Catégorie : Saint-Pierre, Michel de

Auteur : Saint-Pierre, Michel de | Ouvrage : Monsieur Vincent .

Et pour­tant, que de bel et bon tra­vail il fait ! Voyons d’abord la fameuse Mis­sion dont il se dit « le prêtre indigne ». C’est une sin­gu­lière orga­ni­sa­tion, à la véri­té. Les mis­sion­naires de M. Vincent arrivent dans un dio­cèse, dans une Pro­vince ; ils demandent à l’évêque ses ordres, puis ils débarquent…

Auteur : Saint-Pierre, Michel de | Ouvrage : Monsieur Vincent .

Un peu plus tard, ayant quit­té les Gon­di, et deve­nu curé de Châ­­tillon-les-Dombes, M. Vincent pour­sui­vit sa lutte ardente et sans répit contre le désordre des mœurs et l’indifférence reli­gieuse. Il put aus­si com­men­cer la réforme du cler­gé. Son apos­to­lat, qui tou­chait si vite et si bien le peuple, s’étendit…

Auteur : Saint-Pierre, Michel de | Ouvrage : Monsieur Vincent .

Histoires à raconter le soir - Saint Vincent de Paul

De Rome, Vincent par­tit pour Paris — et il y alla avec une mis­sion. Le pape Paul V, en effet, lui avait confié, à lui, jeune prêtre encore incon­nu, un mes­sage oral et secret pour le roi de France Hen­ri IV lui-même. Nous ne savons pas exac­te­ment quelle était cette mis­sion. Cer­tains his­to­riens croient qu’il s’agissait de pré­pa­rer la Cour de France à un mariage espa­gnol, dans le but de rap­pro­cher les nations catho­liques. Quoi qu’il en fût, Vincent de Paul et Hen­ri IV se plurent : le roi appré­cia l’équilibre et la vigueur de ce prêtre, fils de pay­san — et Vincent était tout dis­po­sé à aimer, dans Hen­ri, le Béar­nais ami du peuple qui vou­lait que les petites gens de son royaume eussent, le dimanche, la poule au pot.

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Peu après cette ambas­sade — sur laquelle Vincent devait gar­der le secret — le jeune prêtre fut nom­mé aumô­nier de la reine Mar­got…

Cette sou­ve­raine avait connu un curieux des­tin. C’était la fille d’Henri II et de Cathe­rine de Médi­cis. Et sa mère l’avait mariée contre son gré à Hen­ri de Navarre, deve­nu depuis lors, nous l’avons vu, Hen­ri IV. Or, le roi de France avait obte­nu l’annulation de son mariage — en sorte que Mar­got était deve­nue « reine sans cou­ronne ».

Auteur : Saint-Pierre, Michel de | Ouvrage : Monsieur Vincent .

Vie de Saint Vincent de Paul pour le catéchisme

Histoire à raconter au coin du feu, naissance de Saint Vincent de PaulVincent de Paul naquit en Gas­cogne, à Pouy — près de Dax — le 24 avril 1581. A vrai dire, aucun docu­ment reli­gieux ni civil ne nous a jamais ren­sei­gné sur l’année de sa nais­sance. Mais Vincent lui-même devait plus tard, à douze reprises dif­fé­rentes, pré­ci­ser son âge dans des lettres que l’on a conser­vées, et nous l’en croyons sur parole.

Mal­gré la par­ti­cule, l’enfant n’était pas de famille noble. Il y avait à Pouy un ruis­seau qu’on appe­lait Paul, et, selon l’usage de cette époque, la famille qui vivait près de là fut appe­lée « de Paul ». Vincent a d’ailleurs toute sa vie signé « Depaul » en un mot.

Ses parents avaient quelque bien, mais ils étaient de petits pay­sans. Le père, Jean de Paul, boi­tait — ce qui ne l’empêchait pas de tra­vailler avec achar­ne­ment, avec âpre­té. Il finit d’ailleurs par élar­gir son modeste domaine, et deve­nir pro­prié­taire de plu­sieurs fermes. Mais en atten­dant, ses six enfants (quatre gar­çons et deux filles) beso­gnèrent dur pour aider leurs parents. Vincent, le futur saint, vint au monde le troi­sième.

De très bonne heure, il gar­da les bre­bis, les vaches et les pour­ceaux de son père. Il devait le rap­pe­ler plus tard, affir­mant sans aucune honte qu’il était « un pauvre por­cher de nais­sance ». Pieux, il lui arri­vait fré­quem­ment, dit-on, d’aller prier sous un chêne auprès de la mai­son de ses parents. Les lieux où s’écoula son enfance étaient situés au bord du fleuve l’Adour : terres basses que les eaux recou­vraient deux fois par an. Le sol en était maigre ; il y pous­sait du seigle et un peu de millet. Aux sai­sons plu­vieuses, des mares y stag­naient — en sorte que le petit ber­ger devait sur­veiller son trou­peau du haut de ses échasses, affron­tant le vent mouillé.

Récit pour le caté - Les soeurs de saint Vincent de Paul à la soupeComme le curé d’Ars, Vincent de Paul eut une enfance à la fois libre et rude. Et comme lui, lorsqu’il était ren­tré à la mai­son, il n’était pas pré­ci­sé­ment gâté : dor­mant non loin de l’étable des bêtes qui n’était sépa­rée de la mai­son des hommes que par une mince cloi­son de planches…

Quant aux repas fami­liaux, il les décri­ra plus tard en quelques mots : « Au pays dont je suis, on est nour­ri d’une petite graine appe­lée millet que l’on met à cuire dans un pot ; à l’heure du repas, elle est ver­sée dans un vais­seau, et ceux de la mai­son viennent autour, prendre leur réfec­tion, et après, ils vont à l’ouvrage. »

De même, il bros­se­ra un tableau vivant et simple de la vie que menaient ses propres sœurs à la cam­pagne : « Reviennent-elles à la mai­son pour prendre un maigre repas, las­sées et fati­guées, toutes mouillées et crot­tées, à peine y sont-elles, si le temps est propre au tra­vail ou si leurs père et mère com­mandent de retour­ner, aus­si­tôt elles s’en retournent, sans s’arrêter à leur las­si­tude et sans regar­der comme elles sont agen­cées. »