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1 septembre 2026Saint Gilles, Abbé

Athé­nien de nais­sance, Gilles quit­ta tout jeune sa patrie pour se déro­ber aux applau­dis­se­ments du monde. Il vint d’a­bord vivre en ermite dans la val­lée du Rhône, non loin de l’embouchure du fleuve. Il se cacha ensuite dans une forêt du Gard, où il ne pre­nait pour nour­ri­ture que des racines et le lait d’une biche appri­voi­sée. Un jour, raconte la légende, cette biche, pour­sui­vie par la meute royale, vint se réfu­gier dans la grotte de Gilles. Le roi de France sur­ve­nant pres­sa vive­ment le saint de consen­tir à la construc­tion d’un monas­tère en ce lieu. L’er­mite vou­lut bien rece­voir quelques dis­ciples et fon­der ce monas­tère qui devait être l’o­ri­gine de la ville de Saint-Gilles. Il mou­rut vers 721 : son tom­beau devint un lieu de pèle­ri­nage célèbre. Saint Gilles est l’un des qua­torze Saints Auxi­lia­teurs : on l’in­voque contre la panique, la folie et les frayeurs nocturnes.


Ouvrage : 90 Histoires pour les catéchistes II

Quelques miracles entre beaucoup

— Doc­teur, dites-moi la vérité

— Mon pauvre ami, il est per­du… Seul un miracle pour­rait le sauver…

Len­te­ment, Pierre L… fer­ma la porte. Ain­si, son petit Jean allait mou­rir… et cela, à la fleur de l’âge ; dans huit jours il aurait treize ans ! Irait-il seule­ment jusque-là ?

Histoire pour le catéchisme, le miracle de la guérison d'un enfant maladeDepuis quelques jours Pierre voyait la pro­gres­sion du mal. Cepen­dant les paroles du doc­teur aujourd’­hui l’ont bou­le­ver­sé. Il est dur d’ad­mettre l’é­vi­dence dans un pareil cas ! Abat­tu, mais fai­sant le fort, il revient vers la salle à man­ger où un lit a été ins­tal­lé pour son enfant. Un moment il s’ar­rête près de sa couche et regarde son fils comme si c’é­tait la pre­mière fois. Jean ne le voit même pas ; sa tête repose sur l’o­reiller, ses traits sont tirés, ses joues creu­sées par la souf­france. La tris­tesse enva­hit le cœur du mal­heu­reux père… Ah ! s’il pou­vait prendre sa mala­die et souf­frir à sa place ! Et les der­nières paroles du doc­teur résonnent à ses oreilles seul un miracle pour­rait le sau­ver ! Un miracle !… Mais il n’y a pas de miracles ! Ce sont des his­toires d’en­fants… Quant à lui, il n’y croit plus depuis long­temps. D’ailleurs, s’il y avait un Dieu, son enfant ne serait pas malade ! Qu’ont-ils fait dans sa famille pour être trai­tés de la sorte ? Certes, lui ne pra­tique pas mais il n’est pas contre la reli­gion ! Cha­cun fait comme il l’en­tend ! Sa femme, elle, va à l’é­glise, et jamais il ne s’y est oppo­sé ! Quant à son Jean, voi­là plu­sieurs années qu’il est enfant de chœur à la paroisse Saint-Pierre. Non, non, Dieu n’existe pas, sinon il ne per­met­trait pas de sem­blables mal­heurs. Et le pauvre père affo­lé se tait… Des larmes coulent sur ses joues… mais crai­gnant que son fils ou sa femme ne s’en aper­çoivent il les essuie fur­ti­ve­ment puis se dirige vers la cui­sine où son épouse pré­pare le repas. D’un seul regard elle voit que son mari a pleu­ré… Les mamans voient tou­jours quand il y a quelque chose qui ne va pas ! En vain Pierre essaie de cacher la triste nou­velle. Fina­le­ment, il doit rap­por­ter les paroles du méde­cin : Seul un miracle pour­rait sau­ver leur enfant !

— C’est tout ce qu’il t’a dit ? ques­tionne la mère.

— Oui… Mais ce sont des his­toires… et je ne crois pas aux miracles.

— Pierre, ne parle pas comme cela, je t’en prie. Moi j’y crois ! dit la mère. Veux-tu m’ac­cor­der quelque chose ?

Ouvrage : Petites Vies Illustrées pour enfants | Auteur : Goldie, Agnès

Ne disons pas : « La sain­te­té, ce n’est pas pour moi ; je ne suis ni un évêque, ni un moine, ni ceci, ni cela… » Il est des saints de tous métiers : caba­re­tiers, agri­cul­teurs, cor­don­niers, ser­vi­teurs, sacris­tain-col­por­teurs, char­bon­niers, sol­dats, méde­cins, avo­cats, ins­ti­tu­teurs.… on trouve même un ex-comé­dien. De même, pour les femmes, nous avons des culti­va­trices, des ser­vantes, une tein­tu­rière, et… une star d’Athènes !

Le comédien

Il se nom­mait Genès, et sans doute, dans tout l’é­lan de sa « jeu­nesse », ne son­geait-il qu’à faire le pitre, à rire et à faire rire. C’est ain­si que, païen de Rome, il se fit ins­truire des céré­mo­nies chré­tiennes pour les tour­ner en ridi­cule sur la scène. Les spec­tacles de ce genre étaient très à la mode au temps de Dioclétien.

Aujourd’­hui, Genès s’ap­prête à jouer une farce impie dont il tien­dra le rôle prin­ci­pal, celui du néo­phyte un peu niais qui va rece­voir le bap­tême. La comé­die com­mence… Les spec­ta­teurs s’en donnent à cœur joie quand, sou­dain, sai­si par la grâce, le jeune homme se sent enva­hi d’un ardent désir du bap­tême : « O Dieu, s’é­crie-t-il en son cœur, lavez-moi en cette eau bap­tis­male ; en toute sin­cé­ri­té je veux être chré­tien ! »

Per­sonne n’a pu voir l’ac­tion inté­rieure de la grâce ni entendre le cri de Genès, mais tout le monde remarque le sérieux de l’ac­teur. Il entre trop bien dans son rôle ; ce n’est plus amu­sant du tout ; les rires se sont tus : « Dis donc ! fais-nous rire un peu ! »

Coloriage - Vie pour les jeunes de Saint Genès, comédien et martyr
« O Dieu, lavez-moi en cette eau »

Ces sortes de paro­dies se ter­mi­naient géné­ra­le­ment par l’in­ter­ro­ga­toire du soi-disant nou­veau chré­tien qui, à la grande joie des spec­ta­teurs, n’hé­si­tait pas à sacri­fier aux idoles, après avoir répon­du aux inter­ro­ga­toires de la façon la plus cocasse, ou bien, qui refu­sait de sacri­fier et rece­vait, pour la forme, sa condam­na­tion. Un magis­trat com­plai­sant (un vrai, celui-la !) consent à se prê­ter à cette comé­die. Genès est donc conduit à l’in­ter­ro­ga­toire par des acteurs dégui­sés en sol­dats : mais quoi, il répond avec une fer­me­té, une sin­cé­ri­té qui ne laissent pas de doute : « Jus­qu’i­ci j’a­vais une telle haine contre les chré­tiens que je ne savais que les tour­ner en déri­sion ; je raillais leurs céré­mo­nies sur la scène, j’al­lais les insul­ter au milieu des tour­ments. Aujourd’­hui, à peine l’eau du bap­tême a‑t-elle tou­ché mon front, que toute ma vie m’a fait hor­reur. Vous qui avez applau­di aux pro­fa­na­tions que j’ai faites des mys­tères chré­tiens, com­men­cez donc par les révé­rer avec moi. »

La foi, l’a­mour, éclatent dans le regard et l’at­ti­tude du comé­dien. Il est clair qu’il n’est plus seule­ment « dans so

| Auteur : Noël, Marie

Conte et récit pour les enfants - La création du chien - Marie NoëlDès que le chien fut créé, il lécha la main du Bon Dieu et le Bon Dieu le flat­ta sur la tête :

— Que veux-tu, Chien ?

— Sei­gneur Bon Dieu, je vou­drais loger chez toi, au ciel, sur le paillas­son devant la porte.

— Bien sûr que non ! dit le Bon Dieu. Je n’ai pas besoin de chien puisque je n’ai pas encore créé les voleurs.

— Quand les crée­ras-tu, Seigneur ?

— Jamais. Je suis fati­gué. Voi­là cinq jours que je tra­vaille, il est temps que je me repose. Te voi­là fait, toi, Chien, ma meilleure créa­ture, mon chef-d’œuvre. Mieux vaut m’en tenir là. Il n’est pas bon qu’un artiste se sur­mène au-delà de son ins­pi­ra­tion. Si je conti­nuais à créer, je serais bien capable de rater mon affaire. Va, Chien ! Va vite t’ins­tal­ler sur la terre. Va et sois heureux.

Le chien pous­sa un pro­fond soupir :

— Que ferais-je sur la terre, Seigneur ?

— Tu man­ge­ras, tu boi­ras, tu croî­tras et multiplieras.

Le chien sou­pi­ra plus tris­te­ment encore.

— Que te faut-il de plus ?

— Toi, Sei­gneur mon Maître ! Ne pour­rais-tu pas, toi aussi,

Ouvrage : Petites Vies Illustrées pour enfants

Catéchèse pour les enfants : Récit du miracle de ND de Guadeloupe au Mexique

N.-D. De la Gua­de­loupe du Mexique [1]

Première apparition

Dix ans s’é­taient écou­lés depuis la prise de Mexi­co par les troupes espa­gnoles. A la faveur de la paix, la reli­gion chré­tienne com­men­çait à se répandre dans le pays.

Un same­di matin, le 9 décembre 1531, un Indien, pauvre d’as­pect et de condi­tion, un des récents conver­tis à notre foi catho­lique, qui avait reçu au bap­tême le nom de Juan-Die­go, marié à une Indienne de même condi­tion, qui s’ap­pe­lait Maria Lucia, sui­vait, pour se rendre à la messe dite en l’hon­neur de la Vierge Marie, le che­min qui conduit de Tol­pe­tiad [2] à l’é­glise frans­cis­caine de Tlal­te­lol­co [3].

Il avait devan­cé le jour, mais le soleil se levait comme il arri­vait au pied de la col­line Tepeyac [4]. Tout à coup, un chant har­mo­nieux et doux frappe son oreille, comme si une mul­ti­tude d’oi­seaux eussent tenu un concert. L’é­cho de la mon­tagne en répé­tait les détails. Sur­pris, l’In­dien leva les yeux du côté qui sem­blait envoyer la mélo­die ; il aper­çut une nuée éblouis­sante d’où se déga­geaient de lumi­neux rayons, reflé­tant tout autour les cou­leurs de l’arc-en-ciel. Le pauvre homme res­ta cloué sur place, comme ravi en extase. Ni trouble ni crainte en son âme, mais un sen­ti­ment d’i­nef­fable douceur.

— Est-ce que je vois bien ? se disait-il. Où suis-je donc ? Serait-ce déjà le paradis… ?

Or sou­dain, le chant cesse et une voix tendre et douce comme une voix de femme, sor­tant de la nuée, l’ap­pelle par son nom et lui dit d’ap­pro­cher. Sans hési­ter, la joie au cœur, Juan gra­vit la colline.

Coloriage image sainte pour le caté : Apparition de ND de Gadeloupe à Juan

Par­ve­nu au som­met, il se trou­va en face d’une dame, mer­veilleuse de beau­té, debout au milieu du

  1. [1] Ce sanc­tuaire est dif­fé­rent de celui de l’Ile de la Gua­de­loupe (Antilles) ; mais l’o­ri­gine du nom Gua­de­loupe, qui signi­fie « Fleuve de Lumière », est la même, il vient d’un sanc­tuaire célèbre en Espagne dans la pro­vince de l’Es­tra­ma­duve.
  2. [2] Vil­lage à quatre lieues de Mexi­co où habi­tait Juan Die­go.
  3. [3] Une des paroisses de l’é­poque, à Mexi­co.
  4. [4] Tepey­ca, nom qui signi­fie : « extré­mi­té ou cime aiguë de rochers ».
Ouvrage : À la découverte de la liturgie avec Bernard et Colette | Auteur : Par un groupe de pères et de mères de familles

Conclusion


Caval­cades, fan­fares, guir­landes, chants, que tout cela a donc été joyeux !… Mais com­ment dire la fête des âmes ?

Ces joies-là ne s’expriment pas.

Qui donc était le plus heu­reux, de l’Évêque, qui consa­crait à Dieu trois nou­veaux Prêtres ; du bon et saint Curé, qui accom­pa­gnait à l’autel l’enfant de ses pré­di­lec­tions ; d’Yvon, qui réa­li­sait son rêve sacer­do­tal ; de tante Jeanne, qui com­mu­niait des mains de son fils ; de petit Pierre, qui accueillait Notre-Sei­gneur dans son âme d’enfant ;… de papa, de maman, de Maria­nick, de tous les autres enfin ?

Seule­ment, dans l’après-midi qui suit sa pre­mière Messe, Yvon n’arrive pas à sor­tir de son recueille­ment, alors que petit Pierre va, vient, saute au cou de sa mère, embrasse son père, inca­pable de taire sa joie exu­bé­rante, com­mu­ni­ca­tive, radieuse.

Seul, dans cette atmo­sphère de com­plet bon­heur, Nono reste fer­mé, presque triste. Tôt dans l’après-midi, il dis­pa­raît, et Yvon en éprouve un souci.

Cepen­dant, cette jour­née qu’on vou­drait rete­nir va pas­ser comme les autres… Le soir vient.

Dans la paix déli­cieuse de ces pre­mières soi­rées d’automne, Yvon s’échappe tout seul. Avant de se cou­cher, il veut retour­ner à l’église, remer­cier encore pour aujourd’hui, se pré­pa­rer pour demain, car désor­mais, de Messe en Messe, sa vie sera comme une fête perpétuelle.

Le long des haies, où les bruyères com­mencent à cou­rir toutes roses, il marche, l’âme per­due dans une gra­ti­tude sans nom. Toute sa vie passe devant lui…, longue suite de grâces de Dieu. Mais, désor­mais, il pour­ra remer­cier en « offrant Jésus ».

Voi­ci l’église. Petite église bénie de son baptême…et des fêtes d’hier et de celle d’aujourd’hui. Il entre. Il fait sombre,… mais quelle paix ! L’autel est là et le taber­nacle. Ici ou ailleurs, il sait que désor­mais il les retrou­ve­ra tous les jours.

Oh ! se mettre à genoux… se taire… ado­rer… rendre grâce.

Mais qu’est-ce que ce bruit léger ?