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La main desséchée

"La main desséchée"

« Comment, Oscar ! Tu ne manques pas seulement la messe, tu dis encore des mensonges ? ... Tu m'as menti quatre fois maintenant, avant d'avouer que tu es allé jouer au football au lieu d'aller à l'église ! » M. le Curé avait l'air fâché. Il ne peut pas souffrir les mensonges. Oscar, le menteur attrapé, se serait volontiers caché derrière un banc ou aurait préféré disparaître com...

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La dernière visiteuse

"La dernière visiteuse"

C’était à Bethléem à la pointe du jour. L’étoile venait de disparaître, le dernier pèlerin avait quitté l’étable, la Vierge avait bordé la paille, l’Enfant allait dormir enfin. Mais dort-on la nuit de Noël ?... Doucement la porte s’ouvrit, poussée, eût-on dit, par un souffle plus que par une main, et une femme parut sur le seuil, couverte de haillons, si vieille et si ri...

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La belle histoire de saint Tropez

"La belle histoire de saint Tropez"

Un étrange équipage Dans le golfe paisible de Saint-Tropez vint aborder un jour le plus étrange équipage qu'on ait jamais vu. Les vagues durent être bien étonnées de porter si curieuse barque : ni vergues, ni mâts. A la proue, un pauvre coq tout apeuré, crête pâle, plumes hérissées. A la poupe, un chien de berger qui jette de tous côtés des regards inquiets. De gouvernail, de pilot...

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Notre-​Dame de La Vang

Notre Dame de La-​vang : ori­gine du Pèlerinage

La-​vang est situé au milieu de la jungle viet­na­mienne, à quelques kilo­mètres de la cita­delle de Quang-​tri et de la flo­ris­sante chré­tienté de Co-​vuu.

Récit pour les enfants des apparitions de ND de LaVangLa tra­di­tion rap­porte que, il y a envi­ron cent ans 1, des chré­tiens de Co-​vuu, fuyant la per­sé­cu­tion, vinrent se réfu­gier en ce lieu alors entouré d’une grande forêt ; ces braves gens étaient très pieux. Tous les soirs, ils se réunis­saient dans la pauvre chau­mière qui leur ser­vait d’oratoire, et là, devant une gros­sière image de la sainte Vierge, ils priaient avec fer­veur. Demandaient-​ils à la mère de Dieu la ces­sa­tion de la peste, du cho­léra, fléaux si fré­quents en Annam ? La suppliaient-​ils de les pré­ser­ver des tigres si nom­breux dans la forêt ? Ou plu­tôt de faire jouir leur pays de la paix religieuse ?

Un soir, au moment où ils se reti­raient, une dame d’une beauté ravis­sante leur appa­rut ; elle était vêtue de blanc et entou­rée de lumière ; deux char­mants enfants, por­tant cha­cun un flam­beau, se tenaient près d’elle. La dame passa et repassa plu­sieurs fois devant les chré­tiens ravis, ses pieds tou­chant le sol comme pour en prendre pos­ses­sion puis elle s’arrêta, et d’une voix très douce, pro­nonça ces paroles que tout le monde enten­dit et que la tra­di­tion a pieu­se­ment gardées :

« Mes enfants, ce que vous m’avez demandé, je vous l’accorde, et désor­mais tous ceux qui vien­dront ici me prier, je les exaucerai. »

Ayant ainsi parlé, elle dis­pa­rut, et après elle la lumière qui l’entourait.

Grâces

Ce que la sainte Vierge avait pro­mis, elle l’accomplit. Au récit des grâces nom­breuses qu’elle répan­dait dans son humble sanc­tuaire de La-​vang, les pèle­rins accou­rurent, des envi­rons d’abord, puis de contrées plus éloi­gnées, et le culte de Notre Dame de La-​vang n’a cessé de gran­dir. Parmi les grâces qu’elle répand, il en est une qu’elle se plaît à accor­der plus fré­quem­ment que toute autre : celle d’avoir des enfants. Conti­nuez à lire »

Notes:

  1. Note : Ce texte date de 1901. Les appa­ri­tions dont il est ques­tion ici ont eu lieu vers 1798

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Une zaouïa ? C’est le siège d’une confré­rie reli­gieuse com­po­sée de pères de famille. Les chefs de la zaouïa n’ont pas le pou­voir d’empêcher le ban­di­tisme dans la région, mais ils ont un tel pres­tige sur leurs com­pa­triotes musul­mans, qu’ils peuvent sau­ver tous les voya­geurs qui arrivent à se pla­cer sous leur pro­tec­tion immédiate.

Récit de la traversée du Maroc par Saint Charles de Foucauld

Or, grâce à son ami juif de Fez, Fou­cauld est por­teur d’une lettre de recom­man­da­tion pour Sidi ben Daoud, le patriarche de la zaouïa. Il confie la lettre à un mes­sa­ger musul­man qui part sans argent et avec le mini­mum de vête­ments (pour ne pas ten­ter la cupi­dité des pillards) en direc­tion de Boujad.

Le len­de­main matin, le mes­sa­ger revient, il conduit un char­mant jeune homme qui che­vauche une mule et tient un para­sol. C’est un petit-​fils de Sidi ben Daoud qui vient cher­cher Fou­cauld et Mar­do­chée. Ce jeune homme n’a qu’un seul esclave pour toute escorte, mais le para­sol qu’il tient à la main vaut tous les fusils du monde, il signi­fie la pro­tec­tion de la zaouïa et per­sonne n’osera faire le moindre mal à la petite caravane.

À Bou­jad, Fou­cauld passa dix jour­nées mer­veilleuses car il fut traité avec les plus grands égards. Mais il ne tarda pas à com­prendre que ses hôtes avaient percé à jour le secret de son dégui­se­ment et reconnu en lui un chré­tien de France. Après quelques jours de vive inquié­tude, tout se ter­mina par une franche expli­ca­tion entre l’explorateur et Sidi Edris, un des fils du patriarche. Fou­cauld com­prit alors que c’était pré­ci­sé­ment comme chré­tien de France et non comme pré­tendu rab­bin qu’on l’avait reçu avec tant de prévenances. Aussi lorsqu’il repar­tit, Sidi Edris l’accompagna per­son­nel­le­ment pen­dant six jours de route pour le pro­té­ger dans le reste du Tadla et pro­lon­ger le plai­sir d’être en sa com­pa­gnie, ce dont Fou­cauld n’était pas moins ravi.

Quelque temps plus tard, à Tisint, dans le Sud maro­cain, Fou­cauld se lie encore d’intime ami­tié avec un autre musul­man, Hadji Bou Rhim, qui devina lui aussi sa qua­lité de Fran­çais. Bou Rhim se char­gea lui-​même de conduire l’explorateur un peu plus loin, jusqu’à Mri­mima, afin de le recom­man­der à une nou­velle zaouïa.

Charles de Foucauld craint les attaques des pillards au MarocSitôt Bou Rhim reparti, la situa­tion com­mença à mal tour­ner. Moins dés­in­té­res­sés que ceux de Bou­jad, les chefs de la zaouïa de Mri­mima acca­blèrent Fou­cauld de demandes d’argent. Pis encore, le bruit se répan­dit aux envi­rons que le petit rab­bin était por­teur d’un tré­sor. Une forte bande de pillards fut aler­tée et vint cer­ner la zaouïa en récla­mant qu’on lui livre le voya­geur. Res­pec­tueux des lois de l’hospitalité antique, les chefs de la zaouïa refusent de tra­hir leur hôte, mais ils le font mol­le­ment et sans grande auto­rité, de telle sorte que Fou­cauld peut craindre à tout ins­tant un coup de force des pillards péné­trant dans la zaouïa pour s’emparer de lui. Il est d’autant plus inquiet qu’en fait de tré­sor il lui reste peu d’argent, et qu’il a toutes chances d’être assas­siné si les pillards le cap­turent, car ils seront furieux de ne pas trou­ver le tré­sor escompté.

Un seul espoir : faire appel à Bou Rhim. Fou­cauld lui envoie en hâte un mes­sa­ger, puis le soir vient et la nuit s’écoule pleine d’angoisse. Bou Rhim viendra-​t-​il à temps et en force ? Ou bien va-​t-​on voir tout d’un coup la bande des pillards for­cer les portes de la zaouïa ? Le len­de­main matin, grand bruit au-​dehors, c’est une troupe de cava­liers armés qui arrivent au grand galop. Bou Rhim est en tête. Dès l’arrivée du mes­sa­ger de Fou­cauld, il avait réuni tous ses parents et voi­sins pour cou­rir au secours de son ami. Les pillards s’enfuirent aus­si­tôt. L’explorateur était hors de dan­ger.
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Petite vie de Charles de Foucauld - gourmandiseSi Charles de Fou­cauld est cano­nisé un de ces jours, on pourra dire de lui : c’était le plus gour­mand des saints.

À vingt ans, quand il était élève à l’école de cava­le­rie de Sau­mur, il se sou­ciait fort peu de ce qu’on pou­vait don­ner à man­ger au réfec­toire, il s’arrangeait pour dîner toutes les fois qu’il pou­vait chez Budan, le meilleur res­tau­rant de la ville. S’il était aux arrêts et mis dans l’impossibilité de sor­tir, ce qui arri­vait sou­vent, il se fai­sait appor­ter du dehors des plats de luxe et des vins fins pour fes­toyer en com­pa­gnie de son ami le mar­quis de Morès et de quelques autres camarades.

À por­tée de son lit, il avait d’ailleurs en per­ma­nence du pâté de foie gras et une bou­teille de vieux vin pour pou­voir se remon­ter le moral en cas d’insomnie.

Rien de tout cela ne lui suf­fi­sait. En cette bonne ville de Sau­mur, Charles de Fou­cauld connais­sait quelques familles de parents et amis qui l’invitaient de temps à autre à des goûters.

Les enfants le redou­taient comme la peste, car dès qu’il s’approchait de la table des gâteaux, ceux-​ci dis­pa­rais­saient comme par enchan­te­ment. Aussi quand les parents disaient aux enfants : sur­tout ne sui­vez pas l’exemple de votre grand cou­sin Charles, les enfants étaient tous bien d’accord.

À part cela il était amu­sant, plein de gen­tillesse, tou­jours prêt à invi­ter quelqu’un à faire bom­bance avec lui, dès qu’il y pen­sait, mais il n’avait qu’une envie : bien jouir de la vie et en faire le moins pos­sible. À vingt ans il ado­rait se faire voi­tu­rer en fiacre comme un vieux mon­sieur ; à force de bien man­ger il était devenu gras et presque obèse.

Récit pour les momes - Charles de Foucauld  et son grand-pèreNé à Stras­bourg en 1858, Charles de Fou­cauld était devenu orphe­lin quand il était encore petit gar­çon et il avait été élevé par son grand-​père le colo­nel de Monet qui fut très bon et très faible avec lui. Charles fit des études secon­daires pas­sables. Pour faire plai­sir à son grand-​père, il se pré­senta à l’école mili­taire de Saint-​Cyr et fut reçu 82e sur 412, mais il n’en sor­tit que 333e sur 386. Il put ainsi entrer à l’école de cava­le­rie de Sau­mur, et il réus­sit encore l’examen de sor­tie, mais 87e sur 87.

À ce moment-​là il était majeur, et comme ses parents étaient morts, il reçut en héri­tage une très grosse for­tune. Il y puisa tout de suite à pleines mains pour s’offrir tous les plai­sirs qu’il dési­rait. Bref il se com­por­tait exac­te­ment comme le fils pro­digue de l’Évangile.

Bien entendu, il ne met­tait plus les pieds à l’église et ne croyait même plus à la religion.

Nommé offi­cier aux Chas­seurs d’Afrique, il fit un tel scan­dale que le colo­nel, indi­gné, lui demanda de ren­trer dans le droit che­min ou de quit­ter l’armée. Mais Fou­cauld se moquait éper­du­ment des remon­trances du colo­nel et le résul­tat fut que, le 20 mars 1881, le sous-​lieutenant Charles de Fou­cauld fut ren­voyé de l’armée. Il avait vingt-​deux ans.
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Non loin de la pit­to­resque ville de Semur en Côte-d’Or, se trouve une bour­gade modeste : Alise Ste-​Reine.

C’est l’antique Alé­sia dont le nom est entré dans l’histoire. On sait que c’est là, qu’après une résis­tance héroïque, Ver­cin­gé­to­rix se ren­dit à César en l’an 52 avant l’ère chrétienne.

Sait-​on aussi que le nom de sainte Reine rap­pelle le sou­ve­nir d’une jeune mar­tyre gallo-​romaine, qui versa son sang pour le Christ à Alé­sia ?
Reine naquit en 236 à Alé­sia, au palais du Sei­gneur Clé­ment, son père. Il était riche, puis­sant, mais païen farouche, il pour­sui­vait de sa haine les chré­tiens. L’idolâtrie ne devait dis­pa­raître que deux siècles plus tard, après la conver­sion de Clovis.

La mère de la petite Reine mou­rut peu après sa nais­sance, et Clé­ment confia le bébé à une nour­rice dont on lui avait vanté l’honnêteté. La brave femme était chré­tienne mais Clé­ment l’ignorait. Elle s’attacha for­te­ment à sa gra­cieuse petite nour­ris­sone, la fit bap­ti­ser secrè­te­ment et l’éleva dans la reli­gion du Christ à l’insu de son père.

Les pre­mières paroles que pro­nonça Reine furent les noms de Jésus et de Marie. À mesure que se déve­lop­pait sa jeune intel­li­gence, la nour­rice lui fit com­prendre qu’elle ne devait par­ler de sa reli­gion à per­sonne, même pas, et sur­tout pas, à son père. Reine com­prit, et quand le Sei­gneur Clé­ment pas­sait à che­val en allant à la chasse ou en expé­di­tions guer­rières, il s’arrêtait pour embras­ser sa petite fille, écou­tant un ins­tant son babillage ; mais celle-​ci pre­nait bien garde de ne pas lui par­ler de Dieu, de Jésus, ou de sa sainte Mère.

Clé­ment ne tarda pas à rap­pe­ler au palais la petite ; elle avait sept ou huit ans, il était fier de sa beauté.

— « Prends bien garde, mon agneau, dit en l’embrassant sa nour­rice. Ne dis à per­sonne au châ­teau que tu adores le vrai Dieu. Fais-​le en secret dans ton cœur, le Sei­gneur Clé­ment te mène­rait à la mort lui-​même, s’il savait que tu es chrétienne.

— Ne crains rien, nour­rice. Je ne prie­rai Dieu qu’en secret et atten­drai d’être plus grande pour par­ler de Lui. »

Reine fut pru­dente et long­temps le grand secret fut ignoré de tous au palais. Mais de la voir par­fois mys­té­rieuse et secrète, s’enfermant seule pour prier et n’accordant jamais un regard aux idoles aux­quelles on offrait de l’encens, éveilla les soupçons.

Le Major­dome de Clé­ment lui dit un jour :

— « Maître, un bruit court. On dit que votre fille, la demoi­selle Reine, s’est lais­sée séduire par la secte du Gali­léen, qu’elle l’adore en secret, et porte sur son cœur une croix dis­si­mu­lée sous ses dentelles.

— Ma fille ! s’écria Clé­ment, c’est impos­sible. Je n’ai que cette belle enfant et elle serait chré­tienne ? Qu’on me l’amène immédiatement. »

La vie de Sainte Reine pour les enfants et les scoutes

« Nour­rice, je viens vivre avec toi ! »

Tout le châ­teau est en émoi. Les ser­vi­teurs aiment tous la petite Reine… que va-​t-​il lui arriver ?

— « Le maître est dur et cruel, murmure-​t-​on, que va deve­nir notre demoi­selle ? Il ne vou­dra rien entendre. »

Tous se ras­semblent pour voir ce qui va se pas­ser.
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Hui­tième com­man­de­ment. 1

Récit de bravoure par un jeune - La ville de Tizi-OuzouNiché au creux de la mon­tagne, Tizi-​Ouzou som­meille. C’est l’heure de la sieste.

À l’extrémité de la bour­gade, tout près de la grande forêt, une ferme se dresse, habi­tée depuis plus de cent ans par la famille Ber­theau qui, à force de tra­vail, a réussi à trans­for­mer la cabane de bran­chages du pre­mier de ses ancêtres en un domaine pros­père. Aussi cette année, la famille a-​t-​elle décidé de s’accorder quelques vacances. M. Ber­theau, sa femme, ses filles et ses trois jeunes gar­çons se sont embar­qués à Phi­lip­pe­ville pour la France où ils comptent res­ter un mois. Jean, le fils aîné, a demandé à res­ter pour gar­der le domaine. Étendu sur une sorte de divan arabe, il som­meille ; mais un bruit sin­gu­lier tout à coup éveille son atten­tion ! Qu’est-ce ? On dirait le galop d’un che­val. Quel impru­dent peut oser voya­ger sous l’implacable soleil ? Jean court à la fenêtre. Lancé à toute allure, un che­val galope là-​bas sur la piste. Un bur­nous rouge flotte au vent de la course : un spahi. Mais qu’arrive-t-il ?

Lorsque l’animal par­vient à la hau­teur de la fenêtre où Jean se tient hale­tant, le cava­lier soli­taire perd l’équilibre et roule à terre. Sa mon­ture s’arrête d’elle-même quelques pas plus loin et revient flai­rer son maître étendu en tra­vers du chemin.

Jean a bondi ; il se penche sur le sol­dat, le sou­lève, essaie de le rani­mer. Sa veste est rouge de sang. Une balle, entrée par le dos, a tra­versé l’homme de part en part. Le blessé entr’ouvre les yeux :

Fidelité à la Mission - exemple pour la jeunesse« Por­ter pli Fort-​Flatters, ordre du général… »

La fin est inin­tel­li­gible. Aidé d’un arabe, Jean le trans­porte à l’intérieur de l’habitation. Est-​il mort ? Non, un souffle imper­cep­tible passe encore entre ses dents ser­rées. Ses lèvres s’agitent et voici que, sans ouvrir les yeux, il mur­mure :
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Notes:

  1. Que nous ordonne le hui­tième com­man­de­ment ?
    Le hui­tième com­man­de­ment nous ordonne de dire quand il le faut la vérité, et d’interpréter en bien, autant que nous le pou­vons, les actions de notre pro­chain.

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