Cinquième station Épuisé de fatigues, accablé par les mauvais traitements, Jésus est près de succomber. Ses amis et ses disciples l’ont lâchement abandonné. Qui viendra à son aide ? Un étranger, un inconnu. Ne me semble-t-il pas que j’aurais voulu être à la place du Cyrénéen, et que j’aurais été bien…
Et maintenant une histoire ! Posts
Né à Ravenne, en Italie, Romuald vécut dans la mollesse jusqu’à l’âge de 20 ans. Ayant servi de témoin dans un duel où son père avait tué son adversaire, il se considéra comme complice du crime et entra dans un monastère pour faire pénitence. Sa ferveur offusquait les moines, en général relâchés : il crut préférable de partir et gagna une solitude du diocèse de Perpignan. C’est là que Dieu lui inspira de réformer l’Ordre de saint Benoît, alors en décadence : malgré de durs obstacles, il réforma effectivement plusieurs monastères et en érigea cent autres nouveaux. Victime des pires calomnies, une fois il fut chassé d’un monastère qu’il avait fondé, une autre fois excommunié par ses moines qui lui interdirent de célébrer la messe. Un jour qu’il était, dans les Apennins, à la recherche d’un lieu de retraite, il eut la vision d’une échelle qui s’élevait jusqu’au ciel et sur laquelle montaient et descendaient des religieux vêtus de blanc. Il obtint de Maldoli, seigneur de l’endroit, une terre qui a reçu le nom de Camaldule, ou champ de Maldoli. Pour ses religieux Camaldules, il adopta la règle de saint Benoît avec quelques nouvelles observances. Les cellules ont chacune un petit jardin et une chapelle où les ermites peuvent dire la messe. Un grand mur enclot tout l’établissement ; les moines ne peuvent sortir, et on leur envoie du dehors tout le nécessaire. Ils gardent un silence absolu en Carême, ainsi que les dimanches et fêtes, les vendredis et autres jours d’abstinence. Saint Romuald mourut en 1207. Il gardait, dit-on, au milieu de ses austérités, un visage si joyeux qu’il charmait tout le monde.
Quatrième station Une horrible clameur apprend à Marie que son divin Fils est condamné à mort… que déjà on le traîne au supplice. Son cœur n’y tient pas, elle vole à sa rencontre. Bourreaux, respect à une mère ! contenez votre fureur, écartez-vous ! Voilà Jésus et sa Mère en présence l’un…
Troisième station Lorsque le Seigneur, pour éprouver la foi d’Abraham, lui demanda d’immoler son fils ; le jeune Isaac porta lui-même sur la montagne le bois qui devait servir à son sacrifice. Isaac était la figure de Jésus montant au Calvaire, chargé de sa croix. Mais que vois-je ? Elle était bien lourde…
Deuxième station A peine la sentence de mort a‑t‑elle été prononcée contre Jésus, qu’on apporte l’instrument de son supplice. Et que fait le Sauveur en présence de la croix ? S’abandonne-t-il à des lamentations ? Reproche-t-il à Pilate son injustice ? Non, il se soumet en silence à l’arrêt qui le condamne et…
Première station Si j’entendais, si je voyais condamner à mort, un parent, un ami, pourrais-je contenir ma douleur et mes larmes ? Et si ce parent, cet ami subissait à ma place la condamnation que j’aurais méritée, ma douleur ne serait-elle pas plus vive encore et mes larmes plus amères ? C’est…




