Et maintenant une histoire ! Posts


25 mars 2026L’Annonciation

« L’ange Gabriel, nous dit saint Luc, fut envoyé d’au­près de Dieu dans une ville de Gali­lée, nom­mée Naza­reth, vers une vierge fian­cée à un homme de la mai­son de David, appe­lé Joseph ; et le nom de la Vierge était Marie. L’ange, étant entré chez elle, lui dit : Je vous salue, pleine de grâce, le Sei­gneur est avec vous. Mais elle, à cette parole, fut trou­blée et se deman­dait ce que pou­vait être cette salu­ta­tion. Et l’ange lui dit : Ne crai­gnez point, Marie, car vous avez trou­vé grâce devant Dieu. Voi­ci que vous conce­vrez et enfan­te­rez un fils et vous lui don­ne­rez le nom de Jésus. Il sera grand et on l’ap­pel­le­ra le Fils du Très-Haut ; le Sei­gneur Dieu lui don­ne­ra le trône de David son père, il régne­ra éter­nel­le­ment sur la mai­son de Jacob et son règne n’au­ra pas de fin. Marie dit à l’ange : Com­ment cela se fera-t-il ? car je ne connais point d’homme. L’ange lui répon­dit : L’Es­prit-Saint sur­vien­dra en vous et la puis­sance du Très-Haut vous cou­vri­ra de son ombre : c’est pour­quoi l’être saint qui naî­tra de vous sera appe­lé Fils de Dieu… Marie dit alors : Je suis la ser­vante du Sei­gneur, qu’il me soit fait selon votre parole ! » Et l’ange la quitta.


Ouvrage : 90 Histoires pour les catéchistes I | Auteur : Aurac, Georges d’

La charité

Anges aux cadeaux de Noel pour les petits enfantsIl est si loin ce sou­ve­nir qu’il me faut par­ler au­jourd’hui de l’en­fant que j’é­tais alors comme d’un étran­ger… Mais si je fais le récit de ce véri­table « Conte de Noël » c’est que, je m’a­per­çois que je n’en ai jamais vécu de plus beau tout au long de ma vie !

* * *

« Petit Georges donc vient de se réveiller… C’est la nuit de Noël et ses parents sont à la Messe de Minuit. Quand ils ren­tre­ront, les sou­liers qui gar­nissent le de­vant de la che­mi­née seront sans doute pleins de mer­veilleuses choses. Le Bon Dieu ne pense-t-il pas à tous, petits et grands, en cette nuit bénie ?

Dans la chambre voi­sine grand-mère, trop âgée pour sor­tir si tard, dort. Sou­dain, du rez-de-chaus­sée, par­vient un bruit léger de pas. « Je parie que c’est le Petit Jésus qui passe », se dit Georges… Une idée lui vient aus­si­tôt en tête : surpren­dre le céleste visiteur !…

Sau­tant de son lit, pieds nus il des­cend l’es­ca­lier. À la der­nière marche il s’ar­rête et tend l’o­reille : un pru­dent va-et-vient se pro­duit dans la cui­sine ! Jésus a trou­vé tout de suite le bon endroit, se dit Georges. C’est là en effet que toute la famille a dépo­sé ses chaus­sures ! Le bam­bin avance dans l’ombre. La porte de la cui­sine est fer­mée… Seule une faible lumière en sou­ligne un peu le seuil. « Tiens, songe le gar­çon­net, Jésus doit s’é­clai­rer avec une bou­gie ! Il n’a pas dû trou­ver le bou­ton électrique ! »

Sur la pointe des pieds l’en­fant approche de la porte, puis tourne dou­ce­ment la poi­gnée qui se met à grin­cer. Aus­sitôt la lumière dis­pa­raît ! Le Petit Jésus aurait-il peur ?

Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Dardennes, Rose

Renée s’engouffre dans le cou­loir sor­dide, et d’un solide coup de talon claque la porte au nez de toute cette joie de la rue pleine de gens pres­sés, riant de por­ter du bon­heur en paquets roses et bleus, qu’ils accro­che­ront tout à l’heure à un sapin fleu­ri de lumière et d’argent.

Récit pour Noël - Illuminations de Noël et des enfantsCar toute l’allégresse de Noël est dans la rue, dans les vitrines, sur les visages et dans les cœurs ; on la devine der­rière chaque fenêtre blan­chie ; on l’aperçoit par chaque porte qui s’entrouvre sur des pavés ruti­lants ou des bras­sées de houx et de gui, on la lit dans les yeux des parents qui se fau­filent mys­té­rieu­se­ment au sous-sol avec des paquets plein les bras ; elle éclate dans la démarche même des enfants qui semblent cou­rir au-devant de la jubi­la­tion… Elle est par­tout, oui, par­tout, excep­té dans son cœur à elle et dans cette pièce toute grise où elle va retrou­ver une pauvre femme – sa mère – qui tousse à n’en plus finir…

« Il n’y a que pour moi que ce n’est pas Noël !… » mur­mure-t-elle avec une atroce amer­tume qui tire ses lèvres minces et noir­cit le regard de jais dans son visage terne et mal venu.

Elle s’est tas­sée sur l’escalier, mor­dillant ses ongles tour à tour et res­sas­sant cette détresse depuis des mois enli­sée au fond de son cœur, et qui déborde tout d’un coup, à l’heure même où tant d’autres cœurs s’ouvrent, larges, au bon­heur… Elle ne pleure pas : elle rage. Elle rage de 

Découpage de Noël pour les enfants

Télé­char­ger les feuilles en cli­quant sur les vignettes, les impri­mer (au for­mat A4 ou même A3), les col­ler sur un car­ton souple. Puis décou­per et créer votre crèche ! 

Ouvrage : Les contes de la Vierge | Auteur : Tharaud, Jérôme et Jean

Je veux vous conter un miracle, qui me fut conté à moi-même par un vieux prêtre, ami de saint Fran­çois d’Assise, auquel l’histoire est arrivée.

Un matin de Noël, alors qu’il était jeune encore et vicaire à Saint-Thomas‑d’Aquin, il se deman­da, en s’éveillant, quelle bonne action il pour­rait faire pour sanc­ti­fier cette jour­née. Et tout de suite s’offrit à ses yeux une mai­son sor­dide, que la pioche des démo­lis­seurs aurait dû depuis long­temps jeter bas, mais qui, par un défi à l’urbanisme et à l’hygiène, s’obstinait à res­ter debout au milieu des bâtisses neuves qui l’étouffaient de toutes parts.

Là vivait sous les toits, au fond d’un long cou­loir obs­cur, une vieille impo­tente, qu’il visi­tait de temps en temps pour lui por­ter la com­mu­nion. Pri­son­nière dans sa chambre, sans parents, sans amis, elle n’avait d’autre dis­trac­tion qu’un oiseau de l’espèce qu’on appelle grive musi­cienne, et 

Ouvrage : Et maintenant une histoire II | Auteur : Dardennes, Rose

Conte de Noël pour les enfants - paysage d'hiver - Joos de MomperElles s’en vont, Ninon, Ninette, Nina, jupette rouge et bon­net pareil, six petits sabots cla­quant sur la terre gelée.

« Vite, vite, les sœu­rettes, car le jour baisse, dit Ninette, la plus sage.

– Vite, vite, répond Ninon, la plus ardente, car un grand tra­vail nous attend.

– Vite, vite, mur­mure Nina, la plus douce, car Mère a dit qu’on ne s’attarde pas. »

Et les six petits sabots mar­tèlent en chœur : « Vite, vite, vite, vite, les petites sœurs. »

Mais que c’est donc lourd, tout ce qu’elles portent, les sœu­rettes !… Et encom­brant, donc !… Elles en ont plein les poches, et plein le giron, dans les mains, dans les bras et jusque sous le men­ton… Il y a du gui, de la mousse, du houx, du lierre, de la paille, du foin et du sapin… À peine voit-on, dans toute cette ver­dure, trois fri­mousses rondes et rouges comme des pommes d’api, éclai­rées de blanches que­nottes et de petits yeux de souris…

« Elle sera belle, notre crèche…

– Et