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19 mars 2026Saint Joseph, Époux de la Bienheureuse Vierge Marie

Saint Joseph des­cen­dait de la race royale de David, mais il vivait à Naza­reth de l’humble pro­fes­sion de char­pen­tier, lorsque Dieu le choi­sit pour époux de Marie, pour pro­tec­teur et père nour­ri­cier de Jésus. Joseph, dit l’É­van­gile, était « un homme juste » ; pru­dent et dis­cret, il fut dépo­si­taire de l’au­to­ri­té de Dieu dans la Sainte Famille et le Ciel le trou­va tou­jours docile à ses ordres. Au moment où l’âme de Joseph était livrée au trouble et à l’in­quié­tude, un ange vint dis­si­per ses craintes en lui annon­çant que de Marie naî­trait le Fils de Dieu. Ce fut un ange aus­si qui, l’a­ver­tis­sant des pro­jets d’Hé­rode contre la vie de Jésus, lui ordon­na dans un songe de fuir en Égypte avec l’En­fant et sa mère ; aus­si­tôt Joseph se leva et obéit. Il obéit encore fidè­le­ment lors­qu’il fal­lut reve­nir à Naza­reth, une fois le dan­ger pas­sé. Après des années de labeur obs­cur et de dévoue­ment total à Jésus et à Marie, Joseph mou­rut pai­si­ble­ment entre les bras de ces deux êtres ten­dre­ment aimés, méri­tant, par cette fin pri­vi­lé­giée, de deve­nir le patron de la bonne mort.


Ouvrage : À la conquête du monde païen | Auteur : Goyau, Georges

I

La première mission chrétienne

Les mis­sion­naires, ouvrant l’É­van­gile, y lisent leur consigne ; ils y lisent aus­si l’an­nonce de ce qui sera peut-être leur destinée.

Jésus-Christ ordon­na lui-même la pre­mière « mis­sion ». Il envoya les douze apôtres, — c’est l’É­van­gé­liste saint Luc qui nous le dit, — « prê­cher le royaume de Dieu et gué­rir les malades. » Il vou­lut qu’ils par­tissent avec leur besace, sans pro­vi­sion : au pays d’Is­raël on était accueillant, c’est un trait des mœurs orien­tales. Mais devant leurs yeux il entr’ou­vrit, pour un ave­nir plus loin­tain, des hori­zons plus vastes ; il les pré­vint qu’ils seraient comme des bre­bis au milieu des loups. D’a­près une tra­di­tion que rap­porte saint Clé­ment, saint Pierre, anxieux, aurait alors inter­rom­pu son maître : « Et si les loups mangent les bre­bis ? » aurait-il-deman­dé. Le Christ de répondre : « Si la bre­bis est morte, elle n’a plus à craindre le loup. »

Des mis­sion­naires du Christ pou­vaient donc être appe­lés à mou­rir. Le Christ leur par­la des tri­bu­naux où ils seraient traî­nés, des sup­plices qu’ils auraient à subir ; il leur pro­mit que le Saint-Esprit lui-même, lors­qu’ils seraient accu­sés, inter­ro­gés, leur ins­pi­re­rait les réponses qu’ils devraient faire. Il leur mon­trait les récom­penses assu­rées, dans le ciel, à ceux qui auraient fait s’a­ge­nouiller les hommes devant lui. Il ajou­tait qu’au cours de leurs voyages les hôtes qui les rece­vraient seraient, eux aus­si, récom­pen­sés, ne leur eussent-ils don­né qu’un verre d’eau fraîche.

Les premiers missionnaires sont les apôtres

Ouvrage : Autres textes

Saint Antoine de Padoue était com­pa­gnon de saint Fran­çois d’As­sise. Il allait comme lui par les che­mins, prê­chant aux hommes la bon­té de Dieu et les invi­tant à être bons comme Lui. Mais les hommes ne l’é­cou­taient guère.

Saint Antoine lutte contre les vices

Le saint leur disait :

« Ne soyez pas gourmands ! »

Mais eux conti­nuaient à se rendre malades à force de trop manger.

« Ne soyez pas paresseux ! »

Mais les hommes pré­fé­raient dor­mir ou bavar­der plu­tôt que de travailler.

« Soyez cha­ri­tables. Don­nez aux pauvres ! »

Mais les hommes pré­fé­raient tout gar­der pour eux-mêmes, en égoïstes.

Et saint Antoine deve­nait très triste.

Il s’ap­pro­cha un jour de la mer, à l’embouchure d’un fleuve, et, sur un banc de sable, entre le fleuve et la mer, il se mit à par­ler aux poissons :

« Écou­tez la parole de Dieu, pois­sons de la mer et vous, pois­sons du fleuve, puisque les hommes méchants ne veulent pas l’entendre. »

Vie de Saint Antoine pour les enfants du Caté

Alors on vit accou­rir des extré­mi­tés du monde tous les pois­sons des mers, des océans et des fleuves, venus pour écou­ter saint Antoine.

Ouvrage : Les amis des Saints

Belle histoire de Saint Dominique pour les veillées de camps« Le chevalier à l’étoile »

Saint Domi­nique, fon­da­teur de l’Ordre des Domi­ni­cains. Né vers 1173 à Cale­rue­ga, dio­cèse d’Os­na (Espagne). Mort à Bologne, Ita­lie, le 6 août 1221.

Saint Domi­nique nous appa­raît avant tout comme une âme de lumière, bien sym­bo­li­sée par l’é­toile que beau­coup de ses contem­po­rains virent briller sur son front. Apôtre plein de zèle, il vou­lait appor­ter aux hommes une connais­sance tou­jours plus par­faite de la Véri­té, qui seule, rend l’homme vrai­ment libre. Mais si Dieu ne l’a­vait choi­si pour être prêtre et fon­da­teur d’un des ordres les plus répan­dus de la Chré­tien­té, sa nature ardente l’au­rait por­té à être un che­va­lier, un autre Cid Campeador…

Son père des­cen­dait d’une famille illustre, les Guz­man, mais il n’é­tait qu’un cadet sans for­tune. Il déci­da ain­si de se tailler un petit domaine (c’é­tait au plus fort de la « recon­quis­ta ») et éle­va un petit « cas­tillo », grou­pant autour de lui des serfs, des colons, qui trou­vaient une pro­tec­tion contre les incur­sions de l’en­ne­mi. Les Maures n’é­taient pas encore chas­sés hors de l’Es­pagne et fai­saient de nom­breuses « raz­zias » dans les terres recon­quises, semant la ter­reur et emme­nant les mal­heu­reux chré­tiens, femmes, enfants, dont ils fai­saient leurs esclaves en les sou­met­tant aux plus durs trai­te­ments. C’est l’é­poque où nous avons vu saint Jean de Matha se dévouer à l’œuvre du rachat des cap­tifs. Toute la jeu­nesse de Domi­nique sera mar­quée par l’im­pé­rieuse néces­si­té de défendre et sa vie et sa foi contre l’in­va­sion sarrasine.

Castillo construit pendant la Reconquista par le père de DominiqueDe son père, de pure race visi­gothe, il tien­dra sa nature che­va­le­resque, et phy­si­que­ment, sa che­ve­lure blond-roux et les yeux bleus. Sa mère, par contre, la Bien­heu­reuse Jeanne d’A­za, qui des­cen­dait de la vieille race espa­gnole des Ibères, lui don­ne­ra sa petite taille, avec une extrême robus­tesse de tem­pé­ra­ment. C’est d’elle aus­si qu’il tien­dra sa fer­veur religieuse.

Quand elle atten­dait son troi­sième enfant, qui sera saint Domi­nique, elle eut une vision demeu­rée célèbre : elle vit un petit chien noir et blanc tenant en sa gueule une torche enflam­mée, avec laquelle, s’é­tant élan­cé hors du sein mater­nel, il sem­blait incen­dier l’u­ni­vers entier. Frap­pée par cette vision, Jeanne d’A­za vint en pèle­ri­nage à Silos, sur la tombe d’un des plus célèbres thau­ma­turges de Cas­tille : saint Domi­nique de Silos, béné­dic­tin, invo­qué pour obte­nir la déli­vrance des cap­tifs mais aus­si par les mères qui atten­daient un enfant. Jeanne d’A­za res­ta plu­sieurs jours à l’Hô­tel­le­rie du Monas­tère. Elle pas­sait ses jour­nées à l’é­glise, assis­tant aux offices et s’a­bî­mant dans une contem­pla­tion silen­cieuse. La légende nous dit qu’un soir où elle avait pro­lon­gé plus que de cou­tume son orai­son, elle vit venir à elle le thau­ma­turge, revê­tu de ses insignes d’Ab­bé. Il lui pré­dit qu’elle met­trait au monde un fils qui devien­drait un illustre pré­di­ca­teur et serait appe­lé « le répa­ra­teur de l’Église ».

Quelques mois plus tard, ren­trée chez elle, Jeanne d’A­za mit au monde un fils auquel elle fit don­ner le nom de Domi­nique, ain­si qu’elle l’a­vait pro­mis au thau­ma­turge de Silos.

À cinq ans, le petit Domi­nique expri­mait déjà une vie toute don­née à Dieu ; il écou­tait avec enthou­siasme les récits que ses frères lui fai­saient de la vie des Ana­cho­rètes (encore nom­breux au XIIe siècle) qui vivaient reti­rés dans des grottes, culti­vant leur jar­di­net, et conseillant ceux qui venaient les trou­ver. L’en­fant conce­vait alors le désir d’i­mi­ter autant que pos­sible ces pra­tiques d’aus­té­ri­té. Aus­si, quand le som­meil ne le pre­nait pas tout de suite, dès que tout était silen­cieux, il quit­tait sa cou­chette, et s’é­ten­dait sur le sol. Mais sa mère qui veillait sur ses enfants eut vite fait de le voir, et elle lui enjoi­gnit de prendre le repos néces­saire, lui fai­sant com­prendre que sou­vent l’o­béis­sance était pré­fé­rable au sacrifice.

Ouvrage : La simple histoire de la Vierge Marie | Auteur : Bastin, R., O.M.I

A lire en ligne : les noces de Cana

Les mariés de Cana - Histoire à lire au catéchismeA plu­part d’entre vous ont déjà par­ti­ci­pé à un mariage.

Vêtus d’un cos­tume de satin bleu, d’une robe crème, tenant en main un petit bou­quet d’œillets roses, ils ont sui­vi la mariée en por­tant la traîne blanche de sa robe jolie. Puis, après le cor­tège, le dîner des grandes per­sonnes presque ter­mi­né, ils sont entrés dans la salle du fes­tin, timides, un peu rou­gis­sants et, dans les excla­ma­tions de joie, se sont fau­fi­lés à une place réser­vée pour y savou­rer une bonne glace aux fraises et boire un doigt de cham­pagne pétillant et mous­seux, qui leur cha­touillait le bout du nez et le fond de la gorge, délicieusement.

Et vous tous à qui cela est arri­vé, vous avez cer­tai­ne­ment pen­sé durant la messe à cette réjouis­sance qui vous atten­dait, et vous étiez très impa­tients de voir arri­ver le moment de vous pré­sen­ter devant les grandes per­sonnes et de prendre part à leur joie.

Or ima­gi­nez-vous votre décep­tion si, en arri­vant dans la grande salle toute bleue de la fumée des cigares, vous vous trou­viez devant le maître de la mai­son qui vous dirait :

« Mes chers enfants, je suis ravi de vous voir, mais il ne reste plus rien à vous offrir. Nous avons tout man­gé, tout bu… Les plats, les bou­teilles sont vides. Vous arri­vez trop tard. Embras­sez la mariée et retirez-vous ! »

C’est char­mant d’embrasser une mariée, rose, fraîche et jolie, mais cela ne vaut pas un gros bai­ser de cham­pagne et une déli­cieuse glace qui vous fond dans la bouche avec un goût de fraise !

Eh bien ! cette désa­gréable aven­ture allait arri­ver aux enfants qui, le matin, avaient assis­té aux céré­mo­nies reli­gieuses des noces de Cana. Ils s’é­taient tenus sage­ment durant le long office, avaient recon­duit la mariée à la mai­son du ban­quet, en por­tant non sa traîne, car elle n’en avait pas, mais des pla­teaux sur les­quels se trou­vaient du sel, de la farine, du levain, ces sym­boles de la vie ména­gère que la jeune épouse devrait mener. Puis, ils avaient été s’a­mu­ser dans un coin de la cour, en essayant de ne pas trop salir leurs robes de céré­mo­nie. À quoi jouer, quand on ne peut ni se traî­ner par terre, ni se pour­suivre, ni se battre ?

histoires bibliques illustrées : les noces de Cana

Ne sachant trop que faire, les enfants s’é­taient appro­chés de la cui­sine et de ses dépen­dances. Ils joui­raient à l’a­vance des excel­lents mets dont ils pour­raient se réga­ler et se dis­trai­raient au spec­tacle ani­mé qui se dérou­lait sous leurs yeux. Sans cesse, l’on voyait pas­ser des ser­vi­teurs, por­tant solen­nel­le­ment de grands plats de terre cuite sur les­quels repo­sait un mou­ton rôti, avec tant de sauce autour qu’elle en dégou­li­nait et que les chiens du voi­si­nage léchaient les longues traî­nées brunes sur le sol pous­sié­reux. Des esclaves affai­rés cou­raient sans arrêt rem­plir à de grandes urnes ven­trues les brocs de vin, dont les invi­tés sem­blaient faire une énorme consom­ma­tion. Il faut dire qu’ils étaient très nom­breux (plus d’une cen­taine), que la cha­leur était acca­blante, et puis qu’ils étaient tous très émus : et l’é­mo­tion donne soif. Pen­sez donc, à ce mariage, c’é­tait la pre­mière fois que Jésus se mon­trait en public, et tout le monde savait que Jean-Bap­tiste, qui était très célèbre, l’a­vait décla­ré bien plus grand que lui !

Lors­qu’on ren­contre pour la pre­mière fois un impor­tant per­son­nage, l’on est tou­jours un peu angois­sé. Pour se don­ner du cou­rage, volon­tiers l’on boit un petit coup de vin. Cela fouette le sang, donne du nerf, de la verve. On se sent plus assu­ré. Puis lors­qu’on l’a vu, ce grand homme, lors­qu’on a com­pris com­bien il est simple, gen­til, accueillant, une grande joie vous enva­hit et l’on se sent si heu­reux qu’on reprend encore un petit verre de vin. Un verre de vin de fête. C’est pour­quoi les invi­tés de la noce témoi­gnaient d’une telle soif.

Ouvrage : La simple histoire de la Vierge Marie | Auteur : Bastin, R., O.M.I

Les rois mages adorent l'Enfant-Dieu

Récit pour la jeunesse : La sainte familleANT bien que mal, la sainte Famille s’ins­tal­la dans la grotte. Les ber­gers les aidèrent en appor­tant quelque mobi­lier rudi­men­taire, suf­fi­sant pour faire le ménage, laver les langes et pré­pa­rer les repas.

Joseph avait été s’ins­crire dans la liste des des­cen­dants de David, son ancêtre, et atten­dait avec impa­tience que Jésus eût quelques jours de plus pour ren­trer à Naza­reth et retrou­ver son commerce.

La tem­pé­ra­ture était douce. Le soir seule­ment, le froid pin­çait ; heu­reu­se­ment, l’âne, de sa grosse cha­leur ani­male, réchauf­fait la petite grotte. Vrai­ment, per­sonne ne pou­vait se plaindre. D’ailleurs quand le Bon Dieu est avec nous, que peut-il nous man­quer encore ?

C’é­tait vers la fin de la jour­née. Elle avait été très belle, très claire et pas trop chaude. Sur le ciel bleu, le soleil déjà bas avait un bon rire d’or et safra­nait la campagne.

Marie et Joseph, assis à l’en­trée de la grotte, goû­taient la paix du soir et contem­plaient Jésus, endor­mi en suçant son pouce. Un grand vol de pigeons, tour­noyant autour de la grotte, lui tra­çait une auréole mou­vante et soyeuse. Sou­dain, l’âne, qui pais­sait pai­si­ble­ment, dres­sa d’a­bord l’o­reille, puis la queue, puis, trem­blant, s’arc-bou­ta sur les quatre pattes. Les pigeons élar­girent leur ronde et se déployèrent en une large roue au-des­sus du che­min creux dont le fos­sé borde l’étable.

Histoire de l'Évangile : l'arrivée des mages« Que se passe-t-il ? » deman­da Joseph à Marie.

« Je ne sais, dit la sainte Vierge. N’en­tends-tu pas du bruit ? »

Joseph ten­dit l’o­reille. En effet, d’in­dis­tincts mur­mures bruis­saient dans la plaine et, bien­tôt, un nuage de pous­sière cou­rut sur la route. Dans la nuée étin­ce­lèrent tout à coup deux petits che­vaux pies, flan­qués de cava­liers jaunes et bleus.

Immé­dia­te­ment, Marie craint pour l’en­fant. Rapi­de­ment, elle sai­sit Jésus et l’emporte. Joseph est debout et n’a pas assez de ses deux yeux pour voir se dérou­ler le cor­tège. Voi­ci dix cha­meaux de poil fauve, bien relui­sants, avec des coffres lourds aux fer­rures cui­vrées, accro­chés à leurs flancs. Voi­là trois dro­ma­daires, d’un blanc d’i­voire, dont la bosse est recou­verte d’une riche étoffe vio­lette sur laquelle sont assis, droits et majes­tueux, de superbes per­son­nages dont deux ont, pour le moins, une étrange figure. L’un est noir, avec des lèvres rouges. L’autre est jaune comme un citron, avec des petits yeux plis­sés et une figure toute chif­fon­née. Joseph a bien le temps de les exa­mi­ner, car ces trois-là avancent très lentement.

Mais ce n’est pas tout. Pour ter­mi­ner le cor­tège, sou­te­nue par un ange, une étoile éclipse le soleil et va se poser au-des­sus de la grotte. Elle est si claire que ses rayons, per­çant les parois, jettent à l’in­té­rieur une douce lumière dont un reflet coule par l’ou­ver­ture. Joseph demeure inter­lo­qué. Que vient donc faire dans son pauvre abri cette brillante caval­cade ? Car c’est bien devant la grotte qu’elle s’ar­rête. Les esclaves portent des tapis sous les pieds des dro­ma­daires qui s’a­ge­nouillent. Solen­nels, les trois grands per­son­nages en des­cendent. Joseph n’a jamais vu des hommes aus­si riche­ment vêtus. Le pre­mier porte une cou­ronne d’or éblouis­sante à la lumière de l’é­toile. Le second, pré­cieu­se­ment, serre sur son cœur un cof­fret de laque, et sa noire figure et ses mains basa­nées tranchent vigou­reu­se­ment sur ses vête­ments de soie nei­geuse. En pas­sant, il fait à Joseph un large sou­rire (le pre­mier à peine a salué !) : et l’on eût dit la brusque ouver­ture d’un cla­vier de pia­no. Le troi­sième semble être plus âgé, car sa des­cente de dro­ma­daire ren­contre de grosses dif­fi­cul­tés. Petit et jaune, vêtu d’une robe vert clair avec de larges bandes pourpres, il est coif­fé d’un immense cha­peau en pain de sucre où des mil­liers de clo­chettes tin­tin­na­bulent. De ses yeux bri­dés et malins, il fait un clin d’œil à Joseph et se dépêche de rejoindre ses compagnons.

Image de l'Epiphanie : l'adoration des mages