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Jésus, le petit frère

Jésus, le petit frère

Un bébé était arrivé pendant la nuit chez les voisins Dupré. Le matin, il était là, tout simplement couché dans le berceau. Il avait un mignon petit nez et des doigts si minuscules qu'il pouvait en porter plusieurs à la fois à la bouche. Le bébé dormait et ne s'occupait nullement des gens qui l'entouraient. Ce n'était au fond pas bien poli ; et, les six enfants Dupré avaient l'air...

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Méchants buissons, blanches robes et très gente Dame

Méchants buissons, blanches robes et très gente Dame

Assomption « Ciel ! comme nous voilà faits !... » Ils étaient partis endimanchés, vêtus de blanc ainsi que les lis des jardins et les marguerites des champs. Partis par une très longue route vers la Cité merveilleuse où leur père était roi, et où ils seraient princes. Leur mère, sage et prudente, leur avait dit au départ : « Prenez grand soin de vos vêtements immaculés...

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Introduction : L'Église de la Pentecôte

Introduction : L'Église de la Pentecôte

∼∼ I ∼∼ — Allo ! Colette, cette leçon est-elle finie, oui ou non ? Je meurs de faim et le goûter attend. Instantanément, dans la grande baie ouverte, une tête blonde apparaît. Elle se penche au-dessus des touffes de fleurs grimpantes, auxquelles se mêlent ses cheveux bouclés, pour répondre à Jean : — Voilà ! Voilà ! Je descends. Et c'est ainsi que nous retrouvons ...

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XIV

Racontés par un cimetière : Jésuites et Lazaristes

Chala, dans Pékin, est, depuis plus de trois siècles, le champ d’honneur du catho­li­cisme chi­nois. Par la volonté de l’empereur Wanly, et mal­gré de mul­tiples oppo­si­tions, Chala, qui appar­te­nait à un condamné à mort, devint, en 1615, terre chré­tienne, afin de ser­vir de sépul­ture à l’horloger qui, venu pour révé­ler le Credo, avait d’abord révélé l’existence de « cloches son­nant toutes seules », — ainsi présentait-​il les hor­loges, — et qui n’était autre que le Père Ricci, jésuite. Par la volonté de l’empereur Kan­ghi, s’éleva à Chala, en 1686, le tom­beau du Père Adam Shall, jésuite lui aussi, astro­nome illustre, mort vingt-​cinq ans plus tôt en pleine per­sé­cu­tion : ce tom­beau, avec sa table à sacri­fier, son brûle-​parfums, res­sem­blait trait pour trait aux sépul­tures prin­cières ; et par la volonté de Kan­ghi, trois des confrères du défunt, les Pères Ver­biest, Buglio et Magal­haes, s’en furent, comme délé­ga­tion offi­cielle de l’empereur, brû­ler de l’encens devant la tombe de Shan et y lire une orai­son impé­riale où l’empereur annon­çait à l’âme du défunt ses nou­velles pro­mo­tions, et l’invitait à venir « se délec­ter des offrandes qui lui étaient faites si par hasard elle pou­vait s’en rendre compte ». Deux ans après, c’était au tour du Père Ver­biest, autre jésuite, de trou­ver dans Chala son suprême repos ; et l’on peut lire, aux « Lettres édi­fiantes », sous la signa­ture du Père Fon­te­ney, la pit­to­resque des­crip­tion de cet autre cor­tège funèbre qui, le 11 mars 1688, péné­tra dans le cime­tière de Chala.

Récit des catholiques en Chine raconté aux enfants

D’abord un tableau de vingt-​cinq pieds de haut sur quatre de large, orné de fes­tons de soie, dont le bord était d’un taf­fe­tas rouge, sur lequel le nom et la dignité du Père Ver­biest étaient écrits en chi­nois et en gros carac­tères d’or.

Puis la croix dans une grande niche, ornée de colonnes, et dans une autre niche, l’image de la Vierge et de l’Enfant Jésus ; ensuite un tableau de l’Ange gar­dien, et, der­rière, le por­trait du Père Ver­biest, « qu’on por­tait avec tous les sym­boles qui conve­naient aux charges dont l’Empereur l’avait honoré. » Les Pères sui­vaient en habits blancs, — ainsi qu’en Chine il convient pour les deuils ; d’espace en espace, ils s’agenouillaient, et l’assis-tance, san­glo­tant à cœur fendre ainsi que l’imposaient les cou­tumes, ajou­tait à la gra­vité dou­lou­reuse de la céré­mo­nie. Conti­nuez à lire »

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XIII

L’apostolat de l’Extrême-Orient. Les prêtres en Chine et en Indo-​Chine ; leurs martyrs

Roi d’Espagne et plus encore roi de Por­tu­gal détes­taient de voir arri­ver, dans leurs colo­nies de l’Extrême-Orient et du Nouveau-​Monde, des mis­sion­naires d’autres nations. « Nous pro­té­geons les mis­sion­naires, disaient ces deux rois, mais nous ne vou­lons pro­té­ger que des mis­sion­naires de chez nous. » Le Saint-​Siège était hos­tile à une telle étroi­tesse de vues ; il vou­lait, lui, que toutes les nations chré­tiennes eussent le droit et la pos­si­bi­lité d’envoyer en terres païennes des apôtres. Le pape Gré­goire XV, en 1622, consi­déra que ce n’était pas à la royauté d’une nation, mais à la Papauté, de diri­ger la grande œuvre d’évangélisation ; il groupa autour de lui quelques car­di­naux en un conseil, qui s’appela la « Congré­ga­tion de la Pro­pa­gande » ; et c’est cette congré­ga­tion qui depuis plus de trois siècles orga­nise la pro­pa­ga­tion de la vérité chré­tienne à tra­vers l’univers.

Tout de suite des Fran­çais de bonne volonté s’offrirent à la Papauté pour l’aider. Il y eut d’abord le Père Joseph, capu­cin, grand ami du car­di­nal de Riche­lieu, qui, d’accord avec Rome, envoya des capu­cins dans tout le bas­sin orien­tal de la Médi­ter­ra­née. Il y eut saint Vincent de Paul, qui, ayant fondé les Laza­ristes, dépê­cha quelques-​uns d’entre eux pour ten­ter de conver­tir la grande Île de Mada­gas­car. Il y eut enfin, aux alen­tours de 1660, deux prêtres de France, Pallu et La Motte Lam­bert, qui orga­ni­sèrent le sémi­naire des Mis­sions Étran­gères en vue de for­mer des clercs pour la conver­sion de l’Extrême-Orient, Indo-​Chine et Chine ; et le Saint-​Siège, en nom­mant ces deux prêtres vicaires apos­to­liques, — ce qui leur per­met­tait de faire chez les païens office d’évêques, — leur don­nait cette consigne, de recru­ter au plus tôt, dans, les chré­tien­tés qu’ils allaient fon­der, des prêtres de race jaune, de teint jaune, capables de deve­nir, parmi leurs com­pa­triotes, ce que Jésus-​Christ appe­lait « le sel de la terre ».

Récit pour les enfants des martyrs des missionnaires en Chine

CHINE. — La grande muraille.

Les prêtres des Mis­sions Étran­gères, qui comp­te­ront bien­tôt trois siècles d’existence, ont tra­vaillé pour le Christ en Indo-​Chine et dans l’Hindoustan, en Chine, et depuis soixante-​dix ans au Japon.

Deux jésuites, le Père Ricci en Chine, et le Père de Nobili aux Indes, au début du XVIIe siècle, dans un élan de grande cha­rité, s’étaient mon­trés pleins de bien­veillance pour les vieux rites chi­nois et indiens, en essayant de leur don­ner une signi­fi­ca­tion com­pa­tible avec les dogmes chré­tiens ; il leur parais­sait que les popu­la­tions, si l’on pou­vait main­te­nir une par­tie de leurs usages reli­gieux, pas­se­raient plus aisé­ment au chris­tia­nisme. En Chine, les jésuites qui suc­cé­dèrent au Père Ricci prirent à la cour de l’empereur, comme astro­nomes et mathé­ma­ti­ciens, une très grande influence, et l’on put croire, un ins­tant, que la cour impé­riale était bien proche de se faire chré­tienne. Mais des réac­tions se pro­dui­sirent : réac­tion des influences païennes, à la cour ; réac­tion des autres ins­ti­tuts mis­sion­naires qui envoyaient des apôtres en Chine, Domi­ni­cains, Fran­cis­cains, Mis­sions Étran­gères, contre les cha­ri­tables ména­ge­ments que dans cer­taines chré­tien­tés chi­noises on affec­tait pour les rites païens, et qui ris­quaient, disait-​on, d’amener des abus. La Papauté, au début du XVIIIe siècle, par­ta­gea ces craintes : le juge­ment qu’elle porta, dans la ques­tion dite des rites chi­nois, ouvrit une nou­velle période durant laquelle de nom­breuses per­sé­cu­tions sévirent. Conti­nuez à lire »

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XII

Récit pour les enfants de l'évangélisation au canadaPie XI, en 1925, pro­cla­mait bien­heu­reux six jésuites qui furent, au XVIIe siècle, à la suite d’un pre­mier essaim fran­cis­cain, les pères spi­ri­tuels de la chré­tienté cana­dienne, alors appe­lée la Nouvelle-​France. En 1930, il les cano­ni­sait. Deux étaient des Pari­siens, le Père Lal­le­mant et le Père Gar­nier ; deux étaient des Nor­mands, le Père Daniel et le Père Bré­beuf ; il y avait un Orléa­nais, le Père Jean Jogues ; un Lozé­rien, le Père Cha­ba­nel. Lati­nistes consom­més, ces jésuites, au début de leur car­rière, avaient savouré la splen­deur des belles séances de col­lège où s’étalait, devant des audi­teurs de choix, l’ampleur des phrases cicé­ro­niennes ou l’élégance des vers latins. Mais sans hési­ter, leurs ima­gi­na­tions pre­naient congé de ce Cicé­ron, de ce Vir­gile et autres païens avec les­quels les études clas­siques les avaient mis en ami­tié, pour s’évader vers d’autres païens, vers les indi­gènes de cette val­lée du Saint-​Laurent, dont un de leurs devan­ciers, le Père Lejeune, écri­vait aux Jésuites de France : « Il n’y a lieu au monde où la rhé­to­rique soit plus puis­sante qu’au Canada. » Ils par­taient donc, avec l’illusion géné­reuse que leur rhé­to­rique, outre-​mer, leur ser­vi­rait encore de quelque chose, et bien­tôt ils consta­taient que ce qui les atten­dait et ce que Dieu leur deman­dait d’accepter, c’étaient les souf­frances et c’était la mort. Cha­ba­nel, un jour, crut sen­tir qu’il se fati­guait de cette vie d’épreuves et de périls ; pour réagir, pour se domp­ter, il s’obligea, par vœu, à vivre au Canada… Et vou­loir y vivre, c’était accep­ter d’y mou­rir.

Coloriage religieuse missionnaire au Canada

La Révé­rende Mère Marie-​Louise Hart­zer, fon­da­trice des Sœurs de Notre-​Darne du Sacré-​Cœur d’Issoudun.

« Sor­tant d’un lieu bien poli, écri­vait le Père Bré­beuf, vous tom­bez entre les mains de gens bar­bares, qui ne se sou­cient guère de votre phi­lo­so­phie et de votre théo­lo­gie. » Par sur­croît, ces « bar­bares » étaient des nomades ; on arri­vait pour les « fixer », pour les rendre séden­taires, et tout d’abord on était contraint de les suivre, tan­dis que, de forêt en forêt, tant bien que mal, ils cher­chaient leur vie ; si leurs recherches étaient vaines, il leur res­tait la res­source d’être anthro­po­phages, et par­fois ils en usaient. Un autre péril, plus sub­til mais non moins grave, guet­tait le mis­sion­naire ; il fal­lait évi­ter d’acquérir trop de pres­tige, car on cou­rait le risque, alors, de pas­ser fina­le­ment pour un sor­cier, pour l’instrument d’une puis­sance supé­rieure… Aucune impres­sion n’était plus propre à déchaî­ner la rage des Iro­quois, et tout de suite, ils en venaient aux plus atroces sup­plices. Il leur sem­blait qu’en s’acharnant sur ces corps de prêtres, ils écar­te­raient de leur terre et de leur atmo­sphère une mys­té­rieuse influence qui les épou­van­tait.
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Babouchka

Conte russe

Conte de Noël russe - Babouchka et les rois magesIl était une fois une vieille femme nom­mée Babou­chka qui habi­tait, seule, une toute petite mai­son au cœur de la forêt.  Sans cesse, elle s’affairait, cou­sait, cui­si­nait, net­toyait et, tout en tra­vaillant, elle chan­tait. Pour se tenir com­pa­gnie, elle chan­tait des chan­sons, vieilles et nou­velles, et en inven­tait ; elle était de nature joyeuse. La grand-​route pas­sait loin de la mai­son­nette si bien que les visi­teurs étaient rares.

Babou­chka fut donc bien éton­née, un après-​midi d’hiver, d’entendre un grand vacarme dans la forêt.

« C’est peut-​être un ours » se dit-​elle et elle se mit à trem­bler.  Mais non, un ours ne fait pas cris­ser la neige sous ses pas de la sorte.

Elle ten­dit à nou­veau l’oreille et enten­dit réson­ner des bruits de pas.  Cette fois, c’était sûr, elle allait avoir de la visite !  Elle s’empressa d’ajouter quelques bûches et de mettre la grosse bouilloire noire sur le feu.  Quelques ins­tants plus tard, on frappa fort à la porte. Babou­chka sur­sauta :

— Qui est là ? demanda-​t-​elle d’une petite voix crain­tive.

— Des voya­geurs éga­rés et épui­sés. Pouvez-​vous nous aider ?

— Mais bien sûr ! Entrez donc ! cria Babou­chka et elle ouvrit grand la porte.  Soyez les bien­ve­nus !  Venez vous réchauf­fer au coin de mon feu !  Il fait si froid dehors !

Un jeune homme entra, en sou­riant d’un air recon­nais­sant.  Un second, plus âgé, le sui­vit, puis un troi­sième qui secoua de son man­teau une épaisse couche de neige.  Tous trois étaient super­be­ment vêtus et le troi­sième por­tait aux oreilles des anneaux d’or étin­ce­lants.

Pen­dant que Babou­chka fai­sait réchauf­fer une bonne soupe et cou­pait du pain, les voya­geurs lui racon­tèrent qu’ils étaient à la recherche d’un roi nouveau-​né.

— Son étoile nous gui­dait, expliquèrent-​ils, mais le ciel est si chargé de neige que nous ne la voyons plus.

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Le conte des Rois Mages

Les trois rois mages, Bal­tha­zar, Mel­chior et Gas­pard, por­tant l’or, l’encens et la myrrhe, étaient par­tis à la recherche de l’Enfant Jésus, mais comme ils ne connais­saient pas bien le che­min de Beth­léem, ils s’étaient éga­rés en route et, après avoir tra­versé une forêt pro­fonde, ils arri­vèrent à la nuit tom­bante dans un vil­lage du pays de Langres. Ils étaient las, ils avaient les bras cou­pés à force de por­ter les vases conte­nant les par­fums des­ti­nés au fils de Marie et, de plus, ils mou­raient de faim et de soif. Ils frap­pèrent donc à la porte de la pre­mière mai­son du vil­lage, pour y deman­der l’hospitalité.

Conte de l'Epiphanie et des rois magesCette mai­son, ou plu­tôt cette hutte, située presque à la lisière du bois, appar­te­nait à un bûche­ron nommé Denis Fleu­riot qui y vivait fort chi­che­ment avec sa femme et ses quatre mar­mots. Elle était bâtie en tor­chis avec une toi­ture de terre et de mousse à tra­vers laquelle l’eau fil­trait les jours de grande pluie.

Les trois rois, van­nés de fatigue, heur­tèrent à la porte, et quand le bûche­ron l’eut ouverte, prièrent qu’on vou­lût bien leur don­ner à sou­per et à cou­cher.

— Hélas ! braves gens, répon­dit Fleu­riot, je n’ai qu’un lit pour moi et un gra­bat pour mes enfants, et quant à sou­per, nous ne pou­vons vous offrir que des pommes de terres cuites à l’eau et du pain de seigle. Néan­moins, entrez, et si vous n’êtes pas trop dif­fi­ciles, on tâchera de vous arran­ger.

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