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Notre Dame de La-vang : origine du Pèlerinage

La-vang est situé au milieu de la jungle viet­na­mienne, à quelques kilo­mètres de la cita­delle de Quang-tri et de la flo­ris­sante chré­tien­té de Co-vuu.

Récit pour les enfants des apparitions de ND de LaVangLa tra­di­tion rap­porte que, il y a envi­ron cent ans 1, des chré­tiens de Co-vuu, fuyant la per­sé­cu­tion, vinrent se réfu­gier en ce lieu alors entou­ré d’une grande forêt ; ces braves gens étaient très pieux. Tous les soirs, ils se réunis­saient dans la pauvre chau­mière qui leur ser­vait d’oratoire, et là, devant une gros­sière image de la sainte Vierge, ils priaient avec fer­veur. Deman­daient-ils à la mère de Dieu la ces­sa­tion de la peste, du cho­lé­ra, fléaux si fré­quents en Annam ? La sup­pliaient-ils de les pré­ser­ver des tigres si nom­breux dans la forêt ? Ou plu­tôt de faire jouir leur pays de la paix reli­gieuse ?

Un soir, au moment où ils se reti­raient, une dame d’une beau­té ravis­sante leur appa­rut ; elle était vêtue de blanc et entou­rée de lumière ; deux char­mants enfants, por­tant cha­cun un flam­beau, se tenaient près d’elle. La dame pas­sa et repas­sa plu­sieurs fois devant les chré­tiens ravis, ses pieds tou­chant le sol comme pour en prendre pos­ses­sion puis elle s’arrêta, et d’une voix très douce, pro­non­ça ces paroles que tout le monde enten­dit et que la tra­di­tion a pieu­se­ment gar­dées :

« Mes enfants, ce que vous m’avez deman­dé, je vous l’accorde, et désor­mais tous ceux qui vien­dront ici me prier, je les exau­ce­rai. »

Ayant ain­si par­lé, elle dis­pa­rut, et après elle la lumière qui l’entourait.

 

Grâces

Ce que la sainte Vierge avait pro­mis, elle l’accomplit. Au récit des grâces nom­breuses qu’elle répan­dait dans son humble sanc­tuaire de La-vang, les pèle­rins accou­rurent, des envi­rons d’abord, puis de contrées plus éloi­gnées, et le culte de Notre Dame de La-vang n’a ces­sé de gran­dir. Par­mi les grâces qu’elle répand, il en est une qu’elle se plaît à accor­der plus fré­quem­ment que toute autre : celle d’avoir des enfants.

Notes :

  1. Note : Ce texte date de 1901. Les appa­ri­tions dont il est ques­tion ici ont eu lieu vers 1798
Auteur : Filloux, H. | Ouvrage : Autres textes .

Au bord du lac

Qu’elle est belle, cette route Napo­léon ! Elle longe le beau lac de Laf­frey, aux reflets d’azur… Voi­ci main­te­nant le lac de Péti­chet moi­ré d’argent, plus loin, le lac de Pierre-Châ­tel plein de mys­tère, par­mi le chu­cho­te­ment des roseaux. N’est-ce pas une bonne grand mère, qui rentre, char­gée de bois mort, dans le soir tom­bant ?

— Grand’mère, il doit en pas­ser des autos sur la route !

GRAND-MÈRE. — L’été, ça ne cesse pas. Si vous aviez été ici, l’autre année, en sep­tembre, vous en auriez comp­té des mille. C’était le Cen­te­naire de la Salette.

FRANÇOISE. — Qu’est-ce que la Salette ?

Grand-mère racontant l'histoire de la Salette aux enfantsGRAND-MÈRE. — Une haute mon­tagne, à près de deux mille mètres et bien sau­vage. Quelques prai­ries avec beau­coup de pierres et de rochers. Pas un arbre, pas un buis­son. Et tout là-haut, une magni­fique église où l’on vient de par­tout prier Notre-Dame. Ah ! j’y suis allée tant de fois quand j’étais jeune. On se met­tait en route, avant le soleil, à pied, par les sen­tiers de la mon­tagne, en chan­tant des can­tiques. Ces veillées en plein air, ces pro­ces­sions aux flam­beaux, c’était très beau !

ANNE-MARIE. — Pour­quoi a-t-on bâti une église si haut ?

GRAND-MÈRE. — C’est une mer­veilleuse his­toire. Ren­trez donc. Mon four­neau est « éclai­ré ». Nous serons mieux au chaud. Et je m’en vais « puis » vous faire une – « pogne » 1. Vous goû­te­rez ça !

Notes :

  1. Pogne, sorte de brioche.
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Catéchèse pour les enfants : Récit du miracle de ND de Guadeloupe au Mexique

N.-D. De la Gua­de­loupe du Mexique 1

Première apparition

Dix ans s’étaient écou­lés depuis la prise de Mexi­co par les troupes espa­gnoles. A la faveur de la paix, la reli­gion chré­tienne com­men­çait à se répandre dans le pays.

Un same­di matin, le 9 décembre 1531, un Indien, pauvre d’aspect et de condi­tion, un des récents conver­tis à notre foi catho­lique, qui avait reçu au bap­tême le nom de Juan-Die­go, marié à une Indienne de même condi­tion, qui s’appelait Maria Lucia, sui­vait, pour se rendre à la messe dite en l’honneur de la Vierge Marie, le che­min qui conduit de Tol­pe­tiad 2 à l’église frans­cis­caine de Tlal­te­lol­co 3.

Il avait devan­cé le jour, mais le soleil se levait comme il arri­vait au pied de la col­line Tepeyac 4. Tout à coup, un chant har­mo­nieux et doux frappe son oreille, comme si une mul­ti­tude d’oiseaux eussent tenu un concert. L’écho de la mon­tagne en répé­tait les détails. Sur­pris, l’Indien leva les yeux du côté qui sem­blait envoyer la mélo­die ; il aper­çut une nuée éblouis­sante d’où se déga­geaient de lumi­neux rayons, reflé­tant tout autour les cou­leurs de l’arc-en-ciel. Le pauvre homme res­ta cloué sur place, comme ravi en extase. Ni trouble ni crainte en son âme, mais un sen­ti­ment d’ineffable dou­ceur.

— Est-ce que je vois bien ? se disait-il. Où suis-je donc ? Serait-ce déjà le para­dis… ?

Or sou­dain, le chant cesse et une voix tendre et douce comme une voix de femme, sor­tant de la nuée, l’appelle par son nom et lui dit d’approcher. Sans hési­ter, la joie au cœur, Juan gra­vit la col­line.

Coloriage image sainte pour le caté : Apparition de ND de Gadeloupe à Juan

Par­ve­nu au som­met, il se trou­va en face d’une dame, mer­veilleuse de beau­té, debout au milieu du

Notes :

  1. Ce sanc­tuaire est dif­fé­rent de celui de l’Ile de la Gua­de­loupe (Antilles) ; mais  l’origine du nom Gua­de­loupe, qui signi­fie « Fleuve de Lumière », est la même, il  vient d’un sanc­tuaire célèbre en Espagne dans la pro­vince de l’Estramaduve.
  2. Vil­lage à quatre lieues de Mexi­co où habi­tait Juan Die­go.
  3. Une des paroisses de l’époque, à Mexi­co.
  4. Tepey­ca, nom qui signi­fie : « extré­mi­té ou cime aiguë de rochers ».
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Trois petits bergers

En l’année 1917, le Por­tu­gal tra­ver­sait une triste période. Diri­gé par un gou­ver­ne­ment qui per­sé­cu­tait la reli­gion, ce pays, divi­sé, rui­né, enva­hi par le com­mu­nisme, sem­blait aller à sa perte.

En même temps, les armées por­tu­gaises par­ti­ci­paient à la grande guerre, et, dans plus d’un foyer, on pleu­rait les sol­dats tom­bés bien loin, là-bas, sur une terre étran­gère.

Récit des apparitions de Fatima raconté aux enfants
Un éclair, brus­que­ment, frappe leurs yeux.

À cette époque, le vil­lage de Fati­ma res­tait encore à peu près incon­nu. Situé à une cen­taine de kilo­mètres de Lis­bonne, ses modestes mai­sons se dres­saient sur les pentes de la mon­tagne d’Aire, dans une contrée par­ti­cu­liè­re­ment aride et rocailleuse. Pour­tant, cette région gar­dait le sou­ve­nir d’une écla­tante vic­toire, rem­por­tée en 1385, par le roi Jean 1er de Por­tu­gal, avec une poi­gnée de braves. Le roi, en recon­nais­sance, fit construire à cet endroit un beau couvent en l’honneur de Notre-Dame de la Vic­toire. Il en confia la garde aux Domi­ni­cains. Ceux-ci répan­dirent autour d’eux la dévo­tion du saint rosaire. L’usage s’en était si bien conser­vé à tra­vers les siècles que, dans cette par­tie du pays, beau­coup de familles réci­taient encore fidè­le­ment le cha­pe­let. Les petits enfants eux-mêmes, éle­vés dans cette habi­tude, aimaient à le dire.

* * *

Par une belle jour­née du prin­temps de 1917, trois ber­gers de Fati­ma gar­daient leurs mou­tons dans un champ nom­mé