Étiquette : Pierre sacrée

Auteur : Roguet, A.-M., O.P. | Ouvrage : Jacques et Françoise découvrent la messe .

Le Père — Aujourd’hui, mes enfants, notre expli­ca­tion de la messe se dérou­le­ra dans l’église. J’en ai besoin pour vous mon­trer quelque chose… qui est indis­pen­sable pour dire la messe. Savez-vous quoi ?

Fran­çoise — C’est l’église !

Jacques — Pas du tout, voyons. En sor­tie de patrouille, nous avons sou­vent la messe en forêt ou en mon­tagne.

Le Père — Dans l’église de pierres il y a un objet qui est en pierre aus­si — et qui est abso­lu­ment indis­pen­sable pour célé­brer la messe, même en plein air. Voyons, je vous ai dit quelque chose qui peut vous aider à trou­ver… Regar­dez autour de vous.

Fran­çoise — La lampe du Saint-Sacre­ment.

Jacques — Que tu es bête ! Pour qu’il y ait le Saint-Sacre­ment, il faut qu’il y ait eu une messe avant. Et à la messe en plein air, il n’y a pas le Saint-Sacre­ment.

Réflexion sur la messe pour les enfants - l'autel à colorier

Le Père — Quelque chose qui repré­sente Jésus-Christ.

Jacques — Encore ! Le prêtre repré­sente Jésus-Christ, les fidèles repré­sentent Jésus-Christ — enfin, son Corps — le pain et le vin repré­sentent Jésus-Christ…

Le Père — Ils font même beau­coup plus que le repré­sen­ter : ils le rendent pré­sent. Jésus est pré­sent là où étaient aupa­ra­vant le pain et le vin… Vous ne trou­vez pas ?

Fran­çoise — Je donne ma langue au chat.

Les enfants suivent les explications du pretre - Pierre d'autel contenant les reliques

Le Père — Eh bien, c’est

Auteur : Par un groupe de pères et de mères de familles | Ouvrage : À la découverte de la liturgie avec Bernard et Colette .

Chapitre VIII

Ce matin, le vent d’ouest court en secouant les branches à tra­vers le petit bois. De temps en temps, une rafale fait pas­ser dans l’air sa longue plainte triste, mais les gar­çons s’en moquent bien. Ils sont par­tis, gais comme pin­sons, gau­ler les der­nières châ­taignes, lais­sant leurs sœurs à la mai­son.

Colette confère avec Ber­na­dette.
— Veux-tu que nous allions, nous deux, cher­cher Nono ? Nous le condui­rions à l’église, pour lui apprendre ce qu’est la Mai­son du Bon Dieu.

— Mais il fait un temps de chien !

— Et après ! Mets ta cape d’infirmière, et moi, mon man­teau et mon capu­chon ; seule­ment, gare si le vent les gonfle, nous serons enle­vées comme des aéro­planes !

De fait, c’est une tem­pête qu’affrontent les deux sœurs.

Quand, ayant cueilli Nono en che­min, elles pénètrent dans la vieille église, il faut leur effort com­bi­né pour refer­mer la grande porte contre la pous­sée du vent. On entend les mugis­se­ments de la rafale frap­per le long des murs, comme les vagues sur les rochers, les jours de grande marée.

Aus­si, à peine entré, Nono mur­mure :
— On est bien ici. Il fait bon !

Se pen­chant vers l’enfant, Ber­na­dette répond :
— On se sent en sécu­ri­té contre la tem­pête, n’est-ce pas, mon petit ? Je vou­drais que tu com­prennes aus­si com­bien notre âme, bien plus encore que notre corps, est ici à l’abri du dan­ger. Quand l’enfant demeure chez son père, qu’il le sent là, tout proche, il n’a peur de rien. Or nous sommes à l’église, dans la mai­son de notre Père.

— Oui, insiste Colette, le Bon Dieu est par­tout, mais ici, Il nous attend pour que nous puis­sions lui par­ler tout à notre aise. Tu com­prends, Nono, devant le Bon Dieu, il faut se tenir très bien, et, si on a quelque chose à se dire, on le fait tout bas, mais ça n’empêche pas d’expliquer bien res­pec­tueu­se­ment.
Tu vas d’abord mettre ton doigt dans le béni­tier et faire le signe de la Croix.

La fri­mousse atten­tive se lève ; les yeux disent : Pour­quoi ?

Colette a lu la ques­tion. Elle répond :
— Parce que le signe de la Croix, accom­pa­gné du regret de nos fautes et fait pieu­se­ment avec l’eau bénite, efface nos péchés véniels. Main­te­nant, met­tons-nous