François naquit en 1567, au château de Sales, près d’Annecy. Il fit de brillantes études à Paris et à l’Université de Padoue. À son retour d’Italie, il refusa les emplois très honorables auxquels son père le destinait au service de son prince, et reçut le sacerdoce. Lorsque le duc de…
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Louis de France, le futur Louis IX, naquit à Poissy en 1215. Sous la régence de Blanche de Castille, le modèle des reines et des mères, il fit son apprentissage du métier du roi. Il fit surtout son apprentissage de la vie chrétienne : lui-même rappelait plus tard que sa mère lui avait donné à entendre qu’elle aimerait mieux le voir mort que coupable d’un péché mortel. À 19 ans, Louis épousa Marguerite de Provence, dont il devait avoir onze enfants. Le roi avait une vie de piété quasi monastique : il entendait chaque jour messe et vêpres chantées, et tout l’Office, se levant à minuit pour Matines ; il se confessait tous les vendredis ; il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : « Et homo factus est », coutume qui a été depuis adoptée par l’Église universelle. « On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne, je les passais au jeu ou à la chasse. » Son amour de la science lui faisait accueillir fréquemment les docteurs de l’Université de Paris, en particulier saint Thomas d’Aquin et saint Bonaventure. Affilié lui-même au Tiers-Ordre de saint François, Louis avait grande compassion pour les pauvres et les malades, qu’il aimait à servir à table. Il avait le plus grand souci de la justice, donnant volontiers audience sous le chêne de Vincennes. S’il prit parfois des mesures contre les Juifs, c’était uniquement à cause de leurs pratiques usuraires ou du danger que leurs discours faisaient courir à la foi de ses sujets. Prince pacifique, il sut néanmoins faire respecter l’honneur de la France. À la suite d’une maladie, il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite aux mains des Sarrasins, dont il fit l’admiration. Revenu en France, il éleva la Sainte Chapelle pour recevoir la sainte Couronne d’épines qu’il tenait de l’empereur de Constantinople. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, dans le dessein de convertir les musulmans ; mais une épidémie décima son armée et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il mourut en terre africaine le 25 août 1270.
Né d’une famille noble, près de Carcassonne, Pierre Nolasque perdit ses parents dès l’adolescence. Ne pouvant supporter l’hérésie des Albigeois, il vendit son patrimoine et se retira en Espagne. À la vue des esclaves chrétiens qui gémissaient dans ce pays sous la tyrannie des Maures, il fut saisi d’indignation et…
Jean, qu’on devait plus tard surnommer Chrysostome (bouche d’or) à cause de son éloquence, naquit à Antioche, en l’an 344. Il se tourna d’abord vers le barreau, puis se sentit attiré vers une vie religieuse plus intense : il se serait même fait moine s’il n’avait eu peur d’abandonner sa mère…
Polycarpe, disciple de l’Apôtre saint Jean et ordonné par lui évêque de Smyrne, fut le primat de toute l’Asie. Il eut pour maîtres ou du moins il connut quelques-uns des Apôtres et plusieurs de ceux qui avaient vu le Seigneur. Pour résoudre certaines questions qui s’étaient posées sur la date…
Paul de Tarse, connu d’abord sous le nom de Saul, était un Juif de la tribu de Benjamin et faisait partie de la secte des Pharisiens ; il eut pour maître Gamaliel, fort instruit dans la loi mosaïque. Très attaché aux traditions de ses pères, il assista au martyre de saint…