Eucharistie.
Onze gars du village de Rivouard, blotti au fond de la vallée, sont partis avec leur vicaire par une belle soirée de décembre pour escalader la Roche Brune. C’est la courte ascension classique des débutants et, malgré le petit vent nord-est qui soulève parfois la neige dans un impalpable poudroiement argenté, ils ont atteint avant la nuit le refuge de La Placette situé à 2.000 mètres.
A la lueur clignotante des bougies, on s’installe parmi les rires et les chansons. Mais chut ! il faut dormir bien vite afin d’être en forme pour l’escalade du lendemain.
Au réveil, Monsieur le Vicaire a déjà préparé son autel portatif sur l’unique table du refuge. Dehors, le ciel est toujours clair, et la température s’est même radoucie. Un peu de gymnastique pour éprouver les muscles… quelques bonnes blagues… et les gars ayant sorti des sacs leurs missels, se groupent autour du prêtre qui a revêtu les ornements sacerdotaux.
La messe commence ; voici l’Évangile, l’Offertoire. Dans quelques instants, l’Hostie consacrée rayonnera dans le refuge. C’est alors que se produisit l’imprévisible. Un grondement, d’abord lointain et sourd, mais qui s’amplifie comme un tonnerre, fit brusquement lever toutes les têtes. Pas un cri, pas une parole, mais une pensée commune vient de jaillir : l’avalanche !




C’est à Florence, dans une riche famille bourgeoise que naquit en 1515 saint Philippe Néri. Dès son plus jeune âge, il pratiqua les vertus chrétiennes. Sa ferveur, son humilité, sa douceur et son affabilité le firent aimer de tous et on l’appelait communément « Le bon Philippe ».



