La jeune Vierge de 15 ans est en prière. L’Archange Gabriel, descendu du ciel, la salue. Écoutez-le ! « Je vous salue, pleine de Grâce, le Seigneur est avec vous ». Marie demande des explications. Les ayant reçues, elle répond simplement : « Voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole !…
Et maintenant une histoire ! Posts
En l’an 203, durant la persécution de l’empereur Sévère, Perpétue et Félicité, qui vivaient en Afrique, furent arrêtées et jetées dans une prison obscure. C’est en ce lieu qu’on les baptisa, car elles étaient encore simples catéchumènes. Quelques jours plus tard, elles furent conduites sur la place publique et, après une glorieuse confession de la foi, condamnées aux bêtes par le procurateur Hilarion. C’est avec joie qu’elles revinrent de la place à la prison, où diverses visions affermirent encore leur courage et les embrasèrent d’ardeur pour la palme du martyre. Sans aucun égard pour leur qualité de jeunes mères, on les produisit dans l’amphithéâtre. Elles se virent un moment le jouet d’une vache furieuse qui les couvrit de blessures et les foula aux pieds. On donna l’ordre de les achever à coups de glaive. De Carthage leur culte s’étendit à Rome, puis à l’Italie entière.
Un père avait deux fils. L’un d’eux, lui ayant demandé sa part d’héritage, partit à la ville et le dépensa dans la débauche. N’ayant plus rien, il se loua à un fermier qui l’envoya à sa campagne où il dût garder les pourceaux. C’était la famine. Aussi, le jeune homme…
Il y avait un riche et un pauvre. Le riche faisait bonne chère ; le pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d’ulcères que les chiens venaient lécher ; mais le riche ne lui donnait rien à manger. Ce dernier mourut et fut envoyé en enfer. Lazare aussi mourut, et…
Après cette préparation à sa vie publique, Jésus commença à annoncer l’Évangile. Mais il voulait avoir avec lui quelques apôtres qu’il formerait, qu’il instruirait, et qu’il laisserait après sa mort pour continuer son œuvre sur la terre. L’image nous représente Jésus qui, rencontrant André et Jean, leur dit, voyant qu’ils le…
En ce temps-là, Hoël II régnait en Petite-Bretagne, de par la grâce du ciel…
Un matin de printemps, arriva, au pays de Léon, un barde étranger qui s’en venait de la cour de Childebert, roi des Francs, et qui cherchait un vaisseau pour regagner sa patrie.
Son nom était Yvarnion et il était né là-bas, au-delà du grand océan, dans cette île de Bretagne dont il chantait, en
s’accompagnant sur la route, les cantilènes mélancoliques et les gwerz guerrières célébrant les exploits des chevaliers d’Arthur.
Mais, las ! Loin du pays natal, il n’est point de joie véritable pour le cœur et Yvarnion ne songeait plus qu’au bonheur de retrouver son île et ceux qu’il y avait laissés… À l’aube du jour suivant, il allait s’embarquer et, si Dieu permettait un bon vent, promptement il
apercevrait les rochers escarpés bordant la côte de l’île de Bretagne, ce dont il se réjouissait grandement à l’avance.
S’étant endormi pesamment, car il était las de tant de chemin parcouru, il eut un songe merveilleux : une forme lumineuse, soudainement, se dressa au pied de sa couche, et la clarté qui l’auréolait était tellement éblouissante que le barde ne pouvait la contempler sans cligner des yeux…

— Yvarnion, dit-elle d’une voix plus mélodieuse que ruisselet coulant sous la mousse au printemps, il est dans la volonté du Seigneur ton Dieu que tu restes dans ce pays-ci et non pas que tu t’embarques à la fine pointe de l’aube comme c’était ton désir… Tu rencontreras, près d’une fontaine, une jeune fille du nom de Rivanone, tu en feras ton épouse et vous aurez un fils qui édifiera toute la Bretagne par ses rares vertus, son savoir et les miracles
qu’il fera… Va, et souviens-toi !
Yvarnion s’éveilla grandement étonné et, pour tout dire, assez effrayé… Mais, comme il voulait retourner en son pays, il ne tint pas compte de l’ordre et, s’étant vêtu, il s’achemina à grands pas vers le rivage.
Déjà, il apercevait la mer étincelante sous la claire lumière de la prime aube et, dessus, se balançant à la houle, le navire qui allait l’emporter, quand, à un coude de l’étroit
sentier qu’il suivait, derrière un gros bouquet d’ajoncs en fleur, apparut une fontaine de pierres grises…
Auprès, se tenait, une main posée sur sa cruche emplie d’eau limpide, une jeune fille qui, immobile, semblait attendre…
Et elle était si belle et fraîche, avec ses joues roses, son doux sourire et ses yeux semblables à l’azur du ciel, qu’Yvarnion s’arrêta, ébloui…




