Un apôtre picpucien de l'Océanie
XXIII

Le père Damien, lépreux
Ravagée par le mal, illuminée par la sainteté, la physionomie du Père Damien resplendit dans la belle galerie des apôtres Picpuciens de l'Océanie.

La
L'accident de la troisième arche
« Dis donc, André, si tu as envie de faire un tour avec nous, il reste une petite place sur la banquette. Tu nous aideras à décharger tout à l'heure. »



C'est Raymond, le grand frère
Deux forces nouvelles au service de l'Évangile
XXVI

Les femmes missionnaires, les prêtres jaunes et noirs
Que l'Évangile du Christ soit porté partout : c'est là le souhait de tout chrétien digne de ce nom. Comment
La France chrétienne et les Etats pontificaux
∼∼ XIV ∼∼
— Oh ! papa, je vous en prie, venez avec nous au Palatin. N'allez pas vous replonger dans vos affreuses écritures.

— Le fait est, Jeannot, que j'ai tant travaillé
Saint Vincent de Paul, aumônier des galères
Un peu plus tard, ayant quitté les Gondi, et devenu curé de Châtillon-les-Dombes, M. Vincent poursuivit sa lutte ardente et sans répit contre le désordre des mœurs et l'indifférence

Et maintenant une histoire ! Posts

Auteur : Daniel-Rops | Ouvrage : Légende dorée de mes filleuls .

Temps de lec­ture : 9 minutes

Vie des saints - martyrs - Theatres Romain - LyonNous sommes à Lyon,en l’année 177. La grande cité du Rhône est alors la capi­tale de la Gaule, la plus peu­plée de toutes ses villes, un centre de com­merce où viennent tous les tra­fi­quants de l’Empire, un magni­fique ensemble de mai­sons, de palais, de temples, de théâtres, dont les ruines ont été mises au jour au pied de la col­line de Four­vière. C’est aus­si une sorte de capi­tale reli­gieuse où, chaque année, les païens de toute la Gaule envoient des délé­gués pour célé­brer en com­mun de grandes fêtes en l’honneur de leurs divi­ni­tés, et ces céré­mo­nies dédiées à « Rome et Auguste » sont l’occasion d’une foire très acha­lan­dée, de repré­sen­ta­tions théâ­trales, de spec­tacles dans l’amphithéâtre, de beau­coup de beu­ve­ries aus­si, et de maints bavar­dages. Que ne raconte-t-on point, par­mi ces foules assem­blées ? Et, bien enten­du, on parle des chré­tiens.

Lyon en compte déjà un grand nombre. Cela se com­prend aisé­ment. Les com­mer­çants qui arrivent sans cesse d’Asie Mineure, d’Égypte ou de Grèce, ont enten­du racon­ter l’Évangile ; beau­coup d’entre eux sont déjà bap­ti­sés ; ils répètent la Bonne Nou­velle et enseignent autour d’eux la doc­trine de Jésus. (C’est donc d’Orient que le Chris­tia­nisme est arri­vé en terre fran­çaise. Ne dit-on pas en Pro­vence que Lazare, le res­sus­ci­té, l’ami de Jésus avec ses sœurs Marthe et Marie, a appor­té lui-même l’Évangile dans la région de Mar­seille ? N’assure-t-on pas à Paris (qu’on appelle encore Lutèce) que le pre­mier évêque de la cité, saint Denis, le mar­tyr, a été un grec, élève du grand apôtre

saint Paul, comme d’ailleurs saint Tro­phème, pre­mier évêque d’Arles et saint Cres­cent, pre­mier évêque de Vienne en Dau­phi­né ? En tout cas, le bon grain dépo­sé par les Orien­taux a pris magni­fi­que­ment racine dans la terre gau­loise, en cette fin du IIe siècle, et il n’y a sans doute guère de ville qui n’ait sa com­mu­nau­té de fidèles. Et c’est ce qui irrite les païens…

***

— Les chré­tiens aux lions ! A mort les chré­tiens ! Tous à l’amphithéâtre ! Arrê­tez ‑les ! Tuez ‑les !

Dans la foule entas­sée pour la fête annuelle, le mot d’ordre a cou­ru. Comme ce sera plai­sant de voir brû­ler

Auteur : Hunermann, Père Guillaume | Ouvrage : Les Tables de Moïse .

Temps de lec­ture : 9 minutes

Histoire à lire en famille - La Sainte Famille visitée par sainte Elisabeth, Zacharie et saint Jean-Baptiste - Jacques Stella (1596-1657)

Joseph Frank frap­pa son rabot contre l’é­ta­bli pour le débar­ras­ser des copeaux, et, d’un geste de la main, fit tom­ber la sciure de ses che­veux bou­clés.

« Père, c’est l’heure où le tra­vail s’ar­rête à Kreuz­heim. Demain, je vais par­tir dans le vaste monde ! »

« Tu as rai­son, Joseph » répon­dit le père, dans l’a­te­lier duquel le gar­çon tra­vaillait comme appren­ti. « Va et observe bien tout au cours de ton voyage. Dans notre cor­po­ra­tion, celui qui veut se per­fec­tion­ner doit aller tra­vailler dans des ate­liers étran­gers. Garde tou­jours la loi de Dieu, et il ne t’ad­vien­dra rien de mal. » Puis il posa une main ferme sur l’é­paule du gar­çon, le regar­da gra­ve­ment et ajou­ta : « Reviens le cœur joyeux comme à pré­sent et prends garde de ne pas perdre la foi, car c’est ton bien le plus pré­cieux »

« Oui, père ! » approu­va le gars. « J’au­rai à cœur de ne pas oublier ce que toi et maman m’a­vez ensei­gné. »

« Très bien ! Et main­te­nant donc, nous allons ces­ser le tra­vail »
La cloche du soir reten­tit de la tour de l’é­glise de Kreuz­heim, et les deux hommes prièrent avec fer­veur l’an­gé­lus ain­si qu’ils en avaient l’ha­bi­tude depuis tou­jours.

Le len­de­main, de très bonne heure, le jeune homme fit son balu­chon, auquel sa mère ajou­ta encore mainte dou­ceur pour la route. Quand vint le moment des adieux, le père lui rap­pe­la solen­nel­le­ment la pro­messe faite dans l’a­te­lier, et Joseph jura de tenir parole. Son père lui recom­man­da encore une der­nière fois de ne pas perdre la foi, puis mit dix beaux écus d’argent dans sa bourse, afin qu’il ne man­quât de rien au cours de son long voyage. La mère s’es­suya fur­ti­ve­ment les yeux, et dit enfin : « Vois-tu, Joseph, j’ai encore quelque chose pour toi. Regarde. C’est l’é­cu de bap­tême offert par ton par­rain le jour où tu es deve­nu enfant de Dieu. Ne le perds point, et ne le donne pas, car, en le don­nant, tu per­drais en même temps le bon­heur. »

Le jeune homme prit res­pec­tueu­se­ment la pièce d’argent des mains trem­blantes de sa mère et pro­mit de la gar­der comme une relique. « Va donc avec la grâce de Dieu et que ton ange gar­dien t’ac­com­pagne », ajou­ta sa mère en l’ai­dant à bou­cler son sac sur son dos. Et après un der­nier adieu, Joseph Frank par­tit sur la longue route.

Récit pour illustrer le sacrement du baptêmeIl tra­ver­sa de nom­breuses villes, ren­con­tra des gens de toutes sortes ; chaque fois qu’il s’ar­rê­tait, il cher­chait un maître habile chez lequel il tra­vaillait un moment, copiant plus d’un secret du métier, acqué­rant cer­tains tours de main, puis, il repre­nait la route.

La vie se pour­sui­vait tant bien que mal. S’il ne fit pas for­tune, il put du moins man­ger à sa faim chaque jour. Si par­fois l’argent pour pas­ser la nuit dans une auberge lui fai­sait défaut, il se conten­tait sim­ple­ment d’un gre­nier ou d’une grange, et comme il avait la conscience tran­quille, il dor­mait tout aus­si bien sur le foin ou la paille que d’autres dans les draps les plus fins d’un hôtel. Sou­vent ses éco­no­mies fon­daient comme neige au soleil et il ne lui res­tait alors que son écu de bap­tême ; mais il ne l’au­rait pas don­né pour tout au monde. Il pré­fé­rait res­ser­rer sa cein­ture d’un cran, faire sem­blant de