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Le don d'intelligence

Le don d'intelligence

Le don d’Intelligence nous est donné par l’Esprit-Saint pour que notre foi soit plus vive, puisque, déjà, d’une certaine façon, ce don d’Intelligence nous fait voir, ou au moins « deviner Dieu ». Le don de Science aussi va nous aider à mieux croire, parce qu’il nous donne de comprendre la parole de Dieu : la Bible, l’Évangile, le catéchisme… Il y a dans les psaumes une...

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Celle à qui la Dame parla

Celle à qui la Dame parla

Au pied des Pyrénées, dans un site beau, mais sévère, le village de Lourdes menait, il y a cent ans, la vie simple, laborieuse, monotone, de tant de villages de par le monde, et rien n'indiquait qu'un jour il deviendrait un des lieux les plus célèbres de la terre. Les bergères y gardaient leurs moutons dans les pâturages ; le Gave solitaire roulait ses eaux vives sur les cailloux ; les gen...

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La sainte communion

La sainte communion

Chapitre XXI   C’est demain l’Ordination, après-demain la première Messe d’Yvon et la première Communion de petit Pierre. Le grand cousin est en retraite depuis huit jours, et le benjamin est en retraite aussi. Parfaitement, trois grandes journées de recueillement, entre maman et M. le Curé. Ce soir, petit Pierre vient de rentrer. Il monte trouver sa mère qui, par bonheur, ...

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Histoire pour les petits

La Vierge Marie racontée aux Jeannettes et LouveteauxL était une fois, dans la capi­tale de la Pales­tine, deux vieux époux, cas­sés par l’âge et le travail.

Ils habi­taient une petite mai­son blanche et pro­prette, au bout de la grand’rue de Jéru­sa­lem, juste devant le Temple. Le soir, lorsqu’il fai­sait beau, ils aimaient s’asseoir sur le pas de leur porte et regar­der, sans rien dire, le soleil tout rouge entrer dans son lit de nuages der­rière les tours et les cou­poles du monument.

Mais ils n’étaient pas heu­reux, car ils n’avaient pas d’enfant et se trou­vaient bien seuls.

Un soir, comme ils se sen­taient plus tristes que jamais, Joa­chim prit la main d’Anne, la serra très fort et lui dit :

« Puisque c’est ainsi et que nous deve­nons vrai­ment très âgés, nous allons faire encore un immense sacrifice…

— Quel sacri­fice encore ? dit Anne, sen­tant un petit pin­ce­ment du côté de son cœur.

— Eh bien ! dit Joa­chim, tout bas et tout len­te­ment, nous allons nous séparer !

— Quoi ! pleura la pauvre Anne.

— Oui, nous allons vivre pen­dant quelque temps cha­cun très loin l’un de l’autre. Nous offri­rons ainsi au Bon Dieu ce qui nous coûte le plus parce que c’est cer­tai­ne­ment cela qui sera le plus dur ».

Ils s’aimaient tel­le­ment, ces deux bons vieux, que la pen­sée de n’être plus ensemble leur fen­dait le cœur.

Joa­chim, qui savait très bien ce qu’il vou­lait, ne se laissa pas atten­drir par les larmes d’Anne ; il pré­para son petit balu­chon (en Orient, il faut bien moins de bagages que par ici pour voya­ger) et, le len­de­main matin, après avoir embrassé sa femme très fort, s’en alla seul sur la grand’route blanche. Anne pleu­rait tel­le­ment qu’elle ne put regar­der long­temps ; et quasi toute la jour­née, elle demeura, la tête dans le coude, à san­glo­ter silencieusement.

Saint Anne et Saint Joachim les parents de Marie

En ce temps-​​là, la Pales­tine pos­sé­dait de vastes régions cou­vertes d’une herbe drue et sèche, dont se nour­ris­saient d’innombrables trou­peaux de mou­tons. Comme il eût été dan­ge­reux de les lais­ser ainsi se pro­me­ner seuls, des ber­gers les accom­pa­gnaient. Vêtus d’une houp­pe­lande brune ou ver­dâtre, appuyés sur un long bâton ter­miné par une petite bêche et qu’on nomme une hou­lette, ils res­taient de longs mois loin de chez eux, pas­sant la jour­née en plein air à sur­veiller leurs trou­peaux. Le soir, assis en cercle autour d’un feu, ils se racon­taient des his­toires sous le beau ciel clair d’Orient. C’est eux que Joa­chim alla rejoindre lorsqu’il eut quitté sa femme et sa blanche petite mai­son. Les ber­gers étaient de braves gens, pas curieux. Ils le reçurent sans rien lui deman­der. Alors, en gar­dant les mou­tons, Joa­chim pen­sait au Bon Dieu, à Anne, sa femme, au petit enfant qu’ils vou­draient tant avoir ; et ses jour­nées et par­fois même ses nuits n’étaient qu’une longue prière.

Saint Joachim priant Dieu et gardant son troupeauQuand on prie le Bon Dieu avec per­sé­vé­rance, on finit tou­jours par être exaucé. Il faut conti­nuer pen­dant long­temps. Puis, ne pas avoir peur d’un sacri­fice pour accom­pa­gner cette prière. Anne et Joa­chim en avaient déjà fait beau­coup : jamais de plus grand que de se quit­ter. Parce qu’ils furent vrai­ment géné­reux, le Bon Dieu se mon­tra, à son tour, par­fai­te­ment bon.

Un soir que Joa­chim, assis sur un rocher, regar­dait ses mou­tons se perdre dou­ce­ment dans la brume, il aper­çut une lumière flot­tant à l’horizon. Intri­gué, il scruta ce point lumi­neux, ten­dant en avant son visage ridé. La lumière parais­sait appro­cher, briller davan­tage. Joa­chim se mit debout pour mieux obser­ver ; mais alors qu’il se rele­vait péni­ble­ment, tant ses membres étaient gourds et tor­dus par les rhu­ma­tismes, il dut quit­ter des yeux, un ins­tant, l’étrange clarté. Lorsqu’il se fut dressé, il fut stu­pé­fait de voir un ange : un bel ange dont les ailes fris­son­naient encore avec un bruit si doux, si léger et si frais que Joa­chim crut le prin­temps devant lui. Ahuri, il s’appuya de tout son poids sur sa hou­lette et ouvrit bien grande sa vieille bouche éden­tée, mais il n’eut pas le temps de poser des ques­tions. L’ange par­lait, et sa voix était déli­cieuse comme une musique de fête :

Histoire pour veillée scout : la naissance de Marie« Joa­chim, tu vas être exaucé ! — (Ce n’est jamais pos­sible ! se dit Joa­chim). — Le Bon Dieu a été tou­ché de tes prières, de tes sacri­fices. Il a été content de voir que tu ne déses­pé­rais pas, qu’au contraire tu conti­nuais de Le ser­vir de ton mieux. Tu auras bien­tôt une petite fille : une char­mante petite fille que tu appel­le­ras Marie. Elle sera si exquise que, dès qu’elle pourra mar­cher, tu la confie­ras aux prêtres du Temple afin qu’ils l’offrent au Bon Dieu.

« Tu avais long­temps espéré. Tu avais long­temps attendu. Ta récom­pense est magni­fique, car tu vas pos­sé­der le plus beau cadeau que jamais Dieu ait fait aux hommes.

« Rentre chez toi. La vieille Anne s’inquiète de ta longue absence et part à ta rencontre.

« Pour te prou­ver la véra­cité de ma pro­messe, je t’annonce que tu retrou­ve­ras ta femme auprès de la fon­taine, à l’entrée de la ville ».

Joa­chim n’en croyait ni ses yeux, ni ses oreilles. Ses vieilles mains trem­blantes agi­taient son bâton, et l’ange avait dis­paru depuis long­temps déjà qu’il demeu­rait encore sur place, abasourdi.

Lorsqu’il revint à lui, il vou­lut immé­dia­te­ment se mettre en route ; il ramas­sait son sac et ses pro­vi­sions éparses, quand il se sou­vint des mou­tons. La nuit était venue. On dis­tin­guait à peine, sur le pacage, la masse grise de tous ces dos, ser­rés les uns contre les autres, d’où mon­taient de tristes bêle­ments. Conti­nuez à lire »

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Dans une salle du châ­teau de Lignières, une dame pen­chée sur un gros livre, en expli­quait les enlu­mi­nures à une petite fille qui écou­tait ses paroles avec une vive atten­tion. Le visage pâle de l’enfant s’éclairait de grands et beaux yeux verts, lim­pides, pro­fonds, des che­veux blonds tom­baient sur ses épaules. Mais ses membres grèles, mal pro­por­tion­nés, son dos voûté, don­naient à son petit corps un aspect ché­tif et dis­gra­cieux. Ses vête­ments étaient d’étoffe commune.

Vie de Sainte Jeanne de France, Reine puis religieuse

Sainte Jeanne enfant et Mme de Lignières

Certes, on n’eut pas deviné en cette enfant, pau­vre­ment vêtue, la fille du puis­sant roi de France, Louis XI !

Jeanne de France était née le 23 avril 1464 à Nogent-​​le-​​Roi, où Louis XI et la reine Char­lotte de Savoie séjour­naient au retour d’un pèle­ri­nage à Chartres, entre­pris pour implo­rer de la Vierge qu’un fils leur soit accordé. Trois enfants étant morts en bas âge, il ne leur res­tait qu’une fille : Anne. Le roi dési­rait ardem­ment un héri­tier qui conti­nuât sa race et son œuvre Or, ce fut une fille qui naquit, une petite fille fra­gile et mal venue ! Le roi fut déçu, vexé. Le bap­tême de la petite prin­cesse se célé­bra sans aucune réjouissance.

Cepen­dant la poli­tique ne per­dant jamais ses droits, peu de jours après la nais­sance de cette fille si mal reçue, Louis XI com­bi­nait déjà pour elle un mariage avec son cou­sin Louis d’Orléans, alors âgé de deux ans !

À Amboise, la reine Char­lotte douce et pieuse, veillait sur sa petite fille.

Mais Louis XI ne pou­vait souf­frir sa pauvre enfant. Dès qu’elle eut cinq ans, il décida d’éloigner Jeanne de la cour, et de la confier à la baronne de Lignières qui l’élèverait dans son châ­teau. Le baron et la baronne de Lignières, puis­sants sei­gneurs n’ayant pas d’enfants, seraient prêts à aimer la petite prin­cesse Tous deux, pro­fon­dé­ment chré­tiens, étaient dignes de veiller sur une fille de roi et une future sainte.

pour les scouts : Récit de sainte Jeanne Reine de France

Le Châ­teau de Lignières

Le châ­teau de Lignières avec son gros don­jon, sa tour de guet, ses murs épais, se dres­sait au milieu de fraîches prai­ries cou­pées d’une claire rivière.

En ce temps de guerres civiles et des san­glantes émeutes, Jeanne à l’abri des murailles de Lignières, pas­sera, dans cette retraite, de longues et calmes années. Mais, sépa­rée de sa mère, dure­ment repous­sée par son père, oubliée de ses proches, l’enfant sen­sible, aimante, souf­frira pro­fon­dé­ment. Elle savait qu’elle ne res­sem­blait pas aux autres petites filles, fraîches et plai­santes qui cou­raient et dan­saient dans les prés, autour du vil­lage voi­sin. Mala­dive, dis­gra­ciée, humi­liée, pour­tant elle ne se plai­gnait ni ne s’aigrissait. Tou­jours douce et patiente, déjà elle offrait ses peines et ses sacri­fices à Dieu qui l’attirait par sa grâce. Elle se tour­nait sur­tout avec une enfan­tine confiance vers la Vierge Marie, sa Mère du ciel, tou­jours prête à l’écouter et à la consoler.

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Saint Jean-​​Marie Vian­ney, appelé aussi le Curé d’Ars, a vécu en France au XIXe siècle. Aux nom­breux fidèles qui viennent l’écouter, il veut mon­trer que Dieu est amour, par­don, misé­ri­corde, bonté. Ce seront d’ailleurs ses der­niers mots : « Comme Dieu est bon… »

Dans la petite église d’Ars, la messe va com­men­cer. L’assemblée est très nom­breuse. Parmi les fidèles se trouve un homme appelé Mais­siat. Venu de Lyon, c’est un grand intel­lec­tuel. Il est de pas­sage dans la région pour la chasse aux canards. Ayant entendu par­ler du célèbre Curé d’Ars, il décide d’entrer dans l’église pour se moquer du vieux prêtre. Mais­siat a étu­dié la phi­lo­so­phie, il veut se mesu­rer à mon­sieur Vian­ney ; il cherche à com­prendre pour­quoi ce prêtre igno­rant, qui a eu tant de mal dans ses études, fait accou­rir des per­sonnes, même de très loin. Elles sont sou­vent prêtes à patien­ter des heures, par­fois des jours, afin de se confes­ser à lui.

Histoire du saint Curé d'Ars, saint Jean-Marie Vianney

Après le ser­mon, du haut de la chaire où il se trouve pour prê­cher, le Curé d’Ars inter­pelle l’homme devant tout le monde :

— Mon ami, j’espère que votre âme est plus propre que les chiens que vous avez atta­chés à la porte de l’église.

Tout le monde le regarde, cer­tains sou­rient en voyant que le riche Mais­siat est sou­dain très mal à l’aise, lui qui est entré dans l’église en rica­nant d’un air supérieur.

— Vous vien­drez me voir à la sacris­tie après la messe, ajoute mon­sieur Vianney.

Quand la messe est ter­mi­née, Mais­siat, sûr de lui, rejoint le Curé d’Ars :

— Quelle est donc cette comé­die que vous avez jouée là, mon­sieur le curé ? lui demande-​​t-​​il.

— Mon ami, répond le prêtre, vous allez vous confesser.

— Me confes­ser ? Vous n’y pen­sez pas ! Je ne crois pas en Dieu !

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Saint Honorat

Le chant des Alyscamps

Devant nous s’ouvre la longue allée, bor­dée de hauts peu­pliers d’Italie au feuillage touffu. De chaque côté s’alignent des tom­beaux, des dalles funé­raires, des monu­ments en ruines. Ici, une date qu’on déchiffre avec peine ; là, un nom à demi effacé. Cette allée de tom­beaux rap­pelle les voies romaines que les riches habi­tants de Rome bor­daient de leurs sépulcres. Ainsi, avant d’entrer dans la ville des vivants, on tra­ver­sait la cité des morts.

L’évêque Tro­phime, le pre­mier, eut là son tom­beau et ce fut, dans la suite, un grand hon­neur d’être enterré auprès du saint. Évêques et sei­gneurs, com­mer­çants et bour­geois aimaient à venir dor­mir là leur der­nier som­meil. Dans les villes au bord du Rhône, on confiait les cer­cueils au fleuve, avec une offrande pour les marins qui les repê­chaient. Ainsi, ceux qui s’étaient endor­mis du grand som­meil n’étaient point oubliés ; ils se mêlaient à la vie de tous les jours et la vue de ces tom­beaux était une leçon pour les vivants. Car ceux qui repo­saient à l’entrée de la cité, c’étaient ceux-​​là qui l’avaient faite de leurs tra­vaux, de leurs peines, de leurs sueurs.

Les riches tom­beaux ont dis­paru : il ne reste plus que ces pauvres dalles effri­tées et nues, sous l’allée magni­fique des peu­pliers. Au fond, la vieille église en ruines de Saint-​​Honorat. Ce saint Hono­rat, c’est le saint de Pro­vence, un des pre­miers évêques d’Arles, qui vint des brumes du Nord au pays du soleil et lui donna tout son cœur. Son his­toire est si belle que je ne puis résis­ter à l’envie de vous la conter. Asseyons-​​nous sur ces dalles, à l’ombre des feuillages, dans le cou­chant recueilli.

Saint Hono­rat est né, là-​​bas, dans une grande cité grise au bord du Rhin, vers l’an 360. Ses parents étaient de nobles sei­gneurs esti­més de tous et grands étaient leurs biens. Sa mère, avant sa nais­sance, avait vu, dans un songe, une gerbe de feu jaillir de son cœur. Elle pen­sait : « Que sera mon enfant ? »

Cet enfant, qu’on appela Andro­nich, fit la joie de ses parents : tou­jours sou­riant, très doux, avec un gra­cieux visage où brillaient des yeux vifs, sous une auréole de blonds che­veux. Il devint un éco­lier stu­dieux, mer­veilleu­se­ment doué, si bien qu’il dépassa même son frère aîné.

Jeune homme, il fai­sait l’envie des mères, tant il était aimable et cour­tois. Comme ses parents, il était païen et sacri­fiait aux dieux des Romains, maîtres du Rhin, comme du Rhône, maîtres du monde d’alors. Une aven­ture mer­veilleuse vint trans­for­mer sa vie. Comme il était à la chasse avec des amis, il aper­çut un cerf magni­fique qui, à sa vue, s’enfuit dans les four­rés. Piqué au jeu, Andro­nich des­cend de che­val, oubliant ses com­pa­gnons pour pour­suivre la bête. Course dif­fi­cile à tra­vers la forêt. Tout à coup, le jeune homme voit devant lui s’ouvrir une caverne. Curieux il s’approche et découvre trois hommes vêtus de laine blanche, por­tant de longues barbes. Pris de peur, il songe à s’enfuir, mais il lit tant de bonté sur les visages qu’il avance jusqu’à la caverne. Le cerf s’accroupit aux pieds des soli­taires. Andro­nich s’étonne et s’émerveille.

— Ce cerf appar­tient au Sei­gneur, explique le plus âgé des hommes, au Sei­gneur Dieu que nous ado­rons et il vit fami­liè­re­ment avec nous qui l’appelons au nom de Jésus.

Alors, l’un des ermites, Caprais, conte au jeune homme atten­tif la mer­veilleuse his­toire du Christ. Ce Jésus de Naza­reth, mis en croix par amour pour les hommes, ne lui était pas inconnu. On en avait sou­vent parlé devant lui, il avait entendu dis­cu­ter son ensei­gne­ment dans les écoles, mais il le consi­dé­rait jusque là tel que le lui avaient mon­tré ses parents : comme un mal­fai­teur, un fau­teur de troubles jus­te­ment condamné. Aujourd’hui, dans la caverne ouverte sur la forêt, il com­prend, son erreur et déjà son cœur loyal s’attache à Jésus. Enfin, le cerf le guide vers ses com­pa­gnons inquiets de sa longue absence.

Saint Honorat rencontre St Caprais en Provence
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Sep­tième com­man­de­ment. 1

Ding, ding, dong ! ding, ding, dong !

Gravure église à colorierEn ce beau soir de mai, Marie-​​Odile, la petite cloche, fidèle à son office quo­ti­dien, appelle à Com­plies les habi­tants d’Etial-aux-Sapins.

Tan­dis que tinte le frêle carillon au creux de la val­lée, les fidèles arrivent à pas pres­sés au rendez-​​vous parois­sial du soir.

Il en vient de par­tout : du vil­lage pai­sible, des fermes cachées au pied de la mon­tagne toute bleue, des hameaux reliés les uns aux autres par des lacets de sen­tiers roses.

Il en vient de partout.

Main­te­nant la cloche s’est tue pour écou­ter les voix simples des pay­sans qui adressent au Bon Dieu la prière du soir chantée.

« Celui qui se repose à l’ombre du Tout-​​Puissant, Celui-​​là dit au Sei­gneur : « Tu es ma cita­delle, mon Dieu en qui je me confie. »

La prière monte, monte.

Elle s’échappe par envo­lées, à tra­vers les fenêtres gothiques de la petite église, comme si elle vou­lait cou­rir toute la vallée.

Dans la nuit qui vient, une sil­houette fur­tive, qui avan­çait le long de la rue, s’est arrê­tée près de l’église.

Un homme a écouté un ins­tant, lui aussi, la voix du psaume :

« Celui qui se repose à l’ombre du Tout-​​Puissant… »

puis il est reparti avec un rire cynique.

Et main­te­nant voici qu’il s’éloigne comme un homme sans rai­son vers la pro­fon­deur solen­nelle des montagnes.

Brus­que­ment, il s’arrête encore ; tendu, il écoute.

Au-​​dessus de lui, dans les sapins majes­tueux, mille voix d’oiseaux redisent une can­tate toute pure… une prière du soir.

L’homme croit rêver ; à ses oreilles bour­don­nantes les oiseaux redisent une can­tate toute pure…

« Celui qui se repose à l’ombre du Tout-​​Puissant… »

N’en pou­vant plus, il fuit de nou­veau pour ne plus rien entendre, mais le vent qui s’élève et la source qui jaillit lui répètent sans arrêt :

« Celui qui se repose à l’ombre du Tout-​​Puissant, Le Sei­gneur le préservera. »

Plus sombre, plus farouche que jamais, il rugit de colère et mar­tèle rageu­se­ment le sol de ses talons.

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Notes:

  1. Le bien d’autrui tu ne pren­dras, ni retien­dras injus­te­ment.

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