Chers enfants, à vous qui aimez tant la sainte Vierge, je viens raconter brièvement l’histoire d’un jeune saint qui l’aima beaucoup lui aussi.
Louis de Gonzague vivait en Italie, voici près de quatre cents ans. Il naquit le 9 mars 1568 dans un beau château, mi-forteresse et mi-palais, et le canon tonna en son honneur. Songez donc ! Il était le premier enfant de Dona Marta et de Don Ferrante, Seigneur de Castiglione : il était l’héritier ! Son père le voyait déjà seigneur et brillant chef de guerre ; sa mère rêvait d’en faire un Saint.
Louis faillit mourir en naissant. À la pensée de le perdre, sa maman eut un moment de terrible angoisse. Elle savait heureusement que, depuis Bethléem et le Calvaire, tous les enfants du monde ont au ciel une autre maman très puissante et très bonne : « Sainte Vierge, dit-elle, si vous sauvez mon tout petit, je le conduirai à Lorette ! »
Lorette est une petite ville d’Italie qui a le bonheur de posséder la sainte Maison de Nazareth, portée là par les anges.
La Vierge Marie entendit la prière de Dona Marta ; Louis ne mourut pas, et la sainte Vierge le regarda deux fois comme son enfant. Désormais les deux mamans de Louis, celle du ciel et celle de la terre, vont conspirer pour faire de Louis un saint et elles réussiront !
Vous devinez quelle joie régna dans la petite ville de Castiglione le jour du baptême !
Après la cérémonie, tous les enfants du pays furent conviés à un bon goûter, puis ils jouèrent jusqu’au soir dans les cours et jardins du logis seigneurial. Au moment du départ, chacun reçut une belle médaille de la sainte Vierge en souvenir du petit Louis. Il n’était qu’un poupon, et déjà il contribuait, sans le savoir, à faire aimer par les enfants sa Maman du ciel.
Dona Marta éleva avec grand soin son petit garçon, son ange, comme elle disait. Elle lui apprit dès que possible les noms de Jésus et de Marie, le Pater et l’Ave. C’était sa joie de prier Dieu et la sainte Vierge avec son fils. Ils prient si bien les tout petits enfants !
Quand ils grandissent, souvent ils se dissipent. Et donc Dona Marta se disait ; « Que je serais heureuse si mon petit Louis restait toujours bon et pieux comme maintenant ! » Mais elle savait bien qu’à cinq ans, Louis serait confié à un gouverneur et traité comme un homme, un tout petit homme ! Alors, en partie tout au moins, il lui échapperait…
Un beau jour, en effet, Don Ferrante déclara : « Notre fils a cinq ans. Il est grand temps qu’il se débrouille ! Donnez-le-moi que j’en fasse un brave. Je l’emmène au camp de Casalmaggiore où je vais présider les manœuvres. Mon armurier apportera le costume que j’ai fait faire pour Louis. »



A 500 lieues au nord-est de Tahiti, l’étroite île d’Anaa allonge sur 80 kilomètres ses anneaux de corail en ellipse autour d’un vaste lagon central. Tout à l’en tour, la mer phosphorescente, à l’infini…


Trop tard ! Au moment où il allait rejoindre les trois Galiléens, les soldats et les policiers avaient déjà cerné le coin de l’olivette où ils se trouvaient. Marc se cacha derrière le tronc d’un arbre, et, passionnément, la gorge serrée, regarda. Il avait bien entendu dire, depuis déjà pas mal de temps, que les chefs des prêtres voulaient faire arrêter le merveilleux prophète… Pourquoi ? Il en était indigné, mais il ne comprenait pas. Qu’avait-il donc fait ? Rien de mal, rien que de généreux et de charitable. Lui, Marc, qui depuis six mois, l’avait suivi sur les routes de Judée, et l’avait si souvent écouté, il pouvait le jurer : non, Jésus n’avait rien fait de répréhensible ! Il avait guéri des malades, rendu la vue à des aveugles, multiplié les aumônes, consolé ceux qui souffraient. Était-ce donc cela 
Lorsque Tony, le vieux berger, partait pour la saison d’été vers l’alpage où il menait paître toutes les chèvres du hameau, il emmenait avec lui son chien « Patou » et « Canzonet », le petit sansonnet qu’il avait apprivoisé.