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20 mars 2026Saint Wulfran, Archevêque de Sens

Wul­fran naquit au VIIe siècle à Mil­ly, près de Fon­tai­ne­bleau, d’une très noble famille. Appe­lé à la cour de Neus­trie par le cré­dit de son père et par son propre mérite, il y ser­vit heu­reu­se­ment Clo­taire III et Thier­ry III. Élu arche­vêque de Sens, il ne gou­ver­na son dio­cèse que deux ans et demi. Puis il démis­sion­na et par­tit évan­gé­li­ser les Fri­sons, accom­pa­gné de quelques reli­gieux. Ils s’embarquèrent à Cau­de­bec. Un jour que Wul­fran disait la messe sur le bateau, le diacre lais­sa tom­ber la patène à la mer ; alors le saint évêque, après avoir prié, lui com­man­da de mettre la main à l’en­droit où la patène avait dis­pa­ru, et aus­si­tôt celle-ci remon­ta du fond des eaux et vint se pla­cer dans sa main, au grand éton­ne­ment de tous. Dès qu’ils furent arri­vés en Frise (contrée de la Hol­lande actuelle), Wul­fran s’a­dres­sa à Rad­bod, duc du pays ; ce prince, quoi­qu’i­do­lâtre, don­na aux mis­sion­naires toute liber­té pour prê­cher. Les Fri­sons écou­tèrent volon­tiers Wul­fran et plu­sieurs se firent bap­ti­ser. Les miracles du saint y furent pour beau­coup. Il exis­tait dans le pays une cruelle cou­tume, celle de faire aux démons des sacri­fices humains : on pre­nait un enfant dési­gné par le sort et tan­tôt on le déca­pi­tait, tan­tôt on le pen­dait, tan­tôt on le jetait à la mer. À la voix de saint Wul­fran, un enfant qu’on avait pen­du res­sus­ci­ta, deux autres qu’on avait jetés à la mer res­tèrent sains et saufs. Alors que la reli­gion chré­tienne com­men­çait à s’im­plan­ter pro­fon­dé­ment par­mi les Fri­sons, saint Wul­fran déci­da de se reti­rer à Saint-Wan­drille, où il mou­rut au début du VIIIe siècle. Plus tard ses reliques furent trans­por­tées à Abbe­ville dont il devint le patron.


Ouvrage : La semaine de Suzette
Vivette se rend à la procession des Rameaux

C’é­tait le plus beau rameau, celui de la petite Vivette, un rameau char­gé de jouets et de bon­bons, sui­vant la cou­tume du pays. Et Vivette, bien qu’elle le trou­vât lourd à por­ter, en était très fière, Elle fai­sait « sa glo­rieuse », comme disait son père, et se réjouis­sait fort à l’i­dée de l’ef­fet qu’elle pro­dui­rait tout à l’heure à l’église…

L'ange gardien lutte contre l'orgueil de la petite fille

…lors de la béné­dic­tion des rameaux. Mais voi­là que le bon ange gar­dien de Vivette, qui se tenait tout près d’elle, fut très pei­né par ce sen­ti­ment d’or­gueil. Il essaya bien de souf­fler à la petite fille que ce n’é­tait vrai­ment pas joli d’al­ler voir le Bon Dieu en pen­sant seule­ment à écla­bous­ser ses com­pagnes de sa richesse.

Ouvrage : Histoire Sainte Illustrée - bd
Mort de Jacob, entouré par ses enfants

Jacob sen­tant sa fin pro­chaine, fit venir ses enfants et leur pré­dit ce qui devait adve­nir à cha­cun d’eux. Arri­vé à Juda, il fui dit : « Juda, vos frères vous loue­ront. Le sceptre ne sera point ôté de Juda jus­qu’à ce que vienne Celui qui doit être envoyé, car c’est Lui qui sera l’at­tente des nations. Joseph croî­tra et se mul­ti­plie­ra tou­jours de plus en plus. 

« Il a mis sa confiance dans le Très-Fort et sera le pas­teur et la force d’Israël… » Après avoir ache­vé de don­ner ses ordres et ses ins­truc­tions à ses enfants, il mourut.

Joseph alla, avec une grande par­tie de la Cour de Pha­raon, ense­ve­lir son père au pays de Canaan, puis revint en Égypte. Mais voyant lui aus­si la mort venir, il dit à ses frères : « Dieu vous visi­te­ra après ma mort et vous fera pas­ser de cette terre à celle qu’Il a juré de don­ner à Abra­ham, Isaac et Jacob. Trans­por­tez alors mes os avec vous hors de ce lieu ».

Il mou­rut âgé de cent dix ans et son corps fut embau­mé et mis dans un cer­cueil en Egypte.

Ouvrage : Histoire Sainte Illustrée - bd
Joseph retrouve ses frères en Egypte

La famine annon­cée arri­va et Jacob ayant enten­du dire que l’on ven­dait du blé en Égypte y envoya ses dix enfants pour en ache­ter. Joseph recon­nut ses frères mais eux ne le recon­nurent pas.

Il les trai­ta dure­ment et exi­gea qu’ils amènent à leur pro­chain voyage leur plus jeune frère Ben­ja­min. Ils lui ame­nèrent. Quand tous furent réunis Joseph

fon­dit en larmes et dit à ses frères : « Je suis Joseph, mon père vit-il encore ? Oui, je suis Joseph que vous avez ven­du. Hâtez-vous d’al­ler trou­ver mon père et venez tous ici avec lui. »

Ils vinrent donc avec leurs familles et leurs trou­peaux et Pha­raon leur don­na la terre de Ges­sen, la plus fer­tile de l’Égypte.

Ouvrage : Histoire Sainte Illustrée - bd
Joseph explique les rêves du Pḧaraon : vaches grasses et vaches maigres, épis lourds et épis déssechés

Deux ans après, Pha­raon eut un songe : Il était sur les bords du Nil, il vit alors sept vaches grasses qui pais­saient, puis sept vaches maigres sor­tirent du Nil, dévo­rèrent les pre­mières sans deve­nir plus grasses. 

Pha­raon s’é­tant éveillé se ren­dor­mit. Il vit alors sept épis pleins de grains sor­tant d’une même tige, puis sept autres fort maigres et des­sé­chés, les der­niers dévo­rèrent les premiers.

Sai­si de frayeur, Pha­raon cherche quel­qu’un pour lui expli­quer ces songes, c’est alors que le grand échan­son se sou­vint de Joseph. Ce der­nier dit au Roi : « Les sept vaches grasses et les sept épis pleins signi­fient sept années d’a­bon­dance sui­vies de sept années de famine repré­sen­tées par les vaches maigres et les épis secs. 

Voyant la sagesse de Joseph, Pha­raon l’é­ta­blit pour com­man­der à toute l’Égypte.

Ouvrage : Histoire Sainte Illustrée - bd
Joseph en prison explique les songes des officiers de Pharaon

Bien­tôt Joseph par sa bonne conduite et la béné­dic­tion de Dieu, gagna la confiance de Puti­phar qui l’é­ta­blit sur tous ses biens. Or, un jour la femme de l’of­fi­cier essaya vai­ne­ment de le por­ter au mal. Joseph s’en­fuit lais­sant son man­teau dans les mains de cette mau­vaise femme qui ensuite le calom­nia odieu­se­ment auprès de son mari. Puti­phar trop cré­dule fit jeter Joseph en prison. 

Là, il vit arri­ver le grand pane­tier et le grand échan­son du roi. Ces deux offi­ciers eurent cha­cun un songe : « Je voyais devant moi un cep de vigne, dit le grand échan­son, avec trois reje­tons aux­quels pous­saient des bou­tons, des fleurs

et rai­sins mûrs, je pres­sais ces rai­sins dans la coupe de Pha­raon qui en buvait le vin ». — Dans trois jours dit Joseph, vous serez réta­bli dans votre charge… Sou­ve­nez-vous de moi auprès du roi ». 

Le grand pane­tier à son tour racon­ta : « Je por­tais sur la tête trois cor­beilles de farine et les oiseaux du ciel venaient man­ger ». — « Dans trois jours dit Joseph. Pha­raon vous fera cou­per la tête, vous fera ensuite atta­cher à une croix où les oiseaux du Ciel déchi­re­ront votre chair ». 

Tout arri­va comme Joseph l’a­vait annoncé.