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6 mars 2026Sainte Perpétue et sainte Félicité, Martyres

En l’an 203, durant la per­sé­cu­tion de l’empereur Sévère, Per­pé­tue et Féli­ci­té, qui vivaient en Afrique, furent arrê­tées et jetées dans une pri­son obs­cure. C’est en ce lieu qu’on les bap­ti­sa, car elles étaient encore simples caté­chu­mènes. Quelques jours plus tard, elles furent conduites sur la place publique et, après une glo­rieuse confes­sion de la foi, condam­nées aux bêtes par le pro­cu­ra­teur Hila­rion. C’est avec joie qu’elles revinrent de la place à la pri­son, où diverses visions affer­mirent encore leur cou­rage et les embra­sèrent d’ar­deur pour la palme du mar­tyre. Sans aucun égard pour leur qua­li­té de jeunes mères, on les pro­dui­sit dans l’am­phi­théâtre. Elles se virent un moment le jouet d’une vache furieuse qui les cou­vrit de bles­sures et les fou­la aux pieds. On don­na l’ordre de les ache­ver à coups de glaive. De Car­thage leur culte s’é­ten­dit à Rome, puis à l’I­ta­lie entière.


Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Jésus, invi­té à des noces, s’y ren­dit, ain­si que sa Mère, et ses Apôtres. Vers la fin du repas, le vin man­qua. Marie, ayant pitié des jeunes époux que cela devait humi­lier, dit à Jésus ces simples mots : « Ils n’ont plus de vin ! » Jésus, après avoir répon­du : « Mon heure…

Ouvrage : L'Étoile noëliste | Auteur : Belcayre, Jean de

Conte pour l’Épiphanie

DE son palais aux mul­tiples colonnes de por­phyre, aux vastes toits plats qui for­maient des ter­rasses, aux salles à fresques ornées de per­son­nages, Gas­pard, le Roi Mage, venait de partir. 

Mon­té sur un cha­meau riche­ment capa­ra­çon­né, escor­té des esclaves aux torses de bronze, Gas­pard s’en allait, de com­pa­gnie avec Mel­chior et Bal­tha­sar [1], offrir ses hom­mages au nou­veau Roi dont une mer­veilleuse étoile leur avait révé­lé la venue… 

Mais voi­ci que, à quelque dis­tance de l’im­po­sant cor­tège, une forme gra­cile se glisse… C’est Ninus, le fils de Gas­pard ; il vient d’é­chap­per à la sur­veillance de la reine Maké­ri, sa mère, toute trou­blée par les récents adieux de son époux. 

Il marche, l’en­fant royal, bien déci­dé à suivre son père, car il a sur­pris le motif du voyage des trois Mages et il a fer­me­ment réso­lu d’al­ler ado­rer, lui aus­si, ce nou­veau prince… ce prince pour lequel une étoile vient de s’al­lu­mer au ciel !… 

Mais, avant de se mettre en route, Ninus s’é­tait deman­dé quel pré­sent il pour­rait appor­ter au futur Maître du monde… Ses jouets de terre cuite ou d’i­voire eussent été trop lourds… son arc et ses flèches trop encom­brants… puis, de tout ceci, il pos­sé­dait une abon­dance et, par suite, n’y tenait guère… Par contre, il aimait tant la mignonne hiron­delle qu’il avait éle­vée : or, à se pri­ver de ce que l’on aime, le mérite est grand ; Ninus le com­pre­nait déjà, aus­si empor­tait-il son hiron­delle pour l’of­frir au Roi Jésus. Une hiron­delle, quel léger far­deau ! Son petit maître ne sen­tait pas même son poids lors­qu’elle se posait sur son épaule. 

Il mar­chait tou­jours, le roi­te­let ; le soir était venu ; il mar­chait main­te­nant à tra­vers la nuit lim­pide, accro­chant par­fois sa longue tunique aux buis­sons de nopals et de juju­biers, frô­lant au pas­sage les tiges des­sé­chées des aspho­dèles ; il mar­chait, ses yeux fixés vers le sable pour y cher­cher là trace des pas de la cara­vane, et ses petits pieds, déjà bien las, s’en­fon­çaient dans ce sable que les rayons de la lune ren­daient rose. 

Au jour, la cara­vane fit halte, et lorsque l’en­fant la rejoi­gnit, il se ter­ra, se dis­si­mu­la afin de pas­ser inaperçu. 

— Encore, pen­sait-il, je ne puis me mon­trer. Nous ne sommes pas assez éloi­gnés du palais : mon père m’y ferait reconduire. 

Et Ninus, après avoir offert à son hiron­delle des grains de séne­vé dont il avait eu le soin d’emporter une petite pro­vi­sion, se conten­ta pour lui de quelques figues sèches. 

L'enfant se met à la suite des rois mages avec son cadeau pour Jésus.
Le roi­te­let s’a­van­çait der­rière la caravane.

Cepen­dant, après plu­sieurs heures de repos, les cha­meaux se remirent en marche ; l’en­fant dut repar­tir aus­si, mais, exté­nué, il lais­sait gran­dir la dis­tance entre lui et la cara­vane ; il se traî­nait, le roi­te­let, entre les troncs rugueux des pal­miers dont les feuilles, secouées par un simoun aigre, s’a­gi­taient, tels de gigan­tesques éven­tails. Mal­gré cela, un brillant soleil jetait des flèches d’or sur l’herbe rase de l’oa­sis que les rois et leur suite venaient de quitter… 

Puis, plus loin encore, les jambes rom­pues, le gosier des­sé­ché, l’en­fant pleu­ra en pen­sant que ses forces ne lui per­met­traient pas d’at­teindre le lieu de la deuxième étape. 

Cette étape, Ninus l’at­tei­gnit cepen­dant, mais bien des heures après la cara­vane, et il était si épui­sé qu’il n’eut pas la force de faire les cinq cents pas qui le sépa­raient de son père ; il avi­sa près de lui une source, il s’y désal­té­ra avec son hiron­delle et man­gea quelques fruits. 

— Je vais dor­mir une heure, pen­sa-t-il, en s’é­ten­dant avec délices sur l’herbe fraiche qui entou­rait la source et lorsque je serai repo­sé, j’o­se­rai me pré­sen­ter devant mon père. 

  1. [1] Noms des deux autres Rois Mages.
Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Après la mort d’Hé­rode, la Sainte Famille revint en Gali­lée et s’ins­tal­la à Naza­reth où Joseph reprit son tra­vail de char­pen­tier — Un jour que tous les trois étaient allés à Jéru­sa­lem pour une fête, Jésus y res­ta, à l’in­su de ses parents qui, durant trois jours, le cher­chèrent par­tout, inuti­le­ment. Ils…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Conduits par une étoile, les rois Mages vinrent d’O­rient, de très loin, pour voir ce que cet astre nou­veau leur annon­çait — Arri­vés à Jéru­sa­lem, l’é­toile dis­pa­rut. Mais quand ils sor­tirent de la ville, elle appa­rut de nou­veau, et les gui­da exac­te­ment là où se trou­vait Jésus. Se pros­ter­nant alors ils ado­rèrent l’En­fant…

Ouvrage : L'Étoile noëliste | Auteur : Valdor

DANS un vil­lage d’O­rient où ils étaient nés et où ils avaient tou­jours vécu, per­sonne cer­tai­ne­ment ne connais­sait, mieux les étoiles que le petit ber­ger Rhaël et sa sœur Noé­mie. Ils les avaient si sou­vent contem­plées pen­dant les belles nuits chaudes, alors qu’ils cou­chaient en plein air, à côté de leurs troupeaux.

Rhaël et Noé­mie étaient pauvres et orphe­lins, mais ils n’é­taient pas mal­heu­reux, car ils s’ai­maient ten­dre­ment, et savaient se conten­ter de leur très humble position. 

Ils avaient de petites âmes très poé­tiques et un vif sen­ti­ment du beau et de l’i­déal ; c’est pour­quoi les étoiles du ciel les atti­raient par leur clar­té et leur mystère.

Ils les appe­laient par leurs noms, savaient l’heure d’a­près leur posi­tion sur l’ho­ri­zon, et s’en ser­vaient très bien pour se guider. 

Aus­si, quel ne fut, pas leur éton­ne­ment, une nuit, d’en aper­ce­voir une nou­velle qu’ils n’a­vaient encore jamais vue !

Elle était petite, mais très brillante et parais­sait lointaine.

Le len­de­main, l’é­toile était un peu plus grosse et parais­sait plus près, et il en fut de même les nuits sui­vantes : l’astre gran­dis­sait, et se rap­pro­chait visiblement. 

Nuit étoilé - Noël, l'étoile des mages

Les petits ber­gers étaient ravis d’é­ton­ne­ment et d’ad­mi­ra­tion et for­maient mille conjec­tures concer­nant ce phé­no­mène ; mais ils n’en par­laient à per­sonne ; d’a­bord, ils vivaient presque tou­jours dans la soli­tude, éloi­gnés de toute habi­ta­tion, et puis ils étaient peu com­mu­ni­ca­tifs, se suf­fi­sant par­fai­te­ment l’un à l’autre.

Main­te­nant, l’é­toile occu­pait toutes leurs pen­sées ; ils, atten­daient la nuit avec impa­tience pour voir. Elle brillait d’un éclat, incom­pa­rable, jetant mille feux comme une escar­boucle et mon­tant chaque soir un peu plus haut dans le ciel.