Recueillons-nous : Jésus va mourir. Après la Cène, suivi de ses disciples, il se rendit pour prier, au jardin de Géthsémani. Prenant avec lui Pierre, Jacques et Jean, il s’enfonça dans les ténèbres, et s’agenouilla seul dans une grotte où, bientôt, il entra en agonie. La pensée de tous les crimes…
Et maintenant une histoire ! Posts
En l’an 203, durant la persécution de l’empereur Sévère, Perpétue et Félicité, qui vivaient en Afrique, furent arrêtées et jetées dans une prison obscure. C’est en ce lieu qu’on les baptisa, car elles étaient encore simples catéchumènes. Quelques jours plus tard, elles furent conduites sur la place publique et, après une glorieuse confession de la foi, condamnées aux bêtes par le procurateur Hilarion. C’est avec joie qu’elles revinrent de la place à la prison, où diverses visions affermirent encore leur courage et les embrasèrent d’ardeur pour la palme du martyre. Sans aucun égard pour leur qualité de jeunes mères, on les produisit dans l’amphithéâtre. Elles se virent un moment le jouet d’une vache furieuse qui les couvrit de blessures et les foula aux pieds. On donna l’ordre de les achever à coups de glaive. De Carthage leur culte s’étendit à Rome, puis à l’Italie entière.
Judas ! Son nom seul est un symbole. Il avait été appelé et choisi par Jésus ; mais poussé par l’avarice, il commença à voler (car c’est lui qui portait la bourse), puis en arriva à trahir Jésus et à le vendre à ses ennemis pour trente deniers (environ 100 francs). C’est…
Jésus avait enseigné l’humilité ; mais il voulait nous en donner un exemple stupéfiant. En Orient, laver les pieds de quelqu’un est réservé aux serviteurs ; bien plus, après, on baise les pieds qu’on a lavés !… Jésus baisant les pieds de Judas !… Jésus se mit donc à genoux devant ses…
Avant de mourir, Jésus voulut avoir son triomphe. Monté sur une ânesse, monture du pays, il entra à Jérusalem, environné d’une foule qui chantait « Hosanna », c’est-à-dire « Vive Jésus » ! Les uns lui tendaient des rameaux d’olivier, qu’ensuite ils jetaient à terre pour en couvrir le chemin. D’autres étendaient leur manteau sur la…
Après avoir été, à Montmartre, le curé du Moulin-Rouge, je suis devenu, à Saint-François-de-Sales, le curé de l’Hospitalité de Nuit.
C’est là, dans cette maison, née du cœur des catholiques, que chaque soir, lentement, tristement, pas à pas, arrivent les vaincus de la vie, pour trouver un matelas, du pain, et un peu d’oubli…
C’est pourquoi, après les quatorze retraites paroissiales, j’ai voulu que les « clochards » de chez moi aient, eux aussi, leur retraite à eux, où ils entendraient le langage qu’ils comprennent, et des paroles qui leur feraient du bien.
Ce sera mon dernier coup de canon.
J’ai précisément, dans mon clergé, un brave prêtre savoisien qui a beaucoup voyagé en Terre Sainte, et qui avec son cœur et une barbe magnifique, est tout à fait l’homme de la situation.
Le directeur de l’Hospitalité semble un peu inquiet, car, avec les événements, il y a pas mal de « fortes têtes », ce soir-là, dans la maison.
Mon vicaire le rassure.
— Tout ira bien… Je vais leur prêcher la Passion.
— La Passion… ? Vous n’y pensez pas !…
— Mais oui… la Passion…
Et il pousse la porte.
Vision unique d’humanité.

Je voudrais que tous les provinciaux, qui rêvent des grandes villes, puissent voir ici un des envers du décor.
Grande salle rectangulaire. Relents d’habits miteux, de sueur, de tabac — et quel tabac ! — de vinasse et d’alcool…
Là, sur des bancs très bas, sont assis des centaines d’hommes de tout âge, de toute profession, de toute langue….
Ex omni natione quae sub cælo est…
Tignasses mal peignées… barbes hirsutes, vêtements en lambeaux… Tout cela plus ou moins habité…
Le premier que j’aperçois, c’est mon ancien gardien du chantier de Sainte-Odile… brave homme dont j’ai dû me séparer, parce qu’il ne gardait rien du tout.
L’un montre ses semelles percées et il dit sentencieusement : « Je marche sur mes tiges !… » mais une bouteille de « rouge » sort, à moitié, de sa poche.




