Un homme amena près de Jésus son enfant possédé par le démon. Les disciples n’avaient pu chasser l’esprit mauvais. Le père, à genoux, dit au Sauveur : « Si vous pouvez quelque chose, ayez pitié de nous et secourez-nous ! » Jésus lui répondit : « Si tu peux croire, tout est possible à celui…
Et maintenant une histoire ! Posts
Cyrille s’adonna avec soin, dès ses plus tendres années, à l’étude des Saintes Écritures. Ordonné prêtre, il s’acquitta avec grand succès de la double charge de prêcher aux fidèles et d’instruire les catéchumènes ; il y joignit la composition de ces catéchèses vraiment admirables, où, ramassant, avec autant de clarté que d’éloquence, toute la doctrine de l’Église, il établissait solidement et défendait contre les ennemis de la foi chacun des dogmes de la religion. L’évêque de Jérusalem étant mort, il fut désigné pour lui succéder. La véhémence avec laquelle il combattit l’hérésie arienne lui valut l’exil à trois reprises : il ne fut tranquille qu’une fois la paix rendue à l’Église par l’empereur Théodose le Grand. La tradition nous apprend que Dieu illustra par des prodiges célestes la sainteté de Cyrille. La première année de son épiscopat, pendant les fêtes de la Pentecôte, une grande croix lumineuse apparut sur le Golgotha et s’étendit jusqu’au mont des Oliviers. Plus tard, vers 363, Julien l’Apostat, soit pour faire mentir la prédiction de Notre-Seigneur, soit pour s’attirer la sympathie des Juifs, entreprit de rebâtir le Temple de Jérusalem : or, quand les travaux commencèrent, un tourbillon dispersa les matériaux, des tremblements de terre rejetèrent les pierres des anciens fondements et comblèrent les tranchées ouvertes pour les nouveaux, des globes de feu sortant par les crevasses brûlèrent les ouvriers et empêchèrent toute approche : il fallut renoncer à l’entreprise… Après avoir assisté au concile de Constantinople, Cyrille mourut septuagénaire, le 18 mars 386.
Jésus continue ses miracles. Comme il était dans une maison, prêchant l’Évangile, des gens arrivèrent portant un pauvre paralytique. Mais la foule était si grande, qu’ils ne purent entrer. Montant alors sur le toit plat de la maison, ils y firent une ouverture et, par là, descendirent le malade. Touché…
I
MONSIEUR le Curé est venu me voir il y a quelques jours ; il voudrait que je l’aide à préparer une belle fête du Christ-Roi pour les enfants.
— C’est une fête nouvelle, il faut l’expliquer. Voulez-vous collaborer avec moi ?
— Volontiers, M. le Curé, et je suis fière de votre confiance. Que désirez-vous exactement ?
— Je voudrais que cette fête serve un double but : 1° faire comprendre l’intention de l’Église, et 2° être un hommage au Christ-Roi. Il faut qu’Il règne, il faut faire rendre, non pas aux âmes individuelles seulement, mais à la famille et enfin aux sociétés, l’hommage de la sujétion au Roi des rois.
Je repris.
— Et vous voulez en même temps que ce soit une fête d’enfants ?
— Oui, il faut commencer par eux. Avoir l’air de s’adresser à eux. Mais les fêtes de l’Église sont le catéchisme des grands enfants que sont tous les hommes [1].
— Eh bien, M. le Curé, je vais essayer de réaliser votre désir. Je ferai de mon mieux !
Après réflexion, j’ai décidé d’appeler autour de moi des enfants ; avec eux je travaillerai plus efficacement. J’ai choisi d’abord Madeleine, le boute-en-train ; elle a aujourd’hui onze ans, elle est grande, épanouie, la joie de vivre continue à déborder en elle, et sa ferveur est rayonnante.
Puis j’ai appelé aussi sa sœur Sabine ; elle a grandi, minci, dans ses yeux on lit la bonté mais aussi la malice ; elle voit tout et ne passe rien aux autres.
Et surtout j’ai voulu l’aide d’André, leur cousin. C’est un grand garçon de douze ans, trop grand, trop précoce en tout. Il a dû interrompre ses études sur l’ordre du docteur, il est en vacances forcées, ce qu’envient ses cousines mais ne l’enchante pas lui-même. M. le Curé a deviné chez André une âme toute frémissante, et avec soin il la cultive.
J’ai convoqué aussi son frère Marcel, un gosse de dix ans, farceur, gai, adroit, un cœur d’or.
Enfin Bruno s’est ajouté de lui-même à notre groupe ; c’est un autre cousin de six ans, petit, menu, étonnamment éveillé. Madeleine, très maternelle l’adore et lui fait ses confidences.
J’ai expliqué à mon petit état-major le désir de M. le Curé : trouver une manière à eux de fêter le Christ-Roi. Je leur ai raconté l’origine de la fête, les pétitions parties de Paray-le-Monial, puis du monde entier pour la demander au Pape. Je leur ai parlé du Mexique, des martyrs mourant au cri de Vive le Christ-Roi.

Enfin je les ai groupés dans mon jardin et j’ai prié M. le Curé de venir leur expliquer lui-même la place du Christ dans la Création.
- [1] G. de Noaillat.↩
(Champagne, 1855.)
C’est le soir. La maman vient de coucher Mimi, cinq ans. Gaston, qui en a sept, se débrouille seul. Elle embrasse les deux petits, tire leurs rideaux (vers 1850 tous les lits sont à rideaux) et sort rejoindre son mari.
Un bon magistrat, M. Doussot, très estimé dans la ville d’Épernay. Un bon disciple de Jean-Jacques Rousseau aussi : « Pas de religion pour mes enfants. À vingt ans, ils choisiront. Jean-Jacques l’a dit. »
(Mais à vingt ans, quand on a « choisi » pour vous depuis vingt ans… où irait-on chercher la vérité ?)
Sa femme n’a pas fait d’objection. Si son mari est voltairien elle est, elle, très sceptique. Si bien que les deux petits n’ont jamais fait ni vu faire aucune prière. Tout de même, Gaston est entré une fois pour un mariage à l’église Notre-Dame ; les mollets du suisse et le tonnerre des orgues l’ont vivement impressionné.
Le juge Doussot lève les yeux de dessus sa gazette. Gaston a‑t-il bien travaillé à sa première leçon ? Son maître était-il content ?
— Très content.
— Ces Frères sont d’excellents grammairiens. Je l’ai toujours dit.
Et là-dessus le juge se replonge dans le « Moniteur ». Chose curieuse et pas logique : il estime grandement les Frères des Écoles chrétiennes. Il a invité l’un d’eux, ce jour-là, à donner des leçons à son fils.
Oui, mais…
Un Frère des Écoles chrétiennes ne fait pas la classe sans faire la prière, Monsieur le Juge. Il ne saurait la faire sans parler de Dieu. Pas plus qu’un poisson dans l’eau ne peut s’empêcher de nager…
C’est pourquoi là-haut, vous ne l’entendez pas Gaston court pieds nus vers le lit de sa petite sœur, entr’ouvre les rideaux, appelle tout bas :
— Mimi, dors-tu ?
— Non, pas encore.
— Mimi, tu ne sais pas ? Eh bien ! il y a un bon Dieu.
— Ah ! — Qu’est-ce que c’est ?
Le frère aîné répète les choses étonnantes qu’il a apprises le matin. Dans le ciel il y a un Père qui nous aime et qui est Dieu. Il a fait le monde et tout, et nous aussi. Il nous attend pour nous rendre heureux avec lui…
Les cinq ans de Mimi sont déjà prudents. La petite fille s’endort, n’oublie rien, et garde pour elle ce qu’elle a appris.
Le lendemain, même appel.
— Mimi, dors-tu ?
Ayant appris que sa cousine sainte Élisabeth allait être maman, Marie, après un long voyage, arrive chez elle, pour la voir, l’aider et lui donner ses soins. Quand les deux mères se rencontrent, saint Jean sentant venir vers lui le Messie que Marie portait en elle, exalta de joie dans…




