RSS pour
Articles
Commentaires

Ordre

Toc-​toc !

Sou­dain dres­sée sur son lit, Marie Gimet écoute… Mais elle n’entend plus que les coups de son cœur dans sa poi­trine et du sang à ses tempes…

Messe clandestine sous la TerreurPour­tant, elle n’a pas rêve. On a heurté sa porte. Et qui peut venir à cette heure de la nuit ?… Elle fris­sonne : nul ne se sent en sécu­rité sous cette « Ter­reur » qui guillo­tine les nobles, ceux qui ont servi chez eux, ceux qui assistent à la messe, et même, sim­ple­ment, ceux qui n’ont rien fait pour la Révo­lu­tion… Elle a été tant de fois assis­ter à la messe dans une cave ou dans une grange, elle, Marie… Elle a même deux fois porté un pot de rillettes à Mon­sieur le Curé qui doit se cacher dans les bois pour échap­per aux gen­darmes de la Révo­lu­tion qui vou­draient le jeter en pri­son… Non, vrai­ment, elle n’est pas tranquille…

— Qui est là ?

Oui, qui est là, der­rière cette porte close ?… La mort ou la vie ?… Si ce sont les gen­darmes : c’est la mort sur la guillotine.

Conti­nuez à lire »

Mots-clefs : , , , , , , , | Aucun commentaire »

Eucha­ris­tie.

Onze gars du vil­lage de Rivouard, blotti au fond de la val­lée, sont par­tis avec leur vicaire par une belle soi­rée de décembre pour esca­la­der la Roche Brune. C’est la courte ascen­sion clas­sique des débu­tants et, mal­gré le petit vent nord-​est qui sou­lève par­fois la neige dans un impal­pable pou­droie­ment argenté, ils ont atteint avant la nuit le refuge de La Pla­cette situé à 2.000 mètres.

A la lueur cli­gno­tante des bou­gies, on s’installe parmi les rires et les chan­sons. Mais chut ! il faut dor­mir bien vite afin d’être en forme pour l’escalade du lendemain.

Au réveil, Mon­sieur le Vicaire a déjà pré­paré son autel por­ta­tif sur l’unique table du refuge. Dehors, le ciel est tou­jours clair, et la tem­pé­ra­ture s’est même radou­cie. Un peu de gym­nas­tique pour éprou­ver les muscles… quelques bonnes blagues… et les gars ayant sorti des sacs leurs mis­sels, se groupent autour du prêtre qui a revêtu les orne­ments sacerdotaux.

La messe com­mence ; voici l’Évangile, l’Offertoire. Dans quelques ins­tants, l’Hostie consa­crée rayon­nera dans le refuge. C’est alors que se pro­dui­sit l’imprévisible. Un gron­de­ment, d’abord loin­tain et sourd, mais qui s’amplifie comme un ton­nerre, fit brus­que­ment lever toutes les têtes. Pas un cri, pas une parole, mais une pen­sée com­mune vient de jaillir : l’avalanche ! Conti­nuez à lire »

Mots-clefs : , , | Aucun commentaire »

L’Eucharistie.

La Révo­lu­tion fran­çaise venait d’éclater. Par­tout les églises étaient pro­fa­nées, les prêtres dénon­cés, tra­qués comme des bêtes fauves, sou­vent fusillés sur le bord des che­mins. Les fidèles eux-​mêmes voyaient leurs mai­sons enva­hies par des bandes de for­ce­nés qui mena­çaient de les égor­ger s’ils ne dénon­çaient pas les prêtres qu’ils connais­saient.
Conti­nuez à lire »

Mots-clefs : , , , , , , , | 2 commentaires »

Saint Philippe de Neri par Giovanni Battista TiepoloC’est à Flo­rence, dans une riche famille bour­geoise que naquit en 1515 saint Phi­lippe Néri. Dès son plus jeune âge, il pra­ti­qua les ver­tus chré­tiennes. Sa fer­veur, son humi­lité, sa dou­ceur et son affa­bi­lité le firent aimer de tous et on l’appelait com­mu­né­ment « Le bon Philippe ».

Un des plus savants hommes de son siècle

Il reçut une édu­ca­tion soi­gnée, et à dix-​huit ans, après de sérieuses études, on l’envoya chez un de ses oncles, un très riche mar­chand qui vou­lait le faire héri­ter de tous ses biens, qui étaient consi­dé­rables. Mais, au bout de deux ans, il quitta son oncle se sen­tant appelé par une vie de per­fec­tion toute diri­gée vers Jésus-​Christ. Il alla à Rome sans argent et sans but bien pré­cis. Un gen­til­homme flo­ren­tin le prit chez lui pour éle­ver ses deux fils, car il avait dis­cerné ses bonnes manières et ses pré­cieuses ver­tus. Il n’accepta qu’une modeste chambre dans laquelle il vécut très pau­vre­ment. Le jeune homme consa­cra ses loi­sirs à l’étude de la phi­lo­so­phie et de la théo­lo­gie. C’était un esprit très cultivé, aussi ses com­pa­gnons d’étude recher­chaient son ami­tié avec empres­se­ment, mais il res­tait tou­jours réservé, crai­gnant de perdre un temps pré­cieux qu’il vou­lait employer à la prière et à la médi­ta­tion, aussi ne leur accordait-​il que ce que la cha­rité et son devoir lui com­man­daient. Il com­pléta ses connais­sances par l’approfondissement des Saintes Écri­tures, des Pères de l’Église et du droit canon. L’étendue de son éru­di­tion était telle que ses contem­po­rains le pre­naient pour l’un des plus savants hommes de son siècle.

Il s’élevait dans le che­min de la sain­teté, mais ce ne fut pas sans com­bat car le démon l’assaillait par de vio­lentes ten­ta­tions d’impureté, par­fois même il lui appa­rais­sait mena­çant sous des formes hor­ribles ce qui loin d’abattre son cou­rage ne fit qu’augmenter son ardeur. La mor­ti­fi­ca­tion des sens qu’il pra­ti­quait était abso­lue et s’étendait jusqu’aux plus petites choses, il répé­tait sou­vent : Il est néces­saire de se mor­ti­fier dans les choses mêmes qui ne paraissent que baga­telles, car par là on s’accoutume à vaincre dans les grands combats.

Soyez gais… Conti­nuez à lire »

Mots-clefs : , , | Aucun commentaire »

Histoire de Charles de Foucauld pour les enfants du catéchisme

Charles de Fou­cauld quitte Stras­bourg avec son grand-​père et sa sœur

Enfance et jeunesse

1870. Les Alle­mands entrent en Alsace-​Lorraine ; le canon tonne, les mai­sons flambent, les gens s’enfuient…

Parmi les fuyards se trouve M. de Moret. Il quitte Stras­bourg en hâte, emme­nant les enfants de sa fille. Ce sont deux orphe­lins : Charles de Fou­cauld, âgé de douze ans, et Marie, de trois ans plus jeune. Ils passent en Suisse, et, la guerre finie, se fixent à Nancy.

Fai­sons connais­sance avec Charles. C’est un enfant bien doué, mais dif­fi­cile. Son cher grand-​père ne sait rien lui refu­ser, et Charles en pro­fite ; il se montre emporté, violent, pares­seux, tout en res­tant bon gar­çon à ses heures.

De mau­vaises lec­tures vien­dront plus tard empoi­son­ner son esprit et son cœur… plus de prières, plus de sacre­ments, et bien­tôt plus de foi.

Du lycée de Nancy, il passe à l’École de la rue des Postes, pour pré­pa­rer Saint-​Cyr.

Le voilà à Paris. Il vou­drait s’amuser, mais le tra­vail est là ; un futur offi­cier ne sau­rait être un igno­rant… Le tra­vail, le tra­vail… mais le tra­vail l’ennuie ; il fait tout ce qu’il peut pour se faire ren­voyer et il y réussit.

Son grand-​père, mécon­tent, exige qu’il reprenne ses études à Nancy, et ce grand pares­seux, grâce à sa belle intel­li­gence, a la chance d’être reçu à l’examen et d’entrer à Saint-​Cyr.

Voici main­te­nant Charles à Sau­mur, puis à Pont-​à-​Mousson sur la fron­tière de l’Est. Par­tout il laisse la répu­ta­tion d’un bon cama­rade très géné­reux, mais aussi, d’un gour­mand, d’un pares­seux et d’un mau­vais sujet.

Il pense plus à se com­po­ser des dîners fins qu’à gagner des galons.

Par­fois, il se fait por­ter malade, pour être exempté du ser­vice et res­ter plus long­temps au lit.

Enfin, il ne croit pas en Dieu et se moque de la reli­gion. Il est loin d’être un saint.

Aussi est-​il fort mécon­tent lorsqu’il apprend que le 4e Hus­sards part pour l’Algérie. Il lui faut dire adieu aux fêtes et aux plai­sirs ; il n’en a pas le cou­rage, et à peine rendu en Afrique, sur un grave reproche de ses chefs, il se fait mettre en non-​activité et rentre en France.

Nous sommes cepen­dant sur terre pour autre chose que pour nous amu­ser ! Conti­nuez à lire »

Mots-clefs : , , , , , | Aucun commentaire »