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Trompette, cheval de cavalerie

"Trompette, cheval de cavalerie"

Ah! ma Mère !... — Quoi donc, ma Sœur ? » La jeune religieuse est navrée : comment dire la chose à « Notre Mère » ? « Ah ! ma Mère !... » A son bureau, la Supérieure des Petites Sœurs des Pauvres s'inquiète : « Un malheur est-il arrivé, Sœur Catherine ? — Un grand malheur, oui, ma Mère. — Mais encore ? — Bayard, ma Mère... — Bayard ?... Qu'a-...

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Ismaïla ou le miracle des étoiles

"Ismaïla ou le miracle des étoiles"

Noël Le crépuscule tombait sur Bethléem... Était-ce la froidure particulière qui incitait les habitants à garder leur porte close ou bien le cœur de ces gens était-il particulièrement froid et fermé ? [caption id="attachment_6389" align="aligncenter" width="600"] Il n'y avait pas de place pour eux à l'hôtellerieBethléem, tapisserie à l'hôtellerie du patriarcat latin[/caption] ...

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Si le diable pouvait se confesser

"Si le diable pouvait se confesser"

(Conte...) Le vieux curé était resté au confessionnal jusqu’à la tombée de la nuit, jusqu’à ce que le dernier pécheur eût quitté l’église. Cependant, il décida d’attendre encore un peu, au cas où un pénitent en retard se présenterait encore. Il était fatigué et malgré lui ses paupières se fermaient. Tout à coup, il sursauta. La porte de l’église avait bougé ;...

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Hui­tième com­man­de­ment. 1

Récit de bravoure par un jeune - La ville de Tizi-OuzouNiché au creux de la mon­tagne, Tizi-​Ouzou som­meille. C’est l’heure de la sieste.

À l’extrémité de la bour­gade, tout près de la grande forêt, une ferme se dresse, habi­tée depuis plus de cent ans par la famille Ber­theau qui, à force de tra­vail, a réussi à trans­for­mer la cabane de bran­chages du pre­mier de ses ancêtres en un domaine pros­père. Aussi cette année, la famille a-​t-​elle décidé de s’accorder quelques vacances. M. Ber­theau, sa femme, ses filles et ses trois jeunes gar­çons se sont embar­qués à Phi­lip­pe­ville pour la France où ils comptent res­ter un mois. Jean, le fils aîné, a demandé à res­ter pour gar­der le domaine. Étendu sur une sorte de divan arabe, il som­meille ; mais un bruit sin­gu­lier tout à coup éveille son atten­tion ! Qu’est-ce ? On dirait le galop d’un che­val. Quel impru­dent peut oser voya­ger sous l’implacable soleil ? Jean court à la fenêtre. Lancé à toute allure, un che­val galope là-​bas sur la piste. Un bur­nous rouge flotte au vent de la course : un spahi. Mais qu’arrive-t-il ?

Lorsque l’animal par­vient à la hau­teur de la fenêtre où Jean se tient hale­tant, le cava­lier soli­taire perd l’équilibre et roule à terre. Sa mon­ture s’arrête d’elle-même quelques pas plus loin et revient flai­rer son maître étendu en tra­vers du chemin.

Jean a bondi ; il se penche sur le sol­dat, le sou­lève, essaie de le rani­mer. Sa veste est rouge de sang. Une balle, entrée par le dos, a tra­versé l’homme de part en part. Le blessé entr’ouvre les yeux :

Fidelité à la Mission - exemple pour la jeunesse« Por­ter pli Fort-​Flatters, ordre du général… »

La fin est inin­tel­li­gible. Aidé d’un arabe, Jean le trans­porte à l’intérieur de l’habitation. Est-​il mort ? Non, un souffle imper­cep­tible passe encore entre ses dents ser­rées. Ses lèvres s’agitent et voici que, sans ouvrir les yeux, il mur­mure :
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Notes:

  1. Que nous ordonne le hui­tième com­man­de­ment ?
    Le hui­tième com­man­de­ment nous ordonne de dire quand il le faut la vérité, et d’interpréter en bien, autant que nous le pou­vons, les actions de notre pro­chain.

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Le saint dont je veux vous par­ler aujourd’hui ne vous paraî­tra peut-​être pas très extra­or­di­naire. Il n’y a rien, en effet, de bien sur­pre­nant dans son enfance ; on ne rap­porte pas que, pour lui, Dieu ait accom­pli des miracles, ni que des anges du ciel lui soient appa­rus, ni même que le Diable lui ait fait quelques-​uns de ses tours. Tout au plus raconte-​t-​on, dans les anciennes chro­niques, que sa mère, alors qu’il allait naître, enten­dit en rêve un mes­sa­ger du ciel lui annon­cer que son fils serait un des plus grands saints de l’Église et qu’il ser­vi­rait la vraie jus­tice de Dieu : mais cela s’est pro­duit pour bien des saints… Non, donc, Yves le bre­ton, n’eut rien, — en appa­rence du moins, — de bien extra­or­di­naire ; il fut un enfant sem­blable à ce que cha­cun de vous peut être. Sa sain­teté naquit tout sim­ple­ment de sa bonté, de sa sagesse, de son appli­ca­tion quo­ti­dienne à sa tâche et de sa volonté ferme de suivre en toutes choses les pré­ceptes du Christ : vous voyez que c’est à la por­tée de tout le monde ! En somme, il ne reste plus à cha­cun qu’à suivre son exemple. C’est là sans doute que com­mencent les difficultés !

* * *

Mais vous savez cer­tai­ne­ment que saint Yves est le patron des avo­cats ; com­ment il eut cette voca­tion, pour­quoi il fut le modèle des gens de robes et com­ment, dès son enfance, il décida de défendre les pauvres gens en jus­tice, cela vaut d’être rapporté.

Au châ­teau de Ker-​Martin, non loin de Tré­guier, où il vivait dans sa famille, avec ses cinq frères et sœurs, le petit Yves aimait à écou­ter les magni­fiques his­toires que racon­tait son grand-​père Tan­crède. C’était alors un vieil homme cassé et ridé, blanc de che­veux, boi­tant bas d’une bles­sure, mais, lorsqu’il com­men­çait à évoquer les prouesses de sa jeu­nesse, sa voix rede­ve­nait vibrante, ses yeux brillaient et, de son bâton manié comme une épée, il sem­blait frap­per encore à grands coups les Infi­dèles. On était alors au milieu du XIIIe siècle et tous les cœurs vaillants bat­taient à la seule idée de la croi­sade. Ah, lut­ter pour que le saint tom­beau res­tât sous la garde des che­va­liers chré­tiens ! quel idéal sublime et, pour ceux qui avaient la chance de par­ti­ci­per à ces admi­rables expé­di­tions, que de sou­ve­nirs exal­tants ! Mais cepen­dant, à ces pages de gloire se mêlaient par­fois des pages de tris­tesse, et le noble Tan­crède, pour sa part, en avait trop connu…

Vie de Saint Yves pour les enfants : Chevalier participant à la CroisadeLorsque l’appel du Pape à la croi­sade avait été connu en Bre­tagne, Tan­crède n’avait pas hésité un ins­tant. Il par­ti­rait ! Mais, se croi­ser, ce n’était pas si facile à faire qu’à dire ! Rien n’était plus simple que de décou­per une croix d’étoffe rouge et de la coudre sur son grand man­teau blanc ; ce qui parais­sait moins com­mode, quand on vivait en che­va­lier pauvre, père de nom­breux enfants, c’était de ramas­ser la somme d’argent suf­fi­sante pour ache­ter un des­trier vigou­reux, une armure neuve, et pour équi­per de même façon l’escorte de quinze ou vingt hommes sans laquelle un sei­gneur n’eût pu partir.

À quelques lieues de Ker-​Martin vivait un autre sei­gneur, très riche et qu’on disait fort ami de son argent. Tan­crède alla trou­ver ce voi­sin et lui demanda un prêt, qui lui per­mît de s’armer, lui et ses gens, pour la croi­sade. L’autre flaira tout de suite la bonne affaire. Il accepta avec empres­se­ment, mais, bien entendu, il exi­gea quelques garan­ties. Tan­crède aurait l’argent, mais son châ­teau serait tenu en gage par son voi­sin, et le bon che­va­lier, qui ne son­geait qu’à cou­rir au plus vite en Terre Sainte, accepta de signer tout ce que l’autre vou­lut, sans même lire les par­che­mins au bas des­quels on le priait de mettre son sceau et sa griffe. Puis il par­tit, lais­sant ses enfants et ses biens à la garde de sa chère femme Yvette, qui avait le cœur gros.

Des années durant, le croisé demeura en Orient. Il batailla avec héroïsme, il occit maints et maints cou­ra­geux Sar­ra­sins. Il revint en Bre­tagne. Tant d’efforts et de lieues par­cou­rues les avaient pas­sa­ble­ment fati­gués, son bon che­val et lui. Sa grave bles­sure lui fai­sait très mal. Comme il appro­chait de son cher Ker-​Martin, une men­diante, sur le bord du che­min, lui fit signe. Il s’arrêta. Elle lui demanda l’aumône.

« Eh, ma bonne femme, s’écria Tan­crède, je reviens de Terre Sainte et n’ai rap­porté que grâces et prières, mais d’argent, nenni ! Et je n’ai même rien mangé depuis hier !

— Ah, noble sei­gneur, répon­dit la quê­teuse, je suis plus pauvre que vous encore, mais il me reste un peu de pain, voulez-​vous le par­ta­ger avec moi ? »

Ému de cette offre géné­reuse, le croisé met pied à terre et s’approche de la bonne femme. Celle-​ci poussa un cri :

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Dans les pages d’un vieux livre

Henri. — Comme c’est amu­sant, toutes ces petites mai­sons, per­chées sur la pente de la montagne !

— Cette mon­tagne, c’est la mon­tagne amie de Gre­noble, celle qu’on voit au bout de chaque rue : le Saint-​Eynard. Je sais à son sujet une bien jolie légende, cueillie dans un vieux livre qui garde encore le par­fum des œillets roses conser­vés entre ses pages jaunies.

Légende de Savoie racontée aux petits : Saint Pierre, La Sainte Vierge et Jésus

« Sachez 1 d’abord que jadis, Dieu, la Vierge et les saints fai­saient sur la voûte céleste de longues pro­me­nades. Quand ils arri­vaient au-​dessus de cette val­lée, c’était pour leurs yeux un émerveillement.

« Ils aper­ce­vaient les Sept-​Laux, les crêtes du Bel­le­donne toutes blanches de neige… Au soleil levant, le mas­sif de la Char­treuse et le gla­cier lilial du Mont-​Blanc.

« À leurs pieds, l’Isère cou­lait avec ses flots argen­tés à tra­vers des clai­rières bor­dées de chênes, de châ­tai­gniers et de peu­pliers… Saint Pierre s’asseyait pour mieux voir ; la Vierge Marie joi­gnait les mains d’admiration… Dieu souriait…

« Mon Dieu ! dit un jour la Vierge Marie, pour­quoi les bords de cette rivière, ces forêts et ces pâtu­rages sont-​ils inha­bi­tés ! Les hommes y seraient si heureux !

— Il n’y a pas de mai­sons, dit saint Pierre, un peu bourru. Et com­ment diable ! voulez-​vous que les pauvres humains trans­portent des maté­riaux dans ces montagnes ?…

— Eh bien ! saint Pierre, dit le Père Éter­nel, tu vas tout de suite en apporter.

— Oh ! dit saint Pierre, des chan­tiers du Para­dis à cette val­lée, le tra­jet est long. Des mai­sons, c’est lourd. Je ne suis plus jeune… Que saint Eynard s’en charge !… Conti­nuez à lire »

Notes:

  1. Cette légende est tirée de Sous le signe des Dau­phins (de Paul Ber­ret), éditions Didier et Richard, à Gre­noble.

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XII. CAPTIF À JÉRUSALEM

Chaque année, la Pen­te­côte atti­rait à Jéru­sa­lem des foules, venues de toutes les popu­la­tions juives dis­per­sées dans le monde entier. À la Pen­te­côte de l’année 58, Paul était dans la Ville Sainte depuis quelques semaines ; il avait revu les chefs de l’Église, leur avait rap­porté tout ce qu’il avait fait, en tant de lieux, pour le Christ et sa foi. Mais un jour qu’il était sur l’esplanade du Temple, des Juifs d’Asie le recon­nurent et se mirent à hurler :

— Le voici l’homme qui, par­tout, sou­lève le peuple contre notre sainte doc­trine ! Le voilà le rebelle ! Il souille le Temple ! À mort ! à mort !

Immé­dia­te­ment, c’est une ruée contre Paul. Sans l’intervention des légion­naires romains, il serait mas­sa­cré. Le tri­bun Clau­dius Lysias, voyant, du haut de la for­te­resse, l’agitation de la foule, dégrin­gola avec des ren­forts : en aper­ce­vant les chla­mydes des troupes, les glaives et les cui­rasses, les plus exci­tés se sen­tirent cal­més. Un ordre sec. Paul est arrêté, enlevé, porté de bras en bras par les sol­dats, tant la foule est pres­sée et menaçante.

Dans le calme de la for­te­resse, le tri­bun inter­roge Paul. Qui est-​il ? pour­quoi tout ce bruit ? L’Apôtre a beau tâcher d’expliquer ; c’est bien dif­fi­cile, pour un sol­dat romain, de com­prendre quoi que ce soit à ces dis­cus­sions de Juifs ! Que Paul parle à ses com­pa­triotes et tâche de les cal­mer ! Mais à peine l’apôtre a-​t-​il pro­noncé vingt phrases que le tumulte de nou­veau éclate. Exas­péré le tri­bun fait rame­ner Paul dans la for­te­resse et ordonne qu’on lui donne le fouet, pour avoir trou­blé l’ordre public. Mais alors Paul se redresse de toute sa petite taille et fixant sur l’officier un regard de feu :

— Est-​ce qu’il t’est per­mis de faire fouet­ter un citoyen romain ?

— Tu es citoyen romain ? répon­dit le mili­taire se sen­tant interloqué.

— Oui.

— Beau titre ! Moi, j’ai dû l’acheter très cher.

— Moi, je l’ai de naissance.

Du coup, Lysias traita son cap­tif avec égards. Il le garda en pri­son, en atten­dant que ses supé­rieurs lui disent ce qu’il devait faire, mais sans le mal­trai­ter. La situa­tion est néan­moins inquié­tante. Autour de la for­te­resse, la foule hurle et réclame sa mort. Que le tri­bun prenne peur et qu’il l’abandonne à la furie, il sera mas­sa­cré. Plus grave encore, un neveu de l’Apôtre qui habi­tait Jéru­sa­lem, apprit qu’un com­plot se pré­pa­rait pour assas­si­ner Paul un jour où il serait conduit de la pri­son à la for­te­resse de Lysias. Mais ce der­nier, averti, prit la déci­sion de faire par­tir au plus vite son prisonnier.

Soli­de­ment pro­tégé par une escorte, Paul fut conduit à Césa­rée, le port luxueux où rési­dait le plus haut fonc­tion­naire romain, le Pro­cu­ra­teur. Celui-​ci l’interrogea lon­gue­ment, avec sym­pa­thie, lui posant des ques­tions sur le Christ et sa doc­trine. Et Paul, cou­ra­geux comme tou­jours, lui parla avec la plus grande fran­chise, lui repro­chant ouver­te­ment les péchés nom­breux et publics qu’il avait com­mis dans sa vie. Seule­ment, le Pro­cu­ra­teur ne se déci­dait pas à juger l’Apôtre, à le condam­ner ou à le libé­rer. Il savait bien que Paul n’avait rien fait qui méri­tât un châ­ti­ment ; mais, en le relâ­chant, le Romain redou­tait de pro­vo­quer de nou­veau des bagarres. Et le temps passait.

Saint Paul devant le Procurateur de Césarée - récit tiré des évangiles

Alors Paul décida d’employer un grand moyen. Tous les citoyens romains avaient le droit absolu, quand ils étaient arrê­tés, de faire appel à l’Empereur. En ce cas, ils devaient immé­dia­te­ment être tra­duits devant des tri­bu­naux spé­ciaux, nom­més pour exa­mi­ner de tels cas. C’était « l’appel à César ». Un jour donc, Paul demanda à être conduit devant le Pro­cu­ra­teur, et lui dit :

— J’en appelle à César !

— Tu en as appelé à César, tu seras conduit à César. Conti­nuez à lire »

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VIII. À LA CONQUÊTE DE L’EUROPE

Ce fut donc par la Macé­doine que le grand Apôtre entra en Europe. La pre­mière ville où il ensei­gna le Christ fut Phi­lippes. À la façon des phi­lo­sophes grecs, il s’installa sur les bords de la rivière et se mit à par­ler à tous les pas­sants, répon­dant à toutes leurs ques­tions. Des femmes, conver­ties par lui, lui offrirent une hos­pi­ta­lité géné­reuse. Et Paul com­men­çait peut-​être à se dire que conqué­rir l’Europe à l’Évangile était beau­coup moins dif­fi­cile qu’il ne croyait, quand un inci­dent, mi-​burlesque, mi-​dramatique, mit sou­dain fin à cette confiance.

Un jour que les Apôtres s’en allaient à leur endroit habi­tuel pour par­ler, une femme se mit à pous­ser des cris. Était-​ce une folle ? Pas tel­le­ment, car ce qu’elle criait était fort juste : « Ces hommes sont vrai­ment envoyés par le Ciel : ce qu’ils enseignent est le salut ! » Mais il est facile de com­prendre que Paul ne tenait pas tel­le­ment à ce qu’on le signa­lât ainsi à l’attention des auto­ri­tés, sur­tout par la voix d’une détra­quée. Il devina, d’un coup, que dans cette jeune esclave se cachait un redou­table démon, qui la fai­sait crier ainsi pour les faire connaître et les perdre. S’arrêtant donc, il cria :

— Démon, sors aus­si­tôt de cette femme ! Je te le com­mande au nom de Jésus-​Christ !

À l’instant même, la femme rede­vint tout à fait nor­male : le démon l’avait quitté. Mais qui fut très mécon­tent ? Le patron de cette jeune esclave. Tant qu’elle était à demi-​folle, il lui fai­sait racon­ter aux badauds la bonne aven­ture, expli­quer leurs songes. Et cela lui rap­por­tait beau­coup. Furieux, il alla dénon­cer Paul et les siens. Et voilà nos mis­sion­naires jetés en pri­son non sans avoir été sérieu­se­ment ros­sés. Mais au milieu de la nuit, la ville entière est secouée par un trem­ble­ment de terre d’une vio­lence extrême. Les portes du cachot s’effondrent : Paul est libre ! Lui et ses com­pa­gnons par­tirent de Phi­lippes avec toutes sortes d’égards, et les excuses des autorités !

Saint Paul libéré par un tremblement de terre à Philippes - récit pour les petitsIl n’en fut point par­tout de façon aussi agréable. Bien au contraire ! En com­bien de lieux, les mêmes ennuis qui avaient obligé l’apôtre à quit­ter pré­ci­pi­tam­ment les villes d’Asie Mineure, se repro­dui­sirent en Grèce… Les Juifs, — il y en avait partout, — dès que les chré­tiens com­men­çaient à par­ler, orga­ni­saient des mani­fes­ta­tions, les dénon­çaient aux magis­trats et les contrai­gnaient ainsi à reprendre au plus vite leur route. À Thes­sa­lo­nique, le port de la Macé­doine, un cer­tain Jason, qui bra­ve­ment avait pris le parti des chré­tiens, faillit payer fort cher son dévoue­ment à la bonne cause. Mais, mal­gré ces résis­tances et ces dif­fi­cul­tés, Paul conti­nuait son œuvre ; par­tout où il pas­sait des com­mu­nau­tés nais­saient, de fidèles du Christ, déci­dés à vivre selon ses com­man­de­ments et à répandre ensuite son mes­sage dans toute la contrée. Conti­nuez à lire »

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