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6 mars 2026Sainte Perpétue et sainte Félicité, Martyres

En l’an 203, durant la per­sé­cu­tion de l’empereur Sévère, Per­pé­tue et Féli­ci­té, qui vivaient en Afrique, furent arrê­tées et jetées dans une pri­son obs­cure. C’est en ce lieu qu’on les bap­ti­sa, car elles étaient encore simples caté­chu­mènes. Quelques jours plus tard, elles furent conduites sur la place publique et, après une glo­rieuse confes­sion de la foi, condam­nées aux bêtes par le pro­cu­ra­teur Hila­rion. C’est avec joie qu’elles revinrent de la place à la pri­son, où diverses visions affer­mirent encore leur cou­rage et les embra­sèrent d’ar­deur pour la palme du mar­tyre. Sans aucun égard pour leur qua­li­té de jeunes mères, on les pro­dui­sit dans l’am­phi­théâtre. Elles se virent un moment le jouet d’une vache furieuse qui les cou­vrit de bles­sures et les fou­la aux pieds. On don­na l’ordre de les ache­ver à coups de glaive. De Car­thage leur culte s’é­ten­dit à Rome, puis à l’I­ta­lie entière.


Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Mal­gré plu­sieurs appa­ri­tions faites aux apôtres, leur foi n’é­tait pas forte encore, et, l’un d’eux, Saint Tho­mas, véri­table incré­dule, avait dit : « Si je ne mets pas mes mains dans les plaies cau­sées par les clous, je ne croi­rai pas à sa résur­rec­tion ! ». Huit jours après, les apôtres tous réunis, Jésus…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Jésus désire que, avant tout, la cha­ri­té et la concorde règnent par­mi les chré­tiens. C’est pour cela qu’il veut les voir se réunir, comme des frères, pour prier ensemble le Père qui est dans les cieux. Il va même jus­qu’à nous pro­mettre que, là où deux ou trois seront rassemblés…

Ouvrage : L'Étoile noëliste | Auteur : Dourliac, Arthur

JE pris le livre et l’exa­mi­nai curieu­se­ment. C’é­tait un Télé­maque un peu fati­gué, mais en bon état cepen­dant ; il était orné de nom­breuses gra­vures et por­tait les armes royales.

Com­ment ce volume rare et curieux entre tous, qui eût fait la joie d’un biblio­phile, se trou­vait-il entre les mains d’un obs­cur pay­san, cer­tai­ne­ment inca­pable d’en appré­cier la valeur ? 

Sur le pre­mier feuillet, je lus, non sans émo­tion, cette réponse à ma question : 

« À Louis Simon, en remer­cie­ment de son œuf de Pâques. Louis DAUPHIN. »
Mai 1789.

Et au-des­sus, tra­cée au crayon, d’une écri­ture à peine lisible, la même phrase : 

« À Louis Simon, en remer­cie­ment de son œuf de Pâques. Louis DAUPHIN. »
Mai 1794.

Les noms des deux fils de Louis XVI, acco­lés ain­si à ce nom de Simon, l’é­clai­raient d’un éclat sinistre. Le vieux fer­mier était-il donc parent du bour­reau de l’in­for­tu­né Louis XVI ? 

— C’est une his­toire du temps où j’é­tais petit gar­çon, Mon­sieur, me dit sim­ple­ment le brave homme. Tel que vous me voyez, j’ai, bien cer­tai­ne­ment, eu les der­niers sou­rires des deux dauphins. 

Voi­ci comment :

I

Pour lors, c’é­tait un peu avant l’ou­ver­ture des États géné­raux, un dimanche de Pâques. Je jouais devant la porte de la ferme, où ma bonne mère venait d’ap­por­ter une cor­beille de beaux œufs rouges, jaunes et bleus, qui fai­saient l’ad­mi­ra­tion des gamins, lors­qu’en levant la tête, je vis devant moi une belle dame, à l’air impo­sant, accom­pa­gnant une petite voi­ture pous­sée par un grand laquais galon­né, dans laquelle repo­sait un enfant de mon âge, mais si faible, si ché­tif, avec son visage pâle et son dos voû­té, que des larmes en venaient aux yeux. 

— Pour­riez-vous me don­ner une tasse de lait ? deman­da la belle dame à ma mère qui se confon­dait en révérences. 

— Sans doute, Madame la reine. Vite, Loui­sot, des chaises, des bols. 

Et maman cou­rait tout affairée. 

Moi, je res­tai là, bouche bée, regar­dant, sai­si, la reine de France et de Navarre en simple robe de linon et en fichu croi­sé, appuyant son beau regard triste sur ce pauvre enfant royal condam­né, hélas ! comme la monarchie.

Elle était venue sans suite, sans escorte, s’é­chap­pant de ce grand Ver­sailles, dont l’é­ti­quette lui pesait si lour­de­ment, pour embras­ser libre­ment son fils ins­tal­lé à Meu­don, dans l’es­poir que l’air salubre réta­bli­rait sa san­té débile.

Et lui, rani­mé par cette chère pré­sence et aus­si par le soleil prin­ta­nier, qui met­tait une poudre d’or aux beaux che­veux de Marie-Antoi­nette, il sou­riait à sa mère qu’il allait quit­ter, au ciel bleu qu’il allait bien­tôt habi­ter, et même à moi, gamin insou­ciant, dont il enviait peut-être tout bas les joues roses et les membres robustes. 

— Com­ment t’ap­pelles-tu ? me demanda-t-il. 

— Louis.

— Comme moi et mon petit frère le dau­phin… non, le duc de Nor­man­die, reprit-il vive­ment en voyant la reine por­ter son mou­choir à ses yeux. 

Il feuille­tait machi­na­le­ment un volume. 

— Sais-tu lire ? 

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Tant de mau­vais trai­te­ments, qu’il avait endu­rés, avaient épui­sé Jésus. Sur la voie dou­lou­reuse, n’en pou­vant plus, par trois fois il tom­ba, s’é­crou­lant sous le poids de l’ins­tru­ment de son sup­plice. Sa mère et quelques saintes femmes le sui­vaient en pleu­rant. Les Apôtres avaient fui. Il fal­lut qu’on impose à…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Vou­lant essayer d’a­pi­toyer les Juifs, Pilate ordon­na que Jésus fut fla­gel­lé, comme un cri­mi­nel. L’at­ta­chant à une demi-colonne, les bour­reaux le fla­gel­lèrent avec des fouets gar­nis de pointes de fer et de boules de plomb. Chez les Juifs, le nombre des coups ne devait pas dépas­ser qua­rante ; mais comme les…