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Saint Guénolé, la légende de l'Ile de Sein

Saint Guénolé, la légende de l'Ile de Sein

Saint Guénolé était en charge de l'Ile de Sein qui s'appelait à l'époque Insula Seidhun. Il protégeait les habitants qui se laissaient influencer encore trop facilement aux injonctions des beaux parleurs envoyés par le diable. Il faisait l'aller-retour entre l'abbaye de Landevennec et l'île, et s'arrêtait souvent au Bec du Raz pour y contempler sa cité posée sur l'eau. Il envisageait...

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Père Jacques de Jésus : Au revoir, les enfants !

Père Jacques de Jésus : Au revoir, les enfants !

Au secours des persécutés Pendant l'occupation allemande, la police traque non seulement les patriotes, mais aussi les Juifs, simplement parce qu'ils sont juifs et que le gouvernement hitlérien veut tous les mettre à mort. Bien des catholiques, alors, ont apporté leur soutien à ces malheureux, n'hésitant pas à s'exposer eux-mêmes à la prison et à la mort, pour essayer de sauver ceux qu...

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Un jour d'été, sur la route de Damas

Un jour d'été, sur la route de Damas

Rabbi Gamaliel fit un signe et se tut. Le cours était fini. Les dix ou douze adolescents qui l'entouraient se levèrent, s'ébrouèrent, commencèrent à parler avec animation. Depuis près de trois heures qu'ils étaient là, assis en tailleur sur leurs petits tapis, les jambes croisées sous eux, et qu'ils écoutaient de toutes leurs oreilles les paroles de leur maître, ils avaient bien le dro...

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C’était à Tyr, vers l’année 335 de notre ère. Le grand port phé­ni­cien, célèbre depuis des mil­liers d’années par les expé­di­tions com­mer­ciales qu’il envoyait dans toutes les direc­tions, jusqu’au nord des îles que nous appe­lons bri­tan­niques, jusqu’au sud le plus mys­té­rieux de l’Afrique, n’était pas seule­ment un énorme entre­pôt où s’accumulaient les plus pré­cieuses mar­chan­dises du monde entier : c’était aussi un centre intel­lec­tuel, où les meilleurs maîtres ensei­gnaient, où les biblio­thèques abri­taient des mil­liers et des mil­liers de livres, où les étu­diants et les élèves venaient de par­tout.

Dessin de la ville de Tyr

Or, ce soir-​là, sur une ter­rasse qui domi­nait la mer, en regar­dant tom­ber le soleil rouge sur les flots verts sombres de la Médi­ter­ra­née, un homme par­lait avec deux enfants. L’homme, c’était Métro­dore, un des pro­fes­seurs les plus connus de la cité, un phi­lo­sophe émi­nent, expert aussi en géo­gra­phie, et très bon chré­tien de sur­croît. L’aîné des enfants, Fru­mence, avait une quin­zaine d’années à peine, mais son main­tien, l’air grave de son visage, son atten­tion à écou­ter, le fai­saient paraître plus âgé ; le plus jeune, Edèse, n’avait guère que douze ans, mais il était vif et prompt au tra­vail. De quoi leur par­lait donc leur maître ?

« Vous souvenez-​vous de ce qui s’est passé, il y a un peu plus de vingt ans ? Notre grand Empe­reur Constan­tin, qui aujourd’hui règne glo­rieu­se­ment dans cette nou­velle Rome qu’il a fon­dée et qu’on nomme, désor­mais, ville de Constan­tin, Constan­ti­nople, se trou­vait alors en guerre contre son rival Maxence. Déjà dans le fond de son cœur, il avait décidé de se faire bap­ti­ser. Et que se passa-​t-​il au moment où, sur les bords du Tibre, il allait livrer la bataille déci­sive ?

— Je sais ! cria Fru­mence. Dans le ciel il vit paraître une croix lumi­neuse, et une voix reten­tit à ses oreilles : Par ce signe tu vain­cras !

— Bien dit, mon gar­çon ! Et c’est ainsi, en effet, que Constan­tin, après sa vic­toire, se fit le pro­tec­teur de la Sainte Église. Depuis lors, le cau­che­mar des per­sé­cu­tions est ter­miné. Ce n’est plus dan­ge­reux de se pro­cla­mer fidèle au Christ. Mais croyez-​vous que notre tâche, à nous chré­tiens, soit ter­mi­née ? Répon­dez donc ! »

Il les fit ren­trer dans la salle où ils tra­vaillaient. Au mur était des­si­née une carte de l’Empire romain et de tous les pays d’alentour.

« La cou­leur rouge, cela repré­sente les endroits où l’Évangile de Notre-​Seigneur a été ensei­gné.

— Il n’y en a pas beau­coup, à côté du reste, mur­mura Edèse.

— Non, il n’y en a pas assez. Et vous vous sou­ve­nez de ce que le Christ a com­mandé à ses dis­ciples, les Saints Apôtres, avant de remon­ter dans le Ciel, près du Père ?

— Allez et évan­gé­li­sez toutes les nations, dit Fru­mence.

— Oui, Fru­mence. Allez et évan­gé­li­sez toutes les nations. Telle est la grande loi… tel est l’ordre du Maître. Il ne suf­fit point de don­ner des leçons à des élèves dociles, ni d’écrire des livres. Une autre tâche nous appelle, nous autres qui sommes témoins de Jésus le cru­ci­fié : par­tir vers les pays où son nom est encore inconnu, où son mes­sage n’a pas été porté… »

Et, revenu sur la ter­rasse, tan­dis que la lune bleuis­sait les flots de la mer et trans­for­mait le ciel en une immense coquille de nacre, Métro­dore conti­nua à par­ler aux deux enfants. Il leur raconta les his­toires mer­veilleuses des apôtres, par­tant dans toutes les direc­tions, vers les pays les plus dan­ge­reux, pour être fidèles au com­man­de­ment de Jésus. Était-​il vrai que, tan­dis que saint Paul et saint Pierre mou­raient mar­tyrs à Rome, saint André se lan­çait dans l’immense Scy­thie (la Rus­sie d’aujourd’hui), saint Marc débar­quait en Égypte, saint Tho­mas attei­gnait jusqu’à l’Inde loin­taine, et saint Mathieu péné­trait au cœur de l’Afrique, dans la mys­té­rieuse Éthio­pie ? Ainsi, dans un grand nombre de régions, le bon grain de l’Évangile avait été semé. Mais un immense tra­vail était encore à faire. Il fal­lait retour­ner là-​bas, inter­ro­ger, ensei­gner, aider les quelques groupes de bap­ti­sés qui s’y trou­vaient, gagner à la foi des recrues nou­velles. Magni­fique aven­ture ! Pour le Christ et sa sainte reli­gion, se lan­cer en des terres incon­nues, décou­vrir des pays, des peuples nou­veaux… Il était très tard et la lune était déjà haute dans le ciel, quand Métro­dore exposa à ses jeunes élèves son grand pro­jet. Conti­nuez à lire »

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Les commandements de Dieu racontés aux enfants du catéchisme : tu ne voleras pas« Aujourd’hui vous allez faire une rédac­tion », dit le maître en classe de Sixième. « Pre­nez vos cahiers et écri­vez : Ce que je ferais si j’étais mil­lion­naire. »

Oh ! pour une fois, c’était un sujet for­mi­dable, et les enfants se mirent au tra­vail avec enthou­siasme. Les plumes grin­çaient avec zèle sur le papier, et çà et là, un gar­çon ou une fillette rêvait, le bout du porte-​plume entre les dents, avant de conti­nuer. Comme c’était inté­res­sant de décrire ce qu’on entre­pren­drait si, par hasard, on gagnait un mil­lion à la lote­rie.

À la fin du cours, le pro­fes­seur ramassa les cahiers. Ren­tré chez lui, il alluma sa pipe et com­mença à lire. Ceci, c’était la rédac­tion de Roger, un joyeux petit gar­çon à la bouche et aux yeux rieurs, et qui pre­nait la vie du bon côté.

« Si j’avais un mil­lion », écri­vait le gar­çon, « je m’achèterais un magni­fique cha­let sur les bords du lac des Quatre-​Cantons et une auto grande comme un camion de démé­na­ge­ment. Il me fau­drait éga­le­ment un yacht de luxe avec un moteur. Je sillon­ne­rais alors le lac du matin au soir, comme une flèche, et les gens nageant dans l’eau, seraient épou­van­tés quand je m’amuserais à les frô­ler. Par mau­vais temps, je pren­drais place dans ma voi­ture du ton­nerre et je par­cour­rais à cent à l’heure, tous les can­tons, et tous les gens me regar­de­raient et diraient : c’est Roger, le mil­lion­naire. Voilà qui serait chic ! Comme j’aimerais être mil­lion­naire ! »

amour immodéré des biens terrestresLe pro­fes­seur ferma le cahier avec un sou­rire, sai­sit le sui­vant qui appar­te­nait au gros Jean­not.

« Si j’étais mil­lion­naire, j’épouserais la cui­si­nière de l’hôtel de la Rose, parce qu’elle cui­sine comme pas une. Il fau­drait qu’elle me serve chaque jour mes mets pré­fé­rés, du veau froid, en entrée, un grand plat de nouilles au gruyère, de l’oie rôtie et des fraises à la crème fouet­tée. Si je rece­vais cela tous les jours, je serais content. Je n’aurais pas d’autre désir. Ah ! si, il me fau­drait encore, bien entendu, une glace aux fruits chaque jour. »

« Quel affreux gour­mand », mur­mura le pro­fes­seur, en sou­riant. Puis, il prit le devoir de Rosette, qui avait ten­dance à être coquette.

« Si j’avais un mil­lion », y lisait-​on, « je m’achèterais les plus beaux vête­ments, comme on en voit au cinéma. Je chan­ge­rais de robe trois fois par jour, avec l’aide d’une femme de chambre, tou­jours comme dans les films. Et puis, je ferais moi-​même du cinéma, natu­rel­le­ment, parce que, quand on a beau­coup d’argent, on arrive à ce que l’on veut. Je joue­rais les plus beaux rôles, et les gens diraient : c’est la mil­lion­naire, voyez comme elle joue mer­veilleu­se­ment bien. » Conti­nuez à lire »

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Saint Jean de la Croix, Doc­teur de l’Église, né en 1542 à Fon­ti­ve­ros (pro­vince de Cas­tille) mort le 14 décembre 1591 à Ubeda (pro­vince d’Andalousie).

Si l’on veut gra­vir une haute cime pour voir le soleil se lever sur un monde étin­ce­lant de pureté, il faut se déles­ter de tout ce qui encombre ; à ce prix seule­ment, on pourra atteindre le som­met. C’est le che­min spi­ri­tuel que nous trace saint Jean de la Croix ; il fau­dra pas­ser des nuits pour arri­ver à la lumière. Sui­vons donc notre saint dans son ascen­sion vers le som­met du Mont Car­mel. Les quelques étapes de sa vie que nous évo­que­rons vont nous le per­mettre.

La nuit obscure et le miracle de la Vierge et du puit

L’âme du futur saint, enfant, vivait dans l’intimité de Dieu, de la Sainte Vierge, des anges et des saints. Une aven­ture qu’il raconte lui-​même fut sans doute l’occasion du pre­mier pas de sa longue ascen­sion.

Le petit Jean jouait avec ses cama­rades (enfant « il se com­por­tait comme un ange » disait de lui sa mère, il était vif et plein d’entrain), le groupe s’est appro­ché d’un minus­cule étang aux eaux bour­beuses et s’amuse à y jeter des bouts de bois. On crie, on rit, et cha­cun cherche à reti­rer son bâton. Mais les bords sont glis­sants et Jean, emporté par son ardeur, tombe dans l’eau. Il s’enfonce et l’on ne voit plus que sa tête.

Les petits cama­rades poussent des hur­le­ments, mais voici Jean qui lève la tête : il voit au-​dessus de lui une très belle dame qui lui tend ses mains « jolies et bien tour­nées ».

Petit, dit-​elle, donne-​moi la main et je te sor­ti­rai.
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Des singes encombrants

« Ce matin-​là, dit le mis­sion­naire, tou­jours à bicy­clette, je plonge dans la val­lée : une val­lée toute verte, pleine de grands arbres et de champs de maïs. Je suis seul comme d’habitude. On ne risque pas, il est vrai de se que­rel­ler avec son com­pa­gnon, mais par­fois il est bon d’en avoir un à ses côtés. En pleine des­cente, une cin­quan­taine de singes, des gros cyno­cé­phales (cyno­cé­phale veut dire : tête de chien) me barrent la route. Je freine et m’arrête à peine à 10 mètres d’un gros singe, le chef de la troupe, le sur­veillant géné­ral, bien assis, atten­dant que toute la bande des mâles et des gue­nons soit pas­sée.

« De loin, c’est joli à voir tous ces petits singes accro­chés au ventre de leur mère qui criaillent, peu­reux comme des enfants en larmes. Je gre­lotte… je veux dire que j’agite sans arrêt le gre­lot de ma bicy­clette… mais rien à faire. Ils viennent sur ma gauche, alors c’est à moi de pas­ser : j’ai la prio­rité, pas vrai ?

« Mais le digne patriarche ne s’en sou­cie guère et reste tou­jours là, méfiant, l’œil mau­vais dans une tête peu sym­pa­thique. Allons… ça y est, toute la famille est dans la brousse, grim­pée aux arbres. Le vieux chef quitte len­te­ment la route et moi je passe vite… vite.

Récit de missionnaires pour le enfants en Afrique

« Quelques minutes après, en grim­pant la côte, j’ai le souffle coupé, les jambes molles et suis obligé de m’arrêter. Je gre­lotte, mais cette fois-​ci pour de bon ; je claque des dents. Quelle peur, Sei­gneur ! Oui, la peur phy­sique, irrai­son­née me ter­rasse. Pen­dant un quart d’heure je reste là, sur le bord du fossé, à attendre que mon petit cœur folâtre se remette à battre nor­ma­le­ment.

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Anne de Guigné.

Sacrifice pour se préparer à la communion - Anne de GuignéOh ! le beau modèle eucha­ris­tique ! comme elle a bien su se sanc­ti­fier par la Com­mu­nion, cette enfant bénie ! La COMMUNION était pour cet Ange de pureté un fes­tin de joie. A tous ceux qui la consi­dé­raient, elle appa­rais­sait alors trans­fi­gu­rée : « On eût dit, déclare un témoin, un osten­soir vivant qui s’avançait tout rayon­nant d’amour. » Ceux qui ont vu cette vir­gi­nale enfant reve­nir de la Sainte Table, ne l’oublieront jamais, plu­sieurs affirment que son visage pre­nait alors un éclat extra­or­di­naire. Jésus trans­pa­rais­sait en son petit lis écla­tant de pureté. Tout cela, c’était la récom­pense mer­veilleuse de sa géné­ro­sité, de sa pré­pa­ra­tion tou­jours fer­vente à la sainte Com­mu­nion.

Quand le moment en appro­chait, rien ne pou­vait la sor­tir de son recueille­ment. Un jour, la mati­née était splen­dide et chaque brin d’herbe comme serti de dia­mants, la lumière s’accrochant à chaque goutte de rosée, Les hiron­delles ali­gnées sur les fils du télé­graphe gazouillaient, tout était enchan­te­ment, et son frère, émer­veillé, tra­dui­sait son admi­ra­tion en cris enthou­siastes et en bonds joyeux : « Jojo, fit Anne, en met­tant un doigt sur ses lèvres, il faut pen­ser à ta Com­mu­nion. » Au retour de la Messe, les enfants par­laient des hiron­delles et de tout ce qui les avait ravis : « Maman, moi aussi, dit Anne avec can­deur, j’avais bien envie de dire mon admi­ra­tion comme Jojo, mais j’ai fait un sacri­fice au petit Jésus pour mieux le rece­voir. » Sou­vent elle redi­sait : Petit Jésus, mon doux Sau­veur, gar­dez mon cœur tou­jours à vous ! Ou bien, au milieu de ses jeux les plus entraî­nants, elle s’arrêtait et avec une gra­vité douce : « Jojo, disait-​elle, si nous allions faire une petite prière pour nous pré­pa­rer à la Com­mu­nion de demain ? »

Elle a pra­ti­qué avec une per­fec­tion rare la devise du Croisé : Se vaincre pour com­mu­nier et com­mu­nier pour se vaincre.

L’obéissance est la sain­teté des enfants, avait dit le Père pré­di­ca­teur de sa retraite de Pre­mière Com­mu­nion faite à six ans. Aussi avait-​elle pris alors la réso­lu­tion d’être très obéis­sante. Et elle le devint tel­le­ment que son ins­ti­tu­trice a pu écrire : « Jamais, quand on lui disait de faire une chose, elle n’en deman­dait la rai­son, elle obéis­sait promp­te­ment et tou­jours joyeu­se­ment. » Per­sonne ne se sou­vient, lit-​on dans sa Vie, par le P. Lajeu­nie, de l’avoir vue une seule fois hési­ter quand l’obéissance com­man­dait ; on ne l’entendait jamais ni mur­mu­rer, ni rai­son­ner.

Cette grande vertu ne lui était pas natu­relle. Les Saints ne naissent pas saints, ils le deviennent parce qu’ils se sont cor­ri­gés de leurs défauts. Anne, à deux ou trois ans, était un bébé volon­taire et dif­fi­cile. C’est par amour pour Jésus qu’elle devint si ver­tueuse. Toute petite, elle aimait à com­man­der, à domi­ner ; par vertu, ensuite, elle ne cher­chait plus qu’à être oubliée. Douce, humble, effa­cée, elle met­tait en pra­tique la grande leçon de Jésus : Appre­nez de moi à être doux et humble de cœur. Au com­men­ce­ment, quand ses frères et sœurs la contra­riaient, l’agaçaient, elle se retour­nait vers son ins­ti­tu­trice en s’écriant : « Oh ! que j’ai envie de me fâcher ! » Mais elle se domi­nait, et quand elle eut bien lutté pour acqué­rir la dou­ceur, elle n’avait même plus envie de se fâcher. Deve­nue une vraie petite maman pour ses frères et sœurs, elle les conso­lait, les fai­sait tra­vailler, les amu­sait, leur cédant tou­jours, pas­sant des heures entières à faire « le che­val » du petit Jacques, ce qui la fati­guait et ce qu’elle détes­tait. Elle le fai­sait aima­ble­ment, sans se plaindre. Conti­nuez à lire »

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