Un jour, Jésus vit venir à lui un jeune homme qui lui demanda ce qu’il devait faire pour aller au ciel. Le Sauveur lui répondit : « Observe les commandements ». Mais, répliqua l’autre, « je les ai observés depuis mon enfance ». Jésus alors, le regardant, l’aima. Puis, devinant en lui une âme noble,…
Et maintenant une histoire ! Posts
Saint Georges, né d’une famille illustre de Cappadoce, fut promu par Dioclétien aux premiers grades de l’armée. Lorsque l’empereur eut publié à Nicomédie son premier édit contre les chrétiens, saint Georges lui reprocha sa cruauté. Aussitôt mis en prison, il eut à subir de si atroces tourments que l’Église d’Orient l’appelle « le grand martyr ». Il mourut décapité vers l’an 303, La légende ajoute à son sujet le récit de la destruction du dragon. Près de Silène, ville de Libye, vivait, dans un vaste étang, un dragon effroyable, auquel les habitants offraient chaque jour deux brebis ; les brebis ne suffisant plus, il fallut livrer une créature humaine. Le jour où Georges parut dans la ville, le sort avait désigné pour victime la fille unique du roi. Pour la délivrer, Georges, monté sur son cheval, blessa le monstre de sa lance, il ordonna ensuite à la jeune fille d’entourer le cou du dragon avec sa ceinture et de l’emmener à la ville : là il fit promettre aux habitants qu’ils se feraient baptiser et il tua le monstre. Alors le roi et son peuple, témoins du prodige, reçurent le baptême. Les croisades rendirent particulièrement populaire le culte de saint Georges dans les armées de France et d’Angleterre. Avec saint Sébastien et saint Maurice, il est le patron des guerriers. Benoît XIV l’a déclaré tout particulièrement patron de l’Angleterre.
OH ! Oh ! le ciel s’y prête ! Regardez l’aube merveilleuse qui grandit. Sur l’horizon rose le soleil arrive brusquement, et toute la beauté de la terre à l’automne jaillit partout, des collines lointaines, bleuâtres, des feuillages ardents, splendides.
Les volets de la chambre de Madeleine et Sabine ont très tôt claqué sur le mur, et les deux fillettes ont salué le soleil par des cris de joie, et lui ont envoyé des baisers, comme à un ami.
Dans la chambre d’André l’ordre règne partout. Le lit a reçu une couverture blanche, et un bouquet de chrysanthèmes répand son odeur amère devant un crucifix. L’enfant est assis dans son lit. M. le Curé en surplis, précédé de Marcel, arrive portant l’Hostie sainte. Après les prières liturgiques il parle à l’enfant :
« Voici Celui qui a dit : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » De ce royaume d’infinie béatitude Il est seul la Porte, on n’entre que par Lui. Il a seul la clé, Il ouvre à qui Il veut[1]. »
Les yeux d’André expriment une paix au-dessus de son âge. Et M. le Curé repart en hâte, car l’heure de la Messe est là.
À l’église les bancs sont garnis d’enfants. Avant la Communion voici ce que leur a dit M. le Curé.
- [1] Pie XI, Encyclique Quas primas.↩
IV
TOUS voici au 27 octobre, veille de la Fête. Le temps va permettre de jouer en plein air dans un pré en pente, à côté d’une maison amie, commode pour les changements de costumes. Toute une bande d’enfants, joyeuse et bruyante, commandée par Madeleine et Marcel, s’occupent à transporter des bancs, des chaises, à fixer une corde sur laquelle trois draps pourront courir et former rideau de scène.
Madeleine, qui est partout à la fois, se fait appeler Marthe de Noaillat. M. le Curé se prête à cette fantaisie et l’appelle Madame.
MADELEINE
M. le Curé, c’est dommage que vous soyez obligé d’expliquer les scènes vous-même. Ce serait beaucoup mieux si vous pouviez être assis là au milieu sur ce fauteuil.
M. LE CURÉ
C’est vrai, Madame, mais je préfère surveiller la bonne marche de tout.
MADELEINE
C’est mieux, bien sûr, vous avez eu assez de peine pour toutes les répétitions. Les gosses obéissent si mal.
M. LE CURÉ
Vous aussi, Madame, vous vous êtes donné beaucoup de peine.
MADELEINE (avec conviction)
Oh, oui ! Si André n’était pas fatigué, c’est lui qui aurait pu guider tout le monde. Il est si intelligent !
M. LE CURÉ
Il ne faut pas compter sur André.
MADELEINE
Il se repose aujourd’hui pour être bien demain. Je lui ai porté le costume du Cardinal, il l’a trouvé beau.
(On entend une dispute. Les enfants se chamaillent. M. le Curé va intervenir, mais il s’arrête en riant.)
MARCEL (grimpé sur un banc, crie)
Taisez-vous, tous. Autrement demain le Cardinal vous enverra tous en Purgatoire.
LES ENFANTS
Tu ne nous fais pas peur. (Ils rient. Demain sur la scène, ils paraîtront les uns après les autres dans de petits rôles, cela suffit pour les mettre en joie, et M. le Curé ne semble pas inquiet de cette dissipation.)
MADELEINE
M. le Curé, venez voir les costumes. Ils sont étalés sur une table, Maman et ma Tante ont aidé les bonnes Sœurs à les préparer.
M. LE CURÉ
un matin, les apôtres, voyant Jésus descendre la montagne où il avait passé la nuit en prière, lui dirent : « Seigneur, enseignez-nous à prier ». Et Jésus leur dit : « Quand vous prierez, vous direz : « Notre Père qui êtes aux cieux…. etc. ». Sublime prière, où le Sauveur nous apprend que le vrai nom…
Jésus étant sur la mer de Tibériade, la tempête éclata et les eaux couvraient la barque. Les Apôtres épouvantés réveillèrent Jésus qui dormait, lui criant : « Seigneur, sauvez-nous ; nous périssons » Mais lui, leur ayant reproché leur manque de foi, comme s’ils avaient pu périr ayant Dieu avec eux, se leva, commanda…




