Mathilde, fille du comte saxon Thierry, épousa le duc Henri de Saxe, qui fut élu bientôt après roi de Germanie. Elle sut donner sur le trône l’exemple de toutes les vertus domestiques et royales. Son temps se partageait entre ses devoirs d’épouse et de mère et sa sollicitude pour les pauvres. Chaque matin, elle distribuait aux malheureux d’abondantes aumônes et elle aimait à visiter les malades. Le roi Henri, qui favorisait les nobles inclinations de Mathilde, mourut en 936, lui laissant cinq enfants. Les discordes qui s’élevèrent entre les deux fils aînés, Henri et Othon, au sujet de la royauté élective de Germanie, furent pour Mathilde la source de cruelles épreuves. Elle prit parti dans la querelle pour le plus jeune, Henri, qu’elle eut bientôt la douleur de voir se joindre à son frère Othon pour la dépouiller de ses biens, sous prétexte qu’elle ruinait l’État par ses aumônes. Mathilde mourut le 14 mars 968, au monastère de Quedlimbourg, qu’elle avait fondé. Ses fils plus tard rendirent hommage à sa sainteté.
Or, un jour, les frères de Joseph s’arrêtèrent à Sichem où ils faisaient paître les troupeaux de leur père. Israël dit à Joseph : « Allez voir si vos frères se portent bien et si les troupeaux sont en bon état ». Joseph partit, il ne trouva pas ses frères à Sichem mais à Dothaïn. En l’apercevant, ses frères dirent : « Voilà notre songeur, tuons-le et jetons-le dans cette vieille citerne sans eau ». Mais Juda s’opposa à sa mort et le fit vendre vingt pièces d’argent à des Ismaélites qui allaient en Égypte.
Puis, ils envoyèrent au père la robe de Joseph teintée dans le sang d’un chevreau tué à cet effet.
Jacob l’ayant reconnue, déchira ses vêtements, se couvrit d’un sac, pleurant son fils fort longtemps. Les Ismaélites vendirent Joseph à Putiphar, officier de Pharaon.
Les Fils de Jacob haïssaient leur frère Joseph parce que leur père l’aimait plus que tous ses autres enfants et ce qui mit le comble à leur jalousie ce fut le récit que Joseph leur fit de deux songes qui marquaient sa grandeur future :
« Je liais avec vous, dit-il, des gerbes dans le champ : la mienne se tenait debout et les vôtres se prosternaient devant elle ».
Puis encore : « Le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi ».
Son père l’en réprimanda, disant : « Que veulent dire ces songes ? Est-ce que votre mère, vos frères et moi vous adorerons sur la terre ? »
Isaac ayant béni Jacob lui dit : « Allez eu Mésopotamie qui est en Syrie et épousez une des filles de Laban, votre oncle. Jacob partit. Il allait à Haran, mais arrivé en un certain lieu qu’il appela Béthel il s’y reposa.
Ayant mis une pierre sous sa tête, il s’endormit et vit en songe une échelle qui, posée sur la terre, touchait au ciel. Les anges montaient et descendaient le long de cette échelle. Le Seigneur, appuyé sur le haut, lui dit : « Je suis le Dieu d’Abraham et d’Isaac, et toutes les nations de la terre seront bénies en vous ». Jacob s’éveilla, se leva et dressa la pierre sur laquelle il répandit de l’huile, comme un monument au Seigneur.
Pour apaiser Esaü furieux de ce que son frère lui avait enlevé la bénédiction d’Isaac, Jacob divisa ses troupeaux et en envoya une partie en avant. Lui resta dans son camp ; soudain, il vit venir à lui un homme qui lutta contre lui jusqu’au matin. Cet homme voyant qu’il ne pouvait le vaincre lui toucha le nerf de la cuisse qui se sécha aussitôt, et il ajouta : « On ne vous nommera plus Jacob à l’avenir, mais Israël ». Et il le bénit. Jacob se leva, mais se trouva boiteux d’une jambe. C’est pour cette raison que les enfants d’Israël ne mangent pas du nerf de la cuisse des bêtes se souvenant de celui qui fut touché en la cuisse de Jacob.
Rébecca, femme d’Isaac mit au monde deux fils jumeaux : Esaü, qui était roux et tout velu, et Jacob, ainsi nommé parce qu’il tenait de sa main le pied de son frère. Esaü devint un habile chasseur. Jacob, homme simple, demeurait à la maison. Un jour, Jacob ayant fait cuire de quoi manger, Esaü revint des champs fort fatigué et dit à son frère : « Donnez-moi de ces mets roux ». Jacob répondit « Vendez-moi votre droit d’aînesse ». Esaü accepta et, ayant pris du vin et le plat de lentilles, mangea et but, puis s’en alla, se mettant peu en peine d’avoir vendu son droit d’aînesse.
Isaac, devenu vieux et presque aveugle, envoie Esaü à la chasse pour lui rapporter le gibier qu’il aime. Pendant ce temps, Rébecca commande à Jacob, qu’elle préfère à son frère, d’aller au troupeau et de lui rapporter deux des meilleurs chevreaux. Elle prépare à Isaac un plat comme il l’aime, recouvre les mains et le cou de Jacob de la peau du chevreau pour qu’il paraisse à Isaac poilu comme Esaü et ainsi Jacob reçoit la bénédiction de son père.
Abraham, sentant sa mort prochaine, envoie en Mésopotamie son serviteur Eliézer pour trouver une épouse à son fils Isaac.
Eliézer arrive aux portes de Haran avec de nombreux présents, fait plier les genoux à ses dix chameaux près d’un puits.
À ce moment, il adresse à Dieu cette prière : « Que la jeune fille à laquelle je dirai : donnez-moi à boire, et qui en donnera aussi à mes chameaux, soit l’épouse de mon maître ».
Une belle jeune fille de la famille d’Abraham, Rébecca, vient puiser de l’eau, en offre à Eliézer et à ses chameaux et devient l’épouse d’Isaac.