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Cha­rité envers Dieu

C’est un tout petit grain de sable doré qui était arrivé à Naza­reth sur les ailes du vent. Il s’appelait « Brin d’Or ». Per­sonne n’avait remar­qué l’arrivée de cette pous­sière, infi­ni­ment petite et véri­table atome dans l’immense struc­ture de l’Univers.

Le vent puis­sant l’avait déposé au seuil d’une humble demeure d’artisans. Brin d’Or, tout étourdi d’un long voyage au-​dessus des pay­sages de Pales­tine, res­tait dans l’encoignure de l’entrée, sans bou­ger. Toute la nuit déjà il avait dormi là : il se trou­vait si seul… si dépaysé ! La veille, il était encore à gam­ba­der avec ses petits frères sur la dune, et le vent s’étant levé de fort mau­vaise humeur était venu le ravir à l’affection des siens.

Conte et Vie de Jésus pour les petits - NazarethPen­dant des heures, il l’avait entraîné en un vol éperdu et puis l’avait laissé choir, sans l’avertir. C’est ainsi que le souffle de l’épreuve entraîne les hommes, petits et grands, qu’ils le veuillent ou non, dans une che­vau­chée pleine de mys­tère. Il les dépose tout meur­tris en des lieux incon­nus ; si ce n’est pas à Naza­reth comme Brin d’Or, c’est sou­vent bien près du Divin Arti­san qui habi­tait cette humble bourgade.

Le soleil d’orient res­plen­dis­sait et dar­dait ses rayons ardents sur les cam­pagnes, sur les mai­sons aux riantes ter­rasses. Brin d’Or com­men­çait à se réchauf­fer ; il était assoiffé de lumière et de cha­leur et ce soleil lui ren­dait toute sa vigueur.

Il s’enhardit, un peu indis­cret peut-​être, regarda à l’intérieur de la mai­son qui avait abrité son som­meil et, d’étonnement, passa au ravissement.

Oh ! ce que vit Brin d’Or Conti­nuez à lire »

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Ce soir-​là, les hommes s’étaient endor­mis, fati­gués du jour passé, acca­blés par une vie sans lumière…

La nuit était calme, belle, recueillie… comme en attente.

Un drame se pré­pa­rait ! Un drame ? Simple inci­dent pour quelques-​uns qui pour­tant s’en iraient aux quatre coins du monde réveiller tous les hommes de la terre… un inci­dent qui se réper­cu­te­rait à tra­vers les âges jusqu’à la fin des temps !

Ce soir-​là, les étoiles s’étaient allu­mées comme d’habitude, et les hommes s’étaient endormis…

Pas tous, cependant !…

* * *

Récit de la Passion pour le catéchisme : Judas vend Jésus pour 30 deniersJéru­sa­lem, 12 Nizan (mars-​avril), 20 heures.

Une salle sombre, mal éclai­rée par la trem­blo­tante lueur d’une lampe à huile… La flamme qui danse allume des points d’or aux vête­ments des hommes qui dis­cutent. Leurs yeux luisent, perçants…

Les voix se répondent, chu­cho­tantes, lourdes de menaces…

« Oui, ce soir, je sais où « Il » sera… C’est le moment : venez « Le » prendre…

— Mais… nous ne « Le » connais­sons pas ; il fau­drait… un signe.

— Facile !… Je L’embrasserai. Alors ?… Com­bien me donnez-​vous ? »

Le silence est pesant… Un son clair le rompt ; une main jette des pièces. L’argent tinte sur le marbre… Une fois… Deux fois… Trois fois… Trente fois…

Une autre main, avide, ramasse la somme.

« Merci.… tout à l’heure ! »

* * *

Pour les enfants du caté : La Passion  du Christ - La Priere au jardin des oliviersDans l’oliveraie de la colline.

Le ruis­seau coule de roc en roc avec un bruit de soie qui se déchire… Sur le pont, quelques hommes s’avancent, par­lant dou­ce­ment entre eux… Passé le Cédron, le groupe remonte la pente de la col­line oppo­sée ; bien­tôt, les pro­me­neurs atteignent une oliveraie.

Les vieux arbres tor­dus entre­mêlent leurs branches. Dans l’ombre, on dirait des diables guet­tant leur proie.

« Res­tez ici, je vais un peu plus loin, avec Pierre, Jacques et Jean… »

Le groupe, dimi­nué, s’enfonce sous les troncs noueux la lune est levée, et sur le ciel clair se découpe l’énorme sil­houette du temple. Comme elle semble menaçante !

« Je suis triste à en mourir… »

La voix est triste, en effet, presque trem­blante ; elle supplie :

« Veillez et priez avec Moi… »

Le Maître s’éloigne… pas loin, et s’abat face contre terre.

Les minutes coulent, lentes… lourdes… lourdes comme le monde.

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Cha­pitre XXI

C’est demain l’Ordination, après-​demain la pre­mière Messe d’Yvon et la pre­mière Com­mu­nion de petit Pierre. Le grand cou­sin est en retraite depuis huit jours, et le ben­ja­min est en retraite aussi. Par­fai­te­ment, trois grandes jour­nées de recueille­ment, entre maman et M. le Curé.

Ce soir, petit Pierre vient de ren­trer. Il monte trou­ver sa mère qui, par bon­heur, est toute seule dans sa chambre.

Comme lorsqu’il était « petit », Pier­rot grimpe sur ses genoux, et maman devine sans peine que c’est l’heure des confidences.

— Qu’as-tu à me racon­ter, mon chéri ?

— Je vou­drais que ce soit vous, ma maman à moi, qui me disiez les choses que je ne sais pas encore bien.

— Les­quelles ?

— On n’a jamais fini de m’expliquer toute la Messe, parce que les grands sont retour­nés sans moi à la cure… et puis Yvon a dis­paru,… et moi, comprenez-​vous, je serais content de me pré­pa­rer à com­mu­nier comme fera Yvon. Je rece­vrai Jésus pour la pre­mière fois, et lui, pour la pre­mière fois, il Le tien­dra dans ses mains, avant de Le prendre dans son cœur.

Pierrot se confie à sa maman pour préparer sa première communionIl lui dira sûre­ment des mots très jolis, et je vou­drais dire les mêmes.

— Rien de plus simple, mon chéri. Prends ton parois­sien. Nous allons y trou­ver ce que tu cherches.

— Mon paroissien ?

— Mais oui. Tu n’as cer­tai­ne­ment pas songé à ceci : Yvon n’aura d’autre pré­pa­ra­tion à sa com­mu­nion que celle qui est conte­nue dans les prières mêmes de la Messe, car la Com­mu­nion fait par­tie du Saint Sacri­fice.
Te souviens-​tu, à la Cène, quand, le soir du Jeudi Saint, Jésus ins­ti­tua l’Eucharistie ? Conti­nuez à lire »

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Travaux manuel du cate - Christ en croix

Pour se pré­pa­rer au Ven­dredi saint, voici une acti­vité de décou­page et de colo­riage à réaliser :

Cli­quer sur ce lien pour télé­char­ger le modèle à impri­mer : Maquette 7 – 10 ans — Voici ta Mère.

source

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Cha­pitre XX

Sur le talus moussu, le groupe atten­tif ne témoigne aucune las­si­tude. Yvon cepen­dant consulte sa montre.

— Avez-​vous le cou­rage de m’accorder encore une heure ?

— Une, deux, trois, tant que tu vou­dras, répond Colette avec son entrain habituel.

— Oui, oui, fait écho le reste de la bande.

— Alors, en route, aux grandes allures, pour le presbytère.

Tout le monde à la fois crie :
 — Pour­quoi ?

— D’abord pour nous dérouiller les jambes. Ensuite, vous comprendrez.

En arri­vant à la porte de la cure, sur­prise ! Ber­nard et Jean en sortent.

Les deux petits groupes, dont les mou­ve­ments n’ont rien de pré­ci­sé­ment calme, se heurtent presque et s’immobilisent nez à nez, pour se crier mutuel­le­ment, avec de grands rires : Que diable faites-​vous là ?

Ber­nard et Jean, qui viennent de ter­mi­ner la mon­ture d’un arc de triomphe, font demi-​tour ; et l’on rentre tous ensemble dans le jar­din, où le bon vieux pas­teur récite son cha­pe­let fort tranquillement.

— Mon­sieur le Curé, dit Yvon, nous avons besoin de vous. Depuis deux jours, j’essaye d’expliquer la litur­gie de la Messe à la petite jeu­nesse. Nous voici arri­vés au Canon, mais là, voyez-​vous, je vou­drais vous pas­ser la parole. Vous trou­ve­rez mieux que moi les mots qui conviennent, j’en suis sûr.

— Il fau­dra pour­tant t’y mettre le jour où ton Évêque te don­nera un poste, mais enfin, passe pour aujourd’hui. Venez tous sous la ton­nelle ; il y fait bon.

Comme Ber­nard et Jean s’y ins­tallent, leur vieil ami les interpelle :

— Vous aussi… à votre âge ?

— Qui sait si nous n’en avons pas plus besoin que ces petits ? répond Ber­nard en regar­dant Pier­rot et Nono, dont les phy­sio­no­mies reflètent deux petites âmes délicieuses.

— Alors, va pour tout l’auditoire. Tu disais, Yvon, que vous aviez étudié les pre­mières par­ties de la Messe ?

— Oui, jusqu’à la Préface.

— Eh bien ! Jean, toi qui es si excellent enfant de chœur, dis-​nous un peu ce que tu penses du dia­logue qui pré­cède cette Pré­face. Je ne t’apprends pas qu’il com­mence par les der­niers mots de la Secrète que le prêtre pro­nonce tout haut : « Dans tous les siècles des siècles… »

— Et nous répon­dons : « Amen. » Ensuite, c’est un dia­logue :
« Que le Sei­gneur soit avec vous. »
« Et avec votre esprit. »
« Haut les cœurs. »
« Nous les tenons élevés vers le Seigneur. »

— Très bien, mais que signi­fient ces paroles ?

— Que le moment le plus solen­nel approche, qu’il faut essayer de pen­ser uni­que­ment aux choses divines qui vont s’accomplir là, tout près de nous, sur l’autel.

— Par­fait ! Alors ! le prêtre ajoute : « Ren­dons grâce à Dieu. »

— Et nous répon­dons : « Cela est digne et juste. »

— Main­te­nant l’officiant redit : « Il est digne et juste de rendre grâce en tout temps et en tout lieu au Sei­gneur Saint, Père Tout-​Puissant, Dieu éter­nel. »
Savez-​vous ce que ces mots de louange rap­pellent tout spé­cia­le­ment ici ? Que Notre-​Seigneur, avant d’instituer l’Eucharistie, « ren­dit grâce » à son Père. Et c’est ainsi que com­mence la Pré­face.
Selon la fête, les termes en varient un peu, mais le début et la fin sont tou­jours iden­tiques. Les sen­ti­ments de recon­nais­sance, de louanges, conte­nus dans la Pré­face, passent par Notre-​Seigneur, la sainte Vierge, les Apôtres, et fina­le­ment s’unissent au concert des Anges au Ciel : Sanc­tus, Sanc­tus, Sanc­tus ; Saint, Saint, Saint est le Sei­gneur le Dieu des armées. Conti­nuez à lire »

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