensei­gna à sa sœur l’Écriture Sainte, les saints Pères et les théo­lo­giens. Ce maître ne lui pas­sait rien ; jamais de com­pli­ment et des humi­lia­tions sans fin.

Société du Sacré-Cœur de Jésus, Madeleine Sophie BaratMère Barat, racon­tant cela à ses reli­gieuses, leur dit un jour : « En pre­mier lieu, ces trai­te­ments me cau­sèrent bien des larmes puis, la grâce aidant, je vins à aimer les humi­lia­tions et, ajouta la Mère, dont le bon sens fut un des élé­ments mar­quants de sa nature, (avec un brin de malice dans la voix !) ce qui m’avait tant fait souf­frir finit par me faire rire. »

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La mitraille cré­pite, les obus pleuvent ; sœur Julie doit crier très fort pour se faire entendre de ses bles­sés par-​dessus le fra­cas de la bataille. Dans la grande chambre dont les murs tremblent à chaque explo­sion, elle porte des tisanes, fait une piqûre, redresse un oreiller, écrit une lettre sous la dic­tée d’un mou­rant, ras­sure un fié­vreux. Le visage calme sou­rit dans l’encadrement de la cor­nette des sœurs de Saint-​Charles.

Soeur infirmière à l'hopital soignant les soldats blessés« Bois ça, mon petit, ça te fera du bien. »

Le gars ne saura pas si le cœur de la sœur tremble en dedans : reli­gieuse de Saint-​Charles, pour se pen­cher sur toute souf­france, elle accom­plit sa mis­sion sans défaillance. Hier dans le calme, aujourd’hui dans le péril, tou­jours comme Dieu voudra…

Dans la salle, des hommes discutent :

« Tu parles d’une bagarre, ça « mar­mite » dur !

— Tout à l’heure on va y pas­ser aussi. »

Mais la sœur inter­vient, tendre et bourrue :

« Pas tant de dis­cours, vous autres ; vous allez me faire de la tem­pé­ra­ture. Et puis ne vous en faites pas mes petits, le Bon Dieu nous protège. »

Ba-​a-​a-​aoum ! ! ! La mai­son tremble jusqu’en ses fon­da­tions, la reli­gieuse se signe et ferme les yeux ; mais, comme la mort ne vient pas, elle les rouvre, juste pour voir le petit Chau­met qui sort sa tête de ses cou­ver­tures ; alors, son rire mater­nel monte en une envo­lée d’héroïsme, plus haut que le cré­pi­te­ment des mitrailleuses, raillant et ras­su­rant le « petit » à la fois.

« Ce n’est pas pour nous, va, mon gars. »

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Fran­çoise — Mon Père, vous avez dit l’autre jour quelque chose qui m’a beau­coup tra­cas­sée… « La messe ne peut pas se sépa­rer de toute la Bible. » Mais la messe a été inven­tée par Jésus-​Christ. Il n’y avait rien de pareil dans l’Ancien Testament.

Le Père — Mais si. Et voilà jus­te­ment de quoi occu­per notre der­nier entre­tien, en vous fai­sant décou­vrir encore un aspect très impor­tant de la messe.

Jésus dans l’Ancien Testament

Jésus-​Christ est le Fils de Dieu, bien sûr. Et quand il est venu sur terre ce fut une grande mer­veille, une grande nou­veauté. Mais avant lui, dans l’histoire du peuple juif, il y avait eu des sau­veurs, des libé­ra­teurs, des guides du peuple dont la « figure » était comme une esquisse, une ébauche de la grande figure de Jésus-​Christ.

Fran­çoise — Par exemple ?

Le Père — Par exemple Abel, le juste, mis à mort par son frère. Abra­ham, et son fils Isaac dont le sacri­fice, auquel il échappe fina­le­ment, « pré­fi­gure » le sacri­fice et la résur­rec­tion de Jésus. David, le roi pieux et misé­ri­cor­dieux, son ancêtre. Mais celui qui est peut-​être la plus grande figure de Jésus-​Christ, c’est Moïse. Pourquoi ?

Fran­çoise — Parce qu’il a donné la loi sur la montagne.

Jacques — Mais sur­tout parce qu’il a sauvé le peuple juif de l’esclavage des Égyptiens.

La Pâque des Juifs

Le Père — Très bien. Et cette grande libé­ra­tion s’appelle comment ?

La bible pour les enfants : La Pâque juive - Sacrifice de l'agneau pascal

Fran­çoise — La Pâque, ce qui veut dire pas­sage. Conti­nuez à lire »

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Les prières de la messe : Le missel d'autelLe Père — Nous avons parlé de tous les objets qu’on pose sur l’autel et qui font com­prendre qu’il est la table d’un sacri­fice : la croix enca­drée de cierges et le calice avec la patène. Il nous reste à par­ler d’un der­nier objet très impor­tant qui a sa place sur l’autel. Jacques, c’est un objet qui inté­resse par­ti­cu­liè­re­ment le ser­vant de messe…

Jacques — Le mis­sel, qu’il faut trans­por­ter au bon moment, et qui est rude­ment lourd !

Le Père — Mais oui. On pour­rait se deman­der pour­quoi il faut un livre pour célé­brer un sacri­fice en forme de repas ?

Fran­çoise — C’est vrai. On nous dit tou­jours que ce n’est pas poli d’apporter un livre ou un jour­nal à table.

Le Père — Parce que, à table, on ne doit pas man­ger sans s’occuper des autres, comme un égoïste, mais il faut par­ti­ci­per à la conversation…

Jacques — A condi­tion de ne pas par­ler la bouche pleine.

Le Père — Évi­dem­ment. Le livre placé sur l’autel per­met pré­ci­sé­ment la conver­sa­tion avec Dieu. Com­ment appelle-​t-​on, d’un seul mot, la conver­sa­tion avec Dieu ?

Fran­çoise — La prière. Mais on peut par­ler avec Dieu sans paroles, sans livre, rien qu’avec son cœur.

Les prières de la messe. Le Canon

Le Père — C’est juste. Mais quand on est réuni, quand on doit prier ensemble, il faut bien que la prière se fasse avec des paroles fixées d’avance. Il y a beau­coup de prières dans le mis­sel. Savez-​vous pourquoi ?

Jacques — Parce que nous fai­sons à la messe ce que Jésus a fait à la Cène. Et Jésus a beau­coup prié à la Cène, avant et après.

Le Père — Eh oui ! Avec ses Apôtres, il a même chanté des psaumes en se ren­dant au jar­din des Oli­viers. Le prêtre se sert du mis­sel pour dire des prières qui res­semblent à celles de Jésus. Ce sont sur­tout la Pré­face et le Canon — une longue prière qui se dit à chaque messe presque sans chan­ge­ment. (« Canon » signi­fie dans ce cas ce qui est réglé, fixé.)

Eplication de la messe pour le catéchisme - Jésus priant au Jardin des OliviersLes prières du Canon se trouvent au milieu du mis­sel. Pour les lire, le prêtre met le mis­sel en biais et tout près de lui afin de les suivre des yeux, sans s’éloigner du calice et de l’hostie qui demeurent tou­jours au centre de l’autel.

Fran­çoise — Alors, si le Canon se trouve au milieu du mis­sel, qu’est-ce qu’il y a au com­men­ce­ment et à la fin ?

Le Propre

Le Père — Les prières qui changent et qu’on appelle le propre. Au début il y a le propre du temps qui sert sur­tout le dimanche.

Jacques — Les dimanches d’Avent et de Carême où la cha­suble est violette…

Le Père — En signe de pénitence.

Jacques — Noël, Pâques et les dimanches qui suivent, où la cha­suble est blanche…

Le Père — En signe de joie, de lumière et de victoire.

Fran­çoise — Et tous les dimanches d’été, comme main­te­nant, où Conti­nuez à lire »

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