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La bûche de Noël

"La bûche de Noël"

En ce temps-là, la France s’appelait la Gaule, et la Gaule était couverte de forêts. [caption id="attachment_2639" align="alignright" width="300"] Bûcheron par Camille Barthélemy[/caption] Et il y avait, au plus profond de la grande forêt, un bûcheron qui vivait tout seul dans une hutte. Il s'appelait Carnutorix. Il aimait les grands arbres de la forêt. Il les connaissait, et do...

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Le Baptême

"Le Baptême"

Chapitre V Quel triste mois de décembre ! Un fin brouillard a tout revêtu d’un manteau humide et sombre. On n’y voit pas à cinquante mètres. A la maison, les murs eux-mêmes sont humides, et Pierrot déclare avec dégoût que la rampe de l’escalier lui « colle aux mains », ce qui lui évite de s’en servir. Mais que les récréations sont longues ! Il faut une patience à maman...

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Le tabernacle violé

"Le tabernacle violé"

Il y a quelques années, une violation sacrilège était commise dans une humble église de village, sur les rives d'un lac suisse. De bon matin, avant l’angélus, le sacristain se hâte vers la cure et tire la clochette comme pour sonner le tocsin. Heureusement M. le Curé est déjà debout, prêt à se rendre à l'église. Il regarde par la fenêtre: « Qu'y a-t-il ? Y-a-t-il un mourant à...

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Non loin de la pit­to­resque ville de Semur en Côte-d’Or, se trouve une bour­gade modeste : Alise Ste-​Reine.

C’est l’antique Alé­sia dont le nom est entré dans l’histoire. On sait que c’est là, qu’après une résis­tance héroïque, Ver­cin­gé­to­rix se ren­dit à César en l’an 52 avant l’ère chrétienne.

Sait-​on aussi que le nom de sainte Reine rap­pelle le sou­ve­nir d’une jeune mar­tyre gallo-​romaine, qui versa son sang pour le Christ à Alé­sia ?
Reine naquit en 236 à Alé­sia, au palais du Sei­gneur Clé­ment, son père. Il était riche, puis­sant, mais païen farouche, il pour­sui­vait de sa haine les chré­tiens. L’idolâtrie ne devait dis­pa­raître que deux siècles plus tard, après la conver­sion de Clovis.

La mère de la petite Reine mou­rut peu après sa nais­sance, et Clé­ment confia le bébé à une nour­rice dont on lui avait vanté l’honnêteté. La brave femme était chré­tienne mais Clé­ment l’ignorait. Elle s’attacha for­te­ment à sa gra­cieuse petite nour­ris­sone, la fit bap­ti­ser secrè­te­ment et l’éleva dans la reli­gion du Christ à l’insu de son père.

Les pre­mières paroles que pro­nonça Reine furent les noms de Jésus et de Marie. À mesure que se déve­lop­pait sa jeune intel­li­gence, la nour­rice lui fit com­prendre qu’elle ne devait par­ler de sa reli­gion à per­sonne, même pas, et sur­tout pas, à son père. Reine com­prit, et quand le Sei­gneur Clé­ment pas­sait à che­val en allant à la chasse ou en expé­di­tions guer­rières, il s’arrêtait pour embras­ser sa petite fille, écou­tant un ins­tant son babillage ; mais celle-​ci pre­nait bien garde de ne pas lui par­ler de Dieu, de Jésus, ou de sa sainte Mère.

Clé­ment ne tarda pas à rap­pe­ler au palais la petite ; elle avait sept ou huit ans, il était fier de sa beauté.

— « Prends bien garde, mon agneau, dit en l’embrassant sa nour­rice. Ne dis à per­sonne au châ­teau que tu adores le vrai Dieu. Fais-​le en secret dans ton cœur, le Sei­gneur Clé­ment te mène­rait à la mort lui-​même, s’il savait que tu es chrétienne.

— Ne crains rien, nour­rice. Je ne prie­rai Dieu qu’en secret et atten­drai d’être plus grande pour par­ler de Lui. »

Reine fut pru­dente et long­temps le grand secret fut ignoré de tous au palais. Mais de la voir par­fois mys­té­rieuse et secrète, s’enfermant seule pour prier et n’accordant jamais un regard aux idoles aux­quelles on offrait de l’encens, éveilla les soupçons.

Le Major­dome de Clé­ment lui dit un jour :

— « Maître, un bruit court. On dit que votre fille, la demoi­selle Reine, s’est lais­sée séduire par la secte du Gali­léen, qu’elle l’adore en secret, et porte sur son cœur une croix dis­si­mu­lée sous ses dentelles.

— Ma fille ! s’écria Clé­ment, c’est impos­sible. Je n’ai que cette belle enfant et elle serait chré­tienne ? Qu’on me l’amène immédiatement. »

La vie de Sainte Reine pour les enfants et les scoutes

« Nour­rice, je viens vivre avec toi ! »

Tout le châ­teau est en émoi. Les ser­vi­teurs aiment tous la petite Reine… que va-​t-​il lui arriver ?

— « Le maître est dur et cruel, murmure-​t-​on, que va deve­nir notre demoi­selle ? Il ne vou­dra rien entendre. »

Tous se ras­semblent pour voir ce qui va se pas­ser.
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Hui­tième com­man­de­ment. 1

Récit de bravoure par un jeune - La ville de Tizi-OuzouNiché au creux de la mon­tagne, Tizi-​Ouzou som­meille. C’est l’heure de la sieste.

À l’extrémité de la bour­gade, tout près de la grande forêt, une ferme se dresse, habi­tée depuis plus de cent ans par la famille Ber­theau qui, à force de tra­vail, a réussi à trans­for­mer la cabane de bran­chages du pre­mier de ses ancêtres en un domaine pros­père. Aussi cette année, la famille a-​t-​elle décidé de s’accorder quelques vacances. M. Ber­theau, sa femme, ses filles et ses trois jeunes gar­çons se sont embar­qués à Phi­lip­pe­ville pour la France où ils comptent res­ter un mois. Jean, le fils aîné, a demandé à res­ter pour gar­der le domaine. Étendu sur une sorte de divan arabe, il som­meille ; mais un bruit sin­gu­lier tout à coup éveille son atten­tion ! Qu’est-ce ? On dirait le galop d’un che­val. Quel impru­dent peut oser voya­ger sous l’implacable soleil ? Jean court à la fenêtre. Lancé à toute allure, un che­val galope là-​bas sur la piste. Un bur­nous rouge flotte au vent de la course : un spahi. Mais qu’arrive-t-il ?

Lorsque l’animal par­vient à la hau­teur de la fenêtre où Jean se tient hale­tant, le cava­lier soli­taire perd l’équilibre et roule à terre. Sa mon­ture s’arrête d’elle-même quelques pas plus loin et revient flai­rer son maître étendu en tra­vers du chemin.

Jean a bondi ; il se penche sur le sol­dat, le sou­lève, essaie de le rani­mer. Sa veste est rouge de sang. Une balle, entrée par le dos, a tra­versé l’homme de part en part. Le blessé entr’ouvre les yeux :

Fidelité à la Mission - exemple pour la jeunesse« Por­ter pli Fort-​Flatters, ordre du général… »

La fin est inin­tel­li­gible. Aidé d’un arabe, Jean le trans­porte à l’intérieur de l’habitation. Est-​il mort ? Non, un souffle imper­cep­tible passe encore entre ses dents ser­rées. Ses lèvres s’agitent et voici que, sans ouvrir les yeux, il mur­mure :
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Notes:

  1. Que nous ordonne le hui­tième com­man­de­ment ?
    Le hui­tième com­man­de­ment nous ordonne de dire quand il le faut la vérité, et d’interpréter en bien, autant que nous le pou­vons, les actions de notre pro­chain.

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Le saint dont je veux vous par­ler aujourd’hui ne vous paraî­tra peut-​être pas très extra­or­di­naire. Il n’y a rien, en effet, de bien sur­pre­nant dans son enfance ; on ne rap­porte pas que, pour lui, Dieu ait accom­pli des miracles, ni que des anges du ciel lui soient appa­rus, ni même que le Diable lui ait fait quelques-​uns de ses tours. Tout au plus raconte-​t-​on, dans les anciennes chro­niques, que sa mère, alors qu’il allait naître, enten­dit en rêve un mes­sa­ger du ciel lui annon­cer que son fils serait un des plus grands saints de l’Église et qu’il ser­vi­rait la vraie jus­tice de Dieu : mais cela s’est pro­duit pour bien des saints… Non, donc, Yves le bre­ton, n’eut rien, — en appa­rence du moins, — de bien extra­or­di­naire ; il fut un enfant sem­blable à ce que cha­cun de vous peut être. Sa sain­teté naquit tout sim­ple­ment de sa bonté, de sa sagesse, de son appli­ca­tion quo­ti­dienne à sa tâche et de sa volonté ferme de suivre en toutes choses les pré­ceptes du Christ : vous voyez que c’est à la por­tée de tout le monde ! En somme, il ne reste plus à cha­cun qu’à suivre son exemple. C’est là sans doute que com­mencent les difficultés !

* * *

Mais vous savez cer­tai­ne­ment que saint Yves est le patron des avo­cats ; com­ment il eut cette voca­tion, pour­quoi il fut le modèle des gens de robes et com­ment, dès son enfance, il décida de défendre les pauvres gens en jus­tice, cela vaut d’être rapporté.

Au châ­teau de Ker-​Martin, non loin de Tré­guier, où il vivait dans sa famille, avec ses cinq frères et sœurs, le petit Yves aimait à écou­ter les magni­fiques his­toires que racon­tait son grand-​père Tan­crède. C’était alors un vieil homme cassé et ridé, blanc de che­veux, boi­tant bas d’une bles­sure, mais, lorsqu’il com­men­çait à évoquer les prouesses de sa jeu­nesse, sa voix rede­ve­nait vibrante, ses yeux brillaient et, de son bâton manié comme une épée, il sem­blait frap­per encore à grands coups les Infi­dèles. On était alors au milieu du XIIIe siècle et tous les cœurs vaillants bat­taient à la seule idée de la croi­sade. Ah, lut­ter pour que le saint tom­beau res­tât sous la garde des che­va­liers chré­tiens ! quel idéal sublime et, pour ceux qui avaient la chance de par­ti­ci­per à ces admi­rables expé­di­tions, que de sou­ve­nirs exal­tants ! Mais cepen­dant, à ces pages de gloire se mêlaient par­fois des pages de tris­tesse, et le noble Tan­crède, pour sa part, en avait trop connu…

Vie de Saint Yves pour les enfants : Chevalier participant à la CroisadeLorsque l’appel du Pape à la croi­sade avait été connu en Bre­tagne, Tan­crède n’avait pas hésité un ins­tant. Il par­ti­rait ! Mais, se croi­ser, ce n’était pas si facile à faire qu’à dire ! Rien n’était plus simple que de décou­per une croix d’étoffe rouge et de la coudre sur son grand man­teau blanc ; ce qui parais­sait moins com­mode, quand on vivait en che­va­lier pauvre, père de nom­breux enfants, c’était de ramas­ser la somme d’argent suf­fi­sante pour ache­ter un des­trier vigou­reux, une armure neuve, et pour équi­per de même façon l’escorte de quinze ou vingt hommes sans laquelle un sei­gneur n’eût pu partir.

À quelques lieues de Ker-​Martin vivait un autre sei­gneur, très riche et qu’on disait fort ami de son argent. Tan­crède alla trou­ver ce voi­sin et lui demanda un prêt, qui lui per­mît de s’armer, lui et ses gens, pour la croi­sade. L’autre flaira tout de suite la bonne affaire. Il accepta avec empres­se­ment, mais, bien entendu, il exi­gea quelques garan­ties. Tan­crède aurait l’argent, mais son châ­teau serait tenu en gage par son voi­sin, et le bon che­va­lier, qui ne son­geait qu’à cou­rir au plus vite en Terre Sainte, accepta de signer tout ce que l’autre vou­lut, sans même lire les par­che­mins au bas des­quels on le priait de mettre son sceau et sa griffe. Puis il par­tit, lais­sant ses enfants et ses biens à la garde de sa chère femme Yvette, qui avait le cœur gros.

Des années durant, le croisé demeura en Orient. Il batailla avec héroïsme, il occit maints et maints cou­ra­geux Sar­ra­sins. Il revint en Bre­tagne. Tant d’efforts et de lieues par­cou­rues les avaient pas­sa­ble­ment fati­gués, son bon che­val et lui. Sa grave bles­sure lui fai­sait très mal. Comme il appro­chait de son cher Ker-​Martin, une men­diante, sur le bord du che­min, lui fit signe. Il s’arrêta. Elle lui demanda l’aumône.

« Eh, ma bonne femme, s’écria Tan­crède, je reviens de Terre Sainte et n’ai rap­porté que grâces et prières, mais d’argent, nenni ! Et je n’ai même rien mangé depuis hier !

— Ah, noble sei­gneur, répon­dit la quê­teuse, je suis plus pauvre que vous encore, mais il me reste un peu de pain, voulez-​vous le par­ta­ger avec moi ? »

Ému de cette offre géné­reuse, le croisé met pied à terre et s’approche de la bonne femme. Celle-​ci poussa un cri :

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Dans les pages d’un vieux livre

Henri. — Comme c’est amu­sant, toutes ces petites mai­sons, per­chées sur la pente de la montagne !

— Cette mon­tagne, c’est la mon­tagne amie de Gre­noble, celle qu’on voit au bout de chaque rue : le Saint-​Eynard. Je sais à son sujet une bien jolie légende, cueillie dans un vieux livre qui garde encore le par­fum des œillets roses conser­vés entre ses pages jaunies.

Légende de Savoie racontée aux petits : Saint Pierre, La Sainte Vierge et Jésus

« Sachez 1 d’abord que jadis, Dieu, la Vierge et les saints fai­saient sur la voûte céleste de longues pro­me­nades. Quand ils arri­vaient au-​dessus de cette val­lée, c’était pour leurs yeux un émerveillement.

« Ils aper­ce­vaient les Sept-​Laux, les crêtes du Bel­le­donne toutes blanches de neige… Au soleil levant, le mas­sif de la Char­treuse et le gla­cier lilial du Mont-​Blanc.

« À leurs pieds, l’Isère cou­lait avec ses flots argen­tés à tra­vers des clai­rières bor­dées de chênes, de châ­tai­gniers et de peu­pliers… Saint Pierre s’asseyait pour mieux voir ; la Vierge Marie joi­gnait les mains d’admiration… Dieu souriait…

« Mon Dieu ! dit un jour la Vierge Marie, pour­quoi les bords de cette rivière, ces forêts et ces pâtu­rages sont-​ils inha­bi­tés ! Les hommes y seraient si heureux !

— Il n’y a pas de mai­sons, dit saint Pierre, un peu bourru. Et com­ment diable ! voulez-​vous que les pauvres humains trans­portent des maté­riaux dans ces montagnes ?…

— Eh bien ! saint Pierre, dit le Père Éter­nel, tu vas tout de suite en apporter.

— Oh ! dit saint Pierre, des chan­tiers du Para­dis à cette val­lée, le tra­jet est long. Des mai­sons, c’est lourd. Je ne suis plus jeune… Que saint Eynard s’en charge !… Conti­nuez à lire »

Notes:

  1. Cette légende est tirée de Sous le signe des Dau­phins (de Paul Ber­ret), éditions Didier et Richard, à Gre­noble.

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XII. CAPTIF À JÉRUSALEM

Chaque année, la Pen­te­côte atti­rait à Jéru­sa­lem des foules, venues de toutes les popu­la­tions juives dis­per­sées dans le monde entier. À la Pen­te­côte de l’année 58, Paul était dans la Ville Sainte depuis quelques semaines ; il avait revu les chefs de l’Église, leur avait rap­porté tout ce qu’il avait fait, en tant de lieux, pour le Christ et sa foi. Mais un jour qu’il était sur l’esplanade du Temple, des Juifs d’Asie le recon­nurent et se mirent à hurler :

— Le voici l’homme qui, par­tout, sou­lève le peuple contre notre sainte doc­trine ! Le voilà le rebelle ! Il souille le Temple ! À mort ! à mort !

Immé­dia­te­ment, c’est une ruée contre Paul. Sans l’intervention des légion­naires romains, il serait mas­sa­cré. Le tri­bun Clau­dius Lysias, voyant, du haut de la for­te­resse, l’agitation de la foule, dégrin­gola avec des ren­forts : en aper­ce­vant les chla­mydes des troupes, les glaives et les cui­rasses, les plus exci­tés se sen­tirent cal­més. Un ordre sec. Paul est arrêté, enlevé, porté de bras en bras par les sol­dats, tant la foule est pres­sée et menaçante.

Dans le calme de la for­te­resse, le tri­bun inter­roge Paul. Qui est-​il ? pour­quoi tout ce bruit ? L’Apôtre a beau tâcher d’expliquer ; c’est bien dif­fi­cile, pour un sol­dat romain, de com­prendre quoi que ce soit à ces dis­cus­sions de Juifs ! Que Paul parle à ses com­pa­triotes et tâche de les cal­mer ! Mais à peine l’apôtre a-​t-​il pro­noncé vingt phrases que le tumulte de nou­veau éclate. Exas­péré le tri­bun fait rame­ner Paul dans la for­te­resse et ordonne qu’on lui donne le fouet, pour avoir trou­blé l’ordre public. Mais alors Paul se redresse de toute sa petite taille et fixant sur l’officier un regard de feu :

— Est-​ce qu’il t’est per­mis de faire fouet­ter un citoyen romain ?

— Tu es citoyen romain ? répon­dit le mili­taire se sen­tant interloqué.

— Oui.

— Beau titre ! Moi, j’ai dû l’acheter très cher.

— Moi, je l’ai de naissance.

Du coup, Lysias traita son cap­tif avec égards. Il le garda en pri­son, en atten­dant que ses supé­rieurs lui disent ce qu’il devait faire, mais sans le mal­trai­ter. La situa­tion est néan­moins inquié­tante. Autour de la for­te­resse, la foule hurle et réclame sa mort. Que le tri­bun prenne peur et qu’il l’abandonne à la furie, il sera mas­sa­cré. Plus grave encore, un neveu de l’Apôtre qui habi­tait Jéru­sa­lem, apprit qu’un com­plot se pré­pa­rait pour assas­si­ner Paul un jour où il serait conduit de la pri­son à la for­te­resse de Lysias. Mais ce der­nier, averti, prit la déci­sion de faire par­tir au plus vite son prisonnier.

Soli­de­ment pro­tégé par une escorte, Paul fut conduit à Césa­rée, le port luxueux où rési­dait le plus haut fonc­tion­naire romain, le Pro­cu­ra­teur. Celui-​ci l’interrogea lon­gue­ment, avec sym­pa­thie, lui posant des ques­tions sur le Christ et sa doc­trine. Et Paul, cou­ra­geux comme tou­jours, lui parla avec la plus grande fran­chise, lui repro­chant ouver­te­ment les péchés nom­breux et publics qu’il avait com­mis dans sa vie. Seule­ment, le Pro­cu­ra­teur ne se déci­dait pas à juger l’Apôtre, à le condam­ner ou à le libé­rer. Il savait bien que Paul n’avait rien fait qui méri­tât un châ­ti­ment ; mais, en le relâ­chant, le Romain redou­tait de pro­vo­quer de nou­veau des bagarres. Et le temps passait.

Saint Paul devant le Procurateur de Césarée - récit tiré des évangiles

Alors Paul décida d’employer un grand moyen. Tous les citoyens romains avaient le droit absolu, quand ils étaient arrê­tés, de faire appel à l’Empereur. En ce cas, ils devaient immé­dia­te­ment être tra­duits devant des tri­bu­naux spé­ciaux, nom­més pour exa­mi­ner de tels cas. C’était « l’appel à César ». Un jour donc, Paul demanda à être conduit devant le Pro­cu­ra­teur, et lui dit :

— J’en appelle à César !

— Tu en as appelé à César, tu seras conduit à César. Conti­nuez à lire »

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