Catégorie : III. Dévotion à la Sainte Vierge

Vous avez tous plus ou moins enten­du par­ler de ce petit habit, rem­pla­cé aujourd’hui par une médaille, que l’on impo­se aux enfants le len­de­main de leur Com­mu­nion Solen­nel­le.

Peut-​être connaissez-​vous moins bien son his­toi­re ?

La voi­ci, en quel­ques mots…

scapulaire carmel - sainte Therese de Lisieux - Histoire pour les veillées scoutes.Le sca­pu­lai­re était, tout d’abord, une sor­te de tablier que les Moi­nes met­taient par-​dessus leurs vête­ments pour évi­ter de les salir lorsqu’ils allaient tra­vailler aux champs. Par la sui­te cet­te sor­te de blou­se devint une sim­ple piè­ce d’étoffe, beau­coup plus lon­gue que lar­ge qui, munie d’une ouver­tu­re ron­de pour pas­ser la tête, des­cen­dait dans le dos et sur la poi­tri­ne. La plu­part des moi­nes la por­taient, entre autres les Pères Car­mes. Vous n’avez peut-​être jamais enten­du par­ler de ces reli­gieux ? Cepen­dant, vous avez tous vu des ima­ges repré­sen­tant sain­te Thé­rè­se de l’Enfant-Jésus ! La peti­te Sain­te appar­te­nait à cet Ordre du Car­mel, et c’est pour cela que l’on dit qu’elle était Car­mé­li­te.

Or, vers le milieu du XIIe siè­cle, la Sain­te Vier­ge appa­rut à un Père Car­me, du nom de Simon Sto­ck. C’était un Anglais. On dit qu’avant d’entrer au Car­mel il se serait reti­ré, vers l’âge de 12 ans, dans une épais­se forêt où il aurait vécu pen­dant vingt ans, logeant dans le tronc d’un vieux chê­ne ! D’où son sur­nom de « Sto­ck » qui, en anglais, veut dire « tronc ». Quand la Vier­ge se pré­sen­ta à lui Elle tenait en main le sca­pu­lai­re du Car­mel. Le lui mon­trant Elle lui dit : « Voi­ci le pri­vi­lè­ge que je te don­ne, à toi et à tous les enfants du Car­mel. Qui­con­que mour­ra revê­tu de cet habit sera sau­vé ! »

Conti­nuer la lec­tu­re Puis­san­ce du Sca­pu­lai­re

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Histoire pour les scouts et louveteau - Miracle de Jean Bosco à nd AuxiliatriceC’était en mai 1869, un same­di soir. Une jeu­ne fille, les yeux cou­verts d’un épais ban­deau noir et gui­dée par deux dames, entra dans le sanc­tuai­re de N.-D. Auxi­lia­tri­ce à Turin. Elle venait du vil­la­ge de Vino­vo et se nom­mait Marie Star­de­ro.

Attein­te depuis deux ans d’un mal d’yeux par­ti­cu­liè­re­ment vio­lent, elle avait fini par per­dre com­plè­te­ment la vue. Inca­pa­ble de se condui­re elle fai­sait un pèle­ri­na­ge au Val­doc­co, accom­pa­gnée par sa tan­te et une cha­ri­ta­ble voi­si­ne.

Après une fer­ven­te priè­re fai­te devant l’autel de la Vier­ge, l’infirme deman­da à par­ler à Don Bos­co. Celui-​ci la reçut à la sacris­tie.

« Depuis com­bien de temps avez-​vous mal aux yeux ? lui demanda-​t-​il.

— Il y a très long­temps, mon Père, répon­dit la jeu­ne fille. Mais il n’y a qu’un an que je n’y vois plus du tout.

— Avez-​vous consul­té quel­que spé­cia­lis­te et sui­vi un trai­te­ment ?

— Nous avons essayé tou­tes sor­tes de remè­des, répon­dit la tan­te. Aucun ne lui a pro­cu­ré la moin­dre amé­lio­ra­tion. Quant aux méde­cins, ils disent que les yeux sont per­dus et qu’il n’y a rien à fai­re. »

A ces mots, la jeu­ne infir­me se mit à pleu­rer…

« Distinguez-​vous les gros objets des petits ? reprit Don Bos­co.

— Je ne dis­tin­gue abso­lu­ment rien.

— Otez votre ban­deau », ordon­na le Saint.

Et pla­çant la mala­de face à une fenê­tre bien éclai­rée il lui deman­da :

« Voyez-​vous la lumiè­re de cet­te fenê­tre ?

— Je ne vois abso­lu­ment rien !

— Voudriez-​vous voir ?

— De tout mon cœur ! Je ne suis qu’une fille du peu­ple et la per­te de mes yeux va me ren­dre mal­heu­reu­se pour le res­te de mes jours. Conti­nuer la lec­tu­re Puis­san­ce de la Médaille de N.-D. Auxi­lia­tri­ce

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Quelques miracles entre beaucoup

— Doc­teur, dites-​moi la véri­té

— Mon pau­vre ami, il est per­du… Seul un mira­cle pour­rait le sau­ver…

Len­te­ment, Pier­re L… fer­ma la por­te. Ain­si, son petit Jean allait mou­rir… et cela, à la fleur de l’âge ; dans huit jours il aurait trei­ze ans ! Irait-​il seule­ment jusque-​là ?

Histoire pour le catéchisme, le miracle de la guérison d'un enfant maladeDepuis quel­ques jours Pier­re voyait la pro­gres­sion du mal. Cepen­dant les paro­les du doc­teur aujourd’hui l’ont bou­le­ver­sé. Il est dur d’admettre l’évidence dans un pareil cas ! Abat­tu, mais fai­sant le fort, il revient vers la sal­le à man­ger où un lit a été ins­tal­lé pour son enfant. Un moment il s’arrête près de sa cou­che et regar­de son fils com­me si c’était la pre­miè­re fois. Jean ne le voit même pas ; sa tête repo­se sur l’oreiller, ses traits sont tirés, ses joues creu­sées par la souf­fran­ce. La tris­tes­se enva­hit le cœur du mal­heu­reux père… Ah ! s’il pou­vait pren­dre sa mala­die et souf­frir à sa pla­ce ! Et les der­niè­res paro­les du doc­teur réson­nent à ses oreilles seul un mira­cle pour­rait le sau­ver ! Un mira­cle !… Mais il n’y a pas de mira­cles ! Ce sont des his­toi­res d’enfants… Quant à lui, il n’y croit plus depuis long­temps. D’ailleurs, s’il y avait un Dieu, son enfant ne serait pas mala­de ! Qu’ont-ils fait dans sa famil­le pour être trai­tés de la sor­te ? Cer­tes, lui ne pra­ti­que pas mais il n’est pas contre la reli­gion ! Cha­cun fait com­me il l’entend ! Sa fem­me, elle, va à l’église, et jamais il ne s’y est oppo­sé ! Quant à son Jean, voi­là plu­sieurs années qu’il est enfant de chœur à la parois­se Saint-​Pierre. Non, non, Dieu n’existe pas, sinon il ne per­met­trait pas de sem­bla­bles mal­heurs. Et le pau­vre père affo­lé se tait… Des lar­mes cou­lent sur ses joues… mais crai­gnant que son fils ou sa fem­me ne s’en aper­çoi­vent il les essuie fur­ti­ve­ment puis se diri­ge vers la cui­si­ne où son épou­se pré­pa­re le repas. D’un seul regard elle voit que son mari a pleu­ré… Les mamans voient tou­jours quand il y a quel­que cho­se qui ne va pas ! En vain Pier­re essaie de cacher la tris­te nou­vel­le. Fina­le­ment, il doit rap­por­ter les paro­les du méde­cin : Seul un mira­cle pour­rait sau­ver leur enfant !

— C’est tout ce qu’il t’a dit ? ques­tion­ne la mère.

— Oui… Mais ce sont des his­toi­res… et je ne crois pas aux mira­cles.

— Pier­re, ne par­le pas com­me cela, je t’en prie. Moi j’y crois ! dit la mère. Veux-​tu m’accorder quel­que cho­se ? Conti­nuer la lec­tu­re Jésus, je le dirai à ta Mère

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