Mathilde, fille du comte saxon Thierry, épousa le duc Henri de Saxe, qui fut élu bientôt après roi de Germanie. Elle sut donner sur le trône l’exemple de toutes les vertus domestiques et royales. Son temps se partageait entre ses devoirs d’épouse et de mère et sa sollicitude pour les pauvres. Chaque matin, elle distribuait aux malheureux d’abondantes aumônes et elle aimait à visiter les malades. Le roi Henri, qui favorisait les nobles inclinations de Mathilde, mourut en 936, lui laissant cinq enfants. Les discordes qui s’élevèrent entre les deux fils aînés, Henri et Othon, au sujet de la royauté élective de Germanie, furent pour Mathilde la source de cruelles épreuves. Elle prit parti dans la querelle pour le plus jeune, Henri, qu’elle eut bientôt la douleur de voir se joindre à son frère Othon pour la dépouiller de ses biens, sous prétexte qu’elle ruinait l’État par ses aumônes. Mathilde mourut le 14 mars 968, au monastère de Quedlimbourg, qu’elle avait fondé. Ses fils plus tard rendirent hommage à sa sainteté.
Toutes les espérances d’Abraham reposaient sur son fils Isaac, lorsqu’une nuit, pour éprouver sa foi, le Seigneur demanda à l’heureux père, de lui sacrifier son fils chéri. Fidèle jusqu’à l’héroïsme, le vieux patriarche emmena le jeune homme au lieu désigné. Après trois jours de marche, il laissa en arrière les deux serviteurs et l’âne et s’avança seul avec Isaac vers la montagne du sacrifice. Isaac se laissa lier sur le bûcher et offrir au Seigneur.
Au moment où Abraham allait frapper son fils, un ange arrêta son bras. Se retournant, il aperçut un bélier embarrassé par ses cornes dans un buisson ; il le prit et l’offrit à la place d” Isaac. — « Puisque vous m’avez obéi, dit le Seigneur, toutes les nations de la terre seront bénies par Celui qui sortira de vous ».
Le Seigneur dit à Abraham : « Le péché de Sodome et de Gomorrhe est monté à son comble, je les détruirai ».
— « Mais, dit Abraham, perdrez-vous le juste avec l’impie ? S’il y a cinquante justes, ne pardonnerez-vous pas ? » Il descendit ainsi jusqu’à dix. — « S’il y a seulement dix justes, dit le Seigneur, je ne les perdrai pas ».
Mais les dix justes ne s’y trouvèrent pas et Dieu fit descendre sur ces villes, une pluie de cendre et de feu qui détruisit tout : habitants, animaux et même l’herbe des champs. Cependant, Dieu voulant sauver la famille d’Abraham, commanda à Loth (frère d’Abraham) de fuir avec sa femme et tous les siens, sans se retourner. Mais sa femme se retourna et fut changée en statue de sel.
Le Seigneur dit à Abraham (descendant de Noé) : « Sortez de votre pays et venez en la terre que je vous montrerai : je vous bénirai et tous les peuples de la terre seront bénis en vous. Je ferai croître votre race à l’infini et vous rendrai le chef des nations, des rois sortiront de vous ».
Un jour qu’Abraham était assis à l’entrée de sa tente, il vit venir à lui trois jeunes hommes. Il se prosterna devant eux, les priant de ne pas passer sa Maison. Sara, sa femme fit cuire trois pains sous la cendre pendant que lui allait choisir un chevreau très tendre. Il le fit cuire et leur servit avec du beurre et du lait. En s’en allant, ils prédirent à Sara qu’elle aurait un fils, Isaac.
Après le déluge, tous les hommes parlaient le mème langage, mais leur orgueil les poussa à construire une tour dont le sommet devait atteindre le ciel. Ils se servirent de briques cuites au feu en guise de pierres, et de bitume comme ciment.
Ceci se passa dans le pays de Semaar c’est-à-dire en Babylonie.
Dieu, mécontent, confondit leur langage : les hommes ne se comprenant plus, furent obligés de se séparer. C’est pourquoi on appela cette tour : « Babel » ou « Confusion des langues ».
Noé avait trois fils : Sem, Cham et Japhet, desquels sont sorties toutes les races humaines qui peuplent la terre.
Noé cultivait le sol et planta la vigne.
Ayant bu du vin sans en connaître la force, il s’enivra.
Cham le vit en cet état et se moqua de lui.
Pour le punir de sa moquerie, Noé maudit Chanaan disant que le fils aîné de Cham soit maudit, qu’il soit à l’égard de ses frères, l’esclave des esclaves.