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C'est trop dur !

Auteur : Mainé, Marie-Colette | Titre : À l'ombre du clocher - 1. Les sacrements

C'est trop dur !

Ordre Bonjour père Matthias ! ça va ? — Bonjour petiot ! Tu parais bien gai ce matin ?... — C'est la rentrée après-demain, voilà pourquoi je suis heureux ! — Ah ça ! tu es le contraire des autres alors !... dit le vieux tout surpris. Mais déjà Guy Régnier saute sur son vélo et s'éloigne e...   Conti­nuez à lire »

Thèmes : Accident, Malade, Ordre, Prêtre, Séminaire, Vocation

Les pages martyrs de l'Ouganda

Auteur : Daniel-Rops | Titre : Légende dorée de mes filleuls

Les pages martyrs de l'Ouganda

— Non, je ne trahirai pas le serment de mon baptême ! Non, je n'accepterai pas de revenir aux idoles, aux fétiches ! Non, non... je préfère mourir ! À quel moment de l'histoire sommes-nous donc ? À Rome, à l'époque des grandes persécutions, et cette jeune voix qui proclame ainsi sa foi, est-ce celle d'un f...   Conti­nuez à lire »

Thèmes : 3 juin, Enfant, Martyr, Martyrs de l'Ouganda, Mission, Ouganda, Page, Persécution, Saint Charles Lwanga, Saint Joseph Moukassa

Le niama-mail n’est pas assez gros !

Titre : Et maintenant une histoire II

Le niama-mail n’est pas assez gros !

Ascension Bali dresse l'oreille : un bruit connu l'a alerté : le « niama-mail » n'est pas loin... Tapi dans les racines aériennes d'un palétuvier, le souffle retenu, l'oreille tendue, l'œil fureteur, le Noir guette... « Ah !... Bali a vu niama-mail ! Bali courir appeler tous les hommes du village, et tous...   Conti­nuez à lire »

Thèmes : Ascension, Mission, Pardon

L’Eucharistie.

La Révo­lu­tion fran­çaise venait d’éclater. Par­tout les églises étaient pro­fa­nées, les prêtres dénon­cés, tra­qués comme des bêtes fauves, sou­vent fusillés sur le bord des che­mins. Les fidèles eux-​mêmes voyaient leurs mai­sons enva­hies par des bandes de for­ce­nés qui mena­çaient de les égor­ger s’ils ne dénon­çaient pas les prêtres qu’ils connais­saient.
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C’est à Flo­rence, dans une riche famille bour­geoise que naquit en 1515 saint Phi­lippe Néri. Dès son plus jeune âge, il pra­ti­qua les ver­tus chré­tiennes. Sa fer­veur, son humi­lité, sa dou­ceur et son affa­bi­lité le firent aimer de tous et on l’appelait com­mu­né­ment « Le bon Philippe ».

Un des plus savants hommes de son siècle

Il reçut une éduca­tion soi­gnée, et à dix-​huit ans, après de sérieuses études, on l’envoya chez un de ses oncles, un très riche mar­chand qui vou­lait le faire héri­ter de tous ses biens, qui étaient consi­dé­rables. Mais, au bout de deux ans, il quitta son oncle se sen­tant appelé par une vie de per­fec­tion toute diri­gée vers Jésus-​Christ. Il alla à Rome sans argent et sans but bien pré­cis. Un gen­til­homme flo­ren­tin le prit chez lui pour élever ses deux fils, car il avait dis­cerné ses bonnes manières et ses pré­cieuses ver­tus. Il n’accepta qu’une modeste chambre dans laquelle il vécut très pau­vre­ment. Le jeune homme consa­cra ses loi­sirs à l’étude de la phi­lo­so­phie et de la théo­lo­gie. C’était un esprit très cultivé, aussi ses com­pa­gnons d’étude recher­chaient son ami­tié avec empres­se­ment, mais il res­tait tou­jours réservé, crai­gnant de perdre un temps pré­cieux qu’il vou­lait employer à la prière et à la médi­ta­tion, aussi ne leur accordait-​il que ce que la cha­rité et son devoir lui com­man­daient. Il com­pléta ses connais­sances par l’approfondissement des Saintes Écri­tures, des Pères de l’Église et du droit canon. L’étendue de son érudi­tion était telle que ses contem­po­rains le pre­naient pour l’un des plus savants hommes de son siècle.

Il s’élevait dans le che­min de la sain­teté, mais ce ne fut pas sans com­bat car le démon l’assaillait par de vio­lentes ten­ta­tions d’impureté, par­fois même il lui appa­rais­sait mena­çant sous des formes hor­ribles ce qui loin d’abattre son cou­rage ne fit qu’augmenter son ardeur. La mor­ti­fi­ca­tion des sens qu’il pra­ti­quait était abso­lue et s’étendait jusqu’aux plus petites choses, il répé­tait sou­vent : Il est néces­saire de se mor­ti­fier dans les choses mêmes qui ne paraissent que baga­telles, car par là on s’accoutume à vaincre dans les grands combats.

Soyez gais…

À l’âge de vingt-​trois ans, il ven­dit ses livres, en donna le prix aux pauvres, dési­rant s’unir par la prière plus par­fai­te­ment à Jésus-​Christ. Dans l’oraison, il rece­vait des grâces extra­or­di­naires. On l’entendait dire, dans un excès de joie : O mon Dieu, puisque vous êtes si aimable, pour­quoi ne m’avoir donné qu’un cœur pour vous aimer ? Pour­quoi du moins ce cœur est-​il si petit et si étroit ?

Vie de Saint Philippe de Neri, saint patron de Rome et des jeunes
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Histoire de Charles de Foucauld pour les enfants du catéchisme

Charles de Fou­cauld quitte Stras­bourg avec son grand-​père et sa sœur

Enfance et jeunesse

1870. Les Alle­mands entrent en Alsace-​Lorraine ; le canon tonne, les mai­sons flambent, les gens s’enfuient…

Parmi les fuyards se trouve M. de Moret. Il quitte Stras­bourg en hâte, emme­nant les enfants de sa fille. Ce sont deux orphe­lins : Charles de Fou­cauld, âgé de douze ans, et Marie, de trois ans plus jeune. Ils passent en Suisse, et, la guerre finie, se fixent à Nancy.

Fai­sons connais­sance avec Charles. C’est un enfant bien doué, mais dif­fi­cile. Son cher grand-​père ne sait rien lui refu­ser, et Charles en pro­fite ; il se montre emporté, violent, pares­seux, tout en res­tant bon gar­çon à ses heures.

De mau­vaises lec­tures vien­dront plus tard empoi­son­ner son esprit et son cœur… plus de prières, plus de sacre­ments, et bien­tôt plus de foi.

Du lycée de Nancy, il passe à l’École de la rue des Postes, pour pré­pa­rer Saint-​Cyr.

Le voilà à Paris. Il vou­drait s’amuser, mais le tra­vail est là ; un futur offi­cier ne sau­rait être un igno­rant… Le tra­vail, le tra­vail… mais le tra­vail l’ennuie ; il fait tout ce qu’il peut pour se faire ren­voyer et il y réussit.

Son grand-​père, mécon­tent, exige qu’il reprenne ses études à Nancy, et ce grand pares­seux, grâce à sa belle intel­li­gence, a la chance d’être reçu à l’examen et d’entrer à Saint-​Cyr.

Voici main­te­nant Charles à Sau­mur, puis à Pont-​à-​Mousson sur la fron­tière de l’Est. Par­tout il laisse la répu­ta­tion d’un bon cama­rade très géné­reux, mais aussi, d’un gour­mand, d’un pares­seux et d’un mau­vais sujet.

Il pense plus à se com­po­ser des dîners fins qu’à gagner des galons.

Par­fois, il se fait por­ter malade, pour être exempté du ser­vice et res­ter plus long­temps au lit.

Enfin, il ne croit pas en Dieu et se moque de la reli­gion. Il est loin d’être un saint.

Aussi est-​il fort mécon­tent lorsqu’il apprend que le 4e Hus­sards part pour l’Algérie. Il lui faut dire adieu aux fêtes et aux plai­sirs ; il n’en a pas le cou­rage, et à peine rendu en Afrique, sur un grave reproche de ses chefs, il se fait mettre en non-​activité et rentre en France.

Nous sommes cepen­dant sur terre pour autre chose que pour nous amu­ser ! Conti­nuez à lire »

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Vaillance, devoir d’état

Faire son devoir d'état, comme Sainte Jeanne d'Arc - Enluminure Quenouille et FilageGene­viève, sa que­nouille tenue non­cha­lam­ment, lais­sait errer son regard par delà la grande plaine de Cham­pagne qui s’étendait au pied du châ­teau. Dieu, que c’était donc ennuyeux de filer ainsi tout le jour tan­dis que les armées livraient bataille à l’ennemi ! Un gros sou­pir, lourd de tous ses désirs, s’exhala des lèvres de Geneviève.

« Ah ! si je connais­sais Jeanne, j’irais la trou­ver et lui deman­de­rais de me prendre avec elle. »

Cette réflexion, pro­non­cée à voix haute, attira sur la fillette, presque une jeune fille déjà, les regards de dame Eloïse, sa mère, qui, en face d’elle, était occu­pée à une bro­de­rie d’autel.

« Que feriez-​vous à guer­royer avec les gens d’armes ? Vous ne savez pas mon­ter à che­val et le pre­mier bou­let vous ferait pous­ser de tels cris d’effroi que vous ne sau­riez res­ter dans la bataille. »

D’un geste orgueilleux, Gene­viève a relevé la tête :

« Pour­quoi alors Jeanne y reste-​t-​elle ?

— Jeanne, mon enfant, fut man­dée par Dieu pour déli­vrer le royaume.

— Eh bien ! pour­quoi ne le serais-​je pas aussi ? »

Pour­quoi pas moi ? Voilà ce qui reve­nait sans cesse à l’esprit de Gene­viève ; et s’obstinant dans son rêve orgueilleux, elle for­mait des pro­jets insen­sés, n’écoutant pas les sages conseils que dame Eloïse, ali­gnant ses points de bro­de­rie, lui prodiguait.

* * *

Histoire de Jeanne d'Arc - Jeanne d'Arc et le roi Charles VII à Reims

Dans la ville pavoi­sée, il y a grande ani­ma­tion : d’immenses tapis recouvrent les dalles de la cathé­drale, les portes sont ten­dues de velours écar­late, cha­cun s’affaire, pavoi­sant sa demeure pour faire digne accueil au Roi et à Jeanne, car
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La confir­ma­tion

Terreur - La GuillotineC’était au temps de la Grande Révo­lu­tion, au pays d’Anjou. La guillo­tine était ins­tal­lée en per­ma­nence à Angers où l’on pour­sui­vait de tous côtés les prêtres qui n’avaient pas voulu quit­ter le pays. Tel était le cas d’un saint curé de vil­lage du nom de Noël. Son dévoue­ment à toute épreuve lui valait d’ailleurs l’admiration des fidèles et c’était à qui lui pré­pa­re­rait la cachette la plus sûre. À la métai­rie de la Comouillère, l’abbé Noël se sen­tait par­ti­cu­liè­re­ment chez lui, car on l’y entou­rait de la plus affec­tueuse véné­ra­tion. René Lan­dry, le fils aîné de la famille, avait 12 ans. Il aimait de tout son cœur l’abbé qui le pre­nait sou­vent sur ses genoux et il n’était jamais plus heu­reux que lorsqu’il pou­vait lui rendre service.

Intré­pide agent de liai­son, il le rejoi­gnait au fond des bois, lui por­tant des livres ou du linge. Il avait aussi le secret de lui déni­cher des cachettes introu­vables afin de per­mettre au cou­ra­geux confes­seur de célé­brer la Sainte Messe.

leçon de catéchismeDepuis près de trois ans tou­te­fois celui-​ci n’avait pu trou­ver la pos­si­bi­lité de faire faire la Pre­mière Com­mu­nion aux enfants de sa paroisse. Ayant établi son quar­tier géné­ral dans une ferme per­due au milieu des bois, il entre­prit d’y pré­pa­rer une ving­taine d’entre eux, dont le jeune René. On ima­gine ce que fut cette pré­pa­ra­tion et les leçons don­nées tan­tôt dans un champ de genêts tan­tôt sous une hutte de char­bon­nier ! Enfin Conti­nuez à lire »

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