Prière préparatoire Divin Jésus, quand vous avez dit : Laissez venir à moi les petits enfants, c’était pour les bénir et les embrasser. Aujourd’hui, vous marchez au Calvaire, et il y a sous chacun de vos pas une large trace de sang. Comment oserai-je m’approcher de vous. Mais votre tendre et généreuse…
Et maintenant une histoire ! Posts
Augustin naquit en 354 à Tagaste, petite ville de l’Afrique du Nord, située entre Carthage et Hippone. Son père était païen, sa mère, Monique, était chrétienne. Ses excellentes dispositions pour l’étude déterminèrent ses parents à le faire instruire. Mais à Carthage il tomba dans un double désordre : désordre de l’esprit, en entrant dans la secte des manichéens, et désordre des mœurs. Ses études finies, il devint professeur d’éloquence à Tagaste, puis à Carthage et enfin à Milan. Sa sainte mère, qui priait et pleurait sans cesse pour lui, le rejoignit et obtint qu’il assistât aux sermons de l’évêque saint Ambroise. Le jeune professeur admira d’abord l’éloquence extérieure du prélat, puis sa doctrine. Et un jour il entendit une voix qui lui disait : « Prends, lis » ; il ouvrit les Épîtres de saint Paul et lut : « Ne croupissez pas dans la débauche et l’impureté ; mais revêtez-vous de Notre-Seigneur Jésus-Christ ». Aussitôt ses irrésolutions cessèrent : il se démit de sa charge, reçut le baptême et revint à Tagaste, où, avec un petit cercle d’amis, il mena la vie cénobitique. Créé, presque par force, évêque d’Hippone, il devint bien vite l’homme le plus considéré et le plus consulté de tout l’Occident. À l’intérieur de son diocèse, c’étaient des prédications fréquentes, l’administration des affaires quotidiennes, les procès à régler, les pauvres à secourir, d’innombrables lettres à envoyer. À l’extérieur, c’étaient les schismatiques et les hérétiques à combattre manichéens, priscillianistes, donatistes, pélagiens, ariens ; des masses d’écrits et de réfutations à produire, des voyages à faire, des conciles auxquels il fallait assister, des discussions à soutenir, des affaires sans fin à traiter avec les magistrats et les gouverneurs. Chose admirable : ce grand Docteur de l’Occident vivait en commun avec ses clercs, dans la plus grande humilité. Son lit était simple, simple son vêtement et simple aussi sa table. Il avait fait mettre une inscription proscrivant de la part de ses hôtes toute parole contre la réputation d’autrui. Dans Hippone assiégée par les Vandales, Augustin mourut le 28 août 430, en récitant les Psaumes de la Pénitence.
« Comment, Oscar ! Tu ne manques pas seulement la messe, tu dis encore des mensonges ? … Tu m’as menti quatre fois maintenant, avant d’avouer que tu es allé jouer au football au lieu d’aller à l’église ! » M. le Curé avait l’air fâché. Il ne peut pas souffrir les mensonges.
Oscar, le menteur attrapé, se serait volontiers caché derrière un banc ou aurait préféré disparaître complètement. En effet, c’est très désagréable d’être grondé devant toute la classe.
« Va à ta place, dit enfin M. te Curé, tu devrais avoir honte ! Mentir, c’est vilain ! et pour un garçon qui se prépare à la première communion c’est doublement vilain ! Écoutez, mes chers enfants, je vais vous raconter une histoire afin que vous sachiez pourquoi un premier communiant ne doit pas tromper, ni tricher, ni mentir.
L’histoire est bien vieille ; il y a 1500 ans qu’elle est arrivée. Je l’ai lue quand j’étais enfant, et je ne l’ai jamais oubliée. Pour mieux comprendre cette histoire, il faut savoir qu’en ce temps-là, le prêtre ne plaçait pas tout de suite la sainte hostie sur la langue du communiant, mais sur sa main droite ; chacun, se donnait la sainte communion lui-même. Voici ce qui arriva.
Un jour, un pauvre homme vint demander l’aumône au saint évêque Paulin. Le bon évêque lui donna volontiers quelque chose ; le mendiant avait l’air tellement misérable. Mais quelle terreur le saisit quand l’homme tendit sa main pour recevoir l’aumône ! Elle était toute desséchée, comme une

Elle avait quatorze ans, elle était brune, très brune avec de longs cheveux ; elle vivait très heureuse chez elle, entre son papa et sa maman, dans une petite ville toute blanche, plantée au bord d’un grand lac transparent sous un ciel très bleu.
Cela se passait il y a très, très longtemps, dans un pays d’Orient.
Les bourgeons commençaient à éclater un peu partout et, de maison en maison, on s’aidait, on s’activait pour préparer le grand voyage que faisaient chaque année tous les habitants du pays vers la Grande Ville… Depuis deux ans déjà, la petite fille était de la partie.
***
Enfin, le départ arrive. Ce matin-là, tous les enfants sont dans la rue : les aînés, leur baluchon sous le bras, courent partout. Les papas remplissent les sacs de provisions, les mamans confient une fois encore les petits, qui sont accrochés à leurs jupes, aux grand-mères et aux grands-pères trop âgés pour faire la route…
Toute la journée, on marche sous le soleil. À midi, on s’est seulement arrêté deux heures pour « casser la croûte » à l’ombre de grands palmiers, sous lesquels on a dormi pour reprendre des forces. Puis la caravane s’est remise à marcher…
Le soir tombe. Dans un endroit très calme, on a décidé de passer la nuit. Les enfants, fatigués, se serrent contre leurs parents. Tout le monde s’assied ; on déballe les provisions, on partage, on échange. Puis les hommes allument de grands feux, et, autour de la flamme, on écoute le récit de belles histoires que le plus âgés des hommes, un vieillard à barbe blanche, raconte longuement.
***

Au soir de sa troisième journée de voyage, la petite fille s’arrête brusquement au détour du chemin et désigne l’horizon : la grande ville, toute blanche, se détache sur le ciel rouge du soleil couchant…
Et c’est là que la nuit se passe… Au petit matin, la caravane se remet en route au rythme des traditionnels chants de marche.
Tout à coup, un arrêt : au loin, à la porte de la ville, on entend crier… C’est un bruit de foule, comme une manifestation. À mesure qu’on approche, on distingue en effet toute une masse de gens brandissant de grandes branches de palmiers, et hurlant : « Vivat ! » Cela augmente de plus en plus, et la petite fille, se faufilant à travers les hommes et les femmes qui encombrent la route, arrive à voir, assis sur un petit âne gris, un homme… Douze de ses amis l’entourent, essayant de faire la police, d’empêcher la foule en délire de l’étouffer…
« C’est bien, dit l’officier, en considérant avec un étrange sourire le garçon debout devant lui ; nous allons voir… »
Il se frotte les mains et, se penchant vers son secrétaire, lui parle bas.
Guy Mercier réprime un soupir de soulagement. Eh bien ! grâce à Dieu, il ne s’en est pas trop mal tiré ; il a su éviter les embûches de l’interrogatoire, racontant, avec le plus de naturel possible, la petite histoire toute préparée qui doit lui servir d’alibi… Bien que soigneusement faite, la fouille n’a rien donné, et pourtant…
Du bout de l’index, discrètement, Guy vérifie la présence du dangereux papier. C’est une vraie chance ! Si les Allemands avaient trouvé la cachette, l’affaire était claire… Tout de même, plus le garçon y songe, plus son arrestation lui semble bizarre… Il a été « cueilli » juste au premier tournant, comme si on l’attendait… Bah ! qu’importe, puisque l’aventure ne tourne pas trop mal !
« Mais enfin, songe le garçon, qu’attendent-ils pour me relâcher puisqu’il n’y a pas de preuves ?… »
L’officier ne semble nullement pressé de libérer son prisonnier. Souriant toujours, il appuie sur un bouton : deux secondes et la porte s’ouvre. Entre un civil.
Guy sursaute : Louarn ! Raymond Louarn !… Arrêté, lui aussi ! Mais alors ?…
« Monsieur Louarn, articule lentement l’officier, vous nous avez signalé ce garçon comme un individu dangereux, porteur de papiers importants. Nous n’avons rien trouvé sur lui. Il ne faut pas se moquer de la police allemande. Si vous voulez votre argent, il faut des preuves. »
Horrifié, Guy ne parvient pas à réaliser les paroles du policier. Ce n’est pas possible… Raymond qui trahit ! Non, il fait un rêve… Oui, c’est cela, c’est un cauchemar dont il va se réveiller… Raymond ! Allons donc !…
Implacable, l’officier poursuit :
« Il nous faut des preuves. Où est ce message ?… Vous nous paierez cher cette plaisanterie. »
Lâche, dompté, Louarn murmure :
« Sous la boucle de sa ceinture… »
Guy sursaute, esquisse un geste instinctif qui s’achève dans un cri de douleur. L’un des gardiens lui tord le poignet
Il y a quelques années, une violation sacrilège était commise dans une humble église de village, sur les rives d’un lac suisse.
De bon matin, avant l’angélus, le sacristain se hâte vers la cure et tire la clochette comme pour sonner le tocsin. Heureusement M. le Curé est déjà debout, prêt à se rendre à l’église. Il regarde par la fenêtre : « Qu’y a‑t-il ? Y‑a-t-il un mourant à qui il faut porter les derniers sacrements ? »
« C’est moi, M. le Curé, répond le sacristain, bégayant d’émotion. Il y a eu des cambrioleurs dans l’église cette nuit. La porte est enfoncée ; s’il vous plaît, venez vite ! »
Il n’eut pas besoin de dire cela deux fois. Immédiatement, M. le Curé effrayé est auprès de son sacristain, et ensemble, ils accourent à l’église pour constater le méfait.
Oui, la porte de l’église est forcée, elle est toute grande ouverte. En examinant la serrure, on découvre les traces des instruments dont les cambrioleurs se sont servis.
Poussé par un pressentiment, le vieux prêtre se dirige en




