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18 mars 2026Saint Cyrille de Jérusalem, Évêque et Docteur de l’Église

Cyrille s’a­don­na avec soin, dès ses plus tendres années, à l’é­tude des Saintes Écri­tures. Ordon­né prêtre, il s’ac­quit­ta avec grand suc­cès de la double charge de prê­cher aux fidèles et d’ins­truire les caté­chu­mènes ; il y joi­gnit la com­po­si­tion de ces caté­chèses vrai­ment admi­rables, où, ramas­sant, avec autant de clar­té que d’é­lo­quence, toute la doc­trine de l’É­glise, il éta­blis­sait soli­de­ment et défen­dait contre les enne­mis de la foi cha­cun des dogmes de la reli­gion. L’é­vêque de Jéru­sa­lem étant mort, il fut dési­gné pour lui suc­cé­der. La véhé­mence avec laquelle il com­bat­tit l’hé­ré­sie arienne lui valut l’exil à trois reprises : il ne fut tran­quille qu’une fois la paix ren­due à l’É­glise par l’empereur Théo­dose le Grand. La tra­di­tion nous apprend que Dieu illus­tra par des pro­diges célestes la sain­te­té de Cyrille. La pre­mière année de son épis­co­pat, pen­dant les fêtes de la Pen­te­côte, une grande croix lumi­neuse appa­rut sur le Gol­go­tha et s’é­ten­dit jus­qu’au mont des Oli­viers. Plus tard, vers 363, Julien l’A­po­stat, soit pour faire men­tir la pré­dic­tion de Notre-Sei­gneur, soit pour s’at­ti­rer la sym­pa­thie des Juifs, entre­prit de rebâ­tir le Temple de Jéru­sa­lem : or, quand les tra­vaux com­men­cèrent, un tour­billon dis­per­sa les maté­riaux, des trem­ble­ments de terre reje­tèrent les pierres des anciens fon­de­ments et com­blèrent les tran­chées ouvertes pour les nou­veaux, des globes de feu sor­tant par les cre­vasses brû­lèrent les ouvriers et empê­chèrent toute approche : il fal­lut renon­cer à l’en­tre­prise… Après avoir assis­té au concile de Constan­ti­nople, Cyrille mou­rut sep­tua­gé­naire, le 18 mars 386.


Ouvrage : Autres textes | Auteur : L'Ermite, Pierre

Après avoir été, à Mont­martre, le curé du Mou­lin-Rouge, je suis deve­nu, à Saint-Fran­çois-de-Sales, le curé de l’Hos­pi­ta­li­té de Nuit.

C’est là, dans cette mai­son, née du cœur des catho­liques, que chaque soir, len­te­ment, tris­te­ment, pas à pas, arrivent les vain­cus de la vie, pour trou­ver un mate­las, du pain, et un peu d’oubli…

C’est pour­quoi, après les qua­torze retraites parois­siales, j’ai vou­lu que les « clo­chards » de chez moi aient, eux aus­si, leur retraite à eux, où ils enten­draient le lan­gage qu’ils com­prennent, et des paroles qui leur feraient du bien. 

Ce sera mon der­nier coup de canon. 

J’ai pré­ci­sé­ment, dans mon cler­gé, un brave prêtre savoi­sien qui a beau­coup voya­gé en Terre Sainte, et qui avec son cœur et une barbe magni­fique, est tout à fait l’homme de la situation. 

Le direc­teur de l’Hos­pi­ta­li­té semble un peu inquiet, car, avec les évé­ne­ments, il y a pas mal de « fortes têtes », ce soir-là, dans la maison. 

Mon vicaire le rassure. 

— Tout ira bien… Je vais leur prê­cher la Passion. 

— La Pas­sion… ? Vous n’y pen­sez pas !…

— Mais oui… la Passion… 

Et il pousse la porte. 

Vision unique d’humanité. 

Je vou­drais que tous les pro­vin­ciaux, qui rêvent des grandes villes, puissent voir ici un des envers du décor. 

Grande salle rec­tan­gu­laire. Relents d’ha­bits miteux, de sueur, de tabac — et quel tabac ! — de vinasse et d’alcool… 

Là, sur des bancs très bas, sont assis des cen­taines d’hommes de tout âge, de toute pro­fes­sion, de toute langue…. 

Ex omni natione quae sub cælo est…

Tignasses mal pei­gnées… barbes hir­sutes, vête­ments en lam­beaux… Tout cela plus ou moins habité… 

Le pre­mier que j’a­per­çois, c’est mon ancien gar­dien du chan­tier de Sainte-Odile… brave homme dont j’ai dû me sépa­rer, parce qu’il ne gar­dait rien du tout.

L’un montre ses semelles per­cées et il dit sen­ten­cieu­se­ment : « Je marche sur mes tiges !… » mais une bou­teille de « rouge » sort, à moi­tié, de sa poche.

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Jésus annon­çait aux Juifs le miracle de l’Eu­cha­ris­tie, qu’Il devait lais­ser après lui. Il leur disait : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang, a la vie éter­nelle, et je le res­sus­ci­te­rai au der­nier jour ». Beau­coup de ceux qui le sui­vaient, croyant qu’il allait leur don­ner à man­ger sa…

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Jésus avait semé les miracles sous ses pas, pour prou­ver la divi­ni­té de sa doc­trine. Mais cer­taines villes, comme Coro­zaïm, et Beth­saïde n’a­vaient pas fait péni­tence ; elles n’a­vaient pas accep­té l’É­van­gile. Aus­si, Jésus, porte sur elles cette malé­dic­tion : « Mal­heur à vous ! car si les miracles qui ont été faits parmi…

Ouvrage : Le Croisé | Auteur : Veuillot, Louis

NOUS emprun­te­rons à un livre du grand écri­vain catho­lique Louis Veuillot l’é­mou­vant récit qu’on va lire :

Il y avait dans les Pyré­nées un savant et digne méde­cin qu’on appe­lait le doc­teur Fabas. Un jour, il vit arri­ver (aux Eaux-Bonnes, je crois), un homme qui por­tait à la jambe une plaie faite par un coup de feu. La bles­sure, déjà ancienne, avait un carac­tère par­ti­cu­lier : il s’y for­mait des vers. Le méde­cin essaya de faire dis­pa­raitre au moins ces vers. Aucun moyen ne réus­sit. Le malade lui dit un jour :

« Doc­teur, res­tons-en là, ne cher­chez plus ; je mour­rai avec cette hor­rible incommodité.

— En effet, répon­dit le méde­cin, il y a là quelque chose d’ex­tra­or­di­naire. Je n’ai jamais rien vu de tel, quoique je sois vieux et que beau­coup de cas sur­pre­nants m’aient pas­sé par les mains. Où donc avez-vous reçu cette blessure ?

— En Espagne, comme je vous l’ai dit sou­vent ; mais je ne vous ai point appris pour­quoi je ne gué­ri­rai pas. Je veux que vous le sachiez enfin. 

J’a­vais vingt ans, pour­sui­vit-il d’une voix hési­tante, et nous étions en 93, lorsque je fus for­cé de rejoindre un corps d’ar­mée que la Conven­tion envoyait en Espagne. Nous par­tîmes trois de notre bour­gade : Tho­mas, Fran­çois et moi. Nous avions les idées de ce temps-là. Nous étions incré­dules, ou plu­tôt impies, comme trois petits drôles qui se piquent de suivre la mode.

La route s’é­tait faite gaie­ment. Nous allions arri­ver, lorsque tra­ver­sant un vil­lage des mon­tagnes, nous vîmes une sta­tue de la Vierge, si véné­rée que mal­gré la Révo­lu­tion et les révo­lu­tion­naires, elle était res­tée sans muti­la­tion, sur son pié­des­tal, au por­tail de l’église.

L’un de nous eut la mal­heu­reuse idée d’in­sul­ter cette image, pour bra­ver la super­sti­tion des paysans.

Ouvrage : Tout l'Évangile en images | Auteur : Baeteman, R. P. J.

Lazare, ami de Jésus, était mort. Jésus se rend à Bétha­nie pour conso­ler ses sœurs, et res­sus­ci­ter Lazare. Après avoir rani­mé la foi de Marthe et de Marie, il s’ap­proche du sépulcre, et là, il se met à pleu­rer ! Jésus qui pleure ! « Voyez comme il l’ai­mait » dirent les Juifs attendris.…