Et maintenant une histoire ! Posts

Le match de sa vie
Pierre dut appuyer sur la manette du starter pour donner les gaz. L'air, en ce beau matin du jeune été, surprenait par son carac­tère glacial ; le vélo-moteur partait mal.

Pourtant, comme Pierre
Grégoire VII et l'empereur d'Allemagne Henri IV, Canossa.
∼∼ XVII ∼∼
Un mot du Père X... met Bernard en liesse. Il offre aux deux garçons une rencontre à Castel-Gandolfo, et même propose de les emmener plus loin. Comment
Le conte des Rois Mages
Les trois rois mages, Balthazar, Melchior et Gaspard, portant l'or, l'encens et la myrrhe, étaient partis à la recherche de l'Enfant Jésus, mais comme ils ne connaissaient pas bien le chemin de
Légende de la montagne Saint-Eynard
Dans les pages d'un vieux livre

Henri. — Comme c'est amusant, toutes ces petites maisons, perchées sur la pente de la montagne !

— Cette montagne, c'est la montagne amie de Grenoble,
Le plus grand drame du monde
Ce soir-là, les hommes s'étaient endormis, fatigués du jour passé, accablés par une vie sans lumière...

La nuit était calme, belle, recueillie... comme en attente.

Un drame se préparait
Une grâce inattendue
Mariage
On raconte qu'il y avait à Rome une noble veuve, plus riche de vertus que fortunée, et grandement dési­reuse de marier sa fille avant de mourir. Hélas, ce n'est pas chose aisée lorsqu'on
La clairière aux biches
Dans la salle basse, le vieux fermier soupire, sa femme pleure, ses enfants n'osent souffler mot.

« S'il faut passer Pâques comme ça...

— Chut... Si les « bleus » t'entendaient... »

L'ombre
| Ouvrage : Et maintenant une histoire I, Les sacrements à recevoir .

« Alors vrai, tu crois que ce pour­rait être bien­tôt ? »

Le jeune ser­gent a fait de la tête un signe affir­ma­tif, et, fou de joie, un éclair dans ses yeux noirs, Has­san s’est enfui en cou­rant pour ne pas être en retard en classe.

Il y a plu­sieurs semaines que le ser­gent Gaillard est arri­vé à Bey­routh, impa­tient de mettre sa jeune ardeur au ser­vice du pays. Mais, mal­gré tous ses dési­rs, il lui a fal­lu accep­ter ce poste trop tran­quille où il ronge son frein en rêvant de gloire et de com­bats.

Petite histoire chrétienne - Baptême de sangTout près, heu­reu­se­ment, il y a le col­lège des Frères, l’immense col­lège des Frères dont les petits gars lui rap­pellent ceux du groupe Cœurs Vaillants où il aimait à ser­vir avant la guerre.

Et c’est d’un regard plein de fier­té que le ser­gent suit Has­san, le petit indi­gène qui depuis de longs mois attend avec fer­veur le moment où il pour­ra rece­voir le bap­tême, et qui, pour méri­ter cette grâce, a pro­mis de faire « quelque chose de grand, qui coûte, pour le Bon Dieu ».

Une semaine a pas­sé et brus­que­ment tout a chan­gé. Depuis deux jours la guerre fait rage dans le Liban Sud. Les armées ramas­sées en Pales­tine ont fran­chi la fron­tière et s’avancent en trois colonnes sur Bey­routh et sur Damas. Dès les pre­mières heures, le ser­gent Gaillard a quit­té son poste habi­tuel. Il a pris posi­tion aux portes de la ville, avec la mis­sion d’empêcher l’avance des blin­dés légers sur la route qui longe la mer. Il a à sa dis­po­si­tion un groupe de mitrailleuses et déjà ses hommes sont aux empla­ce­ments de com­bat der­rière les chi­canes et les bar­ri­cades éle­vées rapi­de­ment.

Auteur : Allègre, Auguste-Apollinaire | Ouvrage : Autres textes .

Lucques, la cité guer­rière du Moyen Âge, tour à tour déchi­rée par les fac­tions, oppri­mée par les tyrans, atta­quée par des répu­bliques voi­sines, Lucques, la puis­sante rivale de Pise, était, à cette heure, calme et paci­fique. Les armes avaient été dépo­sées pour quelques jours ; les portes de la cité res­taient ouvertes ; les tours qui la défendent demeu­raient silen­cieuses. C’était la nuit de Noël ; Noël, nuit mer­veilleuse, où l’Enfant-Dieu est né dans une étable, où les anges du ciel sont venus annon­cer la paix à la terre et la rédemp­tion à l’humanité.

Toscane - récit de Noël - Sainte Zite

La neige était tom­bée tout le jour. Elle avait blan­chi les col­lines ondu­leuses qui cou­ronnent la cité ; elle avait jeté ses flo­cons épais sur les toits des vieux palais ; elle s’était amon­ce­lée dans les rues étroites. Enve­lop­pée comme d’un voile blanc, la ville res­sem­blait à une vierge inno­cente et pure qui s’approche de l’autel. Mal­gré le vent gla­cé qui mugis­sait, la foule, pro­té­gée par d’épais man­teaux, s’en allait à l’église par bandes joyeuses ; elle sem­blait répondre à l’invitation des pro­phètes : « Réjouis-​toi, fille de Sion ; tres­saille d’allégresse, fille de Jérusalem…Voilà le Sei­gneur qui va venir avec tout le cor­tège des saints. » Valeu­reux guer­riers, riches bour­geois, indus­trieux mar­chands, tous avaient fait trêve, pour quelques heures, à leurs luttes, à leurs affaires, à leurs plai­sirs.

Zite, une pauvre ser­vante, a enten­du, du fond du palais où elle sert, les joyeux échos de ces bruits paci­fiques. Fleur des mon­tagnes trans­plan­tée dans la cité, elle a appor­té dans la demeure de ses maîtres le doux par­fum du lieu natal. Elle est si pure que sa modeste chambre est, dit-​on, illu­mi­née de clar­tés célestes : si cha­ri­table que, pour répa­rer les impru­dences de sa géné­ro­si­té, Dieu, plus d’une fois, a dû venir à son secours. Son angé­lique pié­té l’a ren­due chère à ses maîtres pieux. Ils en ont fait la dis­pen­sa­trice de leurs aumônes : les pauvres se sont suc­cé­dé au seuil du palais, pour rece­voir de ses mains vir­gi­nales le pain qui nour­rit et le vête­ment qui réchauffe. Aux lar­gesses de ses maîtres, elle a vou­lu ajou­ter les siennes et faire l’aumône de sa pau­vre­té. Zite a tout dis­tri­bué, jusqu’à ses propres vête­ments d’hiver.

Auteur : Saint-Pierre, Michel de | Ouvrage : Monsieur Vincent .

Et pour­tant, que de bel et bon tra­vail il fait ! Voyons d’abord la fameuse Mis­sion dont il se dit « le prêtre indigne ». C’est une sin­gu­lière orga­ni­sa­tion, à la véri­té. Les mis­sion­naires de M. Vincent arrivent dans un dio­cèse, dans une Pro­vince ; ils demandent à l’évêque ses ordres, puis ils débarquent dans la paroisse…

Auteur : Saint-Pierre, Michel de | Ouvrage : Monsieur Vincent .

Un peu plus tard, ayant quit­té les Gon­di, et deve­nu curé de Châtillon-​​les-​​Dombes, M. Vincent pour­sui­vit sa lutte ardente et sans répit contre le désordre des mœurs et l’indifférence reli­gieuse. Il put aus­si com­men­cer la réforme du cler­gé. Son apos­to­lat, qui tou­chait si vite et si bien le peuple, s’étendit…

Auteur : Saint-Pierre, Michel de | Ouvrage : Monsieur Vincent .

Histoires à raconter le soir - Saint Vincent de Paul

De Rome, Vincent partit pour Paris — et il y alla avec une mission. Le pape Paul V, en effet, lui avait confié, à lui, jeune prêtre encore inconnu, un message oral et secret pour le roi de France Henri IV lui-même. Nous ne savons pas exactement quelle était cette mission. Certains historiens croient qu'il s'agissait de préparer la Cour de France à un mariage espagnol, dans le but de rapprocher les nations catholiques. Quoi qu'il en fût, Vincent de Paul et Henri IV se plurent : le roi apprécia l'équilibre et la vigueur de ce prêtre, fils de paysan — et Vincent était tout disposé à aimer, dans Henri, le Béarnais ami du peuple qui voulait que les petites gens de son royaume eussent, le dimanche, la poule au pot.

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Peu après cette ambassade — sur laquelle Vincent devait garder le secret — le jeune prêtre fut nommé aumônier de la reine Margot...

Cette souveraine avait connu un curieux destin. C'était la fille d'Henri II et de Catherine de Médicis. Et sa mère l'avait mariée contre son gré à Henri de Navarre, devenu depuis lors, nous l'avons vu, Henri IV. Or, le roi de France avait obtenu l'annulation de son mariage — en sorte que Margot était devenue « reine sans couronne ».