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7 février 2026Saint Romuald, Abbé

Né à Ravenne, en Ita­lie, Romuald vécut dans la mol­lesse jus­qu’à l’âge de 20 ans. Ayant ser­vi de témoin dans un duel où son père avait tué son adver­saire, il se consi­dé­ra comme com­plice du crime et entra dans un monas­tère pour faire péni­tence. Sa fer­veur offus­quait les moines, en géné­ral relâ­chés : il crut pré­fé­rable de par­tir et gagna une soli­tude du dio­cèse de Per­pi­gnan. C’est là que Dieu lui ins­pi­ra de réfor­mer l’Ordre de saint Benoît, alors en déca­dence : mal­gré de durs obs­tacles, il réfor­ma effec­ti­ve­ment plu­sieurs monas­tères et en éri­gea cent autres nou­veaux. Vic­time des pires calom­nies, une fois il fut chas­sé d’un monas­tère qu’il avait fon­dé, une autre fois excom­mu­nié par ses moines qui lui inter­dirent de célé­brer la messe. Un jour qu’il était, dans les Apen­nins, à la recherche d’un lieu de retraite, il eut la vision d’une échelle qui s’é­le­vait jus­qu’au ciel et sur laquelle mon­taient et des­cen­daient des reli­gieux vêtus de blanc. Il obtint de Mal­do­li, sei­gneur de l’en­droit, une terre qui a reçu le nom de Camal­dule, ou champ de Mal­do­li. Pour ses reli­gieux Camal­dules, il adop­ta la règle de saint Benoît avec quelques nou­velles obser­vances. Les cel­lules ont cha­cune un petit jar­din et une cha­pelle où les ermites peuvent dire la messe. Un grand mur enclot tout l’é­ta­blis­se­ment ; les moines ne peuvent sor­tir, et on leur envoie du dehors tout le néces­saire. Ils gardent un silence abso­lu en Carême, ain­si que les dimanches et fêtes, les ven­dre­dis et autres jours d’abs­ti­nence. Saint Romuald mou­rut en 1207. Il gar­dait, dit-on, au milieu de ses aus­té­ri­tés, un visage si joyeux qu’il char­mait tout le monde.


Qua­trième sta­tion Une hor­rible cla­meur apprend à Marie que son divin Fils est condam­né à mort… que déjà on le traîne au sup­plice. Son cœur n’y tient pas, elle vole à sa ren­contre. Bour­reaux, res­pect à une mère ! conte­nez votre fureur, écar­tez-vous ! Voi­là Jésus et sa Mère en pré­sence l’un…

Troi­sième sta­tion Lorsque le Sei­gneur, pour éprou­ver la foi d’A­bra­ham, lui deman­da d’im­mo­ler son fils ; le jeune Isaac por­ta lui-même sur la mon­tagne le bois qui devait ser­vir à son sacri­fice. Isaac était la figure de Jésus mon­tant au Cal­vaire, char­gé de sa croix. Mais que vois-je ? Elle était bien lourde…

Deuxième sta­tion A peine la sen­tence de mort a‑t‑elle été pro­non­cée contre Jésus, qu’on apporte l’ins­tru­ment de son sup­plice. Et que fait le Sau­veur en pré­sence de la croix ? S’a­ban­donne-t-il à des lamen­ta­tions ? Reproche-t-il à Pilate son injus­tice ? Non, il se sou­met en silence à l’ar­rêt qui le condamne et…

Pre­mière sta­tion Si j’en­ten­dais, si je voyais condam­ner à mort, un parent, un ami, pour­­rais-je conte­nir ma dou­leur et mes larmes ? Et si ce parent, cet ami subis­sait à ma place la condam­na­tion que j’au­rais méri­tée, ma dou­leur ne serait-elle pas plus vive encore et mes larmes plus amères ? C’est…