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3 mai 2026L’Invention (ou Découverte) de la Sainte Croix

À la suite d’une appa­ri­tion de la Croix, Constan­tin venait de rem­por­ter, en 312, une insigne vic­toire. Par recon­nais­sance, Hélène, sa mère, par­tit pour Jéru­sa­lem dans le des­sein d’y recher­cher la vraie Croix du Christ. Après avoir fait abattre une sta­tue de Vénus que les païens avaient éta­blie sur le Cal­vaire, elle com­man­da de fouiller le sol. En creu­sant, on décou­vrit non pas une, mais trois croix. Pour recon­naître celle de Jésus, Macaire, l’é­vêque de Jéru­sa­lem, mit tout le monde en prières, puis appli­qua l’une après l’autre les trois croix à une femme gra­ve­ment malade : les deux pre­mières ne lui firent rien, la troi­sième la gué­rit ins­tan­ta­né­ment. Ayant ain­si retrou­vé la vraie Croix, Hélène éle­va sur l’emplacement même une magni­fique église, où elle lais­sa une par­tie de la pré­cieuse relique, enfer­mée dans une châsse d’argent ; elle en appor­ta une autre par­tie à son fils Constan­tin, qui la fit dépo­ser dans ce qu’on appelle main­te­nant l’é­glise Sainte-Croix-de-Jéru­sa­lem. C’est alors que l’empereur, par res­pect pour l’ins­tru­ment de la mort de Jésus, por­ta un décret abo­lis­sant défi­ni­ti­ve­ment le sup­plice de la croix pour les condamnés.


Ouvrage : À la conquête du monde païen | Auteur : Goyau, Georges

XXII

Le petit frère martyr

L’É­glise Romaine, il y a cent ans, était, dans les archi­pels de l’O­céa­nie, pré­cé­dée par les pro­tes­tants : ils avaient, sur elle, trente années d’a­vance. Ce fut grâce aux Pic­pu­ciens, aux Maristes et aux mis­sion­naires du Sacré-Cœur d’Is­sou­dun, que la foi de Rome prit enfin racine là-bas : de même que le XVIe siècle lui avait ouvert l’A­mé­rique, de même le me siècle lui ouvrit la cin­quième par­tie du monde.

La Socié­té des Maristes, qui, sur l’ordre de Gré­goire XVI, avait en 1836 entre­pris la conquête spi­ri­tuelle d’une par­tie de l’O­céa­nie, eut, dès 1844, un évêque mar­tyr, Mgr Epalle ; elle eut, dès 1841, un prêtre mar­tyr, le Père Cha­nel ; elle eut enfin, en 1847, un Frère mar­tyr, le Frère Blaise Mar­moi­ton. Une dou­zaine d’an­nées avaient suf­fi pour assu­rer aux Maristes cette triple gloire. Des évêques mar­tyrs, des prêtres mar­tyrs, nous en avons déjà ren­con­tré ; arrê­tons-nous ici, plu­tôt, devant le petit Frère, si effa­cé, si volon­tai­re­ment obs­cur, si volon­tiers silen­cieux, qu’un Père mariste disait de lui : « Il est de ceux dont on ne se rap­pelle rien. »

Récit des missions en Nouvelle-Calédonie - pour les enfants du caté
Nou­velle-Gui­née. Sau­vage paré de plumes d’oi­seaux de para­dis pour la danse.

Blaise, petit pay­san d’Au­vergne, très assi­du à l’é­glise et très bon pour le pro­chain, avait à la Tou­rette un excellent curé qui s’ap­pe­lait l’ab­bé Douarre, et qui vou­lait deve­nir mis­sion­naire. Blaise aus­si, grand lec­teur des Annales de la Pro­pa­ga­tion de la Foi, rêvait d’être Frère dans les Mis­sions : rêve conqué­rant, puisque un jeune ouvrier maçon, nom­mé Jean Tara­gnat, ne tar­da pas à le par­ta­ger ; et dans l’hi­ver de 18M-1842, on voyait s’a­ge­nouiller à Notre-Dame-du-Port, à Cler­mont-Fer­rand, le curé de la Tou­rette et ces jeunes hommes qui vou­laient s’en aller en Océa­nie. Tous trois, le 11 mars 1842, fran­chis­saient, à Lyon, la porte du novi­ciat de la Socié­té de Marie. On appre­nait, quelques semaines après, le mar­tyre du Père Cha­nel en l’île de Futu­na, et c’é­tait à la fois dou­leur et grande joie pour la Socié­té. Celle-ci, au cours de l’é­té, cher­chait un coad­ju­teur pour le Père Bataillon, qui deve­nait vicaire apos­to­lique des archi­pels du Nord-Ouest océa­nien : le coad­ju­teur nom­mé, et tout de suite sacré évêque, n’é­tait autre que cet abbé Douarre, fraî­che­ment arri­vé d’Au­vergne ; et Blaise et son cama­rade étaient dans le ravissement.

On navi­gua lon­gue­ment ; enfin, le 19 décembre 1843, on arri­vait en Nou­velle-Calé­do­nie. Les sau­vages, en pal­pant les mol­lets de Blaise, fai­saient cla­quer leurs dents en signe de joie et sem­blaient dire : « Oh ! comme ce mor­ceau serait bon ! » On allait s’ins­tal­ler par­mi eux, ten­ter de faire d’eux des culti­va­teurs, de leur faire connaître les légumes d’Eu­rope, et les vignes, et les bes­tiaux ; et Blaise deve­nait, de par la volon­té de Mgr Donarre, le chef de culture de la mis­sion, un chef de culture qui, par l’ef­fet d’une bles­sure infec­tée, fut bien­tôt, hélas ! ali­té durant huit mois. On eut beau­coup à souf­frir ; on connut la disette ; et l’on remer­cia Dieu, au bout de vingt mois, lors­qu’on vit s’ap­pro­cher une cor­vette fran­çaise, d’où l’on put attendre quelque ravitaillement.

Ouvrage : À la conquête du monde païen | Auteur : Goyau, Georges

XXI

Mgr Grouard

Vers la fin de la monar­chie de Juillet, dans un petit bourg de la Sarthe, un brave gen­darme était déso­lé : chaque fois qu’il met­tait la main sur une bande de marau­deurs, son gar­çon en fai­sait par­tie. La seule école qu’ai­mât ce petit Grouard était l’é­cole buis­son­nière. Le père, un jour, le traî­nant à l’é­glise, devant l’au­tel de la Vierge, disait à la Madone : « Sainte Mère de Dieu, je ne sais plus que faire de cet enfant, je ne puis en venir à bout, je vous le donne. » La Madone accep­ta le pré­sent, et le jeune Grouard, à l’âge de vingt ans, rati­fiait l’of­frande ain­si faite par son père, en fran­chis­sant l’O­céan pour deve­nir, en Amé­rique, un oblat de Marie-Immaculée.

Un sien cou­sin, Mgr Gran­din, membre de cette socié­té reli­gieuse, rega­gnait, avec le titre d’é­vêque, ces peu­plades Dénès dont il avait, dans la région de l’A­tha­bas­ka-Mac­ken­zie, com­men­cé la conver­sion. Émile Grouard s’embarquait avec lui, et son héroïque voca­tion ne pou­vait trou­ver un meilleur maître. Louis Veuillot, quelques années plus tard, fera le por­trait de Mgr Gran­din, un por­trait pit­to­resque et même réa­liste, avec des touches presque bru­tales, qui donne au lec­teur une secousse : il nous mon­tre­ra l”« évêque pouilleux », comme il l’ap­pelle, aux prises avec la ver­mine. Pour aller cher­cher, jus­qu’au fond de leurs sor­dides et misé­rables cam­pe­ments, les indi­gènes de cet Extrême-Nord, il fal­lait deve­nir le fami­lier de leurs para­sites, au risque d’en être dévo­ré, et le fami­lier de leur cui­sine, en la man­geant de bonne humeur : Mgr Gran­din excel­lait en ces deux mor­ti­fi­ca­tions. Tel fut l’un des modèles du jeune Grouard.

Missionnaire sur la banquise
Mac­ken­zie. — Sœurs Grises allant visi­ter leurs malades au loin.

Il fit son novi­ciat près d’une rivière dont les eaux étaient d’un blanc jau­nâtre, et qui pour­tant avait reçu le nom de rivière Rouge, parce que sou­vent les Sau­teux la rou­gis­saient du sang des Sioux et les Sioux du sang des Sauteux.

Ouvrage : À la conquête du monde païen | Auteur : Goyau, Georges

XX

Le pavillon des Mis­sions catho­liques, qui fut une gloire pour l’ex­po­si­tion inter­na­tio­nale de Vin­cennes, pré­sen­tait, entre autres splen­deurs, une fresque du peintre Des­val­lières, qui repré­sen­tait le car­di­nal Lavi­ge­rie char­geant le père Charles de Fou­cauld de por­ter au monde musul­man l’Eucharistie.

Ce fut l’o­ri­gi­na­li­té du Père Charles de Jésus, — ain­si vou­lut-il s’ap­pe­ler, — de prendre avec lui, comme ami de soli­tude, le Dieu eucha­ris­tique, et de se mettre à proxi­mi­té des musul­mans, et même, — sa mort tra­gique le prou­va, — de se mettre à leur mer­ci, pour demeu­rer près d’eux, avec ce Dieu. Deve­nu prêtre en 1901, il vint dire au pré­fet apos­to­lique du Saha­ra : « Je n’ap­par­tiens à aucune socié­té de mis­sion ; dis­po­sez de moi. » Ses cama­rades de l’ar­mée se sou­ve­naient de lui comme d’un aven­tu­reux offi­cier, plus épris des amu­se­ments ter­restres que des pro­messes célestes ; les géo­graphes l’ho­no­raient comme révé­la­teur de la terre maro­caine, qu’il avait explo­rée avec téna­ci­té, décrite avec pas­sion, dans un livre célèbre. Mais un jour, Dieu l’a­vait repris, dis­ci­pli­né, enrô­lé à son ser­vice ; et sa conver­sion, après diverses étapes, le jetait dans la solitude.

L'Hostie la centre des missionnairesVous vous rap­pe­lez ces auda­cieux du moyen âge, dont plus haut nous par­lions, et qui en Tuni­sie, en Algé­rie, au Maroc, affron­tèrent la mort, et l’ac­cueillaient en défiant Maho­met par leurs pré­di­ca­tions sur le Christ. Tout autre fut l’au­dace du Père de Fou­cauld : son plan, à lui, fut de pro­me­ner et d’ins­tal­ler, en des parages où jusque-là l’Is­lam était seul à régner, un Christ humi­lié, anéan­ti, silen­cieux pour les oreilles humaines, mais pas tou­jours pour les âmes, le Christ eucha­ris­tique. Mes­sa­ger du Christ, il vou­lait l’être ; il le serait, avec l’Hos­tie et par l’Hos­tie ; la pre­mière chaire qu’il lui plut d’é­ri­ger, c’é­tait un taber­nacle. Son recueille­ment comp­tait, avant tout, sur l’é­lo­quence de son Dieu.

Ouvrage : Autres textes | Auteur : Maillet, André

Conte de Pâques

Depuis qu’il y a des cloches dans les clo­chers, et même bien avant, les hommes ont fait la guerre. Mais depuis que dans les clo­chers il y a des cloches de bronze, les hommes ont pris ces cloches pour en fabri­quer des armes, quand ils fai­saient la guerre.

Basilique et son clocherLa ville de Bers-le-Dom, en France, pos­sé­dait une belle cathé­drale que trois cloches d’airain secouaient de leurs sons, quand les enfants de chœur vol­ti­geaient au bout des cordes.

En robes rouges ou en robes noires, les enfants de chœur pen­dus aux cordes riaient, sau­taient, vol­ti­geaient et riaient, pattes par ci, sur­plis par là, aux voix des cloches.

Les voix des cloches frap­paient aux vitres des mai­sons et se mul­ti­pliaient tant qu’on eut dit que toute la ville carillonnait.

Les vitraux mul­ti­co­lores de la cathé­drale repré­sen­taient la vie et les miracles de Saint-Antoine-aux-San­dales d’or, son patron.

Sur­tout célèbre au temps de Noël et de Pâques, la son­ne­rie de la basi­lique de Saint-Antoine-aux-San­dales d’or était renom­mée dans toute la France. On en par­lait de Quim­per à Car­cas­sonne, et je vous laisse à pen­ser si les citoyens de Bers-le-Dom se gour­maient de leur carillon.

Tout cela se pas­sait dans les temps féodaux.

Les infi­dèles, à cette époque du moyen-âge, ter­ro­ri­saient la côte médi­ter­ra­néenne, pira­tant et cap­tu­rant force chré­tiens, pour les vendre comme esclaves, aux princes d’Afrique et d’Asie.

Le baron de Front-Bat­tant, sei­gneur et pro­tec­teur de Bers-le-Dom, décla­ra la guerre aux Sar­ra­zins et se joi­gnit au roi de France, lequel com­bat­tait déjà, en Pales­tine, au cri de « Mont joie, Saint Denis ! ».

Avant de par­tir, le baron réqui­si­tion­na toutes les armes et les fer­railles des habi­tants de la ville et puis, il deman­da qu’on lui remit, pour qu’il en fit des fers de lance, les belles et grosses cloches de la cathé­drale qui son­nèrent tris­te­ment pour la der­nière fois, à l’office du mer­cre­di des cendres.

Pré­vôt et notables en tête, tous les bers-le-domois se ren­dirent à la messe aux appels sinistres du bourdon.

– « Les cloches s’en vont ! Les cloches s’en vont ! Dong ! » sem­blait dire le grave airain.

Et tous les bers-le-domois en cha­peaux, coiffes, pour­points et cor­sages sombres, répon­daient : « Et ne revien­dront pas à Pâques. »

Toute la nef de Saint-Antoine-aux-San­dales d’or était ten­due de drap funé­raire, et puis, après la dis­tri­bu­tion des cendres et la messe, les mar­guilliers en deuil mon­tèrent dans les tours, pour y décro­cher les cloches.

Ouvrage : Autres textes

Le same­di 6 jan­vier 1849, se pro­dui­sit dans la Basi­lique Saint-Pierre au Vati­can un pro­dige qui a été rela­té par le jour­nal de la Basi­lique et fut confir­mé par le Pape Léon XIII dans un bref daté du 1er octobre 1885.

* * *

Pour bien com­prendre ce qui se pas­sa il importe d’abord de se remettre dans le contexte historique.

À cette date, le Bien­heu­reux Pape Pie IX se trou­vait en exil à Gaëte, dans le Royaume de Naples. L’année 1848, en effet, avait vu se suc­cé­der des révo­lu­tions dans toute l’Europe. Rome – capi­tale des États de l’Église – n’avait pas été épar­gnée par le ferment révo­lu­tion­naire et par les troubles. L’exil du pape dura 17 mois. Pen­dant ce temps, de manière assez fré­quente, le cler­gé et les fidèles de Rome orga­ni­saient dans les diverses églises de la Ville Éter­nelle des céré­mo­nies fer­ventes pour deman­der à Dieu la fin des troubles et le retour du Pape.

Il faut savoir (ceux qui sont allés à Rome et ont eu une visite gui­dée de la Basi­lique Saint-Pierre s’en sou­viennent peut-être) que la Basi­lique Saint-Pierre ne ren­ferme pas seule­ment la tombe du Prince des Apôtres, mais qu’au cours des siècles son « tré­sor » a été enri­chi d’importantes et pré­cieuses reliques au nombre des­quelles on compte une part impor­tante du Bois de la Sainte Croix (ame­né de Jéru­sa­lem par l’impératrice Sainte Hélène), le fer de la lance avec lequel le cen­tu­rion a ouvert le côté du Christ mort (décou­vert grâce à un miracle, en 1099, par Adhé­mar de Mon­teil dans une église d’Antioche de Syrie où le reli­quaire avait été emmu­ré par crainte des pro­fa­na­tions sar­ra­sines, puis oublié), et le voile de la pieuse femme qui, sur le che­min du Cal­vaire, avait essuyé le visage ensan­glan­té du Christ.

La sainte Face du Christ durant la Passion
L’image de la Sainte Face de Notre-Sei­gneur dif­fu­sée à la suite du miracle du 6 jan­vier 1849 et telle qu’elle est expo­sée dans l’« Ora­toire de la Sainte Face », à Tours

Ce voile avait reçu le nom de « vero­ni­ca », contrac­tion et lati­ni­sa­tion de veron‘ikon, que l’on peut tra­duire par « image véritable ».

La tra­di­tion les dis­tingue bien en effet :
– d’une part, le lin­ceul – actuel­le­ment conser­vé à Turin mais fut véné­ré à Constan­ti­nople jusqu’au moment de l’odieuse mise à sac de la ville par les croi­sés (en avril 1204) – sur lequel se trouve une image en trois dimen­sions, « pro­je­tée » sur le linge, et qui reste tota­le­ment inex­pli­quée dans l’état actuel des sciences ;
– et d’autre part le linge avec lequel cette cou­ra­geuse hié­ro­so­ly­mite, prise de com­pas­sion, essuya la sueur, le sang et les cra­chats mêlés à la pous­sière qui souillaient le visage du Sau­veur. Sur ce voile, il s’agissait pro­ba­ble­ment d’une empreinte lais­sée par les matières épon­gées lors du contact direct (et non d’une pro­jec­tion). Il s’agissait de ce fait d’une image « défor­mée ». Vous obtien­drez quelque chose de sem­blable si vous vous bar­bouillez la figure avec de la suie et que vous vous essuyez ensuite avec un linge : en l’appliquant sur toute la sur­face du visage, vous obtien­drez ensuite votre propre por­trait, mais vos traits seront défor­més par une espèce d’amplification, puisque tous les contours de ce qui est en relief se retrou­ve­ront déve­lop­pés à plat.

De très anciennes tra­di­tions, dont on ne veut plus tenir compte aujourd’hui, nous rap­portent que l’empereur Tibère avait enten­du rap­por­ter cer­taines choses sur ce Jésus qui, même au-delà de la mort, recru­tait des dis­ciples et opé­rait des miracles. Alors qu’il se trou­vait très malade et que ses méde­cins étaient impuis­sants à lui rendre la san­té, il avait appris qu’une image répu­tée mira­cu­leuse du Christ était en pos­ses­sion d’une femme, par­mi ses dis­ciples. Il la fit donc recher­cher et venir à son che­vet ; il enten­dit de sa bouche le récit de la Pas­sion du Sau­veur et recou­vra la san­té en contem­plant son image, cette veron‘ikon, dont le nom finit par être don­né à la femme qui avait béné­fi­cié du miracle.

Le voile mira­cu­leux res­ta donc à Rome où il est répu­té demeu­rer aujourd’hui encore. Il n’est plus guère expo­sé à la véné­ra­tion des foules de nos jours, mais j’ai eu l’occasion de ren­con­trer un vieux cor­de­lier qui l’avait vu de près sous le règne de Pie XII et m’a expli­qué que l’image figu­rant sur le voile était tel­le­ment estom­pée qu’elle était deve­nue presque imper­cep­tible à l’œil.